Nul n'est besoin de rappeler que c'est de la contradiction qu'on s'enrichit de l'autre.

Elecam divise l’Église catholique.

Elecam divise l’Église catholique. 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Par utilisateur non identifié, le jeu, 06/02/2011 – 23:09.

Les  hommes de Dieu au sein du conseil électoral Camerounais

Dieu est Unité et la voie du peuple est sa Voie. L’église catholique romaine comme d’autres confessions religieuses n’ont pas de choix. Soyez les témoins du suffrage du peuple Camerounais au sein de l’institution électorale qui comptera les voies du peuple qui sera la voie Dieu. Car au sein du conseil électoral Elecam, les représentants des différentes confessions religieuses travailleront la Bible et le Coran en main et contribueront ainsi de ce faite à pacifier les cœurs. Même s’il y a des choses à dire sur Elecam, parce qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, il n’est pas question pour ces représentants qui seront nommés au sein de cette institution d’y aller pour encourager la division des Camerounais. Les hommes de Dieu doivent être partout où il y a tension et risque de division, afin d’œuvrer pour la paix des esprits et des cœurs.

Youssouf Bamen Calixte,
Consultant politique de terrain

12 juin, 2011 à 15:38 | Commentaires (0) | Permalien


LES TRAITRES de Marcus Garvey

 Par Jean-Paul Pougala, dimanche 22 mai 2011, 01:14

En cette triste journée pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique, la ré-publication de ce texte d’une actualité stupéfiante de Marcus Garvey semble plus qu’opportune: nécessaire.

 LES TRAITRES

 Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.

 Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde. Chez les autres races, le rôle du traitre se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable. Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».

 Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Mr Untel, nous racontes combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.

 Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes, et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine.

Marcus Garvey

 texte ré-proposé par notre sœur : Nathalie Yamb sur son blog.

 

31 mai, 2011 à 3:21 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN: Probable visite du président Français Nicolas Sarkozy ?

CAMEROUN: Probable visite du président Français Nicolas Sarkozy ? 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte

Le Président Français S.E. Nicolas Sarkozy se serait-il résolu enfin à venir au Cameroun d’ici peu pourquoi faire ?

La recherche des financements pour la campagne de la deuxième mandature serait-elle l’objet de la visite d’État au Cameroun du Président Français S.E. Nicolas Sarkozy d’ici peu après plusieurs rechignes de sa part à cause de la revendication de la  perte de signature de la plupart des gros contrats pour la construction du Cameroun horizon 2035 ?

Le Président de la République du Cameroun, S.E. Paul BIYA qui connait très bien les aspirations de son peuple, qui n’est autre que l’industrialisation de son pays qui ne passera que par la signature des contrats bétons gagnants-gagnants avec n’importe quel partenaire pour  en tirer le bénéfice du développement de son pays n’avait-il pas fait comprendre à qui voulait l’entendre que le Cameroun n’était pas la chasse gardée d’aucune puissance ? Sachant qu’entre États il n’existe pas d’amis mais seulement les intérêts : quel est alors l’intérêt de la visite d’État au Cameroun du Président Français d’ici peu? That is the question.

Après la réussite de la France en côte d’ivoire, Monsieur Alain Juppé Ministre Français des affaires étrangères n’a-t-il pas  brandis aux peuples Africains le « biscuit sucré » de la démocratie constipée de longévité au pouvoir de nos anciens Chef d’États encore en fonction comme antidémocratique dont-il sollicite le départ de ceux-ci du pouvoir ?  N’est-ce pas la stratégie de pression du président Français S.E.  Nicolas Sarkozy, pour obtenir de ceux-ci le financement de sa campagne électorale pour sa deuxième mandature ?

Le Président S.E. Paul BIYA, homme sage et homme de paix, diplomate non affiché, consentira t-il à financer sans contre partie la campagne de son hôte attendu où continuera-t-il à préserver d’abord les intérêts de son pays ? Le Cameroun à besoin du transfert de technologie pour son développement industriel sur tous les plans et  la puissance tutélaire et ses alliés ont besoin des matières premières pour assurer leurs économies.

A l’occasion de cette visite d’État, que la France se repente devant le peuple Camerounais par la voix du président français S.E.  Nicolas Sarkozy, des crimes de sang au Cameroun et d’avoir spolié pendant plus de 50 ans le Cameroun comme puissance tutélaire sans contre partie du développement industriel véritable du pays par le transfert de technologie.

La France, à tout vouloir toujours prendre les matières premières chez nous en Afrique au prix de rien comme l’uranium au Niger,  à connu le renversement du Président S.E. Ahmadou Tandja par la jeune génération des patriote Nigériens qui ont remis sur la table de négociation le contrat  d’exploitation de leurs ressources naturelles par AREVA  une entreprise française.

Il est mal vu par tous les Camerounais que la construction de l’ouvrage du deuxième pont sur le Wouri par la France soit plus de dix fois supérieure à l’offre de la Chine qui était appelée à construire le même ouvrage que la France a repris à son compte mais à quel prix ? La différence est énorme.

Est-ce le rôle d’un ami de chercher à profiter pour lui tout seul contre la spoliation de l’autre ? Au Togo, pour un ouvrage plus grand que le nôtre, la Chine l’a réalisé dix fois moins chères en qualité/prix que ce qui sera construit au Cameroun par la puissance tutélaire.

Il est temps pour cette puissance tutélaire de s’arrimer à la nouvelle donne. A savoir que les États Africain en général et de son pré-carré en particulier, ont besoins de l’industrialisation de leur pays par le transfert de technologie pour résoudre les problèmes de son développement en retour de l’exploitation de leurs richesses. Car, penser que cela continuera ainsi sans la réaction énergique de la jeune génération de ces pays qui ont tout compris après la guerre du golf, comment fonctionne les affaires du monde qui, sont beaucoup plus regardant maintenant sur la nature des relations qu’entretiennent leur État. D’où la satisfaction de la nature des relations avec l’empire du milieu qu’est la Chine ou le Japon, les USA… dans un partenariat Win-Win avec le Cameroun visible par la population.

J’ai commis un article LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS sur la déstabilisation du Cameroun, Vigilance : Le complot de matières premières éventrées envoyé à la plupart des rédactions pour publication et mise sur la toile à facebook et twitter afin que nul n’en n’ignore si le pire arrivait au Cameroun. Après le pire en côte d’ivoire, le Président de la Cour Constitutionnel Monsieur Yao’dré sous le Président S.E. Laurent Gbagbo à dit il y a quelques jours que tous les ivoiriens étaient coupables pour ce qui est arrivé à leur pays y compris la presse qui est le quatrième pouvoir.

Ne soyons pas coupable au Cameroun et je cite : « …Refusons de tomber dans le piège des pays voisins. Maintenant que le complot de la déstabilisation du Cameroun est éventré et qui passera par l’opposition sur le fallacieux prétexte d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir du président S.E. Paul BIYA, il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de  manger le « biscuit sucré » empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais. Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun  émergeant à l’horizon 2035. A bon entendeur…salut. »

En signe de prévention du piège qui à détruit la côte d’ivoire, le débat est clos au Cameroun en ce moment. Elecam ne proclamera pas les tendances des résultats. Seul la Cours constitutionnel proclamera le vainqueur des élections. La majorité des activistes pur et dur de la scène politique Camerounaise dont les chefs de file sont Messieurs Anicet Ekane et le combattant Mboua Massock…et ainsi que les personnalités de la société civile que sont le Professeur Mathias Éric Owona Nguini et compagnies, ont soutenus mordicus pour ce qui est de la côte d’ivoire, le verdict de la Cours constitutionnel et non de la CEI-commission électorale indépendante. Changerons-t-ils d’avis subitement dans leur propre pays ?

Wait and see. Comme quoi, ce qui n’a pas été bon chez le voisin ne saura être meilleur au Cameroun. Entre l’incendie qui consume toute une maison et le voleur qui dépouille le mobilier existant en laissant votre maison que choisirez-vous ? La question est posée au peuple Camerounais devant son destin avant de passer à l’action. La manipulation de la démocratie constipée de longévité au pouvoir passera-t-elle au Cameroun ? Seul le peuple Camerounais en âme et conscience jugera de l’opportunité de la longévité d’un homme à une fonction comme une tare ou la sagesse chez les peuples Bantou.

En Afrique aujourd’hui, en matière de pouvoir, entre sagesse et maturité d’un homme à l’exercice d’une fonction d’État et un novice, vierge et sans expérience de l’exercice du pouvoir n’est-t-il pas plus vulnérable aux yeux de la puissance tutélaire et de ses alliés pour bien pomper les richesses du pays parce que facilement manipulable contrairement à ceux qui cumulent des années d’expériences d’exercice du pouvoir dont-on brandi la longévité  comme antidémocratique?

Oui penser dès maintenant à l’après BIYA n’est pas une mauvaise chose en soit pour la classe politique Camerounaise. Mais seulement, pour ce faire, pour l’intérêt supérieur de la nation, un gouvernement qui intégrera les membres de la société civile et les hommes politiques sans expériences de l’exercice du pouvoir serait impérieux ; comme laboratoire de fabrique de ces personnes qui, prétendent gouverner le Cameroun de demain afin que le peuple commence à juger le maçon à l’œuvre et faire le bon choix lors des élections nationales futures après BIYA à tous les niveaux. Nous savons tous que la pratique est difficile.

Comme proposition citoyenne, que le Président S.E. Paul BIYA inscrit les noms des futurs aspirants à l’école professionnelle de la construction du Cameroun dans tous les domaines de la gestion du pays. Faites vos classes maintenant Excellence Mesdames et Messieurs les futurs Présidents du Cameroun de demain dans un gouvernement du renouveau et le peuple vous plébiscitera pour ce que vous avez semé. On ne joue pas avec le destin d’un peuple. L’expérience professionnelle politique compte dans ces choses-là.

Avec la déférence la plus entière, soyez la bienvenue en fin de votre mandature Excellence Monsieur le Président Nicolas Sarkozy au Cameroun, le berceau de nos ancêtres qui, ont payé au prix fort de leur sang l’indépendance politique de ce pays.  Le Cameroun est une terre d’accueil et l’hospitalité légendaire est reconnue de tous.

Encore une fois, meilleur séjour à vous Monsieur le Président en terre Camerounaise quand vous viendrez.

Vive l’amitié Franco-Camerounaise

Debout la jeunesse Camerounaise,

Tous unis derrière le candidat de la paix S.E. Paul BIYA.

Fais quoi fais quoi la jeunesse vaincra !!!

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège.

 

31 mai, 2011 à 2:29 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN: LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS

CAMEROUN: LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte

COMPLOT DE DÉSTABILISATION DU CAMEROUN :

MESSAGE DE BOUCHE À OREILLE, ADRESSÉ AUX  PEUPLE CAMEROUNAIS EN  GÉNÉRAL ET  EN PARTICULIER AUX  POPULATIONS DES RÉGIONS DE L’OUEST, DE LA SANAGA MARITIME ET DU NYONG-ÉKELLE AYANT SOUFFERT DU MAQUIS:

Vigilance:Le complot des matières premières éventrés.

Peuple du Cameroun, peuple de l’Ouest, peuple Bassa, peuple nationaliste, peuple du travail, peuple qui soutient l’économie de ce pays, la paix est le premier capital d’une nation. Tous ensembles bâtissons-là.

Qui mieux que vous avez souffert de la guerre de l’indépendance du Cameroun par des troubles du maquis qui a fait des ravages en pays bamiléké comme en pays bassa avec des centaines de milliers de morts et les destructions de vos biens.

Vous avez fait le deuil et les funérailles de tous les morts et disparus. 50 ans après, vous êtes debout et le Cameroun est fier de vous. Vous avez reconstruit vos différents  villages dévastés par les troubles. Ceci n’a été possible que grâce à la paix et à la stabilité politique du Cameroun après les troubles.

Hier comme aujourd’hui, ce sont les richesses de notre sous-sol qui attirent les convoitises des puissances chez nous en Afrique. Ces puissances n’ont pas d’amis sauf nos richesses les intéresses au prix de rien ou de la déstabilisation de nos États.

Cette exploitation de nos matières premières par les puissances devient de plus en plus difficile avec nos anciens Chefs d’États actuel au pouvoir en Afrique que les puissances extérieures n’arrivent plus à manipuler facilement. Ils veulent le pétrole du golfe de guinée dont-il fixe eux-mêmes le  prix sur le marché international. Il en est  ainsi du cacao-café, du coton, du  bois, du diamant, de l’or, de l’uranium, du fer, du cobalt, du manganèse du mercure et de beaucoup d’autres richesses de notre sous-sol africain.

Ceux de nos présidents africains qui refusent de brader ces richesses énumérées au prix de rien en exigeant des contrats béton pour exploiter les richesses de leur pays sont menacés de renversement du pouvoir par tous les moyens. L’opposition est toujours mise à contribution dans ce jeu de la course au pouvoir contre les intérêts du peuple pour la plus part des cas. Aujourd’hui, les puissances se cachent derrière le vernis des élections dont-ils exigent le départ de nos anciens Chefs d’États sous le fallacieux prétexte de leur longévité au pouvoir. Quand un président en exercice résiste par le biais des élections et l’opposition échoue et conteste, alors entre en ligne de compte le spectre de l’insurrection armée encouragé en cela par les puissances tutélaires et de ses alliés.

Lesdites puissances tutélaires brandissent l’absence de la démocratie et de corruption dans les pays convoités où les anciens Chefs d’États têtus refusent de brader le patrimoine collectif de leur peuple que sont les ressources du sous-sol. Ces différents Chefs d’États sont qualifié par les puissances tutélaires et ses alliés de dictateurs à cause du panafricanisme ou du nationalisme de ces Chefs d’État. Et les médias des puissances extérieures sont mis à contribution pour salir l’image des dits présidents.

Les opposants véreux africain qui ont soif du pouvoir au prix de tout, signe avec les puissances extérieures des accords contre natures et contre les intérêts du peuple qu’ils appellent par après au soulèvement insurrectionnel pour accéder au pouvoir quand ils échouent aux élections. Quand la guerre éclate les puissances prennent le camp des insurgés et bombarde les positions des forces loyalistes sur le terrain pour faire plier le pouvoir en place.

Tout homme politique africain qui signe un accord au prix de rien avec une quelconque puissance extérieur pour l’exploitation des richesses de sont pays à obligation de respecter ledit contrat. Le feu président S.E. Joseph Kabila à payer le prix du non respect du contrat signé au maquis avec ces puissances pour renverser le président feu Mobutu Séssé Séko. Le jeune président S.E. Ali Bongo du Gabon en sait quelque  chose aujourd’hui avec la France qui l’a soutenu contre un adversaire qui à refuser pour le moment de jouer le jeu des hommes politiques Africain véreux.

Aujourd’hui, la technique de la France qui perd de plus en plus les contrats sur le continent Africain en général et en particulier dans son pré carré au détriment des Américains et de la Chine qui convoite les ressources naturelles de nos pays en signant des contrats gagnants-gagnants n’est pas du goût de la France dont j’ai attiré en son temps en juin 1995 et février 2003 l’attention du président Jacques CHIRAC d’aider le développement économique et industriel du continent par le biais du transfert de technologie à travers un plan Marshall pour la reconstruction de l’Afrique victime de l’esclavage et de la colonisation.

A cause de l’exploitation du continent par la France sans contre parti, nos anciens Chefs d’États lorgnent maintenant ailleurs. La France, par le biais des ONG de droit français et soutenu en cela par des intellectuels borgnes Africains et hommes politiciens véreux de la diaspora, lance le procès des biens mal acquis contre nos dirigeants. La France et ses alliés brandissent à nos peuples le biscuit sucré de la démocratie et de longévité au pouvoir de nos Chef d’États comme antidémocratique dont-ils sollicitent leur départ du pouvoir avec le remplacement de ceux-ci par leur suppôts qui n’est autre que nos hommes politiques véreux choisi par eux et qui accepte contre rétro commission personnel de leur céder nos richesses à vil prix en signant un contrat en leur seul faveur au détriment des intérêts de nos États. Et le tour est joué.

L’histoire Africaine, la vraie, nous renseigne suffisamment à propos. Nous sommes des peuples bantous et nos parents nous ont légué cette histoire vraie de génération en génération par la communication orale de bouche à oreille.

Au Cameroun, sous la deuxième République avec le président S.E. Paul BIYA, patriote, nationaliste, sage et homme de paix, diplomate non affiché, qui se refuse de bombé le torse de l’agitation du nationalisme comme l’ont fait et continu de l’afficher certain leaders Africain, a réussi par la ruse à introduire dans son pays des nouvelles puissances partenaires avec qui le Cameroun à signé des contrats bétons gagnants-gagnants avec les autres États du monde en dehors de la puissance tutélaire qu’est la France.

D’ailleurs, le président S.E. Paul BIYA, n’avait-il pas au début du quinquennat de sa gouvernance annoncé les couleurs de son patriotisme et de son nationalisme en visite d’État en Allemagne en faisant savoir que le Cameroun n’était pas la chasse gardé d’une quelconque puissance ? Ne dit-on pas que petit à petit l’oiseau fait son nid ? Le Cameroun émergeant horizon 2035 est là aujourd’hui pour le confirmé. Les Américains, les Chinois, les Brésiliens, les Iraniens, les Turques, les Allemands, les Israéliens,… sont là et ils ont signés avec le Cameroun les gros contrats des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour les jeunes et qui pour certains sont déjà entré  dans la phase de sa mise en œuvres.

La rechigne du président Français S.E.  Nicolas SARKOZY à venir au Cameroun est en signe de protestation de la perte de tous les gros marchés sur le Cameroun avec à la clé, l’entré de ses concurrents avec qui des contrats bétons gagnants-gagnants ont été signés par le président S.E. Paul BIYA, au nom des intérêts du peuple Camerounais.

A cause de cette annonce évoquée du président, cela lui a valu une tentative de coup d’État manqué soutenu par les réseaux mafieux de la puissance tutélaire. C’est ça la vérité. Le Cameroun avec le président S.E. Paul BIYA, homme de paix, patriote, nationaliste, sage, et diplomate non affiché, à gagné avec le temps, le conflit de Bakassi sur le terrain du droit et non sur le terrain de la guerre comme cela se vois sur d’autres cieux. Les Camerounais de tout bord ont admiré le doigté avec lequel il a su gérer le conflit de Bakassi. 

Dans notre société des Bantous, il existe des médiums voyants ou des prophètes qui lisent dans la boule de cristal d’un peuple afin de le renseigné là où l’on vient et là où l’on va. Que le complot de la déstabilisation  de nos pays réussisse avec la bénédiction de nos opposants véreux qui agite la longévité au pouvoir et la dictature des Chefs d’État en fonction qui refusent de continuer à jouer le jeu des réseaux mafieux au détriment de leurs peuples devrait nous amener à réfléchir afin de nous préparer pour barrer la route à la ré-colonisation de nos pays à travers les matières premières. C’est ça la vérité peuple Camerounais.

La difficulté des grandes puissances à faire élire leur candidat véreux de l’opposition avec qui c’est plus facile de traiter par rapport aux anciens Chefs d’États Africain encore en fonction qui maitrise les règnes du pouvoir et la politique du monde, et qui gagnent régulièrement les élections toujours contesté par nos opposants véreux est la cause de tous les mouvements de contestations que nous observons maintenant en terre Africaine.

Le complot des grandes puissances pour la ré-colonisation de nos matières premières est né à partir du Zimbabwe avec ce qui s’est passé pour la nationalisation des terres des blancs au profit des noirs  par le président S.E. Robert Mugabe qui a été soutenu en cela par l’Union Africaine contre le gré de son adversaire, le candidat des grandes puissances. Après c’était le tour du Kenya où le candidat des grandes puissances a essuyé un échec.

Après les échecs connus au Zimbabwe et au Kenya par les puissances tutélaires et ses alliés, la technique médiatique des grandes puissances a évoluée. Ils servent maintenant au peuple  Africain le biscuit sucré de la démocratie et de longévité au pouvoir de nos Chef d’États comme antidémocratique :

Voilà la Cote d’ivoire ;

Voilà la Tunisie ;

Voilà l’Égypte ;

Voilà la Libye ;

Et demain à qui le tour ?

Le complot sur le Cameroun serait déjà planifié. Cela se passera par la contestation du  faible taux d’inscription des Camerounais sur la liste électorale et du faible taux de participation des électeurs aux élections présidentielles qui seront exploités par certains opposants véreux qui ont déjà prix langue avec la  France qu’ils combattaient hier. Ce n’est pas pour rien que la campagne nationale d’inscription sur la liste électorale est lancée avec la baisse du coût d’établissement des cartes nationales d’identité et la signature gratuit de toutes les pièces y afférentes dans les mairies et dans les Tribunaux.

Peuple Camerounais, chers jeunes je vous lance cet appel : debout comme un seul homme, inscrivez-vous massivement sur les listes électorales pour aller voter massivement le moment venu le choix de la paix et non de la guerre. La paix est le premier capital de notre nation. Tous ensembles, bâtissons-là. La stabilité politique et économique de notre pays en dépend. En qualité de citoyen, je vous dis merci Excellence Monsieur le président. Vous avez déjà mon suffrage et j’appelle les autres compatriotes à faire de même pour barrer la route à la ré-colonisation de nos matières premières. C’est ça la vérité peuple Camerounais.

Les ennemis de la nation disent qu’il n’y aura pas d’élection au Cameroun et appelle les Camerounais et Camerounaise à ne pas s’inscrire sur les listes électorales parce que le complot des puissances les arrange. Pour arriver au pouvoir, la stratégie sera l’appel insurrectionnel populaire le moment venu quand ils auront échoués aux élections qu’ils auront participé malgré eux sur la pression de la puissance tutélaire et de ses alliés. C’est ça la vérité peuple Camerounais. 

Que valent nos activistes nationaliste-panafricaniste auprès du guide Libyen Mouammar KADHAFI qui se bat tout seul contre le bombardement de la France et de ses alliés pour le contrôle du pétrole Libyen? Le jeu trouble de l’opposition confortera le complot sur le Cameroun à l’avantage de la puissance tutélaire et de ses alliés.

Je rends public le complot de la puissance tutélaire et de ses alliés pour préparer la jeunesse camerounaise à se mettre débout unis derrière le président S.E. Paul BIYA comme un seul homme en s’inscrivant massivement sur les listes électorales pour barrer la route à toute tentative de déstabilisation de notre pays à partir de nos compatriotes de l’opposition qui sont prêt à tout pour arriver au pouvoir au prix de leur seul intérêts au détriment du peuple Camerounais par l’appel insurrectionnel populaire le moment venu quand ils auront échoués aux élections.

Faire échec à tout mot d’ordre de soulèvement populaire est un devoir de salut national qui empêchera l’appétit des puissances à venir ré-coloniser nos ressources naturelles comme chez nos frères qui se sont réveillé tard et qui n’était pas préparer à temps ou pas du tout. Ne nous plaignons pas demain si nous croisons les bras pour laisser le malheur s’abattre sur notre pays.

Le seul remède miracle qui sauvera le Cameroun sera le fort taux d’inscription et le fort taux des suffrages exprimés en faveur du candidat de la sagesse et de la paix qui a réussi par la ruse en 25 ans à introduire dans notre pays des nouveaux États partenaires du business que sont les Américains, les Chinois, les Brésiliens, les Iraniens, les Turques, les Allemands, les Israéliens,… qui ont signés avec le Cameroun les gros contrats des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour nos jeunes.

La stratégie de la  puissance tutélaire et de ses alliés sera de passer par les troubles posts électorales au Cameroun pour imposer le candidat de leur choix et remettre sur la table tous les contrats bétons signés par le président S.E. Paul BIYA au profit du peuple Camerounais avec les nouveaux concurrents de la France. Ladite France fera la  pression de renversement du pouvoir de Yaoundé avec option de renégociation à la baisse de tous les contrats gagnant-gagnants signés par le président S.E. Paul BIYA avec ses concurrents avant la prise de pouvoir par leur candidat qui aurait au préalable accepter tous les conditions défavorables d’exploitations de nos matières premières avant d’accéder au pouvoir.  Malheureusement au pouvoir ce compatriote opposant n’aurait plus de marge de manœuvre pour construire le Cameroun émergeant horizon 2035 que le président S.E. Paul BIYA a tracé.

Refusons de tomber dans le piège des pays voisins. Maintenant que le complot de la déstabilisation du Cameroun est éventré et qui passera par l’opposition sur le fallacieux prétexte d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir du président S.E. Paul BIYA, il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de  manger le biscuit sucré empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais. Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun  émergeant horizon 2035. A bon entendeur…salut.

Debout la jeunesse Camerounaise,

tous unis derrière le candidat de la paix S.E. Paul BIYA.

Fais quoi fais quoi la jeunesse vaincra !!!

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège.

 

 

 

 

31 mai, 2011 à 2:14 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN: Elections


CAMEROUN: Elections 187125_100001187250479_1486129_q Par Youssouf Bamen Calixte

Le peuple accordera-t-il encore son suffrage au Président S.E. Paul Biya, candidat naturel du RDPC ?

Les conditions de vie difficile des Camerounais entameront-elles le capital de confiance placé en leur Chef d’État? Homme du renouveau qui, à été pour longtemps pédagogue de la rigueur et de la moralisation de comportement de tous, à quelques postes de travail que ce soit au service de la nation. Le personnel de la fonction publique Camerounaise,  payé par les impôts de l’effort collectif des valides, rend-t-il service aux usagers avec diligence et désintéressement ? Le peuple est-il satisfait du service des forces de l’ordre et de la sécurité publique ? Les forces de défenses protègent-ils l’intégrité du territoire national ? La sécurité alimentaire corolaire de la vie chère échappe-t-elle aux paniers des ménages ? Le système éducatif du Cameroun forme-t-il sa jeunesse en tenant compte du challenge du circuit économique qui l’emploiera pour asseoir le développement technologique du pays dans son industrialisation ? Le système sanitaire de santé publique du Cameroun est-il à la porté du peuple ? Le peuple se reconnaîtra-t-il le jour de son destin en celui qui a tracé le Cameroun horizon 2035 ou se reconnaîtra t-il au nouveau maître chanteur qui transformera le Cameroun par une baguette magique selon la fable du maître corbeau et le renard ? Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable !

A toutes ces interrogations égrainées, ne pas répondre par l’affirmative serait ramé à contre courant de la pensée même du Président  Paul Biya, exprimée à plusieurs occasions dans ces différents discours à la nation. Le temps de l’action n’est-il pas toujours perceptible ? D’aucun diront à quelle heure ? Mais seulement, sur le plan spirituel, les Saintes écritures ne révèlent-elles pas que les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers ? L’un des malfaiteurs en instance de crucifixion avec Jésus Christ   n’a-t-il pas eu le salut de l’au-delà pour s’être exclamé tout juste en repentance le jour de sa mort ? Sur le plan physique, et en politique surtout, il n’est jamais tard pour entreprendre. Ne dit-on pas que vaut mieux tard que jamais ?

Certains compatriotes véreux ayant occupés des grands postes dans la haute administration publique et des entreprises d’Étatiques ne rendent-ils pas gorge en ce moment pour s’être écartés de l’éthique de plusieurs années pédagogiques de la rigueur et de la moralisation de comportement ? Ne sont-ils pas nombreux ces bandits à col blanc, militants du RDPC, pour la plus part qui attendent leur tour chez le coiffeur pour avoir porté atteinte à la fortune publique ? Le prince ne les avaient-ils pas avertis avant de sévir maintenant? Le Président Paul Biya, n’a-t-il pas dit : que chaque Camerounais et Camerounaise qui ne pourra pas se soigner ou manger à sa faim, sa mission sera incomplète à la tête de l’État ?

Qui peut nier que le chômage se combat par le recrutement massif des jeunes bien que la demande soit forte ? Qui peut nier les sanctions infligées aux forces de l’ordre, de la sécurité publique, ainsi que les forces de défenses qui s’écartent des consignes à eux assignées ? Qui peut nier les mesures d’allègement fiscal des produits de premières nécessités aux profits du panier des ménages et des instituts sanitaires? Qui peut nier que le Cameroun s’est approprié de son système éducatif de base et du secondaire  à travers tous les manuels scolaires et que les autres ordres d’enseignement connaissent maintenant l’adaptation du milieu professionnel par son système école-entreprise et milieu hospitalier ? Les projections statistiques actuelles de formation des jeunes Camerounais dans tous les domaines en général et pour les apprenants en médecine sont parlants en particulier pour le Cameroun émergeant horizon 2035.

De tous les maux décriés, il y’ a la corruption. Mais, cette corruption n’est pas une invention du Cameroun. Selon l’expert français Alexandre de Marenches, la corruption est, et a toujours été, une maladie des hommes. Les pays où elle n’existe pas tiennent probablement sur les doigts d’une main et encore ! Partout ailleurs, la corruption et les bakchich représentent une approche traditionnelle et ancestrale de la vie. Fin de citation. Mais alors, avec le président Paul Biya, la volonté de la lutte contre la corruption est perceptible à travers plusieurs institutions telles la CONAC/ANIF pour ne citer que celles-ci. L’opération épervier démontre à suffisance la traque contre les délinquants économiques de grand chemin, fussent-ils du même bord politique que le prince et qui se sont écartés de la ligne politique de RIGUEUR ET DE MORALISATION de son projet de société. 

En signe prémonitoire d’un Cameroun ou il fera bon vivre aujourd’hui et demain, il appartient politiquement au Président Paul Biya de continuer à donner suite favorable aux attentes du peuple qui revendique la fortune publique spolié de ceux qui sont déjà tombés dans la nasse de la justice Camerounaise et aussi, se débarrasser de tous les camarades véreux de son parti le RDPC, qui ont porté colossalement atteinte à la fortune publique pour l’ambition de la conquête du pouvoir. Au risque d’implosion du RDPC pour la course au pouvoir après la sorti du prince des affaires, par les différentes factions fortement fortunés,  il serait souhaitable de ne pas laissé prospéré le plan de déstabilisation du Cameroun par les bandits en col blanc avec l’aide des mains obscur extérieur qui ont grandement besoin des ressources naturelles du pays en portant leur pion  parmi ceux-ci à la tête du Cameroun : vigilance./-

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

Le 31 mai 2011, 00:15

 


       

 

31 mai, 2011 à 1:28 | Commentaires (0) | Permalien


Géopolitique Monétaire – L’École Africaine de l’Économie Contemporaine éclaire le Cameroun où trouver les liquidités : La solution de la vraie croissance du Cameroun, c’est la monnaie binaire et les portes de l’enfer vont se refermer.

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain- stratège

,photo Nti Dieudonné EssombaL’École Africaine de l’Économie Contemporaine (Institut TCHUNDJANG POUEMI) sous la Présidence de l’économiste intellectuel camerounais, Nti Dieudonné ESSOMBA, éclaire son pays où trouver les liquidités pour faire face à l’escalade des grèves salariales (personnels enseignants, sanitaires ….) et aux engagements financiers intérieurs.

L’information que le RDPC est entrain de créer une monnaie nationale est déjà suffisante pour détruire cette monnaie : des gens qui ont montré qu’ils sont incapables de résister devant les ressources financières du budget, peut-on leur confier décemment un planche à billets ?

L’Économie d’un pays, ce n’est pas un jeu, dans lequel de parfaits détraqués viennent éructer leurs hallucinations. Il s’agit de la vie de millions de citoyens qui ont des problèmes à court terme, à moyen terme et à long terme.

Vous ne pouvez pas résoudre les problèmes d’aujourd’hui avec des solutions de long terme, et c’est cela la différence entre l’économiste qui vit sur terre aujourd’hui et les idéologues qui vivent dans les nuages dans les siècles passés et les millénaires à venir.

La solution actuelle du Cameroun est la binarisation du CFA. C’est cette solution qui a des effets immédiats, capables de résoudre les problèmes actuels d’illiquidité du Trésor, des salaires impayés, de l’absence d’argent et de l’emploi.

Quoiqu’il se fasse un peu tard, on peut encore sauver le Cameroun de la terrible crise qui est déjà à nos portes, la Monnaie-Trésor va raccourcir la crise et avant 2 ans, reconduire le Cameroun dans les années 1980 où les gars vivaient 100 à l’heure.

C’est une mesure qu’on prend et qu’on met en place en moins de 2 jours. D’ailleurs, lors d’une Conférence au MINEPAT, un des hauts responsables avaient solennellement dit qu’on n’avait pas besoin d’une loi ou d’un décret présidentiel pour créer la Monnaie-Trésor, un simple arrêté du Ministre des Finances étant suffisant.

C’est cela la solution et elle ne coûte absolument rien ; elle est réversible, divisible et redoutablement efficace. Les autres solutions, qu’elles émanent du Gouvernement ou des Révolutionnaires, vont nous conduire à l’abîme. L’Économie est une science du contexte : il faut mener aujourd’hui les combats d’aujourd’hui et renvoyer à demain les combats de demain.

Binarisez le Cameroun et les portes de l’enfer vont se refermer, pendant que s’ouvriront les portes de la vraie croissance.

La Zone CFA a toujours été globalement excédentaire et la France en a largement profité. Par exemple, lorsque, dans les années 1970, sous Giscard d’Estaing, la France accumule des retards considérables sur le plan industriel, ces fonds vont lui être d’une grande utilité pour relancer son plan de développement industriel.

Image Monnaie-Servitude et LibertéEt c’est précisément à cette époque que le Pr TCHUNDJANG écrit son livre. La position de TCHUNDJANG s’appuie sur la structure des systèmes productifs. Le Cameroun, à cette époque, a créé une industrie remarquable, produisant pratiquement tous les biens d’usage courant, en tout ou en partie : habits, ustensiles, jouets, réfrigérateurs, conserves, munitions, vélos, radios, bref l’essentiel des biens utilisés par les Camerounais de cette époque. Le Cameroun n’importait plus que les biens très évolués tels que les véhicules, dont il produisait mêmes quelques pièces détachées (carrosseries, pneus).

C’est à ce moment précisément qu’il fallait sortir du CFA, car le système productif pouvait réagir de manière très favorable à une politique monétaire. Malheureusement, cela n’a pas été compris.

Je n’ai jamais voulu m’attaquer aux pourfendeurs du CFA, estimant leur combat légitime, même si je l’ai toujours trouvé superficiel et surtout instrumentalisé. Mais leur arrogance et leur prétention m’obligent à leur répondre.

Si nous sommes tous d’accord que le sigle CFA traduit un prolongement de l’ordre colonial, le Cameroun n’aurait cependant pas à s’en faire du nom Franc de sa monnaie, car il est très commun que les monnaies nationales portent le nom d’une devise de référence à laquelle on accole le nom du pays : livre égyptienne, dollar canadien, Franc congolais, Franc rwandais, Franc djiboutien, etc.

Le plus important est la confusion qui s’est créée et qui s’entretient sur le concept du « compte d’opérations » qu’il faut bien expliquer pour dissiper les malentendus qui brouillent toute l’analyse et la conduisent dans tous les sens.

Pour bien comprendre le compte d’opérations, supposons que nous soyons au Ghana qui a sa monnaie, le cédi. Quand un paysan ghanéen vend le cacao en dollars, la Banque Centrale Ghanéenne retient ce dollar, mais fabrique l’équivalent en cédi pour le remettre au paysan, car le dollar n’est pas utilisé au Ghana.

Maintenant, si le paysan ou même un autre ghanéen veut acheter quelque chose aux USA, il va présenter les cédis fabriqués à la Banque Centrale du Ghana. Celle-ci va donc renvoyer les dollars initialement acquis en paiement aux USA. Immédiatement, elle doit détruire les cédis qui avaient été fabriqués en contrepartie du dollar puisque celui-ci n’existe plus.

Entre le moment où les dollars entrent dans la Banque Centrale ghanéenne à la suite du cacao et le moment où ils rentrent aux USA à la suite d’une importation, ils restent dans la Banque Centrale Ghanéenne et constitue ce qu’on appelle « réserves en devises ».
La Banque Centrale ghanéenne peut donc spéculer avec ces réserves, par exemple, en les plaçant au marché mondial et en gagnant quelques intérêts.

Quelle est la différence entre le CFA et le cédi ? Techniquement, c’est exactement la même chose, la seule différence étant que la moitié des « réserves en devises » est gérée par la France, au lieu que la BEAC gère tout. C’est comme si les deux se partageaient en cogestion ces réserves. Cela ne change rien du point de vue de la masse monétaire à l’intérieur de la zone CFA.

La France gagne puisqu’elle peut spéculer avec nos réserves et la seule perte de la BEAC, c’est le fait de ne pouvoir spéculer avec les 50% de réserves gardées par la France. Mais c’est le lieu de lever une manipulation entretenue par les pourfendeurs du CFA, sur des sommes qui résideraient dans le Trésor français alors qu’elles pourraient supposément servir au développement des pays. Pour répondre à cette préoccupation, il suffit de se demander si la Banque Centrale du Ghana peut faire autre chose que spéculer à court terme sur les réserves en devises. Car ces réserves agissent comme un compte à vue : celui qui apporte son cédi pour acheter un bien à l’extérieur doit être servi, car il n’est pas question qu’on lui dise que son argent n’a plus de pouvoir d’importation parce qu’on l’a utilisé à d’autres fins. Les sommes gérées par la France ne sont donc pas un dépôt qu’on pourrait recycler en investissements, mais un compte à vue qu’elle doit payer à la demande des légitimes déposants que sont les citoyens. La conséquence est immédiate : le rapatriement des fonds gérés par la France n’aurait aucune incidence sur l’économie camerounaise, contrairement à ce qu’on raconte.

Examinons maintenant les contreparties de la France pour la gestion de ces 50% des devises. D’un côté, la France garantit la convertibilité internationale du CFA, en réalité son identité avec l’Euro dans la Zone. De l’autre côté, il y a la possibilité pour la France de les utiliser. Et elle ne s’est pas privée de le faire : jusqu’aux années 1980.

L’engagement inverse de la France était que si la Zone n’arrivait plus à soutenir ses réserves, elle devait suppléer et soutenir les déficits à travers des emprunts, voire des subventions. La France n’a jamais utilisé cette clause inverse en faveur des pays africains. La seule fois où l’occasion s’est présentée était la crise sévère des années 1980-1990, lorsque les pays, incapables d’équilibrer leurs balances extérieures, ont été conduits par la France en laquelle ils avaient confiance à la dévaluation. Ce qui était la négation même des engagements qu’elle avait pris et dont elle avait bénéficié de la contrepartie. S’il y avait une occasion de sortir du CFA pour des raisons d’orgueil idéologique, cela en était une, mais cela n’a pas été fait.

Il faut noter qu’au moment où la France se débine traitreusement de ses engagements, elle s’imagine que les pays de la Zone CFA vont retrouver leur situation d’antan, à savoir reconstituer des réserves pour qu’elle en bénéficie comme auparavant. Car, suivant le mécanisme du compte d’opérations, le Franc CFA n’est intéressant pour la France que si la Zone dégage les excédents de réserves en devises qu’elle peut utiliser pour ses politiques ou pour spéculer.

Mais avec le temps, elle se rend compte que cette époque est à jamais révolue : par leur configuration, les pays de la Zone CFA ne pourront plus jamais reconstituer des excédents des devises, ce qui fait poser sur sa tête l’hypothèque permanente de supporter le poids de ces déficits.

Voilà la conclusion à laquelle aboutissent les stratèges français.

Écartelée entre d’une part, la nostalgie de son empire colonial, et de l’autre, l’incapacité de supporter les contraintes y relatives, la France va alors élaborer une stratégie diabolique : susciter de manière habile et sophistiqué un mouvement qui va conduire les Africains à dénoncer le CFA, lui fournissant ainsi la bonne occasion de s’en débarrasser comme une orange pressée, sans que personne n’y voit que du feu.

Et il suffit d’observer le mouvement pour voir la ruse méphistophélique qui se dessine : l’ancien Ministre Kakou Napoupko, qui incarne l’opposition au CFA fait quoi maintenant ? C’est un grand expert de la Francophonie, où il occupe un poste d’économiste permanent, disposant d’importantes ressources pour véhiculer son message !

Tiens ! Tiens ! Dans les mêmes circonstances, TCHUNDJANG fut assassiné ! Comment comprendre que la France puisse placer un pourfendeur international de ses intérêts à des postes stratégiques, avec des moyens de médiatisation conséquents ? Autrement dit, la Francophonie qui est un instrument de domination de la France utilise ses fonds pour encourager la sortie du CFA !

Et en France, que se passe-t-il ? Une violente levée de boucliers contre le CFA, comme s’ils agissaient sur la base d’un signal mystérieux ! Le vieux consensus sur la politique de soumission de l’Afrique et le maintien du CFA explose soudainement ! Des arguments venant de part et d’autres, tous plus puissants, et pire, souvent financés par les fonds publics français!

Bien plus, l’heure n’est plus à l’assassinat des dirigeants qui ont tenté de combattre le CFA: ceux qui le dénoncent aujourd’hui comme Idris Déby sont très courus, par ces nouveaux amoureux de l’Afrique…

A maintes reprises, j’ai mis en évidence les graves limites du CFA, mais cela n’a rien à voir avec l’instrumentalisation dont certains sont victimes. La France a pris acte que les pays africains ne peuvent plus dégager des excédents en devises qu’elle utilisait pour son industrialisation, et elle n’a plus du tout envie de supporter le risque d’être requise pour prendre en charge les déficits de ces pays.

Il s’agit donc de se débarrasser du CFA, avec intelligence, en utilisant la naïveté du Nègre.

Voilà la vérité ! Ceux qui pourfendent le CFA croient mener un combat ; en réalité, ils sont instrumentalisés !

Nti Dieudonné ESSOMBA, Économiste -statisticien

Président de l’École Africaine de l’Économie Contemporaine  (Institut TCHUNDJANG)

31 mars, 2017 à 14:48 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN – LA RÉPLIQUE D’UN CITOYEN AU MINPOSTEL : LE COMPLOT CONTRE LA RÉPUBLIQUE EST DE QUEL CAMP ?

photo115.youssoufPar Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/Stratège

photo minette libong likengMessage : « Cher abonné, vous risquez 6 mois à 2 ans de prison et une amende de 5 à10 millions, si vous publiez ou propagez sur un réseau social, une nouvelle sans preuve de véracité. MINPOSTEL. » Fin.

 Madame le MINPOSTEL, je ne vous apprends rien. Sur le réseau social, la ligne édito de chaque personne/média est connue. Y compris le citoyen Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/stratège. Mon blog Badjheca-Info le témoigne à suffisance. Je suis toujours allé chaque fois à l’abordage argument à l’appui contre les manipulateurs extérieurs et les comploteurs intérieurs.

Notez que la victoire de l’élection présidentielle de 2011 du champion participe de cela. L’argument manipulateur de longévité au pouvoir a été balayé au profit de celui de la protection des intérêts du peuple camerounais consacré par la révision de la convention spécial de défense signé par le Cameroun le 21 février 1974 à Paris sous Ahmadou Ahidjo avec la France, Tutelle du passé, rénové à Yaoundé le 21 mai 2009 sous Paul Biya pour 5 ans renouvelable avec option de dénonciation vice-versa de chaque partenaire à la suite  du discours politique de Nicolas Sarkozy, prononcé au Cap devant le parlement Sud-africain le 28 février 2008, souhaitant ouvrir une nouvelle ère de coopération franco-africaine dans le domaine de la défense.

 De ce discours politique en terre Sud-africaine du dirigeant français, voilà où le Cameroun de Paul Biya, saisi fort opportunément l’occasion en or de son homologue français pour obtenir  la révision de l’accord spécial de défense avec la France signé à Yaoundé le 21 mai 2009 pour la partie camerounaise par Remy Ze Meka, Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense. Et la partie française par Jean-Marie Bockel, Secrétaire d’État chargé de Coopération et la Francophonie qui est chassé un mois après la signature de Yaoundé par Sarkozy de son gouvernement. Le même Sarkozy qui a fini son mandat en ignorant le Cameroun de toute visite officielle.

 Remise au grand jour afin que nul n’en ignore, le peuple à fait le choix en 2011. Voilà la véracité.

 Parlant de la déstabilisation du Cameroun que nous partageons tous et que nous aimons affectueusement, vous me dite en tant qu’éclaireur de ne plus renseigner le service d’intelligence de mon pays au motif de « nouvelle sans preuve ». De fermer la vue devant ce qui est/serait projeté : à savoir déstabiliser notre patrimoine commun par la mafia qui travaillerait en sous-traitance terroriste à placer son pion intérieur encadré par ses réseaux pour la course d’alternance au pouvoir par tous les moyens en éjectant Paul Biya qui c’était déclaré dans le passé comme étant le «  meilleur élève  » de la France mais par la suite, le contraire à l’observation de l’intrusion des concurrents à la France au bénéfice du peuple camerounais par. Voilà où sont les enjeux du Cameroun d’aujourd’hui et de demain.

 Quand j’ai flairé dans le noir total avec les «  yeux infrarouge  » comme stratège de terrain, que mon pays devait connaître sur son sol le terrorisme venant du corridor Est et Nord des années avant son éclatement au grand jour, puis indiqué que, la stratégie de notre victoire finale résiderait dans le refus des pays frontaliers de la base arrière de replis tactique de l’industrie de terrorisme et enfin de notre consolidation stratégique avec le G2 (Chine-Russie). Ai-je été décoré ?

 Oui le complot serait là depuis longtemps. Les personnes qui veulent profiter de la pluie torrentielle des maux sociaux pour attaquer la République ont quels visages ? Et si c’était dans le dos de celui qui voudrait que la postérité retienne de lui comme le dirigeant qui a apporté a son peuple la Démocratie  et de la Prospérité ? Et aussi, que personne au Cameroun ne prendra le maquis pour exprimer ses opinions, dixit Paul Biya.

En suspicion, le pays ne serait-il pas victime de la guerre muette des réseaux qui s’affronte avec des appuis invisibles hors de la vue de tous pour la course à l’alternance au pouvoir d’éjecter celui qui est encore là et qui ne fait pas transparaitre aucun signe d’essoufflement ? Les contrôles futurs du pouvoir et des richesses détruiront-elles le berceau de nos ancêtres qui ont laissés en héritage un Cameroun Un et Indivisible ?

 Toutes les richesses du Cameroun qui n’étaient pas en exploitation avant et après les indépendances le sont maintenant dans la construction. Le pays tire en premier sa force par les devises desdites ressources naturelles et des matières premières qui trouvent aujourd’hui des bons clients tels la Chine, la Russie, la Turquie, le Japon,  l’Israël, les USA,… en concurrence directe aux premiers occupants du passé qu’étaient l’Allemagne, la France et le Royaume-Uni, qui ont donné la mort à nos ancêtres patriotes-nationalistes : de Duala Manga Bell à Ruben Um Nyobè, Ernest Ouandié, Félix Roland Moumié, Osendé Afana,…qui ont donné chacun sa vie pour le Cameroun, n’interroge-t-il pas le bon sens que, le terrorisme qui est là maintenant ne serait-il pas né aux fins de déstabilisation du pouvoir actuel de Yaoundé par la Tutelle d’hier en signe de renonciation du meilleur élève devenu délinquant pour intrusion des concurrents dans son pré-carré?

 Mais seulement, la lutte de pouvoir au Cameroun serait-elle au prix de combien de mort pour placer au sommet de l’État le pion de recadrage de la France comme en Côte-d’Ivoire ? Puisque c’est de cela qu’il s’agit ?

 J’indique que le seul succès du gouvernement est d’avoir le peuple dans son camp et non contre soit par le piège de restriction des libertés à tout pris, le piège des excès de bombance de la force et des arrestations musclés des citoyens d’opinions. La rue à fait tomber le pouvoir en Tunisie, la rue à fait tomber le pouvoir en Égypte. La rue a fait tomber le pouvoir au Burkina Faso. Et tous les stratèges futés de terrain le savent.

 Pour le Cameroun, en lecture prémonitoire, je suspecte les comploteurs aux visages insoupçonnables par leurs postures de royalistes plus que le roi qui sera poignardé dans le dos à travers les mesures de fracture du peuple encore soudé à son dirigeant. Et si c’est cela le vrai coup d’État recherché par les comploteurs ? A savoir bafouer les libertés des citoyens, réagir disproportionnellement devant toute manifestation à l’effet de masturber la colère d’un peuple  qui sera en furie et  sortira dans la rue pour se voir en face une armée qui chargera dans la foule. Des morts et des morts surgiront à cause de la manipulation politique pour la conquête de pouvoir par le raccourci. Du coup, un Zoro sortira du « chapeau de prestidigitation  » et prendra le camp du peuple qui le portera au devant de la scène. Les patriotes prendront le dessus pour protéger la République.

 Pour y parvenir, il se trouve pour les mafieux, que la manipulation du peuple camerounais tiendrait par la construction de l’opinion publique nationale et internationale, animée par des compatriotes de bonne/mauvaise foi qui se recruteraient en priorité parmi les voix qui portent : les leaders d’opinions qui sont des hommes, des femmes et des jeunes, des universitaires, les gens de toutes les confessions religieuses, les gens de la société civile, et les gens de média de tout ordre mais tous qualifier de naïf et estampiller au marqueur rouge dans le code de renseignement du laboratoire de l’ombre piloté par la mafia.

 Les multiples problèmes sociaux qui existent et liés à la mal gouvernance, n’est-il pas maintenant l’épée de Damoclès suspendu pour faire tomber Yaoundé ? La mal vie du peuple d’en bas n’était-elle pas le ventre mou où s’approvisionne toutes les critiques qui structures l’opinion publique dans un pays contre le pouvoir ? Le Cameroun pourra-t-il en faire l’exception du jeu de la mafia ? That is the question.

Je trahis que tous les éclaireurs du peuple camerounais contre la mafia qui ont/auront le flair de la lecture des événements proches où lointaines de déstabilisation du pouvoir de Yaoundé planifier depuis les labos de l’ombre par les mafieux sur le Cameroun, seront suspendu de diffusion électronique en même temps que certains comptes des pourfendeurs naïfs afin de brouiller les radars des dénonciateurs du complot de déstabilisation des institutions de la République. Et si le message suivant était à dessin ? : « Cher abonné, vous risquez 6 mois à 2 ans de prison et une amende de 5 à10 millions, si vous publiez ou propagez sur un réseau social, une nouvelle sans preuve de véracité. MINPOSTEL. » Fin.

 Je réponds au MINPOSTEL qui a instruit ces jours-ci au Directeur Général de Camtel de suspendre mon IP de connexion à Internet et pourtant je suis un résident de Douala en dehors des 2 régions contestataires, que l’oiseau a vu le caillou, traduction Bantou. J’affirme  que la mafia existe mais reste invisible. On ne prouve pas la mafia, on le constat après coup. Comme la preuve de véracité de la mafia est invisible, cela voudrait dire de ne pas publier ou propager que la mafia attaque la République ? Pour mémoire, hier le premier de nous tous à une question d’un journaliste répondit : « où sont les preuves ? ». Et vous l’enjambé aujourd’hui Madame le Ministre. Et pourtant des années plus tard après coup le constat est amer : vous les ministres de la République, des hauts fonctionnaires de grades confondus sont en prison pour braquage de la fortune publique en coffre-fort du trésor de guerre pour la course au pouvoir. N’est-ce pas un autre Ministre appelé prisonnier politique invite  à travers des sorties médiatiques les contestataires anglophones à la résistance jusqu’au but final ? Les faits sont têtus.

 Tous mes articles de dénonciations virtuelles diverses à caractère d’intelligence sur la toile et reprisent pour certains dans d’autres sites électroniques et dans la presse écrite de mon pays, le sont à l’attention des autorités de mon pays et de certains États africain qui doivent faire leur boulot.

 Ce que le public ne connaît pas est que, je suis régulièrement victime des attaques extérieures de Computer en  Computer  via les logiciels espions qui bloque ma machine sur lequel je travail. Voilà ce que je vis et ce qui justifie souvent de longues semaines d’absences par moment sur la toile. Maintenant ces jours-ci, le non accès à Internet à partir de mon Computer pour communiquer avec le monde, ne serait plus le fait extérieur des logiciels espions mais de mon pays ? Qui doit me protéger si ce n’est mon pays ?

  Actuellement que ma connexion forfaitaire Camtel de 200h/mois tourne dans le vide depuis plusieurs jours,  je prends mon congé virtuelle de l’un des puissant moyens de toute dénonciation en attendant que l’IP de mon Personal Computer soit libéré par les comploteurs de la République qui l’on brouiller. La présente réaction virtuelle est faite en dehors mon Computer et connexion Internet autre que le mien.

 J’indique en pressentiment que, les grèves corporatives de débrayage dans plusieurs secteurs en générale et en particulier chez les transporteurs, le personnel de santé et autres de tout ordre naîtront de plus en plus en 2017 au Cameroun et seront attisé en pression forte aux fins de faiblir le pouvoir afin de faire basculer les choses. Le socle commun : la mal vie des camerounais et camerounaise.

 Les événements anglophones le confirment. Mais malheureusement pour ces mouvements anglophones contestataires de récupération politique, ils ce sont attaqués à l’école et aux droits des enfants et cela est inacceptable aux yeux de beaucoup de camerounais et camerounaises qui tiennent à la République et non à l’anarchie.  Faute  de stratégie, il  y a eu fracture de soutient moral entre les pourfendeurs du régime et beaucoup de compatriotes qui ont refusés l’agenda caché de la déstabilisation des institutions de la République par le raccourci de la conquête du pouvoir qui n’était pas au clair dans le calendrier des revendications de départ des syndicats des enseignants anglophones et le regroupement des Avocats anglophones.

photo rené emanuel sadiDéjà du bon avec le Minatd René Emmanuel Sadi qui à pris ses responsabilités pour ce qui est du contrôle/régulation administratif de la territorialité de tous les activités politiques et syndicales sur le sol  camerounais. Mais pour les autres membres du gouvernement, à interrogé.

Cependant, perturber la liberté de jouir de l’outil Internet à beaucoup de compatriotes est un mauvais pressage de collaboration avec son peuple. Mon contrat avec Camtel est celui de la fourniture d’Internet et non le brouillage du réseau. Je tiens à dire que ma résidence électronique virtuelle est en dehors des 2 régions contestataires. Je m’empresse ici et maintenant d’interpeller Madame le ministre d’Internet d’ouvrir les yeux et d’être bien conseiller, car le piège est grand. Je ne serais pas surpris que la société Camtel soit trainée par sa clientèle dans les jours à venir devant les tribunaux du pays pour non livraison de service payée avant de consommer.

 Comme tout les gens de commandement territoriale n’ont pas le tact et doigté de Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, Gouverneur de la Région du Littoral qui a été formaté dans le moule de feu Edima Koungou Ferdinand, qui connaissait comment contenir les populations en tant de fronde sociale, les années 90 quand il fût Gouverneur témoignant en sa faveur, je suspecte chez les autres administrateurs de commandement territorial de sombrer et du coup les choses pourraient tourner au vinaigre car ils tomberont dans le piège d’une répression sans borne et ainsi, le peuple se retournera contre le pouvoir en protestation de rue. Inéluctablement, s’en suivra  l’embrasement de la région tant recherché par les gens de la mafia. Le pouvoir pour se défendre, usera la riposte par les forces de maintient de l’ordre qui fatalement tomberont dans les bavures dont les images feront le tour du monde entier et la communauté international au trousse. Voilà le process déroulé.

 Conclusion : Si l’aventure mafieuse déstabilisatrice du pouvoir des dirigeants à été non payante en Syrie à cause de son lien avec les partenaires stratégiques que sont le G2 (Chine-Russie) que Yaoundé a fait le choix pour chasser Boko Haram de son territoire avec efficacité, n’indique-t-il pas qu’il y aurait du répondant en face contrairement en Côte-d’Ivoire ?

 En Turquie, pour tentative de renversement du pouvoir par la mafia, le peuple à choisi la République et non l’anarchie. Les USA ont été pointés du doigt et par la suite des milliers d’arrestations ont eu lieu. Le Cameroun empruntera-t-il la même lecture ?

 Qu’en sera-t-il du gouvernement de mon pays qui a tracé la ligne rouge de conduite étatique afin que quiconque en vienne à la violation de règles édictées sur son territoire ?

 Réponse : force restera et demeura la loi ou le dialogue social ?

 Wouri, le 23/01/2017

 Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

CEO-Cabinet BIT & Co

23 janvier, 2017 à 21:39 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN : LA DÉSINTÉGRATION NATIONALE VIENDRA-T-ELLE COMME VUE PAR ​​​​​ DAVID ABOUEM A TCHOYI ?

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/Stratège

photo abouèm a tchoyi davidDavid Abouèm à Tchoyi : Interpellé dans une tribune libre sur un plateau de télévision le soir du 31 Décembre 2016, sur la question de l’existence du problème anglophone au Cameroun, se remémore après le discours de fin d’année du président Paul Biya à la nation,  par une sortie par écrit le 10/01/2016 dans la texture suivante sur la « question anglophone » :

  » Je me suis rendu compte que ce problème était brouillé par de nombreuses idées fausses. J’ai donc estimé devoir écrire un article pour restituer ma part de vérité. (…) L’unité nationale avait été le crédo des Pouvoirs Publics sous l’État fédéral et la République Unie. L’élection du Président Biya à la fin du mois de décembre 1983 a marqué l’entrée du, Cameroun dans l’ère du Renouveau National. Le Renouveau national postulant qu’il fallait passer de l’unité nationale à sa phase supérieure, L’INTÉGRATION NATIONALE, ce passage constituait une véritable mutation, qui devait être reflétée à travers le nom même de l’État. La République Unie du Cameroun devrait donc « devenir » la République du Cameroun.

 Le projet de loi déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale était ainsi rédigé : « A compter de la date de promulgation de la présente loi, la République Unie du Cameroun devient la République du Cameroun ». C’est un amendement parlementaire qui a abouti à la formulation actuelle : «…la République Unie du Cameroun prend la dénomination de République du Cameroun » ; formulation du reste incorrecte, sur le plan légistique. Les inspirateurs de ce projet ne s’étaient pas rendu compte de ce qu’au lieu d’une mutation, il s’agissait plutôt d’un retour au nom de l’Etat du Cameroun sous tutelle française à son accession à l’indépendance, un quart de siècle auparavant.

 L’Histoire a lancé aux Camerounais un défi sublime : celui de bâtir, à partir du parcours singulier de leur pays, un Etat uni, capable de constituer un modèle d’intégration des divers héritages coloniaux et de ses valeurs traditionnelles multiséculaires. S’il y réussit, il peut servir de modèle, voire de référence pour tous les pays anglophones, francophones, hispanophones et lusophones d’Afrique. Il pourrait ainsi constituer l’épitomé de l’Unité Africaine. Ce défi peut être relevé. Il doit l’être. Cela ne peut, toutefois, se faire qu’avec humilité, dans le dialogue, la concertation et l’entente cordiale. Ni la puissance du nombre, ni la force militaire ne peuvent y parvenir. En effet, c’est bien connu, « les opinions sont comme des clous : plus on frappe dessus, plus on les enfonce.

 Ne commettons surtout pas l’erreur de prendre de haut ce problème. Nous risquerions d’avoir des réveils amers ; ou alors, ce sont nos enfants et petits-enfants qui en auront. Quand j’ai lu le mot Boko Haram pour la première fois dans un journal, je me trouvais à l’étranger. J’ai alors demandé à un collègue consultant nigérian des informations sur ce groupe. Avec un sourire narquois, il m’a répondu : « tu sais, ce n’est qu’un insignifiant groupuscule de fanatiques illuminés ». Devant les milliers de morts, les centaines de milliers de réfugiés et déplacés, les centaines de milliards de francs utilisés pour combattre cette nébuleuse, ou les souffrances sans nom qu’elle continue d’infliger, personne ne pourrait tenir un tel langage aujourd’hui. Que s’est-il passé ? Boko Haram a trouvé des appuis à l’extérieur. N’attendons pas que des compatriotes mal à l’aise et qui crient leur mal être, en viennent un jour, par désespoir, à rechercher des appuis à l’extérieur.

 Nous discutons bien avec des criminels, pour libérer des otages ! Discutons avec tous les compatriotes qui en ressentent le besoin, pour libérer le Cameroun des menaces à la paix, à sa stabilité et à sa sécurité.

 Écoutons tous les enfants de la patrie. Sans préjugés, comme l’a demandé le Président de la République dans son message à la Nation le 31 décembre 2016. Offrons à tous nos compatriotes des cadres de discussion et de concertation, pour aborder nos problèmes sans parti pris, et les résoudre avec sincérité, dans la vérité.

 Ce qui est en cours avec les avocats et les enseignants va dans la bonne direction. Mais ne nous limitons pas au traitement de ce qui ne constitue que des manifestations, voire de simples symptômes. Abordons, dans toute sa complexité et toute sa profondeur, le problème anglophone. Avec courage et détermination, apportons-y des solutions satisfaisantes et convaincantes. Tous les citoyens de notre pays en bénéficieront. Pour la paix dans la justice. Pour le bien de la nation. Pour le salut de la patrie.  »

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Texte intégral :

 En toute humilité, sans aucune prétention à l’exhaustivité ni, encore moins, au monopole de la vérité.C’est de l’étranger que j’ai suivi, non sans tristesse, les événements qui secouent depuis quelques temps les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest. Il ne m’a pas été possible d’accéder aux différentes informations ni à toutes les réactions officielles relatives à ces tristes événements. Mais j’ai une connaissance à la fois directe et intime des problèmes de ces deux régions, auxquelles m’attachent d’ailleurs des liens aussi forts que tendres : j’y ai passé une dizaine d’années de ma carrière administrative.

 Existe-t-il un problème anglophone au Cameroun ? Oui, assurément. Du moins si l’on entend par « anglophone » les populations originaires du Nord-ouest et du Sud-ouest, celles qui y vivent ou qui y ont vécu, qu’elles parlent anglais ou non, qu’elles soient autochtones ou non, qu’elles y soient installées ou non. C’est effectivement comme cela que la plupart des Camerounais perçoivent l’«anglophone» au Cameroun. Même ceux qui disent qu’est « anglophone  » quiconque parle la langue anglaise ne citent que les ressortissants du Nord-ouest et du Sud-ouest lorsque, appelés à réfuter certaines revendications, ils en viennent à énumérer des postes occupés par des anglophones. Pourtant, tous les membres du gouvernement actuel s’expriment, sans difficultés, en anglais. Seraient-ils donc, tous, des anglophones? Pour souci de simplification, j’utiliserai le mot « francophone » pour désigner les Camerounais originaires de l’ancien État sous tutelle française.

 Éruptions

 L’on peut rester sourd à des appels, fermer les yeux devant l’évidence, se claustrer dans le déni, ou même penser comme le premier vice chancelier de l’université fédérale du Cameroun qui, répondant à cette question en 1964, eut cette phrase mémorable : « il n’y a pas de problème anglophone ; tous les anglophones apprennent très vite le français ». Mais c’est nous tous qui, très vite, pourrons être rattrapés par les réalités.

  »Ce n’est pas, non plus, un problème de vivre ensemble. N’est-ce pas cette région qui accueillit à bras ouverts des milliers de Camerounais fuyant l’indigénat et les travaux forcés? C’est elle aussi qui donna refuge à de nombreux upécistes traqués par les forces coloniales. Des milliers d’hommes et de femmes venus de pays africains y vivent et y prospèrent, en toute harmonie ».

Alors, quel est le problème ? Comment se pose-t-il ? Pourquoi ces éruptions récurrentes dans ces deux régions, parfois à partir de faits anodins, comme si le feu couvait sous la cendre, n’attendant que l’occasion d’éclater avec fureur ? Parce qu’il y a, manifestement, un problème anglophone au Cameroun. Ce n’est pas un problème entre anglophones et francophones : il n’y a jamais eu de conflit opposant les compatriotes des deux rives du Mungo, sur la base des différences linguistiques.

Ce n’est pas le rejet de ce qui vient du Cameroun francophone : aucune communauté du Nord-ouest ou du Sud-ouest ne s’est jamais opposée à la pratique, sur son territoire, des cultures et traditions Bassa, Beti, Bamiléké, Peuhl, Sawa… ou d’autres communautés de l’ex Cameroun Oriental.

Ce n’est pas, de la part de nos compatriotes de ces deux régions, une manie obsessionnelle et une volonté maladive d’exalter l’héritage colonial anglo-saxon, ou de s’y cramponner pour en exiger la prise en compte. Ce n’est pas, et c’est très important, une volonté de porter atteinte à l’unité nationale, si l’on excepte les manifestations extrémistes sur lesquelles je reviendrai, comme celles appelant à la sécession. A l’époque de l’État fédéral, le Cameroun n’était pas moins uni qu’aujourd’hui. Le sentiment national était même plus fort à cette époque, peut-être parce que nous venions de reconquérir notre liberté.

 Quel est-t-il donc, ce problème ? 6 facettes me viennent à l’esprit :

 1- La critique de l’Etat centralisé.

 2- Le transfert des centres de décision de Yaoundé, loin des populations et de leurs problèmes.

 3- Le non-respect des engagements relatifs à la prise en compte, de manière équitable, des cultures et traditions institutionnelles, juridiques, administratives…héritées des anciennes puissances administrantes.

 4- Le non-respect des promesses solennelles faites pendant la campagne référendaire.

5- Le changement du nom de l’Etat : remplacement de « la République Unie du Cameroun » par « la République du Cameroun ».

 6- Le non-respect du bilinguisme dans le secteur public, bien que la Constitution fasse du français et de l’anglais deux langues officielles d’égale valeur.

Je vais passer en revue, de manière cursive, ces différentes facettes.

 1) Critique de l’État centralisé

 Pour avoir été dépouillées des importantes compétences qu’exerçait, en toute autonomie, l’État du Cameroun occidental, nombre de compatriotes de cette partie du territoire ont développé un profond sentiment de nostalgie, de malaise, de frustration et d’inconfort. Ce sentiment s’est accentué au fil des années qui ont suivi l’avènement de l’État Unitaire. Ce n’est point la simple nostalgie d’une époque de rêve plus ou moins révolue. C’est la comparaison entre la qualité de la gouvernance publique pratiquée depuis 1972 et celle qui fut en honneur dans l’État fédéré du Cameroun occidental qui conduit, systématiquement, un grand nombre d’acteurs à pourfendre la première et à regretter la deuxième, dont plusieurs souhaitent le rétablissement. Ce sentiment est réel même chez ceux qui n’ont pas connu le self-government du Cameroun occidental en tant qu’État fédéré. On peut gloser à l’infini sur les conclusions de la Conférence de Foumban de juillet 1961. Il est juste de reconnaître qu’elle a accordé des pouvoirs très importants aux États fédérés, sur une liste de matières tout aussi importantes qu’ils étaient appelés à gérer en toute autonomie.

Les États fédérés disposaient de compétences larges et exclusives sur des matières importantes telles que l’Intérieur, l’Administration Pénitentiaire, la Décentralisation, le Développement rural et communautaire, l’Agriculture, l’Élevage, les pêches, les Travaux Publics, les Coopératives, l’Enseignement primaire et maternel, l’Energie et l’eau, les domaines et le Cadastre, la Gestion de ressources naturelles, les finances fédérées, etc. Chaque État fédéré disposait de sa fonction publique qu’elle gérait souverainement. Celle du Cameroun Occidental était gérée avec l’aide de la « Public Service Commission », sorte de Conseil supérieur de la fonction publique, chargée de veiller à l’objectivité des nominations et promotions ainsi qu’au respect des principes déontologiques dans la gestion des carrières.

La gestion de ressources naturelles par les futurs États fédérés était d’une sensibilité particulière en juillet 1961. Dans des entretiens séparés, J.N. Foncha, S.T. Muna et A.N. Jua m’ont affirmé qu’elle avait fait l’objet d’âpres discussions avec la délégation de la République du Cameroun à Foumban, puis en aparté avec le président Ahidjo. Ils ne voulaient pas que d’éventuels accords précédemment signés avec la France puissent s’appliquer à l’État fédéré du Cameroun occidental. Selon eux, c’est également dans la perspective du partage des revenus provenant de l’exploitation de certaines ressources naturelles (mines et hydrocarbures notamment) qu’ils ont exigé et obtenu que le chiffre de la population de chaque État fédéré soit clairement mentionné dans le texte de la  Constitution fédérale du 1er Septembre 1961.

 Le Cameroun a été considéré comme une curiosité sur le plan constitutionnel, avec un régime présidentiel fort et sans contrepoids au niveau fédéral, mais un régime parlementaire classique au niveau des États fédérés. Au Cameroun oriental, le parlementarisme classique n’a pas pu fonctionner malgré les dispositions de la Constitution de cet État, à cause de l’unification des partis politiques et du fait que le président Ahidjo a continué d’ exercer une influence quotidienne sur la gestion des affaires publiques dans cette partie du territoire qu’il dirigeait déjà comme président de la République avant la Réunification. On se rappelle la lettre de démission d’un ancien Premier Ministre du Cameroun Oriental, Vincent de Paul Ahanda, dans laquelle il laissait entendre que le président Ahidjo ne le laissait pas assumer ses responsabilités.

 Mais au Cameroun Occidental, la démocratie parlementaire s’exerçait pleinement, dans le respect de la Constitution de cet État. Les élections étaient organisées par une commission électorale indépendante créée par une loi fédérale de novembre 1961, la toute première dans un pays ayant le français en partage. Par sa composition, le mode de désignation de ses membres et ses règles de fonctionnement, elle était réellement indépendante de l’Exécutif et du Législatif. Son Président, Justice Asonganyi me l’a confirmé au cours d’un entretien à Bamenda.

 Le gouvernement devait être investi par le parlement avant qu’il n’entre en fonction et il était responsable devant celui-ci. Le parlement, composé de deux chambres –House of Assembly et House of Chiefs- était jaloux de ses prérogatives. Le président Ahidjo lui-même, malgré toute l’autorité qu’il avait, s’en est rendu compte à plusieurs reprises, notamment en 1966.

A la suite des élections législatives organisées cette année, le Kndp disposait du plus grand nombre de députés à la House of Assembly. Mais son Président, J.N. Foncha, jusque-là Vice-Président de la République Fédérale et Premier Ministre du Cameroun Occidental, ne pouvait plus cumuler ces deux fonctions, en vertu d’une loi récemment votée. Le président Ahidjo a décidé de le remplacer par l’honorable S.T. Muna qu’il estimait plus fédéraliste que le N°2, Augustine Ngom Jua. Mais le parlement lui a envoyé un message ferme selon lequel il refuserait l’investiture à un gouvernement dirigé par un parti minoritaire. Ahidjo fut contraint de nommer à ce poste l’honorable Augustine Ngom Jua vice- président du Kndp dont les penchants autonomistes l’irritaient.

 Des incidents n’ont d’ailleurs pas tardé. D’abord entre le Premier Ministre et l’Inspecteur Fédéral de l’Administration pour la région du Cameroun Occidental –on dirait aujourd’hui Gouverneur- qu’il considérait comme étant sur son territoire. Puis entre la Police, force fédérée placée sous l’autorité du Premier Ministre, et la Gendarmerie nationale, force fédérale, qui faillirent en venir à une confrontation armée ! Des acteurs et témoins de ces incidents sont encore vivants.

 Frustrations

 Le fait que tout cela ait été supprimé sans être remplacé, sur le plan managérial, par quelque chose de meilleur ni même d’aussi bon, a généré les frustrations et les revendications dont nous vivons encore les effets aujourd’hui. Les nominations dans la haute administration et le secteur parapublic, par exemple, ne répondaient plus à une rationalité lisible, et les anglophones se sont sentis marginalisés. Alors que, jusque-là, tout se faisait sur place au Cameroun Occidental, il fallait désormais se rendre à Yaoundé pour « suivre les dossiers ». Nos compatriotes de cette partie du territoire national venaient avec la conviction que les fonctionnaires- civil servants- étaient effectivement au service des usagers. Ils étaient ahuris dès l’accueil qui leur était réservé par les agents publics qui, malgré le caractère bilingue de l’État, les obligeaient de baragouiner un franglais à peine intelligible, souvent au milieu des rires et des quolibets.

 2) Le transfert des centres de décision à Yaoundé.

 Les centres de décision, jadis proches des populations et de leurs problèmes, ont tous été transférés loin de ceux-ci pour être concentrés à Yaoundé. Conséquences : une hyper centralisation, d’exaspérantes lenteurs, de multiples inefficacités dans la gestion publique, l’absence de redevabilité des dirigeants vis-à-vis des populations qu’ils ont mission de servir. Deux exemples suffiront pour l’illustrer.

Le gouvernement a décidé de centraliser au Parc National de Matériel de Génie Civil (PNMGC) à Yaoundé tout le matériel de génie civil jusque-là détenu par les subdivisions des travaux publics, dans les chefs- lieux des régions et certains chefs-lieux des départements. Tous les engins en bon état de l’ancien Public Works Department (PWD) du Cameroun Occidental furent ainsi transférés à Yaoundé, pour être désormais mis en location par le PNMGC. Or, les agents du PWD, qui maîtrisaient le rythme des saisons, commençaient l’entretien routier deux ou trois pluies avant l’arrivée de la saison sèche, pour consolider la chaussée. Ils ont donc voulu faire la même chose, l’année qui a suivi cette centralisation. Lorsqu’ils ont demandé à louer des engins au PNMGC, y compris ceux qui leur appartenaient en toute propriété quelques mois plus tôt, ils se sont entendu répondre que les engins étaient sur d’autres chantiers ; que les porte chars étaient en panne ; que le « carton » confirmant l’engagement de leurs dépenses n’était pas encore sorti du Ministère des finances ; ou d’autres raisons encore.

 Devant l’Etat déplorable du réseau routier qui empirait, les populations ont menacé de se révolter bruyamment. Il a fallu remonter jusqu’au président de la République, après avoir frappé à toutes les portes sans succès, pour qu’un début de solution soit trouvé à ce problème qui devenait explosif. Centralisation, quand tu nous tiens !

Deuxième exemple : le transfert à la Société Nationale des Eaux du Cameroun (SNEC), de la gestion des adductions d’eau jusque-là assurée par certaines communes. Cette décision du gouvernement n’a même pas été expliquée aux populations. Or, les adductions d’eau avaient été réalisées sur leurs fonds propres par les communes et les communautés villageoises, avec ou sans l’appui de certains partenaires extérieurs. Venue pour en assurer la gestion et sans y avoir investi le moindre franc, la SNEC a pris, comme une de ses premières décisions, de réduire le nombre de bornes fontaines.

 Dans la ville de Kumbo, la révolte a failli se transformer en émeutes. Le maire UNC de la ville eut beau expliquer que les canalisations avaient été financées par les populations bénéficiaires elles-mêmes, que celles-ci payaient régulièrement leurs quittances à la commune, qu’il était dangereux pour la santé des populations de les priver d’eau potable,…rien n’y fit. Un mot d’ordre se répandit alors comme une trainée de poudre : « Beware of the snake! It has come to bite and kill ». Jeu de mots ironique à partir du mot SNEC. Ces populations en colère furent accusées de « rébellion contre l’autorité établie ». Il a fallu remonter jusqu’au niveau du gouvernement pour qu’une solution soit trouvée à un problème de bornes fontaines dans des communautés de l’arrière-pays. Centralisation, quand tu nous tiens !

 Des cas de cette nature et d’autres sujets de mécontentement se sont multipliés. Il ne s’agissait pas, bien évidemment, d’une volonté malicieuse du Pouvoir central, mais plutôt d’une opposition entre deux cultures administratives : l’une, aux réflexes instinctivement centralisateurs, et l’autre, fonctionnant par nature sur le principe de la responsabilisation à différents échelons hiérarchiques des organisations.

 Il est intéressant de remarquer que les populations francophones, qui subissaient les mêmes effets de cette hyper centralisation, n’ont pas eu les mêmes réactions. Encore un problème culturel. En effet, et nos frères anglophones pourraient le comprendre sans difficulté, les francophones posent de nombreux actes sans même se rendre compte qu’ils indisposent, et pas du tout par méchanceté. Je prends l’exemple des noms de nos circonscriptions administratives.

 Lors de la création des régions en 1962, les circonscriptions administratives jadis connues sous les noms de « région Bamiléké » et « région Bamoun » ont été regroupées pour constituer la région administrative de l’Ouest. A juste titre, parce que c’était l’Ouest du Cameroun Oriental. Mais l’ouest du territoire de l’État fédéral, c’était le Cameroun occidental, appelé à juste titre là aussi, « West Cameroon ». Lors de la transformation des régions en provinces en 1972, celle de l’Ouest est devenue la province de l’Ouest, alors que le Cameroun oriental venait de disparaitre ! Notre pays est ainsi le seul au monde où le Nord-ouest et le Sud-ouest sont contigus ! Alors que, comme nos instituteurs nous l’ont appris, entre le Nord-ouest et le Sud-ouest, s’étend l’Ouest.

 Pour mieux faire comprendre ce que ressentent nos frères anglophones, inversons la situation.

 Le 1er janvier 1960, le Southern Cameroon devient indépendant. Il négocie les conditions de la réunification avec le Cameroun francophone. Cette réunification est réalisée le 1er octobre 1961. Lors des négociations, le Cameroun francophone obtient la garantie que la forme fédérale de l’Etat serait à jamais intangible. Un article de la Constitution fédérale du 1er septembre 1961 consacre cette garantie. Il est tout de même mis fin à l’Etat fédéral le 20 mai 1972, et un Etat unitaire est institué. De Kribi à Ndikiniméki, de Batouri à Tibati, de Poli à Kousséri…. les populations sont désormais obligées de se rendre à Buéa pour suivre leurs dossiers. Il leur est exigé de s’exprimer en anglais. Devant des agents publics hautains et goguenards, prompts à les tourner en dérision, même ceux qui n’ont jamais appris l’anglais se voient obligés de baragouiner un camfranglais difficilement intelligible…Qui pourrait, honnêtement, soutenir que les francophones se seraient satisfaits d’une telle situation, au point de s’y complaire et de se taire ?

 3) Le non-respect des promesses solennelles faites pendant la campagne référendaire.

Les promesses faites pendant la campagne pour le « Oui » au référendum et qui avaient déterminé un grand nombre d’électeurs à voter dans ce sens le 20 mai 1972, ont à peine été respectées. C’est notamment le cas pour l’accélération du développement qui, dans ces deux régions, devait résulter des économies réalisées grâce à la suppression des institutions et organismes des États fédérés. Les mandataires du gouvernement fédéral et du parti de l’UNC avaient effectivement promis le bitumage des routes, la construction de barrages, l’urbanisation des villes, le développement des zones frontalières, etc. J’ai personnellement assisté à certains de ces discours, ayant fait partie de l’équipe du Secrétaire Politique de l’UNC et Ministre de l’Administration Territoriale Fédérale (je servais alors comme directeur de l’organisation du territoire dans ce ministère).

 4) Le non-respect des engagements relatifs à la prise en compte, de manière équitable, des cultures et traditions institutionnelles, juridiques, administratives…héritées de la colonisation.

Qu’on le veuille ou non, la colonisation britannique, tout comme la colonisation française, a produit une culture et des traditions institutionnelles, politiques, administratives, managériales et autres. Elle a aussi façonné des manières de raisonner et de vivre. Il était donc nécessaire de prendre en compte, de manière équitable, malgré la fin de l’Etat fédéral, ce double héritage des systèmes anglo-saxon et français. L’État du Cameroun s’y était engagé.

Ainsi, au lendemain de l’institution de l’État unitaire, le discours politique mit un accent appuyé sur le caractère bilingue et pluriculturel de l’Etat. Il était affirmé, de manière emphatique, que la prise en compte des éléments positifs de notre double héritage colonial viendrait enrichir les valeurs positives de nos traditions multiséculaires, sève vivifiante de notre marche vers le progrès. Le Conseil National de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, ainsi que le Conseil National des Affaires Culturelles, organisés en

 1974, contribuèrent à définir le profil de ce nouveau Camerounais

 C’était aussi un des engagements forts pris par le Président AHIDJO auprès de S.T. MUNA et de J.N. FONCHA, lorsqu’il les a consultés sur l’institution immédiate d’un État unitaire avant de prononcer son discours du 06 mai 1972. Ces deux anciens Vice-Présidents de la République me l’ont affirmé, au cours d’entretiens dans leurs résidences. Aux yeux de certaines populations du Nord-ouest et du Sud-ouest, cet engagement n’a pas été respecté

Les compatriotes francophones reprochent souvent à leurs frères anglophones leur penchant à se référer, de manière quasi obsessionnelle, à l’héritage colonial anglo-saxon, comme si c’est l’héritage colonial qui devait structurer les relations entre des communautés depuis longtemps unies par de liens multiples, avant même le début de la colonisation. Dans le même temps, ils recourent avec délectation à « leur » héritage colonial français. Notre Constitution, nos institutions, notre organisation administrative, notre système de décentralisation, notre régime financier, l’écrasante majorité de nos textes législatifs et réglementaires… sont issus de l’héritage colonial français. Parfois même, nous nous livrons à de simples transpositions, certaines pouvant aller jusqu’à la photocopie, comme lors de la mise en place de l’Observatoire National des Elections (ONEL).

 Pourtant, nous aurions pu -et nous pouvons toujours- capitaliser cet héritage multiculturel, pour donner à notre pays des normes plus appropriées et de meilleure qualité. Notre Code de Procédure Pénale n’est-il pas là pour en donner une preuve éloquente ?

 Ce penchant pour le mimétisme institutionnel a poussé des mouvements contestataires comme le « Cameroon Action Movement » à affirmer que le Cameroun francophone poursuivait, par procuration, la colonisation française au Cameroun occidental. Surgi en 1979, et probablement basé à l’étranger, ce mouvement a fait circuler de nombreux tracts au Cameroun, la plupart postés du Canada et des États unis. Ces tracts dénonçaient pêle-mêle, la marginalisation des anglophones, traités comme des citoyens de seconde zone ; la francisation du Cameroun, au mépris de l’égalité des deux héritages coloniaux ; la transformation de l’Assemblée Nationale en simple chambre d’enregistrement, contrairement à ce qui se passait au Cameroun occidental ; une centralisation excessive ; la multiplicité et la complexité des procédures ; l’abandon des priorités de développement qui étaient celles du Cameroun occidental avant l’unification, avec comme conséquence, le ralentissement du développement dans cette partie du territoire ; etc.

 Conscient de l’impact de ces messages dont les supports s’accumulaient, le Président AHIDJO dépêcha à Bamenda et à Buéa de fortes délégations composées de membres du gouvernement, du bureau politique et du comité central de l’UNC. Leur mission était de restituer les faits dans leur vérité, de donner des explications aux populations, de mettre celles-ci en garde contre la nocivité de tels messages, et de faire baisser la tension. Puis il mit en place un comité ad hoc de haut niveau, pour mener une réflexion sur le problème anglophone.

 Seuls trois des membres de ce comité sont encore en vie, par la grâce de Dieu: S.E.M. Paul Biya, alors Premier Ministre ; Mme Dorothy Limunga Njeuma, alors Vice-Ministre de l’Education Nationale ; moi-même, alors Gouverneur de la Province du Nord-ouest. Tous les autres nous ont déjà précédés. Je citerai de mémoire : Solomon Tandeng Muna, Président de l’Assemblée Nationale, Président du Comité ; les Ministres d’Etat/Ministres Samuel Eboua ; Sadou Daoudou ; Victor Ayissi Mvodo ; Emmanuel Egbé Tabi ; Namata Elangwé ; Christian Songwe Bongwa ; Joseph Chongwain Awunti ; le député et Secrétaire Administratif de l’UNC, Thomas Ebongalamé ; le Secrétaire Permanent à la Défense Nationale, Samuel Kamé ; le Directeur Général de la DIRDOC, Jean Fochivé ; le gouverneur du Sud-ouest ; Fon Fosi Yakum Ntaw….

 Je fus désigné rapporteur de ce Comité. Le secret professionnel m’interdit de divulguer ici les constats, conclusions et recommandations contenus dans notre rapport. Toutefois, par respect pour la vérité historique, je dois signaler qu’aucun des membres de ce comité n’émit le moindre doute sur l’existence d’un problème anglophone au Cameroun.
Les travaux durèrent toute une semaine. Après lecture de notre rapport, le Président de la République décida de recevoir, individuellement, chacun des membres de ce comité. Je me rappelle qu’à cette occasion, il me donna longuement son point de vue sur les différents contours de cette question, avant de solliciter de ma part des propositions concrètes sur les aspects spécifiques à ma province.

 Reconnu à l’époque comme réel par les plus hautes autorités de l’État, le problème anglophone aurait-il disparu, comme par enchantement ? Certainement pas. D’autant moins que certains faits sont venus s’ajouter à une situation déjà complexe.

 5) Le changement du nom de l’État : remplacement de « la République Unie du Cameroun » par « la République du Cameroun »

 A son accession à l’indépendance, l’ancien État sous tutelle française avait pris le nom de « République du Cameroun ». C’est avec la République du Cameroun que le Southern Cameroon a négocié les conditions de la réunification. A l’avènement de celle-ci, la République du Cameroun est devenue l’Etat Fédéré du Cameroun Oriental, et le Southern Cameroon, l’Etat Fédéré du Cameroun Occidental, au sein de la République Fédérale.

Le Changement de nom de l’État en 1984- abandon de la République Unie du Cameroun et retour à la République du Cameroun- a été perçu dans de nombreux milieux comme une simple phagocytose de l’ancien Cameroun Occidental par l’ancien Cameroun Oriental. Les plus pessimistes y ont vu une volonté manifeste de faire disparaître, même sur le plan des symboles, la contribution de l’ancien Cameroun Occidental à la Réunification et à la construction d’une nation plus grande.

 Ce changement de nom a aussi fait resurgir, chez de très nombreux compatriotes du Nord-ouest et du Sud-ouest, le sentiment de constituer une « entité distincte». Celle dont les populations, souverainement, avaient choisi de retrouver des frères et sœurs d’une autre « entité » dont elles avaient été séparés, afin que les deux vivent en harmonie et dans l’égalité. Pour les extrémistes, il fallait donc, non seulement résister à « cette phagocytose », mais aussi pérenniser cette « entité » à travers un nom qui rappellerait l’histoire de cette partie du territoire national. Le nom « Ambazonia » paraissait répondre à ce souci.

 D’où vient ce nom ? Avant que des explorateurs portugais n’atteignent le Wouri et ne lui donnent le nom de « Rio dos Cameroes », ils avaient accosté dans la baie de Limbé. Le saint du jour était Saint Ambroise, dans le calendrier Julien (nous sommes en 1492). Ils donnèrent donc à cette baie le nom d’ « Ambass Bahia », la Baie Ambroise. Sous l’influence de l’anglais, ce nom devint « Ambass Bay ». C’est l’origine de la danse dont l’orthographe a été francisée pour devenir « ambass-bé » ou « ambassibé » ou autre chose encore. Mais le nom d’Ambazonia ne fit pas l’unanimité. D’où le retour à celui de « Southern Cameroon ».

 Par souci de vérité, il convient de préciser que les inspirateurs de ce changement de nom étaient de bonne foi : j’en ai discuté avec certains d’entre eux. Brillants universitaires fraichement intégrés dans les cercles stratégiques de décision au sommet de l’État, ils étaient encore peu informés de certaines réalités du Cameroun profond, et seulement en train de développer le réflexe de les convoquer lors de la préparation des décisions des autorités publiques , afin d’en garantir une saine réception par les différents segments du corps social. A aucun moment, il ne leur était venu à l’esprit de mettre mal à l’aise une partie de leurs compatriotes. Leur raisonnement était plutôt le suivant.

 L’unité nationale avait été le crédo des Pouvoirs Publics sous l’État fédéral et la République Unie. L’élection du Président Biya à la fin du mois de décembre 1983 a marqué l’entrée du, Cameroun dans l’ère du Renouveau National. Le Renouveau national postulant qu’il fallait passer de l’unité nationale à sa phase supérieure, l’intégration nationale, ce passage constituait une véritable mutation, qui devait être reflétée à travers le nom même de l’État. La République Unie du Cameroun devrait donc « devenir » la République du Cameroun.

 Le projet de loi déposé sur le bureau de l’Assemblée Nationale était ainsi rédigé : « A compter de la date de promulgation de la présente loi, la République Unie du Cameroun devient la République du Cameroun ». C’est un amendement parlementaire qui a abouti à la formulation actuelle : «…la République Unie du Cameroun prend la dénomination de République du Cameroun » ; formulation du reste incorrecte, sur le plan légistique. Les inspirateurs de ce projet ne s’étaient pas rendu compte de ce qu’au lieu d’une mutation, il s’agissait plutôt d’un retour au nom de l’État du Cameroun sous tutelle française à son accession à l’indépendance, un quart de siècle auparavant.

 Le dépôt de ce projet de loi mit en émoi de nombreuses personnes dans les provinces du Nord-ouest et du Sud-ouest. A Buéa où je servais alors, j’ai personnellement été interpellé par des dizaines de personnes, y compris des responsables de l’UNC, qui demandaient le sens, l’opportunité et la justification de ce retour à la situation d’avant la Réunification. A Yaoundé, les ministres originaires des deux provinces anglophones étaient tous contrariés. Plusieurs sont en vie et peuvent en témoigner. Certains députés originaires du Nord-ouest et du Sud-ouest ont même préconisé une fronde ouverte, et recommandé un vote négatif. Ils se retrouvèrent tous autour du Président de l’Assemblée Nationale, le Très Honorable S.T. Muna. Après des échanges longs et animés, ils se rallièrent à la position du Président de l’Assemblée et d’autres députés modérés qui trouvaient inopportun de soulever un vent de fronde, en raison des circonstances du moment. Leur argument était à la fois logique et patriotique. Constatant que le conflit entre l’ancien Président de la République et son successeur avait atteint des proportions préoccupantes, ils estimaient qu’un vent de fronde dans les provinces anglophones, à ce moment précis, fragiliserait sans nul doute le nouveau Président, et donnerait des arguments à ceux qui s’opposaient à lui.

 6 Avril 1984

 Ils renoncèrent à la fronde, mais chargèrent le Président de l’Assemblée Nationale d’attirer l’attention du Président de la République sur l’état d’esprit des populations dans leurs circonscriptions électorales, et de lui demandé de trouver, avec la sagesse de père de la Nation, une solution satisfaisante pour tous. Les préoccupations relatives à cette loi ne s’estompèrent qu’à cause de la survenance, dans cette période troublée, d’événements graves : la condamnation à mort de l’ancien président de la république, et la mutinerie de la Garde Républicaine le 06 avril 1984. Tout le monde comprit qu’en des temps pareils, le peuple tout entier devait faire front derrière ses dirigeants.

6) Le non-respect du bilinguisme dans le secteur public, bien que la Constitution fasse du français et de l’anglais deux langues officielles d’égale valeur.

 Des six facettes du problème anglophone rappelées ci-dessus, laquelle serait insusceptible de solutions ? Aucune ! Absolument aucune. Alors que faire ?

 L’Histoire a lancé aux Camerounais un défi sublime : celui de bâtir, à partir du parcours singulier de leur pays, un Etat uni, capable de constituer un modèle d’intégration des divers héritages coloniaux et de ses valeurs traditionnelles multiséculaires. S’il y réussit, il peut servir de modèle, voire de référence pour tous les pays anglophones, francophones, hispanophones et lusophones d’Afrique. Il pourrait ainsi constituer l’épitomé de l’Unité Africaine. Ce défi peut être relevé. Il doit l’être. Cela ne peut, toutefois, se faire qu’avec humilité, dans le dialogue, la concertation et l’entente cordiale. Ni la puissance du nombre, ni la force militaire ne peuvent y parvenir. En effet, c’est bien connu, « les opinions sont comme des clous : plus on frappe dessus, plus on les enfonce ».

 Pas d’erreur !

 Ne commettons surtout pas l’erreur de prendre de haut ce problème. Nous risquerions d’avoir des réveils amers ; ou alors, ce sont nos enfants et petits-enfants qui en auront. Quand j’ai lu le mot Boko Haram pour la première fois dans un journal, je me trouvais à l’étranger. J’ai alors demandé à un collègue consultant nigérian des informations sur ce groupe. Avec un sourire narquois, il m’a répondu : « tu sais, ce n’est qu’un insignifiant groupuscule de fanatiques illuminés ». Devant les milliers de morts, les centaines de milliers de réfugiés et déplacés, les centaines de milliards de francs utilisés pour combattre cette nébuleuse, ou les souffrances sans nom qu’elle continue d’infliger, personne ne pourrait tenir un tel langage aujourd’hui. Que s’est-il passé ? Boko Haram a trouvé des appuis à l’extérieur. N’attendons pas que des compatriotes mal à l’aise et qui crient leur mal être, en viennent un jour, par désespoir, à rechercher des appuis à l’extérieur.

Nous discutons bien avec des criminels, pour libérer des otages ! Discutons avec tous les compatriotes qui en ressentent le besoin, pour libérer le Cameroun des menaces à la paix, à sa stabilité et à sa sécurité.

 Dans les années 1960 en France, État unitaire et millénaire, le Front de Libération de la Bretagne (FLB) dénonçait ce qu’il appelait le « colonialisme français en Bretagne ». Stagiaire dans une préfecture dans l’ouest de la France, j’ai vu certains de ses militants brandir le drapeau du FLB à la place du drapeau français. Aujourd’hui, seuls les historiens parlent encore du FLB. Ce n’est pas le résultat d’une guerre ; ni d’un embastillement de tous les protagonistes du FLB. C’est la conséquence d’une offre politique, le résultat d’un dialogue républicain.

 Il y a quelques années, je discutais avec le Dr. Ngwang Gumne, un des principaux leaders du courant sécessionniste, avec qui nous avions servi à Bamenda. Par hasard, nous nous étions retrouvés en Suède, tout heureux de nous revoir. A l’issue de plus de deux heures de discussions, il eut cette phrase : « mon frère, comme personne ne veut nous écouter, tout le monde finira par nous entendre ». Je lui ai fait remarquer qu’il m’appelait toujours son frère, alors que, pendant toutes nos discussions, j’argumentais contre la sécession. Avec un sourire, il me dit : « C’est vous à Yaoundé qui ne voulez pas nous écouter ».

 Écoutons tous les enfants de la patrie. Sans préjugés, comme l’a demandé le Président de la République dans son message à la Nation le 31 décembre 2016. Offrons à tous nos compatriotes des cadres de discussion et de concertation, pour aborder nos problèmes sans parti pris, et les résoudre avec sincérité, dans la vérité.

Ce qui est en cours avec les avocats et les enseignants va dans la bonne direction. Mais ne nous limitons pas au traitement de ce qui ne constitue que des manifestations, voire de simples symptômes. Abordons, dans toute sa complexité et toute sa profondeur, le problème anglophone. Avec courage et détermination, apportons-y des solutions satisfaisantes et convaincantes. Tous les citoyens de notre pays en bénéficieront. Pour la paix dans la justice. Pour le bien de la nation. Pour le salut de la patrie.

 Par David Abouèm à Tchoyi

Consultant
Ancien gouverneur du Sud-Ouest, puis du Nord-Oues t;

Ancien Minesup ;

Ancien Sg/Pr.

 Source : Cameroon-Info.Net

14 janvier, 2017 à 18:43 | Commentaires (0) | Permalien


GÉOPOLITIQUE – LE CAMEROUN, PAYS AFRICAIN ET LA RÉVENDICATION FÉDÉRALISTE COMME MODE DE GOUVERNANCE DANS LE PRÉ-CARRÉ FRANÇAIS AVEC LE FRANC CFA EST-CE POSSIBLE EN CE MOMENT LE COMBAT ?

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/Stratège

Les cerveaux d’Afrique dans un mouvement mondial dénommé « NON AU FRANC CFA » attaque la France et lève le voile. Le problème global du développement des États francophones sous la coupe du pré-carré français ne réside-t-il pas dans la monnaie et en moindre mal dans la gouvernance des dirigeants ?

Le problème du Cameroun des Duala Manga Bell, Um Nyobè, Moumié, Ouandié,…Ndeh Tumasa n’a jamais été le problème de la gouvernance fédérale du pays, mais était la souveraineté politique d’un pays UN et INDIVISIBLE avec une économique fondée dans l’élévation du standard de vie du peuple camerounais en dehors du franc CFA et cela, par la lutte armée contre le banditisme d’un prédateur toujours présent et ses alliés qui pillent les richesses du Cameroun en co-action de complicité intérieure d’une élite nationale qui se sucre en royaltie et retro-commission  en laissant le peuple dans la pauvreté.

Jaures SogbossiLecture de Jaurès SOGBOSSI, industriel africain, analyste économiste et porte-parole du mouvement africain dénommé « NON AU FRANC CFA » qui soutient mordicus :

 » Certains indexent la mauvaise gouvernance comme élément retenant aussi l’Afrique francophone dans le sous-développement. Mais, rassurez-vous, supprimons le Franc CFA, et vous verrez la bonne gouvernance suivra tout naturellement. « 
 
« Pour se mettre à l’abri d’une asphyxie financière, certains d’entre les chefs d’État ne peuvent pas hausser le ton même si ça les tente. N’empêche, notons que le Président Tchadien Idriss Deby s’est fait assez clair sur son opposition au Franc CFA. Les Présidents Togolais et Béninois eux aussi ont à diverses occasions montrées leurs sentiments mitigés face au CFA. »
Interviews Afrik Reports Média :
Aujourd’hui en Afrique la question du franc CFA est bien plus épineuse que les questions de gouvernance. Et dans un sens ou dans l’autre, il s’agit d’un sujet qui fâche tout en divisant les leaders africains. Dans la foulée plusieurs économistes et grandes voix de l’Afrique francophone se sont levés et ont mené des actions pour faire tomber le franc CFA qu’ils jugent dangereux pour les pays. Rassemblés dans un mouvement dénommé NON AU FRANC CFA, certains d’entre eux se montrent bien plus catégoriques.
Question : Votre mouvement lutte férocement contre le franc CFA. Que reprochez-vous réellement à la monnaie ?
Réponse : Je vous remercie pour l’occasion à nous offerte pour expliquer les motifs de notre action. Je parlerai un langage moins technique un peu terre à terre pour que les gens qui n’ont pas tous de gros diplômes d’économistes puissent comprendre. La monnaie doit être au service de la croissance et du développement. Pour cela, il faut des crédits. Or le ratio crédit à l’économie sur PIB dans les pays de la zone franc est de 23 % quand il est de plus de 100 % dans la zone euro.
« Nous reprochons au Franc CFA » d’enrichir la France et d’appauvrir l’Afrique et les Africains. Quand le Président Jacques Chirac reconnait que l’argent qui se trouve dans le portefeuille des Français provient de l’Afrique, c’est par le CFA et son fonctionnement que l’argent de l’Afrique quitte l’Afrique pour se retrouver dans les portefeuilles des Français qui sont capable de fonctionner avec un SMIG de 1466 Euro à la date du 1er Janvier 2016 alors que dans les Pays Africains de la Zone CFA pratiquent des salaires minimums de 40 mille francs CFA soit environ 61 Euro.
Notons que la France pratique 35 heures de travail par semaine alors que nous faisons 40 heures par semaine en Afrique Francophone. Et autant la France que nous les pays Africains, nous avons comme fournisseur commun la Chine pour plusieurs produits au même prix! Donc nous nous approvisionnons sur le même marché chinois mais avec des pouvoirs d’achat aussi disparates. Comment allons-nous vivre décemment, avoir des emplois décents, se soigner décemment, penser aller en voyage, en croisières, et en vacances apaisées par exemple? Comment avoir des retraites heureuses ?
« Nous reprochons au Franc CFA » le fait qu’il soit fabriqué en France et que si jamais un Président Africain veut suivre une voie qui ne plait pas à la France, la France peut décider d’asphyxier économiquement le pays en question en n’envoyant plus les valises de CFA tout simplement. Le pays Africain en question ne pourra même plus payer les salaires !
« Nous reprochons au Franc CFA » le fait qu’il soit fabriqué en France et que cela empêche nos États de s’endetter vis-à-vis d’eux mêmes en créant de la monnaie a partir de rien afin de faire travailler leurs populations soit dans l’agriculture, soit dans l’industrie, soit dans la construction des infrastructures, de créer de la richesse a exporter et faire rentrer des devises. (Ce point explique les taux de chômage très élevés chez nous)
« Nous reprochons au Franc CFA » son fonctionnement à travers les comptes d’opération ! Peu d’Africains savent que quand la France vient « acheter » pour ne pas dire voler l’uranium du Niger, ou le pétrole du Gabon, la France ne paie pas cash! La France dit créditer les comptes d’opération ouverts pour le Niger ou le Gabon en France. Pour caricaturer, c’est comme si tu quittes ta maison en laissant ton argent chez toi et tu viens acheter quelque chose chez moi. Mais au lieu de me payer, tu vas déplacer l’argent d’une caisse à une autre caisse, toutes deux laissées dans ta maison! Encore qu’aujourd’hui, toutes ces caisses sont informatisées. Donc, la France vient les mains vides prendre nos ressources pour ensuite retourner en France modifier sur un ordinateur un simple fichier Excel.
« Nous reprochons au Franc CFA » l’obligation qu’elle nous fait de déposer 50% de nos recettes externes sur le trésor Français en échange d’une stabilité monétaire qui ne se ressent même pas sur nos vies et parait plus comme un argument d’arnaqueurs envers sa victime.
Question : Le CFA serait-il la source de tous les maux de l’Afrique francophone ?
Réponse : C’est à cause du franc CFA que nous n’avons pas d’industries en Afrique francophone, que nous n’avons pas de centrales électriques suffisantes pour couvrir nos besoins énergétiques. C’est à cause du franc CFA que nos systèmes d’éducation sont trop problématiques avec des grèves a répétition dans les corps médicaux, que nos hôpitaux sont sous équipées, que nos routes sont de petites dimensions créant des accidents et des morts tout le temps… bref, en grande partie c’est à cause du CFA que nous sommes dans la pauvreté.
Je vous détaille le processus à travers la caricature suivante : Supposons qu’une industrie de vitres en verre, fait à partir du sable coute 50 millions de Dollars US. Pour avoir cette industrie en Afrique francophone, il faut que le pays vende ses ressources minières ou autre à hauteur de 130 millions de dollars US, dépose 50% sur les comptes du trésor français, il lui reste donc 65millions. Ensuite, paie la France pour l’impression, le transport et la logistique des billets CFA à hauteur de 15milions $. C’est à ce prix que le pays aura les 50 millions de dollars pour venir installer l’industrie de vitre dans son pays.
Comme le pays devra commercialiser ses vitres sur le même marché concurrentiel que les autres pays du monde dont la France elle-même et la Chine, qui eux n’ont dépensé que 50 millions $ pour avoir la même industrie pour laquelle nous autres avons dépensé 130 millions $, il nous est carrément impossible de rentabiliser notre investissement car nous sommes obligé de pratiquer des tarifs de vente supérieurs à ces concurrents. En plus, à la vente, la France se pointera encore pour récupérer 50% de nos recettes! Conséquences logiques: 5 à 10 ans au plus après leur démarrage, toutes nos initiatives industrielles se transforment en ÉLÉPHANT BLANC.
Nous continuons alors d’importer massivement nos biens de consommation, créant des emplois à l’étranger mais maintenant nos jeunes dans le chômage et la précarité. C’est la même chose pour les routes, les hôpitaux, les universités, les centrales électriques, etc…A chacune de nos infrastructures, le coût équivalent à sa construction fut déposé sur le trésor français d’abord. Au finish, nous les pauvres du monde, les choses nous reviennent deux fois plus chères qu’aux autres qui pourtant sont les plus riches du monde.
Certains indexent la mauvaise gouvernance comme élément retenant aussi l’Afrique francophone dans le sous-développement. Mais, rassurez-vous, supprimons le Franc CFA, et vous verrez la bonne gouvernance suivra tout naturellement.
Question : Que proposez-vous pour rapidement relancer les économies en Afrique francophone ?
Réponse : Nous proposons purement et simplement la fin de l’utilisation du CFA, la création d’une nouvelle monnaie communautaire qui fonctionnera sans la France. Il va falloir que les Français actuellement présents dans les conseils d’administration de la BCEAO, la BEAC et la BCC quittent les dits conseils d’administration. Aussi, nous espérons rapatrier en Afrique toutes ces devises autrefois laissé sur le trésor français. Ce rapatriement fera une bouffée d’air pour la réduction de la pauvreté et l’élévation du niveau de vie de nos populations. Nous créerons assez d’emplois décents bien payés pour rehausser nos salaires minimums d’au moins 500% à 2000%.
Source :AfrikReports Média.
 Youssouf Bamen Calixte,
Consultant politique de terrain/Stratège
CEO- Cabinet BIT & Co
 
12 janvier, 2017 à 15:27 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN : LECTURE GÉOPOLITIQUE DU DISCOURS HISTORIQUE DU 31 DÉCEMBRE 2016 À LA LUMIÈRE DE LA NOUVELLE ÈRE DE COOPÉRATION FRANCO-AFRICAINE.

 photo115.youssoufPar Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/Stratège

Photo discours paul Biya 31.12.2015Les yeux dans les yeux, solennellement, le peuple entend de la bouche de Paul Biya, dans son adresse au peuple du Cameroun le 31 décembre 2016, la phraséologie historique suivante :

1/- « Je voudrais donc, avant toute autre chose, vous dire solennellement, ce soir, que le Cameroun est un pays plus que jamais debout. Un pays UN et INDIVISIBLE, fier de sa diversité culturelle et jaloux de sa liberté. Un pays riche de ses hommes talentueux et entreprenants. Un pays doté de ressources importantes. Un pays regardant l’avenir avec confiance et détermination, décidé à relever les défis pour garantir le progrès social et la prospérité de tous. »

2/-  «  »Mais, ne l’oublions jamais, nous marchons sur les pas des pères fondateurs de notre pays, de nos héros nationaux, qui ont versé leur sang pour léguer à la postérité une nation unie dans sa diversité. L’unité du Cameroun est donc un héritage précieux avec lequel nul n’a le droit de prendre des libertés. » ». 

photo des nationaliste camerounaisL’Héritage nationale des pères fondateurs,  de nos héros que sont les ancêtres Duala Manga Bell, Um Nyobè, Moumié, Ouandié, Ossendé Afana, et les compagnons de lutte qui ont versé leur sang dans la libération du braquage géopolitique et économique du Cameroun par les prédateurs, est leur rêve de la DIGNITÉ Humaine d’un peuple vivant DÉBOUT sur un territoire UN et INDIVISIBLE. Le testament qu’ils nous ont légué pour des générations en générations.

Drapeau du camerounDÉBOUT le Cameroun, entendu le 31/12/2016 de la bouche du patriarche Bantou au pouvoir depuis plus de 3 décennies, se résume aujourd’hui dans la victoire de la révision de la convention spécial de défense signé par le Cameroun le 21 février 1974 à Paris sous Ahmadou Ahidjo avec la France, Tutelle du passé, rénové à Yaoundé le 21 mai 2009 sous Paul Biya pour 5 ans renouvelable avec option de dénonciation vice-versa de chaque partenaire à la suite  du discours politique de Nicolas Sarkozy, prononcé au Cap devant le parlement Sud-africain le 28 février 2008, souhaitant ouvrir une nouvelle ère de coopération franco-africaine dans le domaine de la défense.

De ce discours politique du président français en terre Sud-africaine, voilà où le sage Dirigeant Bantou de Yaoundé,  saisi au bond l’appelle de balle de son homologue français et bondit à la hauteur du Mont Cameroun pour le prendre au mot dans sa vision de la nouvelle ère de coopération franco-africaine dans le domaine de la défense pour obtenir  la révision de l’accord de défense avec la France signé à Yaoundé le 21 mai 2009 pour la partie camerounaise par Remy Ze Meka, Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense. Et la partie française par Jean-Marie Bockel, Secrétaire d’État chargé de Coopération et la Francophonie qui est chassé un mois après la signature de Yaoundé par Sarkozy de son gouvernement.

Convention de partenariat de défense entre la France et le Cameroun, qui à tout moment, les parties peuvent amender le texte par écrit et qui a valu après signature, la boude de Nicolas Sarkozy pendant son mandat vers la destination Cameroun, ne confirme-t-elle pas que, la Tutelle d’hier n’a plus la main mise de contrôle à plein respiration de richesses au prix de rien dans le pays de Manu Dibango et de Samuel Eto’o Fils à cause des concurrents entre autres chinois qui arrachent des costauds contrats de construction d’infrastructures pour le Cameroun contre paiement en ressources naturelles et matières premières, tel le colbat pour 30 ans d’exploitation, l’obtention du permis d’exploration pétrolière de 7 puits dans le grand nord du pays avec convention de partage du gain moitié-moitié ?

 Vu de cette lecture sur un terrain du pré-carré français où elle est entré en concurrence avec un porte-monnaie de poids plume devant les autres porte-monnaies de poids lourds en dévisse, il ne sera pas interdit de suspecter aujourd’hui que l’  »industrie » exogène du terrorisme de sous-traitance pour déstabiliser le pouvoir de Yaoundé était de faire actionner l’accord de défense dont la France se ferait payer en contre partie en ressources naturelles et matières premières en cas de son intervention. Et du coup, j’ai senti venir le danger pour mon pays, premier récipiendaire de la coopération militaire française en Afrique. D’où mon appel à vigilance par les premiers écrits sur ma page publique facebook de la possibilité d’attaque armée de mon pays par des forces invisibles et de replis tactique des assaillants en base arrière dans les pays frontaliers à partir du corridor Nord et du corridor Est. Djotodia le rebelle centrafricain, camarade de classe en France d’un nombre d’activiste camerounais, est le tombeur de François Bozizé par la force militaire, sous encadrement et soutient logistique de la France. Le rebelle est encensé par les activistes camerounais  membres du Code qui envoie une lettre de félicitation. Le Cameroun à cause de Paul Biya est dans l’œil du viseur. Il devient clair que la République centrafricaine sera l’une des meilleures base arrière de replis tactique en cas de maintien au pouvoir du rebelle Djotodia que Yaoundé refuse de cautionner.

image otages français au cameroun12 mois écoulés après ma sonnette d’alarme, l’ »industrie » exogène de banditisme commença par les enlèvements des expatriés occidentaux contre rançons et ensuite, de braquage par effraction, à main armée sur les chantiers chinois dans la zone d’exploration pétrolifère.  Le vieux briscard Bantou de Yaoundé, connaît mieux les non-dits de l’accord de défense. Connaît mieux le prix du trouble de jouissance et du trouble d’appétit de la France politique, mafieuse et commanditaire de plusieurs coups d’état en Afrique à partir des forces armées interne souffrant de faiblesses structurelles anciennes, tenant notamment à la corruption dixit le Livre blanc sorti en France.

Non  seulement, Paul Biya déclara la guerre à l’ »industrie » exogène de sous-traitance du terrorisme sous le label «  Boko Haram  », dans la maison du maître, mais refusa de recourir dans le sens premier à l’accord révisé de partenariat de défense avec le Cameroun. L’homme lion sait que l’armée patriotique du peuple, de plus de 33 000 hommes est performante et à la confiance totale des millions de camerounais qui comme un homme, sera DÉBOUT, fière de sa DIGNITÉ et défendra le territoire dans le jeu des équilibres de force sur le terrain avec l’appui logistique des concurrents faisant les yeux doux aux Cameroun dans le Golfe de Guinée.

Dans le rétroviseur du 31/12/2015, Paul Biya fait noter : « Rien ne pourra entamer la détermination de nos forces de défense et de sécurité. Rien ne pourra altérer le moral de notre population, ni sa capacité de résistance. Face aux atrocités de Boko Haram, les forces vives de la Nation se sont mobilisées pour dire, avec fermeté, NON au terrorisme. Mieux encore, elles participent à l’effort de guerre, par leurs contributions financières ou matérielles. Cette grande mobilisation des uns et des autres a donné une résonance particulière à notre stratégie de défense populaire. Armée et Nation font bloc pour préserver  notre territoire et notre souveraineté.

J’ai eu l’occasion de saluer le rôle des comités de vigilance qui appuient avec efficacité nos forces de défense et de sécurité.

Nous devons ici saluer la mémoire de nos compatriotes qui ont perdu la vie dans cet exercice légitime de défense civile. A la barbarie aveugle des terroristes, ils ont su opposer leur vigueur patriotique, jusqu’au sacrifice suprême. En cela, ils constituent des modèles pour notre Nation. » 

L’Israël, les USA, La  Chine, la Russie, l’Allemagne, la Turquie,… traduisent leurs soutient invisibles de renseignement militaire et visibles en matériels de guerre de dernière génération au côté du Cameroun et qui n’a rien à voir avec la vieille quincaillerie. La France se rendra  compte au champ de guerre asymétrique que le Cameroun n’est plus son «  bonbon alcoolisé  » à sucer par lui seul, non seulement à la capacité de résistance et de frappe, mais à compris le jeu des équilibres de forces.

Du Livre blanc publié en France, il est plagié la texture suivante ci-dessous : « La négociation du présent accord de défense fait suite à l’annonce du Président de la République, de l’engagement d’un processus de révision des accords de défense liant à 8 États africains que sont le Cameroun, Gabon, Sénégal, Togo, République centrafricaine, Comores, Côte-d’Ivoire et Djibouti dans le cadre de la rénovation de la politique de la France à l’égard de l’Afrique, telle qu’exposée devant le Parlement Sud-Africain, au Cap, le 28 février 2008 par Nicolas Sarkozy.

 La France et le Cameroun sont liés par un accord de coopération militaire signé le 21 février 1974. L’approbation de cet accord a été autorisée par la loi 75-380 du 20 mai 1975. L’accord a été publié le 17 décembre 1975 par le décret 75-1154 du 8 décembre 1975.

 La France en concurrence au Cameroun :

 Au Cameroun comme dans de nombreux autres pays africains, la France bénéficie d’un rang de partenaire privilégié. Pour autant, cette prééminence est l’objet de contestations, d’autres acteurs entendant s’affirmer dans la zone.

 Le Cameroun a développé ces dernières années des relations suivies avec les États-Unis, qui ont fourni des matériels aux forces armées camerounaises, et notamment à la marine ; avec la Chine qui pour le moment se cantonne à une coopération commerciale et culturelle, ainsi qu’avec Israël. L’expertise israélienne n’est pas étrangère, par exemple, à la montée en puissance des bataillons d’intervention rapide (BIR) chargée de la lutte contre la piraterie maritime dans la région.

 De fait, une diversification des achats de matériels peut être observée au cours des dernières années, au profit notamment des industriels américains et israéliens.

 Fondamentalement, il est normal que nos partenaires entretiennent des relations avec les partenaires de leur choix. Cela invite plus que jamais à examiner dans le détail la pertinence de nos actions de coopération. Les décennies d’amitié jouant, une sorte de routine pourrait en effet s’instaurer avec des interlocuteurs bien connus, peut-être au détriment de champs nouveaux que la France devrait pourtant investir. Par exemple, la présence israélienne dans la mise en place du BIR anti-piraterie doit inviter à s’interroger alors même que le Cameroun est le premier récipiendaire de la coopération militaire française.

Il s’agit donc de concevoir des relations de coopération de défense moderne, en tenant compte de la multiplication des acteurs présents dans ce pays.

La France entretient également des relations suivies avec le Cameroun dans le domaine de l’armement. Mi 2006, le Cameroun a demandé à notre pays de l’aider à rééquiper et à moderniser ses forces armées. Un projet d’offre global a été soumis aux autorités camerounaises un an après. À ce jour, aucune décision d’achat ne semble avoir été prise. Pour autant, le Cameroun, dont les ressources en pétrole assurent des revenus substantiels, a commandé des matériels à d’autres pays, tels qu’Israël.

Aujourd’hui, la France entend principalement accompagner ce pays dans le processus de renforcement de ses capacités militaires, afin qu’il puisse prendre toute la part qui est la sienne dans la brigade Centre de la force africaine en attente de l’Union africaine, rendant ainsi opérationnelle l’architecture africaine de paix et de sécurité.

Si l’ancienneté et la force des relations bilatérales ne peuvent être exclusives, il ne peut être compris que la France pâtisse de ce partenariat ancien au moment des choix d’équipements par le partenaire camerounais.

La Russie est présente de longue date sur le continent africain. Les années 2000 ont vu un retour des ambitions russes, qui avaient fortement décru lors de la chute de l’Union soviétique. Elle fait désormais preuve d’un activisme marqué à l’adresse d’un nombre restreint de pays, généralement exportateurs d’hydrocarbures (Algérie, Nigeria, Angola, Namibie), et avec lesquels les partenariats portent souvent sur des questions politiques et sur la fourniture d’armements.

La Chine ambitionne de devenir une puissance globale. L’Afrique représente un axe essentiel de sa politique étrangère, à la fois comme relais de son influence – le pays se veut le porte-voix des pays en développement – et comme partenaire économique et commercial. La Chine mène une politique décomplexée, libre de toute idéologie pour implanter ses intérêts.

D’après les informations communiquées, elle a établi une relation de coopération militaire avec une trentaine de pays africains (accords de coopération militaire et contrats de fourniture de matériel militaire) et réalise ainsi d’importants transferts d’armements, souvent comme corollaire de contrats économiques (les producteurs d’hydrocarbures figurent en bonne place parmi ses partenaires). Elle aide, en outre, certains États à développer une production locale d’équipements militaires (Soudan, Zimbabwe, Ouganda, Mali, Tanzanie). Enfin, Pékin dispense des formations en Afrique et en Chine (Angolais, Ivoiriens, Érythréens, Malgaches, Guinéens, Tanzaniens, Zimbabwéens).

La politique chinoise est parfois contestée : des ventes d’armes sont effectuées dans des zones de conflit et une coopération militaire est établie avec des pays au ban de la communauté internationale (Zimbabwe), ou qui entretiennent avec elle des relations difficiles (Soudan).

De ce point de vue, la mise en place du quartier général américain AFRICOM en 2008 illustre l’importance que le continent africain revêt aujourd’hui pour leurs intérêts stratégiques. L’action de ce commandement dédié (sans troupes à sa disposition) modifie les équilibres antérieurs : par sa puissante capacité d’action, AFRICOM exerce une attraction avérée sur les États africains, ce qui réduit d’autant l’influence française.

image BIR camerounLes forces armées camerounaises :

Le Cameroun consacre environ 250 millions d’euros chaque année à ses forces armées. Leurs effectifs sont évalués à plus de 33 000 hommes, se répartissant ainsi : 17 000 hommes pour l’armée de terre, 11 000 pour la gendarmerie, 2 300 pour l’armée de l’air et 3 100 marins. Parmi eux 9 000 hommes sont répartis dans des forces interarmées d’élite, en particulier la garde présidentielle et les bataillons d’intervention rapide.

Les BIR ont été créés à la fin des années 1990 pour lutter contre les coupeurs de routes. Le développement des actes de brigandage et de piraterie maritime dans le golfe de Guinée dont la presqu’île de Bakassi est l’un des épicentres a conduit le Cameroun à constituer des BIR anti-piraterie. L’action de ces bataillons commence à donner des résultats probants.

Concrètement, les BIR rassemblent des hommes parmi les meilleurs des différentes armées, et notamment de l’armée de terre, avec un commandement autonome, rendant directement compte à la présidence, qui finance leur équipement.

Leur efficacité contraste avec le reste de l’armée camerounaise, dont les équipements sont dans un état qui paraît préoccupant, et dont l’organisation semble connaître un affaiblissement marqué : selon nombre d’observateurs, manque de discipline, officiers supérieurs âgés, surtout et même si le phénomène est relativement répandu dans la région, la corruption semble devoir entraver durablement tout renforcement de l’État dans ses fonctions régaliennes.

Ce tableau est révélateur : le Cameroun dispose d’un potentiel important, sait mettre en œuvre des mesures énergiques et efficaces, mais ses forces armées souffrent de faiblesses structurelles anciennes, tenant notamment à la corruption. Il faut en tenir compte dans les actions de formation que mène la France : il est nécessaire de former des unités mais celles-ci ne seront pleinement efficaces que si elles relèvent d’un commandement parfaitement apte. Fin de l’extrait du Livre blanc.

Photo president SarkozyExtraits du discours du président français Nicolas Sarkozy au  Cap le 28 février 2008

 « (…) Nous nous trouvons dans une situation où notre engagement politique, militaire ou économique aux côtés de l’Afrique est perçu par beaucoup non comme une aide sincère, mais comme une ingérence néocoloniale ; mais où, dans le même temps, une indifférence, un retrait ou une absence d’engagement nous sont reprochés comme un abandon ou une ingratitude.

Les Africains en ont assez de recevoir des leçons de morale ou de bonne gouvernance. Ils les perçoivent comme arrogantes et condescendantes ; mais dans le même temps, les sociétés civiles et les opinions publiques d’Afrique nous interpellent : elles souhaitent notre implication directe à leur côté, par exemple pour dénoncer la corruption ou la mauvaise gouvernance.

Il existe aujourd’hui une sorte d’exception africaine dans l’opinion publique : ce qui est considéré comme normal avec d’autres régions du monde fait naître le soupçon quant aux intentions du gouvernement français dès qu’il s’agit de l’Afrique. La jeunesse africaine entretient avec la France une relation ambivalente d’attirance et de contestation.

La relation entre la France et l’Afrique, vous le savez, est ancienne. En dépit de la profondeur et de l’ancienneté de ces liens, la relation de la France avec l’Afrique, particulièrement avec l’Afrique subsaharienne, se distend. Le nombre de Français vivant en Afrique, les exportations et les investissements français vers l’Afrique ont baissé. Il en résulte que nos partenaires traditionnels en Afrique ont parfois le sentiment d’un abandon et d’un désintérêt de la France à leur égard. Je réaffirme devant vous que la sécurité et la prospérité de la France et de l’Europe sont indissociables de la sécurité et de la prospérité de l’Afrique. Les 14 kilomètres du détroit de Gibraltar font de l’Europe et de l’Afrique des voisins immédiats.

Cette relation est compliquée parce que s’y mêlent depuis toujours à la raison le sentiment et la passion, parce qu’elle est depuis toujours chargée d’une grande affectivité, mais aussi parce qu’elle est en décalage par rapport à ce que veulent les Africains et à ce que perçoivent les Français. Aujourd’hui l’ancien modèle de relation entre la France et l’Afrique n’est plus compris par les nouvelles générations d’Africains, comme d’ailleurs par l’opinion publique française.

La présence militaire française en Afrique repose toujours sur des accords conclus au lendemain de la décolonisation, il y a près de 50 ans ! Je ne dis pas que ces accords n’ont pas été justifiés. Mais je dis que ce qui a été fait en 1960 n’a plus le même sens aujourd’hui. Leur rédaction est obsolète. Il n’est plus concevable, par exemple, que nous soyons entraînés dans des conflits internes. L’Afrique de 2008 n’est pas l’Afrique de 1960 ! La France en tirera toutes les conséquences avec ses partenaires africains.

Je souhaiterais, à cet égard, faire 4 propositions.

La première porte sur les accords de défense entre la France et les pays africains. Ils doivent refléter l’Afrique d’aujourd’hui, et non pas l’Afrique d’hier. Ils doivent reposer sur les intérêts stratégiques de la France et de ses partenaires africains. Je ne dis pas qu’il faille nécessairement faire table rase et tout effacer d’un seul trait de plume. Mais je dis que la France souhaite engager des discussions avec tous les États africains concernés pour adapter les accords existants aux réalités du temps présent et en tenant le plus grand compte de leur propre volonté. Elle sera également ouverte au dialogue avec tous ceux qui souhaiteront nouer avec elle un nouveau partenariat en matière de sécurité.

Deuxièmement, je propose de refonder nos relations sur le principe de transparence. La transparence, c’est la meilleure garantie pour des relations solides et durables, le meilleur antidote aux fantasmes et aux incompréhensions si complaisamment répandus lorsqu’on évoque les liens qui unissent la France aux Africains. Contrairement à la pratique passée, nos accords devront être intégralement publiés. Je compte également associer étroitement le Parlement français aux grandes orientations de la politique de la France en Afrique.

Troisièmement, je propose que la présence militaire française en Afrique serve en priorité à aider l’Afrique à bâtir, comme elle en a l’ambition, son propre dispositif de sécurité collective. L’Union africaine souhaite disposer de forces en attente à l’horizon 2010 – 2012 ? Que cet objectif soit aussi celui de la France ! La France n’a pas vocation à maintenir indéfiniment des forces armées en Afrique.

Il ne s’agit pas d’un désengagement de la France en Afrique. Je souhaite au contraire que la France s’engage davantage au côté de l’Union Africaine pour construire le système de sécurité collective dont l’Afrique a besoin car la sécurité de l’Afrique c’est d’abord naturellement l’affaire des Africains.

Enfin, ma dernière proposition vise à faire de l’Europe un partenaire majeur de l’Afrique en matière de paix et de sécurité. C’est le sens du partenariat conclu entre nos deux continents à Lisbonne en décembre dernier. Il appartient désormais aux Européens et aux Africains de le construire ensemble. C’est dans notre intérêt à tous, car une Europe forte a besoin d’une Afrique forte.

 Mais la France a une conviction, et je sais que l’Afrique du Sud la partage : le meilleur garant de la paix et de la sécurité en Afrique comme partout ailleurs, c’est la démocratie et la justice. C’est vrai en Côte d’Ivoire où je souhaite la tenue d’élections libres, justes et reconnues. Il en va de même au Zimbabwe. C’est aussi vrai au Tchad où l’enracinement de la démocratie appelle dès maintenant de nouveaux efforts de la part de tous. La démocratie et les Droits de l’Homme ne sont pas une conditionnalité imposée de l’extérieur. La démocratie et les Droits de l’Homme n’ont rien d’étranger à l’Afrique. Ce sont des aspirations des populations africaines que la France partage.

En matière de développement, je souhaite que la France contribue plus activement à la lutte contre la pauvreté en Afrique. Elle le fera en continuant à soutenir la réalisation des Objectifs de Développement du Millénaire. Elle maintiendra son engagement financier dans ce domaine. J’ai également souhaité que la France intervienne de manière plus ciblée pour favoriser l’accélération de la croissance économique. Je souhaite qu’elle contribue directement à la création d’entreprises africaines génératrices d’emplois. C’est pourquoi j’ai décidé de lancer une initiative de soutien à la croissance économique, ouverte à d’autres partenaires. Cette initiative, qui sera mise en œuvre par l’Agence Française de Développement comporte trois composantes : D’abord un fonds d’investissement de 250 millions d’euros prendra des participations dans d’autres fonds mixtes ou thématiques.

La deuxième composante est la création d’un fonds de garantie doté aussi de 250 millions d’euros. Il doit permettre de faciliter l’accès des PME africaines au crédit bancaire et au capital.

La dernière composante est le doublement de l’activité de l’Agence Française de Développement en faveur du secteur privé, soit un engagement de 2 milliards d’euros sur 5 ans. Au total, cette initiative mobilisera deux milliards et demi d’euros en 5 ans ; qui financeront directement ou indirectement prés de 2000 entreprises, pour la création de 300 000 emplois. En intégrant cette initiative, le total des engagements financiers français bilatéraux pour l’Afrique subsaharienne s’élèvera donc à 10 milliards d’euros sur les 5 prochaines années. Le secteur privé français doit également participer activement à la croissance économique africaine. » Fin de l’extrait.

 Nous pouvons  lire dans les lignes suivantes reprenant les extraits du Livre blanc dont les recommandations ont fertilisées la treizième législature française enregistré à la Présidence de l’Assemblée nationale le 30 mars 2011 et présenté par M. Philippe Folliot, rapporteur pour avis pour le Cameroun, M. Philippe Vitel, rapporteur pour avis pour le Gabon, M. Christophe Guilloteau, rapporteur pour avis pour le Togo et Mme Patricia Adam, rapporteuse pour avis pour Centrafrique  au nom de la commission de la défense nationale et des forces armées, sur le projet de loi N° 3194, 3195, 3196 et 3197, adopté par le Sénat autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et les Gouvernements de la République du Cameroun, du Gabon, du Togo et de la Centrafrique instituant un partenariat de défense.

 Introduction : Lors de son discours prononcé au Cap le 28 février 2008, Nicolas Sarkozy, le Président de la République française a souhaité ouvrir une nouvelle ère de coopération franco-africaine dans le domaine de la défense. Il a voulu marquer une rupture avec la période des indépendances, caractérisée par une présence militaire française forte, devant notamment garantir la sécurité des nouveaux États. Il a ainsi indiqué que « La relation entre la France et l’Afrique ne peut plus être fondée sur des accords et sur des politiques qui sont des survivances d’une époque où le monde était bien différent de ce qu’il est aujourd’hui » et que « ce qui a été fait en 1960 n’a plus le même sens aujourd’hui. Leur rédaction est obsolète. […] L’Afrique de 2008 n’est pas l’Afrique de 1960 ! La France en tirera toutes les conséquences avec ses partenaires africains. ». Il s’agissait donc d’abroger les anciens accords de défense pour les remplacer par un texte unique liant la France à chacun des États partenaires.

 Qu’est-ce qu’un accord de défense ?

 La notion d’accord de défense ne correspond pas à une catégorie juridique particulière. Il s’agit d’un traité ou accord international, répondant aux critères de constitutionnalité de droit commun. Sa spécificité est de porter sur des questions de défense, matière évidemment sensible.

 La France a contracté plusieurs dizaines d’accords bilatéraux touchant aux questions de défense, qu’il s’agisse de coopération militaire, de formation, ou encore d’armement. Sont désignés comme « accords de défense » ceux d’entre eux conclus avec certains États africains au lendemain de leur indépendance ou, plus récemment, avec des États du Golfe persique et instaurant notamment une forme de solidarité militaire avec eux.

 Le Livre blanc sur la défense en a publié une liste officielle, recensant des accords avec 8 pays africains dont le Cameroun, République centrafricaine, Comores, Côte d’Ivoire, Djibouti, Gabon, Sénégal et Togo, ainsi qu’avec 3 États du Golfe persique que sont les Émirats arabes unis, Koweït et Qatar.

 Longtemps annoncée, la rénovation juridique de la relation de défense entre la France et l’Afrique est donc en marche. Initiée par le Président de la République Nicolas Sarkozy en février 2008, elle s’est traduite en termes stratégiques dans le Livre blanc sur la défense et la sécurité nationale, publié au mois de juin suivant.

 La loi de programmation militaire (LPM) pour la période 2009-2014 a traduit cette volonté sur le plan législatif. Le Parlement a validé la nécessité de renouveler ces accords dans un esprit partenariat, tout en insistant sur son information au cours du processus de négociation.

 Les nouveaux accords touchant notamment à des dispositions fiscales et au statut des personnes, l’article 53 de la Constitution conditionne leur approbation à une autorisation parlementaire.

 C’est l’objet du présent projet de loi. Il s’agit de permettre l’approbation de l’accord établissant un partenariat de défense avec la République du Cameroun, adopté par le Sénat le 1er mars 2011.

  Pour Nicolas Sarkozy dans le discours du Cap, prononcé le 28 février 2008, le lancement de négociations pour renouveler les accords de défense. Il s’agissait d’abroger les anciens accords, obsolètes et contestés, au profit d’une série de conventions de partenariat.

On peut observer une évolution différente de celle caractérisant les accords liant la France à certains États du Golfe. Du côté africain, la France promeut désormais une approche partenariale, misant essentiellement sur le développement de forces nationales correctement articulées sur le plan régional. Les clauses d’assistance et a fortiori de maintien de l’ordre ne sont plus envisagés. Les partenariats avec les pays du Golfe en revanche (Émirats arabes unis Qatar, Koweït), conclus au cours des années 1990 et 2000, incluent des clauses d’assistance mutuelle plus ou moins contraignantes. Le rapporteur estime que, là aussi, le Parlement doit suivre avec vigilance la conclusion ou la rénovation de ces accords.

Le texte se concentre sur la priorité actuelle de la France et de ses partenaires africains : former des forces africaines capables d’assurer la paix et la stabilité au continent. Cela suppose un accord encadrant essentiellement les activités de coopération classique (formation, conseil, entraînement et appui à l’engagement) ainsi que l’échange d’informations tout en tenant compte de la particularité logistique du Cameroun dans le dispositif africain de la France.

Dispositions diverses :

Les éventuelles contraintes découlant de la participation de forces et de personnels à une opération de maintien de la paix priment sur celles issues du présent accord.

Sous réserve de son entrée en vigueur, il permet l’abrogation de tous les accords et arrangements liant précédemment le France au Cameroun dans les domaines de la défense et de la sécurité.

Son entrée en vigueur est suspendue à la mise en œuvre des procédures constitutionnelles propres à chaque État. Chaque partie informe l’autre de l’état d’avancement des processus de ratification. Conclu pour une durée de 5 ans, cet accord est renouvelable par tacite reconduction, chaque partie pouvant néanmoins le dénoncer. D’un commun accord et à tout moment, les parties peuvent amender le texte par écrit.

Conclusion retenue dans le livre blanc répondant aux orientations générales  sur le nouvel accord de partenariat de défense entre le gouvernement de la république française et les gouvernements de la République du Cameroun, du Gabon, du Togo et de la Centrafrique instituant un partenariat de défense numéros  3194,  3195, 3196 et  3197 :

 L’examen du projet de loi autorisant l’approbation de l’accord de partenariat de défense entre la France et le Cameroun est l’occasion pour le Parlement de s’interroger sur les relations franco-africaines dans ce domaine.

 Le rapporteur se réjouit de leur modernisation. Ces accords semblent avoir été négociés dans la transparence et dans une démarche partenariale. Il regrette cependant que le Parlement n’ait pas été informé du déroulement des négociations.

 D’une façon générale, il convient de mettre ces accords en perspective avec l’évolution du contexte stratégique franco-africain. Le désengagement français est une tendance de fond, réelle. Il faut certes la nuancer, car la France n’a plus à assumer systématiquement la sécurité des États partenaires, et l’évolution technologique permet de faire plus avec moins d’hommes. Mais le nombre de bases diminue et les troupes qu’elles accueillent également. Pour autant, le rapporteur se réjouit de la qualité des hommes et des matériels déployés, celle-ci compensant en partie le resserrement du dispositif.

 L’actualité rappelle à quel point les menaces sont fortes dans cette région pour nos intérêts. De ce point de vue, dans la perspective d’une actualisation de la programmation militaire, la France et donc la représentation nationale ne sauraient faire l’économie d’une véritable réflexion stratégique sur notre présence en Afrique. Se posera en particulier la question de la présence française au Tchad, dont le rapporteur estime le maintien prioritaire.

 Travaux de la commission :

 Au cours de sa réunion du mercredi 30 mars 2011, la Commission examine pour avis 4 projets de loi, adoptés par le Sénat, autorisant l’approbation d’accords de défense.

 1/-  Avec le Cameroun : partenariat de défense (n° 3194).

 La Commission examine pour avis, sur le rapport de M. Philippe Folliot, le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République du Cameroun instituant un partenariat de défense (n° 3194).

 M. Philippe Folliot, rapporteur pour avis. L’accord avec le Cameroun partage un tronc commun avec les autres accords : il définit un champ de coopération suffisamment large et règle le statut des personnes et le droit applicable à leur activité, y compris sur le plan fiscal. Il assure également la mise à disposition de moyens immobiliers et logistiques pour les activités de coopération.

Il diffère des autres accords en ce qu’il définit le statut de personne à charge en fonction du droit du pays d’accueil, ce qui pourrait poser un problème pour nos personnels ayant contracté un PACS. Surtout, il contient une annexe qui règle le fonctionnement de la mission logistique française de Douala, essentielle à l’activité de nos opérations extérieures au Tchad et en République centrafricaine.

 Je me réjouis de cet accord qui nous permettra d’entretenir la relation de confiance qui unit la France à ce partenaire stratégique. Je rappelle que le Cameroun, un condensé d’Afrique à la stabilité remarquable, est le premier bénéficiaire de notre coopération de défense. Malgré des difficultés que nul n’ignore, ce pays est un acteur de confiance qui sait faire preuve d’efficacité, comme l’illustre la lutte qu’il mène contre les actes de brigandage et de piraterie maritime grâce à ses bataillons d’intervention rapide.

 Au-delà de ces éléments propres au Cameroun, je crois nécessaire de partager avec vous quelques réflexions.

 Je souhaite, tout d’abord, que le Gouvernement se montre plus précis sur la composition des comités qui assureront le suivi des accords et qu’il envisage une forme de contrôle parlementaire.

Ensuite, je crois de notre devoir d’engager une réflexion sur les moyens de maintenir notre présence au Tchad. Notre commission doit se saisir du sujet.

 Sur un plan plus général enfin, je tiens à souligner que nous devons sanctuariser des moyens pour la coopération bilatérale. La mise en œuvre d’actions dans un cadre communautaire – ou autre – est généralement positive, mais elle ne doit pas nous interdire d’agir directement avec des partenaires qui nous connaissent et nous attendent, au Cameroun comme ailleurs.

 Pour terminer, je forme le souhait que le débat de ce matin amorce la pleine association du Parlement à la politique de coopération de défense avec l’Afrique.

 Dans l’immédiat, vous l’avez compris, je donne un avis favorable à l’adoption de ce projet de loi.

 Mme Michèle Alliot-Marie. Je voudrais savoir si les problèmes de responsabilité juridique de nos personnels sur place sont réglés explicitement par ces accords, car il y a des divergences entre nos systèmes juridiques, ou si, comme souvent, ils sont passés sous silence ?

 M. Philippe Folliot, rapporteur pour avis. Les problèmes de responsabilité juridique sont réglés par l’application du droit national du pays dans lequel le problème est soulevé : au Cameroun, c’est donc le droit camerounais qui s’applique. Pour ce qui concerne des dispositions qui ne seraient pas reconnues par le pays d’accueil, comme le PACS que j’ai mentionné tout à l’heure, qui n’existe pas en droit camerounais, il faudra être vigilant.

 Mme Patricia Adam. C’est effectivement le droit du pays d’accueil qui s’applique à nos ressortissants : l’accord avec la République centrafricaine prévoit que la détention et l’utilisation d’armes pour les besoins du service sont réglées par la législation de l’État qui accueille.

 M. Philippe Folliot, rapporteur pour avis. Sur le même sujet, l’accord de défense avec le Cameroun prévoit également que la détention et l’utilisation d’armes est soumise à la législation de l’État d’accueil. Néanmoins, si les autorités camerounaises l’acceptent, l’usage d’armes par nos forces au Cameroun pourra se faire en application des règles françaises, celles-ci étant plus restrictives.

 Conformément aux conclusions de son rapporteur pour avis, la Commission émet un avis favorable à l’adoption du projet de loi.

 2/- Avec le Gabon : partenariat de défense (n° 3195).

 La Commission examine pour avis, sur le rapport de M. Philippe Vitel, le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant la ratification du traité instituant un partenariat de défense entre la République française et la République gabonaise (n° 3195).

 M. Philippe Vitel, rapporteur pour avis. Je voudrais souligner la singularité de la démarche que nous effectuons aujourd’hui puisque c’est la première fois que notre commission examine des accords de défense.

 Dans la lignée des engagements qu’il avait pris pendant la campagne électorale de 2007, le Président de la République, dans son discours au Cap le 28 février 2008, avait énoncé les quatre principes sur lesquels devait reposer la refondation du partenariat entre la France et l’Afrique :

- les accords de défense « doivent refléter l’Afrique d’aujourd’hui et pas l’Afrique d’hier », ce qui signifie qu’ils doivent désormais reposer sur les intérêts stratégiques de la France et de ses partenaires africains ;

 - les relations seront fondées sur le principe de la transparence, c’est-à-dire que tous les accords de défense entre la France et les pays africains seront intégralement publiés et soumis au Parlement ;

 - la présence militaire française doit servir en priorité à aider l’Afrique à bâtir son propre dispositif de sécurité collective ;

 - l’Europe, enfin, doit devenir un partenaire majeur de l’Afrique en matière de paix et de sécurité.

L’accord de défense signé avec le Gabon le 24 février 2010 s’inscrit naturellement dans ce cadre. Il fait partie d’une série de huit, destinés à remplacer les accords signés au lendemain des indépendances africaines avec certaines anciennes colonies françaises. Outre le Gabon, il s’agit du Cameroun, de la République centrafricaine, des Comores, de la Côte d’Ivoire, de Djibouti, du Sénégal et du Togo.

 Comme les autres accords, il ne comprend plus de clause d’assistance mutuelle ou de maintien de l’ordre, conformément à la volonté du Président de la République et des orientations du Livre blanc.

 La particularité du Gabon est d’accueillir une importante base française, à Libreville.

La France y dispose d’environ 900 hommes, principalement répartis entre le 6e bataillon d’infanterie de marine, un détachement de l’Aviation légère de l’armée de terre et un détachement air.

 Ces forces assurent un triple rôle : assurer la sécurité de nos 12 000 ressortissants au Gabon ; servir de point d’appui pour d’autres opérations dans la région, par exemple pour l’opération Épervier au Tchad, pour l’opération Licorne en Côte d’Ivoire et pour l’opération Boali en République centrafricaine ; servir également de point d’appui pour la mise en place d’une force aéroterrestre en cas d’opération de première urgence en Afrique centrale ou en Afrique de l’Ouest.

 À la suite de la reconfiguration de nos moyens prépositionnés en Afrique, la base de Libreville va devenir notre implantation principale sur la façade occidentale. Notre présence y sera renforcée à partir de mi-2011. Son coût annuel passera par conséquent de 57 à 75 millions d’euros.

 Les forces françaises conduisent également au profit des forces gabonaises et des autres forces de la région des actions de coopération opérationnelle, fortement orientées vers le soutien aux opérations et l’entraînement des unités. Les crédits de la coopération opérationnelle de l’état-major s’élèvent, au total, à 1,4 million d’euros par an. Ces actions s’inscrivent de plus en plus dans le cadre régional de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), en particulier par l’appui et la montée en puissance des structures régionales de la Force africaine en attente.

Au niveau de la coopération structurelle, conduite par la direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) du ministère des affaires étrangères, on peut souligner que le Gabon bénéficie en 2011 d’un budget de 4,14 millions d’euros.

 Ce budget de coopération structurelle se traduit par :

- la mise à disposition de 20 coopérants permanents (principalement à l’école d’état-major de Libreville et dans les hôpitaux militaires) ;

- l’attribution d’une aide logistique directe ;

- l’appui aux projets par la réalisation de 12 missions de renfort temporaires (MRT) ;

- la formation de 34 stagiaires : 16 en France et 18 dans les écoles nationales à vocation régionale en Afrique (ENVR).

 Touchant tous les domaines de la défense gabonaise, cette coopération vise à accompagner l’effort du pays dans la constitution de son outil de défense par la formation, la restructuration des forces et le soutien institutionnel, et à soutenir son action au bénéfice de la sécurité régionale et de sa participation aux opérations de soutien de la paix sur le continent.

 Un soutien aux forces armées est également dispensé par la valorisation de l’aviation légère des armées, outil important dans ce pays car elle répond de manière efficace aux problèmes de mobilité posés par un territoire difficilement accessible (1,5 million d’habitants sur 267 000 km², presque la moitié de la France).

 La France participe enfin à l’action de l’État en mer par le maintien en condition des bâtiments hauturiers dans le cadre de la lutte contre la recrudescence des trafics dans le Golfe de Guinée.

 Compte tenu de tous les avantages que représente cette présence militaire française au Gabon, je donne naturellement un avis favorable à l’adoption de ce projet de loi.

 M. Nicolas Dhuicq. Les paragraphes 1 et 2 de l’article 10 de l’accord, relatifs au port et à l’utilisation des armes, me semblent contradictoires.

 M. Philippe Vitel, rapporteur pour avis. Le paragraphe 1 de l’article 10 dispose que : « Les membres du personnel appartenant aux forces armées de l’État d’origine peuvent détenir et porter une arme de dotation sur le territoire de l’État d’accueil, conformément aux lois et règlements en vigueur dans l’État d’accueil » tandis que le paragraphe 2 dispose que : « Dans le cadre de leurs fonctions officielles, les membres du personnel de l’État d’origine utilisent leur arme de dotation conformément à la législation de l’État d’origine ». Il y a une distinction entre la détention et l’utilisation des armes.

 Mme Michèle Alliot-Marie. Cela signifie que, quand nos militaires se servent de leur arme, ils l’utilisent comme en France.

 M. le président Guy Teissier. C’est comme cela que je le comprends : l’ouverture du feu se fait dans le cadre du droit français.

 Conformément aux conclusions de son rapporteur pour avis, la Commission émet un avis favorable à l’adoption du projet de loi.

 3/- Avec le Togo : partenariat de défense (n° 3196).

 La Commission examine pour avis, sur le rapport de M. Christophe Guilloteau, le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République togolaise instituant un partenariat de défense (n° 3196).

M. Christophe Guilloteau, rapporteur pour avis. L’accord de défense avec le Togo est le premier de la série que nous examinons aujourd’hui à avoir été signé : il l’a été le 13 mars 2009. La négociation n’a pas rencontré de difficulté majeure et l’accord s’écarte très peu des accords types élaborés conjointement par les ministères des affaires étrangères et de la défense pour les pays n’abritant pas de forces françaises.

 Cette révision des accords de défense s’inscrit, notre collègue vient de le souligner, dans le cadre de la rénovation de la relation entre la France et le continent africain, dont elle constitue un des éléments.

 Elle répond ainsi à la volonté du Président de la République, exprimée dans son discours prononcé devant le Parlement sud-africain, au Cap, le 28 février 2008, de rebâtir la présence militaire française en Afrique sur des bases nouvelles, adaptées au temps présent et aux enjeux stratégiques de l’ensemble du continent, à savoir la mise en place d’un mécanisme africain de sécurité collective.

Pays de taille modeste (56 000 km², dix fois moins que la France, 6 millions d’habitants), le Togo dispose d’une armée de 12 000 hommes qui souffre, comme beaucoup d’armées de la région, d’un fort besoin d’équipement. Les forces armées togolaises possèdent néanmoins une solide culture des opérations de maintien de la paix et, l’état-major des armées nous l’a précisé, les contingents mis à disposition sont de bonne qualité.

 Notre coopération avec le Togo comporte deux aspects, une coopération opérationnelle, conduite par l’état-major des armées, et une coopération structurelle, pilotée par la direction de la coopération de sécurité et de défense (DCSD) du ministère des affaires étrangères et européennes.

 Au niveau opérationnel, la France intervient dans la formation, le conseil, l’entraînement et l’appui à l’engagement. L’année dernière, nous avons ainsi formé 580 soldats togolais : 500 pour des opérations de maintien de la paix et 80 pour le renforcement de leur capacité nationale. Ces formations sont assurées par les forces françaises du Cap vert.

 La coopération structurelle, conduite par la direction de la coopération de sécurité et de défense, représente un budget de 3,6 millions d’euros pour 2011 et fait du Togo le troisième partenaire de la France en la matière.

 L’aide se traduit par la mise à disposition de 14 coopérants français, essentiellement dans le domaine de la formation : l’école du service de santé de Lomé (ESSAL), qui forme les médecins militaires, et l’école de formation des officiers des forces armées togolaises (EFOFAT). Quatre missions de renfort temporaire sont par ailleurs programmées en 2011 pour permettre à des spécialistes français de venir dispenser des formations dans des secteurs particuliers. D’une manière générale, ces actions ont pour objectif de former des formateurs, et non de simples opérateurs, afin de favoriser le processus d’appropriation qui guide l’ensemble des actions menées.

 De nombreux stagiaires togolais suivent également chaque année des formations financées par la DCSD : en France ou à l’étranger, dans le réseau des écoles nationales à vocation régionale (ENVR) en Afrique. Enfin, des militaires togolais sont accueillis dans les formations françaises : 1 à l’école de guerre, 4 en école de formation des officiers, 4 en école d’application, 6 en stage de spécialisation dans les armées et 1 à l’IHEDN.

 À l’avenir, la DCSD va recentrer son action sur les projets à forte valeur ajoutée régionale que sont l’ESSAL, déjà évoquée, et la sauvegarde des approches maritimes, prioritaire dans le Golfe de Guinée.

 Quels bénéfices la France tire-t-elle de cette coopération militaire avec le Togo ?

Depuis l’accord de 1963, cette coopération nous a permis de conserver une influence très importante dans ce pays : les cadres togolais formés en France ou dans les écoles soutenues par la France en Afrique constituent ainsi aujourd’hui le socle de l’armée togolaise.

 Le Togo est également un partenaire fiable de la France dans son action en Afrique. Pour ne retenir que des événements récents, les Togolais se sont engagés rapidement aux côtés de la France en Côte d’Ivoire, en février 2003, ont accueilli gratuitement, ce qui fût très appréciable, les avions français après les événements de novembre 2004 à Abidjan, ou encore ont relevé le contingent français en République centrafricaine après le retrait des forces françaises d’Eufor Tchad.

 Enfin, la coopération avec le Togo répond parfaitement à la volonté du Président de la République d’aider la mise en place d’une architecture africaine de paix et de sécurité. En tant qu’acteur important de cette sous-région du continent africain, le Togo joue ainsi un rôle certain dans la recherche de la paix régionale, dans le cadre de l’ONU, de l’Union africaine ou de la CEDEAO.

 Les troupes togolaises se sont ainsi engagées récemment dans les opérations de maintien de la paix, en particulier au Tchad. Le pays envoie aussi régulièrement des observateurs pour les opérations sous l’égide de l’ONU. Par ailleurs, le Togo s’est porté candidat pour fournir le renfort prévu par l’ONU (2 000 hommes) de sa force en Côte d’Ivoire, ONUCI.

 Je donne naturellement un avis favorable à l’adoption de ce projet de loi.

 M. Nicolas Dhuicq. J’observe que la formulation de l’article 10 de l’accord, relatif à la détention et à l’utilisation d’armes, diffère légèrement de celle retenue dans l’accord avec le Gabon. Elle révèle un glissement sémantique en faveur du droit du pays d’accueil.

 M. Christophe Guilloteau, rapporteur pour avis. Il s’agit de formulations diplomatiques qui n’emporteront pas de conséquence particulière : à condition que les autorités togolaises donnent leur accord, les règles françaises d’utilisation des armes, plus strictes, s’appliqueront à nos forces armées. À défaut d’accord, ce sont effectivement les règles du pays d’accueil qui s’appliqueront.

 Conformément aux conclusions de son rapporteur pour avis, la Commission émet un avis favorable à l’adoption du projet de loi.

 4/- Avec la République centrafricaine : partenariat de défense (n° 3197).

 La Commission examine pour avis, sur le rapport de Mme Patricia Adam, le projet de loi, adopté par le Sénat, autorisant l’approbation de l’accord entre le Gouvernement de la République française et le Gouvernement de la République centrafricaine instituant un partenariat de défense (n° 3197).

 Mme Patricia Adam, rapporteuse pour avis. Le contexte de la République centrafricaine est plus complexe que celui des autres pays que nous venons d’examiner. J’aurais aimé pouvoir travailler de manière un peu plus sérieuse. Nous n’avons eu que dix jours pour étudier ces textes.

M. le président Guy Teissier. C’est l’ordre du jour que nous impose le Gouvernement.

 Mme Patricia Adam, rapporteuse pour avis. Ce ne sont pas de bonnes conditions de travail. Je me félicite quand même que ces textes arrivent aujourd’hui au Parlement. C’était une volonté du Président de la République, qui a été reprise par le Livre blanc.

 La République centrafricaine est toujours en crise. Les dernières élections sont contestées par l’opposition. La mise en place de la démocratie dans ce pays est problématique. Il est par ailleurs affecté par de nombreuses rebellions et notamment celle de l’armée de résistance du Seigneur, reconnue comme une force terroriste par l’ensemble de la communauté internationale. De plus, la République centrafricaine est proche de certains pays déstabilisés comme le Sud-Soudan.

 Depuis 2003, nous intervenons en République centrafricaine dans le cadre de l’opération extérieure Boali, à travers un détachement de 200 militaires qui comprend un état-major, une compagnie d’infanterie et un détachement de soutien. Ce détachement peut être ponctuellement renforcé par des avions de transport tactique ou stratégique et des hélicoptères, qui peuvent apporter un soutien dans les domaines du renseignement et de l’appui aérien. Nous intervenons dans le cadre de la mission de consolidation de la paix MICOPAX, mise en place par la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale. L’opération Boali représente 11 millions d’euros par an.

On ne peut qu’être d’accord avec un certain nombre de points de cet accord. Tout d’abord, le recours au multilatéralisme qu’il implique. Puis, l’importance de la formation qu’il permet. Enfin, la transparence. La formation relève de la coopération structurelle, menée par le ministère des affaires étrangères et a lieu dans des écoles centrafricaines, dans le réseau des écoles nationales à vocation régionale (ENVR) ou encore, pour certaines, en France. La coopération opérationnelle, qui relève de l’état-major des armées, s’effectue par des détachements d’instruction opérationnelle et des détachements d’instruction technique.

 L’état-major nous a précisé que le volume de nos forces pour l’opération Boali était suffisant. Par ailleurs, les 8 000 militaires centrafricains et les forces françaises arrivent désormais à instaurer une stabilité dans certaines zones du pays.

 Je voudrais maintenant formuler plusieurs propositions. L’accord prévoit la mise en place d’un comité de suivi dont la composition n’est pas encore exactement fixée aujourd’hui. Pour respecter les engagements pris par le Président de la République et réaffirmés dans le Livre blanc, il faudrait que le Parlement participe à ce comité de suivi mais cela n’est peut-être pas possible, du fait de la séparation des pouvoirs. Au cours des auditions qui ont été menées, je n’ai pas eu véritablement de réponse sur ce point. À tout le moins, il serait souhaitable que le Parlement puisse suivre l’évolution de ces accords de défense dans le temps, d’autant qu’ils peuvent faire l’objet de modifications.

 Or on nous a indiqué que nous ne serions obligatoirement informés de ces amendements que s’ils entraient dans le cadre de l’article 53 de la Constitution. Nous ne serons donc pas informés des modifications qui n’entrent pas dans ce cadre, sauf si le Gouvernement le souhaite, ou si, en parlementaires avisés, nous l’interrogeons.

 Je ne pense pas que l’on puisse demander l’accord des parlementaires sur des accords de défense s’ils ne peuvent pas les suivre dans le temps. Il faut trouver un moyen pour le faire : soit ils font partie du comité de suivi, soit on met en place au sein de l’Assemblée nationale une commission de suivi ou une mission d’information continue pour suivre régulièrement ces accords de défense et vérifier leur évolution, leur pertinence et l’action sur le terrain de nos forces.

 Cette lacune dans le suivi des accords explique que je ne puisse donner un avis favorable au projet de loi. Je m’abstiendrai.

M. Christophe Guilloteau. Je voudrais faire remarquer que j’ai parfois eu le sentiment, durant les auditions que nous avons effectuées, qu’il y avait un certain flou dans le partage des compétences entre le ministère des affaires étrangères et l’état-major des armées. Je suis donc tout à fait partisan de les faire venir, régulièrement, ensemble, devant notre commission pour nous rendre compte de la mise en œuvre de ces accords.

 M. le président Teissier. Mes chers collègues, je souligne l’effort accompli par le Gouvernement, qui nous a soumis les textes que nous examinons aujourd’hui, et qui a prévu la mise en place de comités de suivi. J’adhère totalement à la volonté de Mme Adam de suivre la mise en œuvre de ces accords et vous propose, par conséquent, que nous invitions régulièrement, à date fixe, les responsables de ces comités de suivi à nous rendre compte de leur application.

 Mme Michèle Alliot-Marie. Je voudrais dire à Mme Adam que la création d’une commission ad hoc, comme elle le propose, affaiblirait la commission de la défense et qu’il est donc préférable que ce soit la commission elle-même qui effectue ce travail d’information et de contrôle.

 La  Commission émet un avis favorable à l’adoption du projet de loi. » Fin de l’extrait du plagia du Livre blanc.

Photo pdt biya-OllandeAprès Yaoundé le 21 mai 2009, un dirigeant français, notamment François Hollande le nouvel élu du peuple de France est venu 7 ans plus tard au Cameroun en 2016, visite officielle, toucher du doigt le peuple indomptable de la guerre de libération que son dirigeant a déclaré à la face du monde en terre française la guerre à l’ »industrie » exogène de sous-traitance du terrorisme sous le label «  Boko Haram  ». N’est-ce pas aujourd’hui la confirmation de ce que la longévité au pouvoir de 3 décennies du Bantou au pouvoir à Yaoundé a été le gage du courage de ce lion répondant à un journaliste hexagonal en terme simple ceci : « qui ne dure pas au pouvoir, qui veut, mais peut ? ». Par la suite après son retour du Cameroun, son homologue français jeta l’éponge présidentielle pour 2017 en France et Sarkozy battu dans son camp au primaire de conquête de l’Élysée, quitta la scène. Paul Biya restera-t-il en course en 2018 au Cameroun ?

 Le Cameroun, seul pays du pré-carré français de son statut d’accord spécial signé en février 1974 sous Ahmadou Ahidjo avec la France, s’en sort sous Paul Biya le 21 mai 2009 avec un accord de défense de 5 ans renouvelable avec possibilité de dénonciation des parties. Comme Roger Mila, Samuel Eto’o Fils et Patrick Mboma dans le foot, le Cameroun à marquer à la France avec dans les goals Nicolas Sarkozy, un but politico-anthologique.

De ce but politico-anthologique encaissé par Sarkozy à Yaoundé, expliquerait-il le leitmotiv de la sous-traitance mafieuse de la guerre terroriste d’usure imposée de l’extérieure au Cameroun dans ses frontières ? Les guerres terroristes d’usure de déstabilisation du pouvoir des dirigeants en Afrique ne tiennent-elles pas aujourd’hui de l’une des stratégies fortes des multinationales occidentales de rendre vulnérable les pays dépendantes des accords d’assistanats des institutions financières internationales dont-elles ont la main mise pour nuire le processus de construction pour ce qui est du continent africain, les États-Unis d’Afrique afin de toujours contrôler les richesses du continent pour l’industrie mondiale en leur faveur ?

 Africa-France-relationshipEn fait, l’Europe d’aujourd’hui n’a-t-elle pas beaucoup plus que hier des besoins multiples en général et la France en particulier à se nourrir de l’Afrique pour tenir ? Pourra-t-elle survivre sans manger le plat de résistance qu’est le ragoût du sol et sous-sol africain ? Voilà la grande question qui interpelle les enjeux économique du monde présent et de demain que je mets sur la table invisible des dirigeants africains que doit accompagné nécessairement en back office les labos africains de l’ombre pour catalyser l’opinion publique africaine éveillée à souder le peuple derrière leur dirigeant pour faire face à toutes les velléités déstabilisatrices à l’effet de rendre chaque fois vulnérable nos dirigeants dans les mains des multinationales sous-traitance mafieuse de la guerre terroriste d’usure pour faire main base sur les richesses du peuple.

 Et si la guerre terroriste d’usure de Boko Haram appelle à jouer les accords de défense en intervention sous toute ses formes de la coopération franco-africaine pour faire un retour de gain sur les richesses des 8 États africain en général et du Cameroun en particulier, scandale géologique en richesses minières ?

 La guerre terroriste d’usure en sous-traitance occulte, imposée aux pays africains, a contribué à vider les caisses des pays pour financer la guerre invisible. Conséquence directe, la crise est aux portes de beaucoup de pays. Et du coup les mains tendues de ceux-ci à solliciter l’aide extérieur pour faire face demain à la grogne sociale intérieure qui s’annonce difficile parce que, sera attisé par certains ONGs de tout bord de financement extérieur et aussi, par une certaine société civile naïve en ses leaders aux voix qui portent dans l’opinion publique et très prisés malheureusement par les médias de tout ordre au nom de l’équilibre des informations à livrer au grand public.

photo président idriss debyLes caisses des pays se livrant à la guerre d’usure terroriste en sous-traitance occulte sont asséchées. Le président Idriss Deby du Tchad dans son adresse à son peuple en fin d’année 2016 n’est pas passé par 4 chemins pour le faire savoir. Le peuple tchadien doit serrer la ceinture. Voilà les difficultés intérieures dont récupère la France mafieuse qui a les cartes en main pour tenir certains dirigeants têtus des pays de sa zone d’influence et faire jouer en sa faveur les accords de défenses sur le terrain de la guerre asymétrique.

 CONCLUSION : Message clair de la mafia politique française installé dans les mains de ses multinationales : le dirigeant actuel au pouvoir dans l’un des pays des 8 États africains sous le sceau des accords de défenses avec la France que sont le Cameroun, le Gabon, le Sénégal le Togo, le Comores, le Djibouti, la Côte-d’Ivoire et la République centrafricaine, voulez-vous continuer à exister politiquement dans vos différents pays avec le soutient et la bénédiction de la France ? Si c’est oui, alors laisser nous continuer à contrôler vos richesses. Où alors si c’est non, des rebellions armées en sous-traitance seront présentes aux portes de vos palais et contribueront activement soit avec une certaine société civile très prisés des médias arrosés par la mafia à monter la grogne sociale pour chasser du pouvoir le dirigeant insoumis à la mafia sous le contrôle de certains élites de vos corps d’armée intérieure corrompu et agent extérieur, soit alors, comme c’est le cas actuellement, en sous-traitance de guerre terroriste d’usure, assécher les caisses du pays aux fins de non paiement du salaire des militaires aux fronts de guerre et des fonctionnaires à l’effet de provoquer le chaos social et faire tomber le même dirigeant. Arrive  alors aux affaires le pion intérieur nommé grand «  démocrate  » à prendre le pouvoir avec le soutient des médias arrosés en soutient d’image pour convaincre le peuple de l’homme providentiel de libération des décennies de dictature.

 A dire vrai, le terrorisme d’usure, en sous-traitance de parrainage occulte, n’est-il pas crée par les prédateurs pour anéantir l’émergence de beaucoup de pays africains qui aspirent densifier leur tissu industriel qui forcement sera en concurrence demain avec l’industrie prédatrice occidentale qui trouve le bon marché de milliards de consommateur en Afrique ? Comme un roseau, les pays attaqués en sous-traitance de parrainage occulte par les grands bandits plieront-ils devant la mafia sans rompre ?

 En tout cas pour ce qui est du Cameroun, grâce au vaccin nationaliste immunitaire des ancêtres, le peuple patriotique est DÉBOUT dans la DIGNITÉ comme un seul homme et pourchasse les « Boko Haram » d’où qu’ils viennent des 4 coins de son territoire national. D’où la résilience du peuple camerounais face aux épreuves ?

Et Paul Biya de terminer : « Nous sommes disposés, à la suite et dans l’esprit des artisans de la Réunification, à créer une structure nationale dont la mission sera de nous proposer des solutions pour maintenir la paix, consolider l’unité de notre pays et renforcer notre volonté et notre pratique quotidienne du VIVRE ENSEMBLE. Et cela, dans le strict respect de notre Constitution et de nos Institutions.  Dois-je le redire ? LE CAMEROUN EST UN ET INDIVISIBLE !

Il le demeurera… Il tire sa richesse et sa force de la diversité de son peuple, de ses cultures et de ses langues. C’est ce pluralisme qui vaut à notre pays, considération, respect et admiration. Le Cameroun est un pays démocratique, un État de droit. Les problèmes doivent y être réglés dans le cadre de la loi et par le dialogue. Nos compatriotes veulent vivre dans la paix et la concorde. Il ne faut pas les troubler. C’est aussi pour cela que notre pays s’est engagé dans la lutte contre Boko Haram. A ce propos, je crois pouvoir dire que l’année 2016, a permis de pousser ce groupe terroriste dans ses derniers retranchements. On peut, semble-t-il, espérer que cette nébuleuse aura du mal à se relever des coups qui lui ont été portés. Mais il faudra rester vigilant, l’éventualité d’attentats-suicides isolés, comme celui du 25 décembre dernier, n’étant pas à écarter. Cette évolution favorable est à mettre au crédit de nos forces de défense et de sécurité nationales, de la Force Multinationale Mixte et de la coopération avec les autorités nigérianes. C’est le lieu de nous féliciter également de l’appui de nos partenaires internationaux, que je tiens à remercier. Je dois aussi mentionner le rôle important des comités de vigilance qui, par leur bravoure et leur dévouement, ont réussi, à maintes reprises, à déjouer des tentatives d’attentats.

Je tiens à saluer une nouvelle fois l’attitude du peuple camerounais dont le patriotisme, dans ces moments difficiles, n’a jamais fait défaut. Oui, l’unité nationale se forge dans les épreuves. »

Douala, le 07 Janvier 2017

Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège

CEO Cabinet BIT & Co.

8 janvier, 2017 à 1:12 | Commentaires (0) | Permalien


GÉOPOLITIQUE AFRICAINE : SOMMET EXTRAORDINAIRE DES CHEFS D’ÉTAT D’AFRIQUE CENTRALE SUR LA SITUATION DE LA COMMUNAUTÉ ÉCONOMIQUE ET MONÉTAIRE DE LA SOUS-RÉGION

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/Stratège

Face à un environnephoto famille sommet yaoundé 2016 chefs d'etat afrrique centralement économique international incertain, les Dirigeants de la sous-région Afrique Centrale, regroupant six pays de la CEMAC (Cameroun, Centrafrique, Congo, Gabon, Guinée Équatoriale, Tchad), Paul Biya, président de la République du Cameroun; Faustin Archange Touadera, président de la République Centrafricaine; Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo; Ali Bongo Ondimba, président de la République gabonaise; Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée Équatoriale; Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad au garde-bout de serment communautaire face leur peuple, expriment dans la communauté de destin leur détermination à donner les meilleures chances de renouer avec la croissance et à sortir leurs pays de la crise économique actuelle.  Le Sommet Extraordinaire de Yaoundé s’est ouvert par le discours du Président hôte S.E. Paul BIYA et s’est achevé le vendredi 23 décembre 2016, par la lecture du Communiqué Final par M. Alamine Mey, Ministre camerounais des finances ainsi que par le discours d’ouverture et de clôture du Président de la la République du Cameroun.

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Photo Paul Biya discours sommmet ydé 2013 securité maritimeDISCOURS D’OUVERTURE DE S.E.M. PAUL BIYA, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE DU CAMEROUN.

Messieurs les Présidents et Chers Frères,
Madame la Directrice Générale du Fonds Monétaire International,
Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances de la République Française,

Mesdames, Messieurs,

Je voudrais, tout d’abord, vous souhaiter, ainsi qu’aux délégations qui vous accompagnent, une chaleureuse et fraternelle bienvenue et un agréable séjour au Cameroun.

Je voudrais également vous remercier très sincèrement d’avoir accepté notre invitation à la présente concertation. Par votre présence, vous témoignez, une fois encore, votre attachement à notre sous-région et votre souci constant de relever les défis qui l’interpellent.

Je salue tout particulièrement la présence de Madame Christine Lagarde, Directrice Générale du Fonds Monétaire International, et de Monsieur Michel Sapin, Ministre français de l’Économie et des Finances.

Ils ont bien voulu venir jusqu’à Yaoundé, pour se joindre à nous aujourd’hui.

Comme vous le savez, pendant une longue période, notre sous-région a joui d’une stabilité macro-économique appréciable : une croissance forte, une inflation faible et des réserves de change abondantes ont été sa caractéristique.

La situation a aujourd’hui changé.

Les cours de nos matières premières, dont le pétrole, ont connu une chute brutale. Associée à d’autres chocs exogènes (terrorisme, nombreuses manifestations d’insécurité), cette crise a profondément contribué à fragiliser nos économies. Leur croissance a reculé, l’inflation a repris et nos réserves de change ont substantiellement baissé.

Cette situation, si elle venait à perdurer, pourrait mettre en péril les fondements de notre sous-région et de notre Communauté Économique et Monétaire.

Nous devons donc agir, et vite ; nous devons agir ensemble. Les projections actuelles, nous le savons, n’indiquent pas un retournement favorable, à brève échéance, des marchés internationaux de matières premières.

Messieurs les Présidents et Chers Frères,

La présente concertation nous donne donc l’occasion d’esquisser une réponse commune face à un environnement économique international incertain. Cette réponse devrait tenir compte de la nécessité de préserver la stabilité économique de notre sous-région et sa pérennité à long terme.

Notre réponse commune devrait également tenir compte des impératifs sociaux de nos États, dans un contexte où nous devons faire face aux besoins pressants de nos populations.

Messieurs les Présidents et Chers Frères,

Au regard de la situation que je viens d’évoquer, permettez-moi d’exprimer la ferme conviction que la solidarité constante et agissante, dont nous avons toujours fait preuve, devrait être de nouveau mise à contribution.

Il nous faut trouver les voies, les meilleures, vers une sortie de crise maîtrisée.

Nul doute que la communication de la Directrice Générale du Fonds Monétaire International nous apportera des éclairages utiles sur la perception que l’organisation qu’elle dirige a des problèmes économiques de notre sous-région.

Je n’ai pas de doute que les conseils avisés et l’assistance technique constante du FMI et des autres partenaires au développement nous seront d’une grande utilité. Notre sous-région ne saurait être dans une impasse. Si nous restons unis et solidaires,

Si nous traduisons notre volonté politique par l’adoption de mesures appropriées,

Je suis persuadé que nous renouerons avec le progrès et la co-prospérité.

Je Vous remercie de votre aimable attention.

Yaoundé, le 23 décembre 2016

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popolDISCOURS DE CLÔTURE DE S.E. PAUL BIYA.

Messieurs les Présidents, Chers Frères,
Madame la Directrice Générale du Fonds Monétaire International,
Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances de la République Française,
Mesdames, Messieurs,

Dans mon propos d’ouverture, je n’avais pas caché que notre sous-région traversait une période difficile, en raison de chocs d’origine externe qui risquaient d’affaiblir sa croissance et, par-là même, de compromettre ses objectifs de développement.

Mais je disais aussi ma conviction que si nous étions prêts, ensemble, à prendre les décisions qu’exige la situation, nous pourrions, avec l’appui de nos partenaires, retrouver la voie du progrès économique.
Je pense que ce sommet spécial nous a permis de prendre l’exacte mesure des défis à relever et d’arrêter, de manière concertée, les solutions de nature à franchir ce cap périlleux.

Je crois qu’il convient de souligner cet élan de solidarité active, encouragé par nos amis traditionnels ; solidarité qui vise à sortir notre sous-région de ses difficultés actuelles. Nos échanges ont bien montré, me semble-t-il, que des actions conjuguées garantiraient davantage d’efficacité dans le présent contexte.
Bien entendu, ceci ne nous dispensera pas de prendre les mesures spécifiques répondant aux problèmes particuliers de chacun de nos pays.

La stratégie collective qu’il conviendra de mettre en œuvre, devrait porter sur un certain nombre de points fondamentaux.

Au plan budgétaire, pour préserver un solde soutenable, il serait nécessaire d’élargir l’assiette fiscale pour améliorer le niveau des recettes et la qualité de la dépense.

Il faudrait en même temps veiller à ce que ces mesures d’ajustement n’entravent pas la croissance et n’aggravent pas les conditions de vie des couches sociales les plus fragiles.
S’agissant de la dette publique, des dispositions devraient être prises pour en préserver la soutenabilité et la viabilité.

Dans le même ordre d’idées, il conviendrait d’obtenir de nos partenaires bilatéraux et multilatéraux une plus grande souplesse, en raison de la forte baisse des cours des matières premières.

En ce qui concerne notre politique monétaire, notre Banque Centrale est venue en appui pour atténuer les chocs budgétaires. Mais d’autres leviers devraient être actionnés pour garantir notre stabilité monétaire menacée par des problèmes de balance de paiement.

Le concours du FMI serait sans doute indispensable, en coopération avec la France, notre partenaire dans le domaine monétaire.

Ai-je besoin d’ajouter que la réussite de cette stratégie est aussi fonction de l’accélération de l’intégration au sein de notre sous-région, de la diversification de notre économie et de l’amélioration du climat des affaires dans nos différents pays.

Messieurs les Présidents, Chers Frères,
Madame la Directrice Générale du Fonds Monétaire International,
Monsieur le Ministre de l’Économie et des Finances de la République Française,

Je crois fermement à la communauté de destin qui nous rassemble au sein de notre sous-région. C’est la raison pour laquelle je pense, qu’individuellement et collectivement, nous devons faire, en coopération avec nos partenaires, tous les efforts nécessaires pour lui donner les meilleures chances de renouer avec la croissance.
C’est l’intérêt de tous et de chacun.

Je vous remercie de votre attention.-

Yaoundé, le 23 décembre 2016

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photo Alamine MeyCOMMUNIQUE FINAL LU PAR LE MINISTRE CAMEROUNAIS DES FINANCES M. ALAMINE MEY :

21 RÉSOLUTIONS POUR JUGULER LES EFFETS NÉFASTES DU DOUBLE CHOC PÉTROLIER ET SÉCURITAIRE, SUR LES ÉCONOMIES DE LA SOUS-RÉGION.

Au terme des échanges et ces différentes interventions dont celle de Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire International (FMI) et de Michel Sapin, ministre de l’Économie et des Finances de la République française, les Chefs d’État ont donc décidé de :

1. relever d’emblée que le renforcement de la stabilité macroéconomique ne nécessite pas un réajustement de la parité monétaire actuelle, mais plutôt des efforts d’ajustement sur les plans intérieur et extérieur, assortis de réformes structurelles adéquates

2. adopter des mesures pertinentes destinées à inverser durablement les tendances négatives de l’économie de la sous-région, combinant une politique budgétaire adéquate, une politique monétaire appropriée et une coopération internationale renforcée

3. réaffirmer leur vision commune de faire de la zone CEMAC un espace émergent dans un avenir proche, par la réalisation judicieuse des infrastructures nécessaires à la promotion d’un développement durable et inclusif au bénéfice de leurs populations

4. réitérer leur attachement indéfectible à la solidarité communautaire face aux chocs économiques et sécuritaires actuels et futurs.

5. geler les plafonds des avances statutaires de la BEAC au niveau fixé sur la base des recettes budgétaires de l’exercice 2014 en matière de politique monétaire

6. prescrire le renforcement de la stabilité financière de la zone CEMAC par une surveillance accrue du système bancaire et une utilisation optimale des instruments de politique monétaire.

7. engager la BEAC à proposer à brève échéance, en faveur des États, des mesures visant à promouvoir la migration progressive vers le financement par les Marchés de capitaux, en substitution des financements directs de la Banque Centrale.

8. renouveler leur engagement à poursuivre vigoureusement, au niveau de chaque pays, les ajustements budgétaires nécessaires à un rééquilibrage maitrisé, judicieux et progressif de leurs finances publiques.

9. conduire des politiques budgétaires ciblées en matière de dépenses publiques afin de préserver les acquis sociaux dans un contexte d’extrême fragilité économique et financière

10. s’engager à un redressement graduel du solde budgétaire des États et le ramener dans un délai de moins de 5 ans en dessous de 3%

11. maintenir un endettement viable et soutenable, en privilégiant les financements concessionnels et en favorisant les partenariats public-privé pour la réalisation des programmes d’infrastructures

12. saluer les conseils avisés et l’assistance technique des partenaires au développement

13. d’ouvrir et de conclure à brève échéance, des négociations bilatérales avec le FMI, pour mieux structurer les efforts d’ajustement de leurs États, les accompagner vers une sortie de crise et les aider à mettre en place les conditions d’une relance vertueuse et durable de leurs économies

14. solliciter en faveur de chaque pays, des mesures de renforcement d’une coopération internationale plus souple et flexible

15. recourir, en raison du caractère exogène des chocs économiques subis, à tous les partenaires multilatéraux en vue d’obtenir un large accès aux financements concessionnels nécessaires au renforcement de la balance des paiements et à la poursuite des projets de développement prioritaires

16. accélérer résolument la finalisation de la libre circulation des personnes et des biens, et la réalisation rapide des projets intégrateurs en préservant la sécurité

17. renouveler leur engagement commun, ainsi que leur détermination à améliorer substantiellement le climat des affaires en zone CEMAC, afin de promouvoir de manière vigoureuse l’activité économique créatrice de richesses, et mobiliser de façon optimale les recettes fiscales internes

18. engager leurs pays respectifs à renforcer la coopération fiscale internationale, afin de lutter contre la fraude, l’évasion et l’optimisation fiscales qui les privent d’importantes ressources

19. prescrire l’intensification des mesures et des actions en faveur de la diversification de leurs économies pour les rendre moins vulnérables aux 4 chocs exogènes, et plus compétitives face à la libéralisation des échanges commerciaux dans un monde de plus en plus ouvert

20. confier au Programme des réformes économiques et financières de la CEMAC la charge d’assurer le suivi des mesures prises et de rendre compte régulièrement de leur exécution

21. prescrire la tenue régulière à l’échelle ministérielle des rencontres de suivi-évaluation des mesures de redressement et de leurs effets sur la situation économique, financière et monétaire des pays de la CEMAC.

Ont pris part à cette rencontre, Paul Biya, président de la République du Cameroun ; Faustin Archange Touadera, président de la République Centrafricaine; Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo; – Ali Bongo Ondimba, président de la République gabonaise; Obiang Nguema Mbasogo, président de la République de Guinée Équatoriale; Idriss Deby Itno, président de la République du Tchad.

Ont également assisté aux travaux:

 photo Christine Lagarde Christine Lagarde, Directrice générale du Fonds monétaire International (FMI) ;

photo Michel SapinMichel Sapin, Ministre de l’Économie et des Finances de la République française;

photo Pierre MoussaPierre Moussa, Président de la Commission de la CEMAC ;

photo Lucas Abaga NchamaLucas Abaga Nchama, Gouverneur de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC).

26 décembre, 2016 à 0:18 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN – CRISE ANGLOPHONE : Lecture de l’extrait cathartique du message émotionnel d’un député de la nation.

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte -Consultant politique de terrain/stratège

photo Joseph WIRBAL’Honorable Joseph WIRBA, Député de la nation du BUI dans le Nord-Ouest, au perchoir du parlement dans sa prise de parole s’adressant au Chef de l’État camerounais et je le cite : « Le président de ce pays sait-il que les Gouverneurs, les Préfets et tous les Administrateurs que vous avez envoyés au Cameroun occidental sont sur le terrain en train d’afficher le comportement d’une armée d’occupation? Comment pouvez-vous avoir une armée qui est censée protéger les enfants, mais celle-ci arrive sur le terrain, les tabasse et violent certains… et quiconque pose ces actes sera tenu pour responsable, pas son gouvernement. Vous nous faites croire que nous avons fait le mauvais choix. Qu’y a-t-il à dire! » Fin de citation.

De ma lecture gphoto Marafa Hamidouéographique de stratège du terrain politique, je dénonce ici et maintenant les hommes et femmes politiques véreux qui profitent du prétexte et contexte de la mal gouvernance qui a produit sous le Renouveau la grande pluie torrentielle de colère sociale pour chier dans le fleuve du patrimoine commun qu’est le Cameroun.

N’est-ce pas un compatriote qui hier, aux affaires d’impulsion de la politique régionale, et aujourd’hui prisonnier de droit commun, condamné par la justice de son pays mais taxé par les forces exogènes depuis l’Occident de  » prisonnier politique  » a lancé l’appel à la résistance jusqu’au but final de voir tomber le pouvoir de Yaoundé ? La machine extérieure Occidentale de l’ombre de complicité intérieure pour le contrôle du pouvoir après le Prince déjà en marche ira-t-elle à son terme en dehors des couloirs du plébiscite des votes des populations du Cameroun ?

Voilà la stratégie de l’ombre, le gros piège où nous conduiront demain certains zélés du corps des forces de maintien de l’ordre, de l’armée, sphoto maurice kamtoous l’ordre hiérarchique de certains fonctionnaires de commandement territoriale qui seraient de mèche pour faire tomber Yaoundé à la suite de la révolte du peuple pour dire stop de tirer sur elle et du coup son dirigeant traduit par les Organisations des Droits de l’Homme et ses adversaires politiques devant la justice internationale pour les faits de crime contre son peuple dixit le professeur Maurice Kamto, président du parti politique Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) s’exprimant sur les violences soulevées par le député et d’autres sources. Oui les chefs d’accusations sont collectionnés pour ça.

Il n’y a pas longtemps, à Douala 5ème dans la région du Littoral un affrontement violent de moto-taximen à eu lieu avec les forces de maintien de l’ordre qui a conduit à l’hospitalisation d’un commissaire de police et plusieurs policiers et gendarmes blessés, pas de coup de feu de ceux-ci sur la population sous haute instruction de Monsieur Dieudonné Samuel Ivaha

Diboua-photo Dieudonné Samuel Ivaha DibouaGouverneur, patron de la Région du Littoral qui a déjoué le piège de l’escalade d’embrassement sociale qui partirait de sa région. Ainsi, le choix de la paix par lui a repoussé le prétexte et contexte de passer à l’action déstabilisatrice du pouvoir par les gens de l’ombre à partir de Douala 5ème l’une des villes la plus populaire de la région et du Cameroun.

Et les autres patrons des régions de commandement territorial sur le triangle national tombent-ils dans le piège de la violence pourquoi? Y aurait-il de certains d’entre eux une proximité avec les milieux de l’ombre à la conquête du pouvoir? A savoir le contexte idéal de trouble social pour le prétexte de l’action déstabilisatrice et brouiller ainsi les radars de contrôles?

D’ailleurs, en matière électorale sous le plan national, gagnée les suffrages dans les arrondissements populaires de Douala 3 et 5 à la majorité absolue c’est venir en tête des suffrages dans la Région du Littoral et un bon positionnement sur le plan national de suffrages. Le savoir c’est administré sa région par une gouvernance participative de tous les bénéficiaires dans le consensus social de tous les acteurs et non une gouvernance autoritaire qui débouche sur la fracture sociale.

L’armée Républicaine du Cameroun qui vit cette guerre sourdine/sournoise de pouvoir de l’ombre qui débouchera à coup sûr un jour au soleil restera-t-elle attachée aux institutions que le peuple a choisies ? Où bien, une faction armée le moment venu trahira ce peuple comme sous d’autres cieux ? A savoir trahir la République. D’où le questionnement du député de la nation l’Honorable Joseph WIRBA et je cite : « Comment pouvez-vous avoir une armée qui est censée protéger les enfants, mais celle-ci arrive sur le terrain, les tabasse et violent certains. Dans aucun pays on ne l’a déjà vécu. Nous sommes au 21ème siècle, et quiconque pose ces actes sera tenu pour responsable, pas son gouvernement. » Fin de citation.

Oui les responsabilités sont dégagées et le député le mentionne afin que nul n’en n’ignore. Paul Biya en tirera-t-il maintenant les conséquences du cœur vrai de son compatriote ? Qui a intérêt à ce que le Cameroun qui fait face depuis dans plusieurs fronts de guerre au sens propre comme au figuré s’embrasse ? N’est-ce pas les tenant du discours de la résistance jusqu’au but final de voir tombé Yaoundé ? Que Monsieur Marafa et ses affidés ont le sourire jaune des positions du député de Bui.

photo député Joseph WIRBALa catharsis émotionnelle de l’Honorable député Joseph WIRBA se décline de l’extrait suivant (Texte en anglais traduit en français par/Translated by Abosi Muma.) :

[...] Vous violez nos enfants ! La fille de mon frère a été violée à Buea. Je jure devant le gouvernement de ce pays. Le président de ce pays sait-il que les gouverneurs, les préfets et tous les administrateurs que vous avez envoyés au Cameroun occidental sont sur le terrain en train d’afficher le comportement d’une armée d’occupation? Nos populations n’ont nulle part où aller. Nous avons fourni tous les efforts. Nos ancêtres vous ont fait confiance ! C’est la raison pour laquelle ils ont accepté un gentlemen’s agreement qui débouchait sur la cohabitation de deux peuples qui se considéraient comme des frères. Si c’est ce que vous nous présentez après 55 ans, il est dont clair que, ceux qui affirment qu’il faut divisé le Cameroun ont raison! Ils ont raison !

Les originaires du Cameroun occidental ne peuvent pas être vos esclaves. Non, ils ne le sont pas ! Vous n’avez pas conquis leur territoire à la suite d’une guerre. Si c’est ce que vous pensez et que nous devons l’accepter, je dis simplement NON ! Cela ne marchera pas.

Comment pouvez-vous avoir une armée qui est censée protéger les enfants, mais celle-ci arrive sur le terrain, les tabasse et violent certains. Dans aucun pays on ne l’a déjà vécu. Nous sommes au 21ème siècle, et quiconque pose ces actes sera tenu pour responsable, pas son gouvernement. Vous nous faites croire que nous avons fait le mauvais choix. Qu’y a-t-il à dire!

Nous avons fourni des efforts, je veux que le monde le sache et qu’il le retienne. Je me suis assis avec des ministres et je les ai écoutés parler. Le photo Amadou Alipremier était ministre de la Justice en ce moment-là, Ahmadou Ali. Il y a dix ans, j’ai pris mon temps, j’ai roulé en voiture de Kumbo à Yaoundé pour lui dire : « Quelque chose se développe là-bas. Le fait que vous envoyez les gendarmes tabasser les individus et dire toutes ces choses provoque des douleurs dans le Cameroun occidental et en tant que ministre de la Justice, vous devez faire attention au sujet de ce qui se passe au Cameroun occidental ». Il s’est retourné, il m’a regardé et m’a dit : « M. Wirba, c’est ton peuple qui a choisi venir ici ». Il est vivant. Il me l’a dit.

La semaine dernière, je suis allé voir le ministre de l’Enseignement supérieur, Pr. Fame Ndongo et je lui ai dit : « Le problème quephoto Pr. Fame Ndongo nous avons au Cameroun Occidental est un problème qui déstabilisera le Cameroun. Si vous ne le gérez pas méticuleusement, vous ne reconnaîtrez plus le Cameroun dans quelques mois ou dans quelques années. Lorsque les individus ont refoulé la colère, les douleurs et l’humiliation pendant plus de 50 ans, le jour où tout éclate, vous ne serez pas à mesure de les contrôler. » Sa réplique était tout simplement « Qu’est-ce que vous allez faire ? » Parce que vous avez votre armée d’occupation dans le Cameroun occidental. Lorsque les gens se soulèveront, même si vous prenez toute l’armée française associée à la vôtre, vous ne pourrez pas les vaincre.

Mais nous n’avons pas besoin de ça. Nous n’avons pas besoin de ça au 21e siècle. Je faisais partie de ceux qui croyaient au Cameroun unifié, mais je veux faire savoir à cette assemblée que ce qui est arrivé aux enfants de l’Université de Buéa et à ceux de Bamenda m’a fait comprendre que les individus qui affirment que le Cameroun doit être divisé en deux parties ont raison. En outre, le nombre de ceux parmi nous qui ne cessent de croire que cette division constitue l’ultime fin s’accroît. Un soir, j’ai entendu parler d’une offre d’environ mille emplois et d’une autre offre de 2 milliards de francs CFA pour les écoles laïques, cela m’a fait rigoler. Mon peuple est-il esclave ? Donc, vous les prenez maintenant comme vos chiens que vous pouvez battre, blesser, soigner, briser les os et ensuite jeter un morceau de viande pour qu’ils se battent. Cela doit prendre fin. Si nous, peuple du Cameroun occidental, devons continuer à faire ce que nous faisons, c’est parce que nous croyons que l’union a toujours fait la force. Plus vous êtes avec des individus, plus vous avez des chances de survivre.

Si le peuple du Cameroun oriental qui constitue la majorité a prouvé que notre sang ne représente rien, il est donc temps pour nous de dire que cela prendra bientôt fin. Je veux vous donner une citation que j’ai empruntée aux libérateurs américains : « Lorsque l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir ». Le peuple du Cameroun occidental a le devoir de résister face à votre oppression. Je parle d’oppression à cause de ce que j’ai vu sur le terrain. Laissez-moi vous présenter deux autres cas. Un incident a eu lieu à Bangolan il y a trois semaines. Bangolan est un village voisin de Jakiri, d’où je viens. Au fait, je ne sais pas de quoi il s’agissait, mais un gendarme a été tué. Les forces de l’ordre, sous les instructions du préfet de Ngoketunjia, sont entrées à Jakiri et dans les villages voisins, et sont allées avec environ cent hommes. Ils ont été tabassés, leurs os, broyés et ensuite abandonnés. Je suis allé au lieu où il avait amené ces gens et je lui ai dit : « M. le préfet, vous allez libérer mes compatriotes ». Il a envoyé des militaires pour moi, l’un d’eux m’a adressé la parole, et j’ai répondu : « Je suis le représentant de ces gens parce que je suis député ». Et le jeune gars s’est retourné vers moi et m’a dit : « Et puis quoi ? On est pas ici à Yaoundé », ensuite, il a tracé une ligne sur le sol et m’a dit que si je traversais cette ligne, je verrais les conséquences.

Malheureusement pour lui, je suis descendant des guerriers de Nso, personne ne trace des lignes devant moi : j’ai traversé. Ensuite, je lui ai dit : « tire sur moi » J’ai dit au préfet « libérez mes compatriotes ». En 12 heures, il les a libérés, mais certains sont toujours couchés à l’hôpital. Ils ont frappé et botté une femme enceinte et elle a fait une fausse couche. Personne ne remet cela en cause. C’est la raison pour laquelle dans ce plan ingénieux visant à mettre un terme à notre culture et à notre peuple, vous avez veillé à ce que tout administrateur et commandant de l’armée soit du Cameroun oriental. C’est la raison pour laquelle ils peuvent assassiner les gens sans remords.

photo cavayé yéyé djibrilCela doit prendre fin. M. le Président, M. le Président de l’Assemblée nationale, je veux redire cette citation « Lorsque l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir ». Nous, peuple du Cameroun occidental, résisterons. Si vous voulez prendre ce territoire par force, vous tuerez jusqu’au dernier homme avant de l’obtenir. Vous pouvez commencer par moi aujourd’hui. Vous pouvez commencer par moi. Cela doit prendre fin. Nous devons savoir qu’un peuple ne saurait être traité de la sorte.

Cinquante ans, c’est très long. Cinquante ans c’est une très très longue période. Et nous venons ici nous assoir, juste pour parler du budget, vous normalisez le meurtre et le viol. M. le Président de l’Assemblée nationale, je suis désolé de vous dire que ceci fait partie de la résistance. Vous m’écouterez jusqu’à la fin « Lorsque l’injustice devient la loi, la résistance devient un devoir ». Défendre mon peuple relève de mon devoir. Vous ne m’interromprez pas à cause du manque de temps, mais si vous le voulez, vous pouvez appeler vos gendarmes brutaux de venir m’assassiner ici. Je ne m’arrêterai pas. Je ne m’arrêterai pas Je veux que vous écoutiez ceci M. le président de l’Assemblée nationale, mon peuple souffre et le morceau de sucre qui avait été évoqué dans cette Assemblée … M. le Président de l’Assemblée nationale, êtes-vous mécontent de voir que celui que vous considériez comme votre esclave s’est révolté dans la maison du maître et pose des questions ? M. le Président de l’Assemblée nationale, je vous le réitère, ceci fait partie de ma résistance et vous allez m’écouter jusqu’à la fin. Envoyez les militaires brutaux qui ont violé nos filles venir me faire sortir d’ici. Je le dirai jusqu’à la fin. Je le dirai jusqu’à la fin. Vous ne pouvez rien me faire. Je me demande si le Président de la République simage député Joseph WIRBAait que les gouverneurs et les préfets, lorsqu’ils sont affectés au Cameroun occidental, se comportent exactement comme des colons. Lorsqu’ils manquent de respect aux individus et les insultent, lorsqu’ils font tout ce qu’ils ont fait, nous devons résister et nous devons vous dire que notre peuple ne sera pas réduit à néant parce que nous avons accepté cette union en tant que partenaires égaux. Oui monsieur! Oui j’ai fini Voilà j’ai fini. Nous résisterons.

Vous ne pouvez rien faire pour nous stopper, car la résistance fait partie de notre héritage culturel. Vous qui craignez tous les administrateurs et tous les dirigeants, nous défions nos dirigeants et nous les réprimandons, c’est la raison pour laquelle ils sont responsables.

Source :https://www.facebook.com/cyril.inter/videos/1237492782987757/

Douala le 20/12/2016 Par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/stratège Directeur du Cabinet BIT & Co

20 décembre, 2016 à 3:17 | Commentaires (0) | Permalien


CAMEROUN-CRISE : LES POSITIONS DU STATISTICIEN DIEUDONNÉ ESSOMBA NTI SUR LA SITUATION ÉCONOMIQUE DU CAMEROUN ET LE PROBLÈME ANGLOPHONE

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte -Consultant politique de terrain/stratège

photo Nti Dieudonné EssombaDIEUDONNÉ ESSOMBA NTI- « La stratégie de l’attentisme, assez spécifique au régime du Renouveau, traduit une très faible proactivité qui l’oblige à agir devant les événements au lieu de les anticiper, un peu comme un insecte. C’est un défaut génétique du système qui n’a jamais su sortir de la logique du court-terme et qu’est venue aggraver la démocratie d’opérette du Cameroun. (…) On ne se penche jamais sur des problèmes de fonds, mais on se disperse dans des actions spectaculaires sans profondeur, juste pour être bien vu. Ce désir impatient de résultat, qu’on retrouve malheureusement à tous les niveaux nous plombe dans la logique du bricole et nous ne faisons que tourner en rond. Le problème anglophone participe de cette logique de l’attentisme et de l’improvisation. Voilà 20 ans qu’on s’est proposé de mettre en place la décentralisation, et voilà 20 ans qu’on tourne en rond, on ne sait pourquoi ! Et au lieu de résoudre le problème, qu’est-ce qu’on propose ? On veut l’enfumer dans des mesures artificielles comme le recrutement de quelques strapontins, toujours dans la logique de l’État omnipotent et ubiquitaire que les Anglophones récusent précisément. Les gens de Yaoundé ont fini par croire que parce les postes et les privilèges constituent leur horizon, ils constituent également l’horizon du Cameroun! »
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(journal Intégration, Interview publié le 12/12/2016)

QUESTION : Un malheur ne vient jamais seul. La situation économique se dégrade de plus en plus. On parle d’un creusement du déficit budgétaire à 4,3% du PIB en moyenne projeté entre 2016 et 2019. L’agence de notation américaine Standard and Poor’s estime que la solvabilité du Cameroun reste limitée, en raison notamment de la faiblesse de ses institutions. Votre regard sur la situation économique du pays n’a jamais été éloigné de cette lecture de l’agence américaine. Qu’en est-il finalement de la situation économique du Cameroun à ce jour?

RÉPONSE : La crise actuelle était inéluctable et je l’ai dit publiquement depuis 2008, allant jusqu’à publier mon livre sur la Monnaie Binaire en 2010. Il était évident, pour n’importe quel observateur averti, que notre système productif ne pouvait pas échapper à une lourde crise de liquidité pour des raisons techniques. Lorsque le Cameroun accède à l’indépendance, sa population n’est formée que de paysans qui ne consomment pratiquement rien de l’étranger, mais travaillent d’immenses monceaux de devises que l’État pouvait consacrer à l’investissement productif. C’est cela qui explique la grande croissance de l’après-indépendance. Mais cette population a changé ! Elle est désormais composée de fonctionnaires, d’agents publics, de population urbaine dont la caractéristique est de consommer les devises sans les travailler. Par conséquent, la moindre amélioration du revenu se traduit par des importations massives qui déséquilibrent la balance courante. Comme nous utilisons le CFA, une monnaie-devise gagée sur nos réserves en devises conservées au Trésor français, l’épuisement des réserves en devises entraîne l’épuisement de la liquidité et nous sombrons dans une grave crise de liquidité, laquelle génère la crise économique générale puisque les activités ne peuvent plus être menées faute d’argent. On n’a pas besoin d’être un génie pour faire ce raisonnement ! Or, qu’a fait le Gouvernement ? Exactement l’inverse de ce qu’il fallait faire ! Il a davantage ouvert le marché local à la brocante européenne et la pacotille chinoise, consacré les investissements dans des domaines qui ne génèrent aucune devise, mais en consomment massivement, et surtout, l’État lui-même s’est mis dans une logique de surconsommation des biens étrangers au détriment des biens locaux, comme l’étrange politique consistant à prendre les impôts sur nos menuisiers locaux pour aller acheter les meubles en Chine !

Ce que nous vivons aujourd’hui est donc la conséquence directe des très mauvais choix qui ont été fait depuis Mars 2006, date où nous avons atteint le Point d’Achèvement de l’Initiative PPTE. La seule mesure qu’il fallait et que j’avais proposée était l’émission d’un second pouvoir d’achat qui allait servir de stabilisateur du système productif, en retenant de gré ou de force une partie du pouvoir généré localement, de manière à maintenir les équilibres extérieurs. Mais si vous avez des gens qui assimilent la mondialisation à une manne, où nous ne produisons rien, mais nous vivons au frais des autres, vous aboutissez exactement à la situation actuelle, c’est-à-dire, l’étranglement !

QUESTION : On parle d’une possible dévaluation du FCFA si la situation actuelle persiste dans les pays de la zone franc relevant de la CEMAC. Doit-on craindre le pire?

RÉPONSE : Le pire est déjà là ! Vous allez faire quelle magie pour échapper à l’ajustement structurel ? Quand un pays accumule des déficits de sa balance courante, c’est-à-dire, quand il achète plus qu’il ne vend parce qu’il ne veut rien produire, il accumule la dette extérieure. Il existe alors deux moyens de redresser la situation. Le premier moyen est l’ajustement interne, plus connu sous le nom de « politique d’austérité », qui consiste à réduire drastiquement les dépenses extérieures par des restructurations du système productif, tels que la baisse des salaires, la compression des effectifs, le désengagement de l’État du système productif, etc. Cet ajustement peut être fait par des moyens volontaristes des autorités locales, mais il le sera le plus souvent sous la rude férule du FMI. Le second moyen consiste simplement à dévaluer la monnaie, ce qui signifie qu’on rend les biens importés plus cher pour en limiter les importations.

Dans le cas de la Zone CFA, on applique d’abord l’ajustement interne et si celui-ci est insuffisant, on est obligé de dévaluer. Maintenant, quand on voit les systèmes productifs de la CEMAC qui sont si affaiblis, la seule solution à terme sera la dévaluation. Il n’y a rien d’autre à faire.

QUESTION : Selon des confrères, M. Biya tente de convaincre ses homologues de la sous-région Afrique centrale de la nécessité de mettre leurs économies sous contrôle des institutions de Bretton Wood. Quel est votre avis sur cette démarche?

RÉPONSE : Nos pays ne sont jamais sortis du contrôle du FMI, même après l’Atteinte du Point d’Achèvement en 2006 pour ce qui concerne le Cameroun, la seule différence étant que les pays gardaient une certaine marge de manœuvre. Ce que le Président Biya veut proposer, c’est un ajustement structurel à l’échelle régionale, autrement dit, le retour des experts du FMI, la baisse des salaires, la réduction des avantages, le gel des avancements, mais désormais appliqués à l’échelle régionale puisque tous ces pays sont, à des degrés divers, pratiquement en cessation de paiements. Évidemment qu’un ajustement au niveau communautaire présente l’avantage de renforcer davantage la convergence de nos économies en les rendant plus solidaires, mais tout cela n’arrivera pas à masquer le problème fondamental de nos économies, radicalement incapables de se relancer dans un système concurrentiel. Ce sont des systèmes soumis à des crises récurrentes dont ils ne peuvent jamais sortir. Le FMI viendra donc procéder à un autre ajustement, puisqu’on ne peut plus faire autrement avec des pays incapables d’équilibrer leur balance courante, mais ce ne sera que partie remise, car après un certain temps, les pays retomberont dans la crise, encore et encore ! Toutes les mesures proposées à cette situation sont donc un coup d’épée dans l’eau : nos systèmes ne sont pas réformables dans le cadre des paradigmes économiques actuels.

QUESTION : Quels leviers actionnés pour sortir du marasme actuel?

RÉPONSE : Il existe une seule solution pour casser cette spirale infernale, et c’est la binarisation. Celle-ci consiste à adjoindre au CFA actuel, un autre CFA local, de même valeur faciale, mais inconvertible, suivant la logique des monnaies complémentaires qu’on trouve en Suisse avec le WIR, en Bavière avec le Chimgauer, à Ithica aux USA avec le Hour, au Brésil avec le Palmas, ainsi que dans un grand nombre de localités des pays développés. Cette mesure stabilise le système en l’irrigant d’une liquidité qui ne sort pas, elle permet à l’État de limiter les problèmes de trésorerie, donne la possibilité d’une politique monétaire nouvelle en jouant sur les deux masses monétaires, ainsi que des politiques de protection locale sans violer nos engagements extérieurs, permet de mener des politiques de subvention et de soutien au système productif, relance la production industrielle locale et redonne à nos pays leur virginité économique originelle. C’est cela la voie qu’il faut suivre et il n’y a pas d’autres solutions.

QUESTION : A votre avis, comment régler définitivement ce qu’il est convenu d’appeler le problème anglophone?

RÉPONSE : Le problème anglophone cristallise la mal-gouvernance générale d’un système néocolonial qui n’a jamais voulu se réadapter pour être au service des Camerounais. On ne peut donc le résoudre qu’en réformant l’État. Tout d’abord, cet État doit reconnaître qu’il doit se consacrer à des choses grandes, qui relèvent de sa taille. Il est indécent que dans le budget d’un État comme le Cameroun, on trouve à côté de la construction des barrages de 400 Milliards, la distribution des tables-bancs de 400.000 FCFA, soit un rapport d’un million! Vous ne pouvez pas gérer des opérations aussi disparates dans une même structure, car le mode de gestion est totalement différent ! Il faut laisser les choses grandes à l’État, les choses moyennes aux régions et les choses petites aux communes ! Cette opération de transferts des compétences, des ressources financières et du capital humain doit être faite dans les plus brefs délais, sans faux-fuyant et sans fioritures.

Les arguments fallacieux qu’on évoque sur les faibles capacités opérationnelles des Collectivités Territoriales Décentralisées sont spécifiques de tous les régimes oppressifs ; quand le Blanc dominait en Afrique, il affirmait aussi que les Africains n’étaient pas mûrs pour l’indépendance, et pourtant les pays sont devenus indépendants. On a connu le même raisonnement avec les partis uniques pour qui les peuples n’étaient pas mûrs pour la démocratie et pourtant, il y a eu la démocratie. C’est la même chose en matière de décentralisation : il faut immédiatement remettre le pouvoir aux régions, et arrêter avec ce faux discours sur la maturité.

La décentralisation ainsi proposée doit être la plus large possible, et laisser les communautés exprimer autant que possible leur spécificité, y compris dans les systèmes judiciaires ou académiques, pour autant que cela reste compatible avec le vivre-ensemble. L’unité n’a jamais été l’uniformité ! Vouloir imposer l’uniformité, c’est créer un système artificiel dans lequel tout le monde parle unité officiellement alors que dans les faits, tout le monde agit tribu.

A côté de ces mesures politiques, l’État du Cameroun doit revenir sur une politique économique tournée vers la satisfaction des besoins intérieurs, et par suite, vers la production. Car, quand nous ne produisons pas, nous sommes obligés d’importer, et la conséquence devient immédiatement une mêlée furieuse vers le centre de contrôle de devises que représente l’État.

QUESTION : D’autres revendications de même nature ne pourraient-elles sortir de l’ombre des autres coins du pays? On connait par exemple les revendications de la partie septentrionale du Cameroun. Et puis, il y a ces mémorandums que chaque région sort du chapeau chaque jour.

RÉPONSE : Comme je l’ai dit, nous avons un État qui s’est érigé en une grande divinité dispensatrice des bienfaits et qui, dans cette prétention, s’est approprié de l’essentiel des devises de toute la Nation. Il ne peut donc être que l’objet des réclamations incessantes, et en même temps, d’une envie irrésistible de chaque segment communautaire de s’en emparer. Les mémorandums traduisent ces réclamations incessantes, tandis que les collusions secrètes, les réseaux d’intérêt et les coalitions tribales traduisent le désir d’y mettre la main. C’est une situation potentiellement explosive qui va s’intensifier avec le rationnement des emplois et du revenu, jusqu’à son complet délitement. La seule solution est que l’État se libère en libérant les citoyens et les communautés à travers une véritable décentralisation. Observez aujourd’hui ; à côté des anglophones qui protestent à leur manière, les autres agissent aussi, tout le monde s’abritant publiquement derrière le masque de l’unité nationale, mais en réalité, posant le problème du pouvoir et de la succession de Biya en terme tribal. C’est une démarche extrêmement explosive, et il est absolument nécessaire de réduire ce pouvoir excessif au profit des communautés territoriales, de manière à réduire son excessive attractivité.

QUESTION : Le Cameroun est actuellement secoué par des revendications venant de sa partie anglophone (d’expression anglaise, pour certains). Quelle lecture vous faites de ces revendications parties des avocats et suivies par les enseignants?

RÉPONSE : Ces revendications traduisent une série de dysfonctionnements de l’État central et des échecs qu’on retrouve dans tous les segments de la vie publique du Cameroun, mais qui prennent dans la partie dite Anglophone un caractère critique. Notre État est marqué par une présence ubiquitaire et omnipotente, qui a émasculé toutes les autres possibilités d’organisation sociopolitique, dans sa prétention excessive à résoudre tous les problèmes de tout le monde ! En s’érigeant en une sorte de déité, il a prétendu fournir à tous les écoles, les latrines publiques, les routes, les barrages, les écoles, les centres de santé, les points d’eau, assurer la sécurité, la paix, la sécurité sociale, bref tout ce qui est imaginable. La conséquence est qu’il a paralysé toutes les possibilités autochtones d’organisation et de mutualisation communautaire des efforts, devenant par le fait même le centre exclusif des myriades de réclamations et de revendications auxquelles il est totalement incapable de répondre.

En second lieu, cet État qui a relayé le régime colonial s’est imposé comme une entité essentiellement parasitaire. En effet, le sous-préfet colonial qui imposait la corvée aux populations camerounaises jouait un rôle dans la filière des métaux puisqu’il soumettait les Africains à extraire ces métaux. Le véhicule qu’on lui donnait pour ses activités ou ses loisirs était la juste rétribution de sa participation dans la chaîne de production. A contrario, le sous-préfet camerounais joue quel rôle dans la production du véhicule pour en bénéficier ? Aucun ! De manière directe, il ne joue aucun rôle parce que le Cameroun n’en fabrique pas. Et de manière indirecte, il ne joue aucun rôle puisque son activité ne contribue pas à l’augmentation des devises permettant de l’importer. Ce qui est valable pour le sous-préfet camerounais l’est également pour tous les autres acteurs de l’administration publique. L’État est donc devenu un mécanisme de prédation des devises travaillées par la paysannerie, le pétrole et le bois qu’il distribue à ses affidés pour alimenter un mode de vie somptuaire sans contrepartie.

C’est dans ce cadre que s’inscrit la protestation anglophone. Un État parasitaire prédateur et exclusif ne peut être que le lieu d’une multitude de tiraillements, chacun voulant bénéficier prioritairement de cette rente en devises qui permet d’acquérir toutes les commodités modernes. Chez les Betis, ce contentieux s’exprimera par le désir de conserver le pouvoir ; chez les Nordistes, par le désir de le récupérer, chez les Bamiléké et les autres, par le désir d’y mettre la main à leur tour. Chez les Anglophones qui se considèrent comme une minorité spécifique à jamais exclue du centre du pouvoir et définitivement condamnée à jouer le second rôle, ce contentieux prendra la forme d’une attractivité vers la sécession ou du moins, le bénéfice d’un statut particulier. En réalité, le problème anglophone exprime une forme très particulière du tiraillement général portant sur le pouvoir d’État.

QUESTION : Les gouvernants du pays, dans un premier temps ont feint d’ignorer les avocats et les enseignants, et dans un deuxième ont décidé de négocier. Entre temps, il y a eu comme une radicalisation et une généralisation du mouvement de revendication. Comment appréciez-vous l’attitude des pouvoirs publics?

RÉPONSE : La stratégie de l’attentisme, assez spécifique au régime du Renouveau, traduit une très faible proactivité qui l’oblige à agir devant les événements au lieu de les anticiper, un peu comme un insecte. C’est un défaut génétique du système qui n’a jamais su sortir de la logique du court-terme et qu’est venue aggraver la démocratie d’opérette du Cameroun. Si vous demandez à un Ministre de prendre une mesure, à un Parlementaire de défendre une cause, il ne le fera que si le résultat est immédiat et directement imputable à son action. Dès lors que le résultat est éloigné dans le temps, et qu’il ne peut lui être directement et exclusivement imputé, il ne bougera pas. D’où la logique du m’as-tu-vu et du falbala médiatique de nos hommes politiques. On ne se penche jamais sur des problèmes de fonds, mais on se disperse dans des actions spectaculaires sans profondeur, juste pour être bien vu. Ce désir impatient de résultat, qu’on retrouve malheureusement à tous les niveaux nous plombe dans la logique du bricole et nous ne faisons que tourner en rond. Le problème anglophone participe de cette logique de l’attentisme et de l’improvisation. Voilà 20 ans qu’on s’est proposé de mettre en place la décentralisation, et voilà 20 ans qu’on tourne en rond, on ne sait pourquoi ! Et au lieu de résoudre le problème, qu’est-ce qu’on propose ? On veut l’enfumer dans des mesures artificielles comme le recrutement de quelques strapontins, toujours dans la logique de l’État omnipotent et ubiquitaire que les Anglophones récusent précisément. Les gens de Yaoundé ont fini par croire que parce les postes et les privilèges constituent leur horizon, ils constituent également l’horizon du Cameroun!

Publié le lundi 12/12/2016

12 décembre, 2016 à 23:15 | Commentaires (0) | Permalien


GÉOSTRATÉGIE AFRICAINE : « VOICI COMMENT LES PAYS DITS DÉMOCRATIQUES EMPOISONNENT LEUR PROPRE POPULATION »

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain/stratège

image antenne électromagnétiqueS.O.S : En Afrique, en zone rurale comme en zone urbaine, voici pourquoi les antennes émettant les ondes électromagnétiques et qui nuisent gravement à la santé des populations parce que installées près de celles-ci et à titre illustratif comme au Lycée Bilingue de Bépanda à Douala au Cameroun doivent être démontées pour ne pas vivre le même drame des137 enfants italiens tués par les ondes de Radio Vatican. L’éclaireur Jean-Paul Pougala lève le voile et je le reprends : « Le grand public est habitué à imaginer le Vatican sous l’angle de la religion, de la spiritualité et des grands discours moraux sur l’être humain, son bien-être, l’éthique, la morale, la générosité envers les plus démunis etc.

Ce qu’on ne sait pas est que, comme tous les pouvoirs politiques en Occident, lorsqu’il faut assassiner sa population, il ne fait pas dans la dentelle. Le pire ici est que ce n’est pas la population du Vatican qui est assassinée par le pouvoir pontife, puisqu’il n’y a pas de véritables habitants dans les 44 hectares de la superficie du Vatican, mais la population de son voisin, l’Italie. Et le Vatican va nuire gravement à la santé des Italiens là où personne ne l’attend : à cause de l’antenne radio Vatican qui va procurer la leucémie et tuer de nombreux enfants italiens en proximité des antennes de la radio. Ainsi, dans son édition du 13 juillet 2010 le journal La Repubblica parle de 137 enfants italiens tués par les ondes de Radio Vatican.

Notre histoire démarre avec ce que l’on appelle le hasard des hasards et commence en 1998. Dans le département d’oncologie (cancer) de l’hôpital infantile de Rome se retrouvent à occuper tout les lits de ce département des enfants provenant de Cesano ; une zone urbaine au nord de Rome. Alors, le doute interpelle les parents, parce que la leucémie étant une maladie très rare, il parait douteux que plusieurs enfants issus du même endroit soient atteints de cette maladie au même moment. Si c’était en Afrique, on aurait certainement crié à la sorcellerie. Mais deux ans de recherche et de détermination des parents des enfants malades et décédés vont finir par payer. Ils comprennent que la seule chose qu’ils ont en commun ce sont les antennes de Radio Vatican. Or ces antennes sont là depuis 1950, sans que personne ne se soit jamais plaint. Le problème est qu’avant personne ne savait que les antennes de radio, télévision et téléphonie mobile pouvaient créer le cancer surtout aux enfants de moins de 14 ans (…) Pour voir s’il y a un lien entre les antennes et les nombreux morts des enfants de Cesano, la juge d’instruction Zaira secchi du tribunal de Rome ordonne une expertise, qui mettra 5 ans pour donner ses conclusions dans un rapport de 400 pages publié le 25 juin 2010 qui reconnait sans équivoque que sur la période étudiée de 1994 à 2000, il y a eu 137 morts dans les quartiers où sont installées les antennes de Radio Vatican. Le Tribunal de Rome reconnait que Radio Vatican ait responsable de la mort des enfants de Cesano. Le Vatican est condamné pour la première fois par un tribunal italien au pénal, violation de l’article 674 du Code pénal italien « gettito pericoloso di cose » c’est-à-dire pour la nocivité des antennes de Radio Vatican. Le tribunal de Rome condamne le père Pasquale Borgomeo, directeur de la radio et le cardinal Roberto Tucci, président du comité dé gestion de Radio Vatican. » fin.__________________________________

pougala2-Écrit par Jean-Paul Pougala

1- L’ESPAGNE

Un pays démocratique, si toutefois il existe, est celui où le peuple est tellement endoctriné qu’il refuse de se rebeller contre ses dirigeants incapables et incompétents, et finit par appliquer toutes leurs décisions mêmes les plus destructrices qui lui sont vendues comme pour les sauver. Cette démocratie peut être symbolisée par l’Espagne, un pays où des dizaines d’années de mauvaise gestion politique ont tellement poussé ce peuple à bout qu’il est prêt à toute proposition même la plus insensée pour sortir du bourbier dans lequel les politiciens les ont mis. Le drame est que même la mort est servie par les politiciens aux populations comme une solution ultime.
Nous sommes en 2010. L’Espagne qui a 6 centrales nucléaires et 8 réacteurs nucléaires doit trouver une solution pour ses déchets radioactifs. Elle n’en trouve pas. Elle ne sait vraiment plus quoi faire. Puis, aux politiciens espagnols vient une idée brillante : pourquoi ne pas les garder pendant 60 ans quelque part en attendant le jour où la science nous dira quoi en faire ? Aussitôt dit, aussitôt fait. Nous sommes en pleine crise économique et financière qui a commencé l’année précédente. Le gouvernement espagnol propose sans détours aux communes les plus frappées par la crise de choisir entre disparaitre et stocker les déchets nucléaires. En échange, on leur promet une enveloppe de 700 millions d’euros et 60 ans d’activité de la centrale de stockage. Sans réfléchir, 14 communes vont très rapidement se porter candidates.

Lorsque le journaliste Iñigo Aduriz, du quotidien de Madrid Publico dans son édition du 9 octobre 2010 pose la question à José María Sáiz, maire de Villar de Cañas qui a vu sa population divisée par 4 à cause de la crise, il répond n’avoir jamais entendu parler de déchets nucléaires, encore moins de ses conséquences catastrophiques sur la santé des habitants. A cause de la crise, tout le village s’est vidé. Et pour lui, des mots tels que « cimetières nucléaires » n’ont aucun sens. L’important c’est que l’argent arrive dans les caisses de la mairie afin que de nouveaux services soient offerts pour attirer des habitants et faire revivre la ville. Voici en détail ce qu’il déclare à Publico :

photo Maire José María Sáiz« Croyez-moi, ça fait mal au cœur de voir des rues bordées de cinquante lampadaires et où n’habitent que deux personnes. Et c’est aussi l’espoir des villageois eux-mêmes, qui ont envie qu’il “se passe quelque chose” dans les rues de leur bourgade. »

Une habitante du village, une certaine Chus Ramírez, donne raison à son maire en ces termes : « Nous voulons attirer des emplois au village, nous voulons que les jeunes arrêtent de partir vers les villes. Et puis nous avons aussi envie de quelque chose de nouveau, nous nous ennuyons, nous ne savons que faire de notre vie. »
Et le seul conseiller municipal indépendant, un certain José María Noé de donner raison au maire en ces mots : « Nous devons améliorer nos routes, trouver de l’argent pour financer l’éclairage public et éviter que le village finisse par disparaître purement et simplement. »

Des mots qui sonnent comme une aubaine, un vrai boulevard pour le ministre espagnole de l’industrie à l’origine de ce fameux « centre temporaire centralisé » (ATC).

2- LE VATICAN

Le grand public est habitué à imaginer le Vatican sous l’angle de la religion, de la spiritualité et des grands discours moraux sur l’être humain, son bien-être, l’éthique, la morale, la générosité envers les plus démunis etc. Ce qu’on ne sait pas est que, comme tous les pouvoirs politiques en Occident, lorsqu’il faut assassiner sa population, il ne fait pas dans la dentelle. Le pire ici est que ce n’est pas la population du Vatican qui est assassinée par le pouvoir pontife, puisqu’il n’y a pas de véritables habitants dans les 44 hectares de la superficie du Vatican, mais la population de son voisin, l’Italie. Et le Vatican va nuire gravement à la santé des Italiens là où personne ne l’attend : à cause de l’antenne radio Vatican qui va procurer la leucémie et tuer de nombreux enfants italiens en proximité des antennes de la radio. Ainsi, dans son édition du 13 juillet 2010 le journal La Repubblica parle de 137 enfants italiens tués par les ondes de Radio Vatican.

Notre histoire démarre avec ce que l’on appelle le hasard des hasards et commence en 1998. Dans le département d’oncologie (cancer) de l’hôpital infantile de Rome se retrouvent à occuper tout les lits de ce département des enfants provenant de Cesano ; une zone urbaine au nord de Rome. Alors, le doute interpelle les parents, parce que la leucémie étant une maladie très rare, il parait douteux que plusieurs enfants issus du même endroit soient atteints de cette maladie au même moment. Si c’était en Afrique, on aurait certainement crié à la sorcellerie. Mais deux ans de recherche et de détermination des parents des enfants malades et décédés vont finir par payer. Ils comprennent que la seule chose qu’ils ont en commun ce sont les antennes de Radio Vatican. Or ces antennes sont là depuis 1950, sans que personne ne se soit jamais plaint. Le problème est qu’avait personne ne savait que les antennes de radio, télévision et téléphonie mobile pouvaient créer le cancer surtout aux enfants de moins de 14 ans.

Avant les parents supportaient des étranges phénomènes comme le rosaire récité à n’importe quel canal de télévision qu’ils choisissent ou à l’interphone des maisons. Maintenant, ils ne vont plus rien tolérer. Ils mènent eux-mêmes leurs enquêtes et découvrent ainsi que le Vatican ne respecte pas les limitations légales sur les émissions radio. La première plainte est déposée en 1999 au tribunal de Rome. Suivie en juillet 2000 par une autre plainte contre le Vatican pour les morts de Cesano. Le Vatican demande et obtient de la cour d’appel de Rome la suspension de l’enquête, au motif que les pactes de Latence entre Mussolini et le pape en 1929, interdisent à l’Italie de juger le Vatican. Les parents des enfants morts portent l’affaire à la Cour de cassation d’Italie qui donne pour verdict en 2003 que l’Italie a le droit de juger tout État portant atteinte aux citoyens italiens. Le tribunal de Rome juge et doit rendre sa sentence le 7 avril 2005, mais le pape Jean-Paul II meurt 5 jours avant et par respect pour le deuil, la juge Luisa Martini déplace sa sentence au 9 mai 2005 : le Vatican est condamné pour la première fois par un tribunal italien au pénal, notamment les deux prélats : violation de l’article 674 du Code pénal italien « gettito pericoloso di cose » c’est-à-dire pour la nocivité des antennes de Radio Vatican. Le tribunal de Rome condamne le père Pasquale Borgomeo, directeur de la radio et le cardinal Roberto Tucci, président du comité dé gestion de Radio Vatican. Le Vatican fait appel et obtient de la Cour d’appel de Rome de juin 2007 la relaxe des deux clergés. Les parents ne s’avouent pas vaincus et portent l’affaire à nouveau à la Cour de cassation. Et par la sentence du 14 mai 2008, la jurés donnent raison aux parents et ordonnent qu’un nouveau procès ait lieu.

photo Zaira secchiPour voir s’il y a un lien entre les antennes et les nombreux morts des enfants de Cesano, la juge d’instruction Zaira secchi du tribunal de Rome ordonne une expertise, qui mettra 5 ans pour donner ses conclusions dans un rapport de 400 pages publié le 25 juin 2010 qui reconnait sans équivoque que sur la période étudiée de 1994 à 2000, il y a eu 137 morts dans les quartiers où sont installées les antennes de Radio Vatican. Le 29 avril 2010, le Tribunal de Rome reconnait que Radio Vatican ait responsable de la mort des enfants de Cesano. Le Vatican dans ses procès a l’habitude de jouer la montre, car de toutes les façons, l’individu meurt, mais le Vatican reste. En effet, au verdict, le directeur de la radio mis en accusation est mort de vieillesse et le cardinal est relâché pour prescription : le procès a trop duré. Les parents écrivent alors une lettre au Pape, en utilisant ses propres mots pour s’autoproclamer avocats des faibles et des démunis que les puissants de ce monde écrasent. Ils supplient le Pape d’arrêter le massacre de leurs enfants en éteignant les antennes de Radio Vatican.

Voici dans son intégralité leur lettre au Pape :
« Sainteté
Nous, qui aujourd’hui, nous permettons de nous adresser à Sa Sainteté, sommes des parents éprouvés par la douleur pour nos enfants. Certains d’entre nous les ont vus s’en aller et s’éteindre à petit feu, terrassés à un âge trop précoce par la leucémie infantile, d’autres, plus chanceux, ont vu à leur enfants, refusée la sérénité de l’enfance, passée entre les hôpitaux et les délicates et compliquées interventions chirurgicales.

Aujourd’hui, les dernières nouvelles sont tombées et révèlent qu’une évaluation technique menée dans un tribunal, avec un esprit neutre et avec une attitude de grande sérénité, par un expert choisi par un juge externe, ont trouvé la preuve scientifique qui démontre que la proximité de nos maisons aux antennes de Radio Vatican a contribué à augmenter le risque de maladie pour nos enfants, trop longtemps exposée, sans défense et inconscient (certains depuis l’utérus), aux dangers inconnus des ondes électromagnétiques qui ont découlé de votre station de radio. Nous n’avons ni la présomption ni la compétence pour débattre avec vous des problèmes techniques que la question complexe implique, encore moins nous ne vous demandons de prendre position sur les responsabilités individuelles qui font l’objet de la procédure pénale en cours. Nous vous demandons, cependant, que l’Église Catholique (Vatican) ne reste pas sourde à l’alarme que, objectivement, le résultat de cette très crédible évaluation a rendu public et d’éviter, à l’avenir, le risque de contribuer à une cause plus grande propagation de la leucémie infantile.

Nous vous demandons, Votre Sainteté, sur la base du même sens de participation humaine qui a toujours inspiré vos actions, de bien vouloir envisager la possibilité de suspendre l’utilisation des installations du quartier Santa Maria di Galeria, au moins jusqu’à ce que murisse dans le monde scientifique la certitude raisonnable sur les effets des ondes électromagnétiques sur les enfants. Une mesure provisoire, avec l’utilisation de solutions de rechange et des technologies non moins efficaces, n’empêcherait pas l’Église d’atteindre ses fidèles à travers le monde, mais qui peut éviter avec certitude de revenir un jour aux problèmes actuels, avec d’autres parents, vos propres mots le confirment: «Beaucoup d’entre vous ont constaté que, lorsque vous étiez suffisamment courageux pour parler de ce qui vous était arrivé, personne ne vous écoutait »… il est compréhensible que vous trouviez difficile de pardonner ou de vous réconcilier avec l’Église.
Avec confiance en son écoute paternelle, nous envoyons nos sentiments de piété et de dévotion.

Au nom des parents de 19 enfants atteints de leucémie à proximité de Radio Vatican
(14 Juillet 2010) »

Si vous croyez qu’avec cette lettre le Vatican a eu la moindre pitié pour ces habitants, et bien vous vous trompez. Puisqu’il va se pourvoir en cassation pour avoir l’autorisation de continuer de tuer les enfants de ce quartier périphérique pauvre de Rome. Et c’est le 25 février 2011 que la Cour de Cassation italienne confirme le lien entre les enfants morts et la pollution des ondes électromagnétiques de Radio Vatican. La Cour confirme la condamnation du Cardinal à 10 ans de prison ferme pour avoir été le gestionnaire de la radio qui a contribué à tuer ces 137 enfants entre 1994 et 2000. Et ouvre la voie aux dommages et intérêts pour les familles des victimes.

Et c’est finalement le 8 mai 2014 que 4 premières antennes de Radio Vatican chacune haute de 120 mètres sont démontés et détruites. Ce qui fait dire a Fabio Rollo, président du Comité Bambini senza Onde (Enfants sans Ondes), très ému ceci :

photo Fabio Rollo« C’est un moment historique, une chose pareille n’est jamais arrivée dans ce pays que de pauvres paysans comme nous viennent à bout d’un État aussi puissant que le Vatican pour sauver la santé de nos enfants ».

LE MEA-CULPA DU VATICAN ?

Le 20 mai 2005, à la première condamnation, dans un communiqué lu sur les ondes de Radio Vatican, intitulé : « La Radio Vatican et les ondes électromagnétiques : ce que les citoyens doivent savoir », il y a 12 points pour expliquer pourquoi et comment les citoyens et les tribunaux italiens se trompent. Il s’agit d’un texte d’un tel cynisme moral, d’une telle malhonnêteté intellectuelle qu’on se demande comment cela peut provenir des gens qui ont le courage de prétendre que les autres viennent leur confesser dans le secret de l’isoloir leurs propres péchés. Par exemple, voici ce que récitent certains points :

1- Non, ce n’est pas vrai que les antennes de radio Vatican rendent les adultes malades de leucémie

2- Non, ce n’est pas vrai que les antennes de radio Vatican rendent les enfants malades de leucémie.

3- Un groupe de scientifiques internationaux venus du Royaume Uni et d’Allemagne, mais aussi avec le ministre (catholique) de la santé Veronesi ont prouvé que les ondes de Radio Vatican sont inoffensives et n’ont rien à voir avec la leucémie infantile.

4- Non, ce n’est pas vrai que Radio Vatican se désintéresse de la santé des citoyens.

5- Radio Vatican respecte la loi italienne et ne s’est jamais cachée derrière l’extra-territorialité (Faux : leurs actes jusqu’à la cassation nous ont démontré le contraire)

6- Ce n’est pas vrai que les transmetteurs de Santa Maria Di Galeria sont les plus puissants au monde etc.

L’indigestion continue dans le même style.

La question que nous ne pouvons nous empêcher de poser est : quel est ce dieu super puissant, omniprésent, infiniment bon et généreux qui a besoin de tuer 137 enfants de Cesano pour Leucémie, afin de réussir à apporter la bonne nouvelle de son existence et de sa bonté aux pauvres Africains ? Pour information, il n’y a plus que les Africains qui utilisent encore les radios à ondes courtes. On peut donc présumer que toutes ces antennes servent à informer surtout les âmes égarées africaines qui doivent encore découvrir Dieu et son fils Jésus. Les ondes courtes étaient avant l’arrivée du satellite le seul moyen pour communiquer loin par onde radio. Le problème est que le satellite est un vrai blasphème de l’homme contre Dieu qui nous avait donné la terre pour l’espace des hommes et s’était réservé le ciel pour lui tout seul. Mais voilà que des Russes ont osé violer son espace, son domicile sans son autorisation avec le premier satellite artificiel Spoutnik, lancé le 4 octobre 1957. Comment donc le Vatican qui prétend représenter Dieu sur terre, peut utiliser les moyens techniques de ceux qui doivent avoir un contentieux avec dieu pour violation du domicile privé ?

La réponse nous est fournie par The Wine Institute dans son enquête publiée en 2012 et qui fait du Vatican le pays avec le plus grand nombre de soulards dans le monde. En effet, selon cet institut, le Vatican est le tout premier pays au monde dans la consommation de vin avec 73,8 litres par habitant, par an, très loin devant la France qui vient en deuxième place avec 44,2 litres par habitant et par an. Même l’Italie qui fournit ce vin au Vatican ne vient qu’en 7ème position avec 37,5 litres de vin par habitant et par an. Sur ce classement des 50 pays les plus soulards en vin dans le monde, il y a 5 pays africains. Le premier pays africain est la Guinée Équatoriale qui est 23ème avec 19,2 litres par habitant et par an, suivi de loin par l’Afrique du Sud, la Tunisie, par l’Angola à la 48ème place avec 6,3 et le Gabon avec 4,7 litres par habitant et par an.
Pour revenir à notre thème et à la vue de l’incohérence des propos utilisés par Radio Vatican pour sa défense ce 20 mai 2005, le classement du très sérieux Wine Institue nous pousse à nous demander si l’alcool peut être retenu comme responsable de l’incapacité des hommes de dieu au Vatican pour comprendre le drame des populations de Cesano.

3- L’ALLEMAGNE

Chut, ne faites pas de bruit, approchez-vous, ce que je vais vous dire est certainement un véritable blasphème, puisqu’il s’agit de la négation totale des droits de l’homme dans le pays le plus puissant de toute l’Union Européenne, l’Allemagne, et son modèle de démocratie. L’histoire que je vais vous raconter est l’une des plus sordides qui existent d’un État qui se sert de ses meilleurs scientifiques pour assassiner son propre peuple. Et n’allez surtout pas me demander mes sources dans un journal allemand, je n’en ai pas trouvé. C’est en Suisse que je les ai trouvées, dans le très respectable journal alémanique WOZ Die Wochenzeitung, fondé à Zurich en 1981. C’est ce quotidien qui édite en Suisse le « Monde Diplomatique ».

photo Susan BoosDans son numéro 29/2008 du 17/07/2008, sous la plume de la journaliste Susan Boos, on découvre que les géologues allemands vivent un vrai cauchemar dans la colline de Asse où les prévisions des experts étaient complètement erronées ; cacher 126 000 futs radioactifs dans une mine de sel pendant plusieurs millions d’années d’années sans que personne ne s’en aperçoive. Et malheureusement, rien ne s’est passé comme prévu et c’est le sel qui a consommé l’acier des fûts et leurs contenus au mélange du sel se sont fondus et sont devenus une sorte de rigole radioactive contaminant toute une région, sans qu’on ne sache bien comment stopper l’hémorragie.

On a même le nom du coupable : c’est le césium 137. On a aussi son taux de contamination : 8 fois supérieur à la norme. On connaît même sa dangerosité : difficulté à la minéralisation des os, surtout pour les enfants, lésion au cerveau, trouble dans le système immunitaire rendant les populations plus vulnérables à toute sorte de maladies, même banales, mais aussi, cancer de la thyroïde, malformation des fœtus…

Nous sommes en 1964. Après 100 ans d’exploitation, la mine de sel n’est plus rentable et donc, ferme les portes. 3 ans après, en 1967, l’État allemand ne sachant que faire de ses déchets radioactifs a une idée brillante : tromper les habitants de Asse à travers le stratagème juridique pour enfouir les déchets radioactifs. Normalement pour y stocker les déchets radioactifs, il aurait fallu se soumettre à la réglementation allemande en matière nucléaire. C’est-à-dire, classer ce site comme dangereux et n’y accéder qu’avec des combinaisons spéciales. Sauf que cela aurait suscité l’opposition des riverains. Alors l’État préfère non seulement tromper sa propre population, mais surtout la mettre en danger, tout simplement en appliquant le code minier et lui donner l’impression qu’on était en train de continuer l’exploitation de la mine de sel. C’est donc comme cela que pendant 11 ans, de 1967 à 1978 on a enfoui à près de 700 mètres de profondeur, plus de 126 000 futs radioactifs dans cette mine de sel.

Lorsque Susan Boos demande à Heinz-Jörg Haury, porte-parole du centre Helmholtz, l’office public allemand de recherche scientifique, pourquoi un tel acte criminel contre sa propre population, voici ce qu’il répond :

photo Heinz-Jörg Haury«Bis vor kurzem, konnten wir regelmässig Pressekonferenzen organisieren, und es hat niemanden interessiert. Jetzt haben wir fast täglich Journalisten hier. Es wird auch viel Unsinn geschrieben, über angeblich geheime Versuche, die wir hier unten durchgeführt hätten, die aber nie geheim waren.»

En d’autres termes, il nous explique que l’État allemand était par erreur convaincu que la géologie serait la solution miracle et sure à l’épineux problème des déchets nucléaires. Parce qu’une mine de sel selon la théorie referme toute seule les cavités, les trous. Ainsi, au bout de quarante à cinquante ans, chaque tunnel de la mine est compressé et disparaît automatiquement. C’est ce qu’on appelle l’auto-guérison.

Sauf que seulement 18 ans plus tard, dès 1985, au lieu de se refermer, la mine s’est ouverte. Et la population à qui on avait caché toute l’opération s’est retrouvée face à des ruissèlements de boue radioactive et par conséquent, la contamination de toute la région.

Maintenant, quelle solution ? Pour les habitants, il n’y a pas à débattre, il faut tout simplement sortir les 126 000 fûts de là où ils sont. Et que lui répond l’État ? Que cela prendrait 40 ans et couterait 3 milliards d’euros. Argent que l’État allemand n’a pas.

Et que sont devenus les auteurs de ce scandale allemand?

Ils sillonnent le monde en se vantant d’être les meilleurs experts au monde de l’enfouissement des déchets radioactifs, profitant du silence sur le drame des populations de Asse. Susan interroge un deux, Peter Dickel, qui est contenant que finalement un journal s’intéresse à leur cauchemar et de dire haut et fort à ses concitoyens accourus au rassemblement de détresse :

«Der eigentliche Skandal aber ist, dass in dieses alte Bergwerk überhaupt je Atommüll eingelagert wurde. Und ein Skandal ist auch, dass seit zwanzig Jahren Lauge in den Schacht läuft und wir trotzdem all die Jahre nichts anderes gehört haben als Beschwichtigungen.»

En d’autres mots, le vrai scandale, est que quelqu’un ait eu l’idée d’enfouir des déchets nucléaires dans cette ancienne mine. Le fait qu’un liquide jaillissent de la mine depuis vingt ans, au même moment où les autorités ne cessaient de répéter que tout va bien, est encore plus scandaleux.”
Peter Dickel conclut en se moquant des certitudes d’un des expert de ce cauchemar de Asse, un certain professeur Klaus Kühn, en ces termes :

« Professor Klaus Kühn, dank der Asse zum Endlagerpapst Deutschlands wurde. Er hatte Salz als bestes Endlagergestein gepriesen, die Asse konzipiert und unverfroren behauptet: Wasser- und Laugeneinbrüche seien «mit an Sicherheit grenzender Wahrscheinlichkeit auszuschliessen».

photo Professeur Klaus KühnEn d’autre termes, c’est bien le Professeur Klaus Kühn, qui grâce à Asse est devenu le pape allemand de l’enfouissement. C’est lui qui avait déclaré que le sel était le meilleur lieu pour un enfouissement, c’est lui qui avait conçu le cauchemar de Asse affirmant sans gène : “Des entrées d’eau ou de solution saline sont quasi exclues.”

4- QUELLES LEÇONS POUR L’AFRIQUE ?

Des religieux aux politiciens en passant par les technocrates européens, chacun d’eux se sent porteur d’une mission salvatrice dès lors qu’il s’agit du continent africain. Or en étudiant tous ces personnages sur leurs territoires d’origine, on comprend vite qu’ils n’ont franchement rien à enseigner aux africains. On se rend même plutôt compte qu’ils sont pires que les africains dans l’éthique où ils ne peuvent suggérer la moindre solution au continent africain. La propagande et le mensonge ont longtemps marché dans un système d’ignorance généralisée. Nos donneurs de leçon européens doivent savoir que désormais, rien ne sera plus comme avant parce que nous avons appris à les analyser, à les connaitre, mais aussi à les juger.

Jean-Paul Pougala
Lausanne, le 27/10/2014

Leçon de Géostratégie Africaine n°75 partie 2/2 extraite du tome-6

6 décembre, 2016 à 1:55 | Commentaires (0) | Permalien


LA PREMIÈRE CONVENTION MONÉTAIRE DU FRANC DE LA COOPÉRATION FINANCIÈRE EN AFRIQUE CENTRALE (FRANC C.F.A.) SIGNÉE LE 23 NOVEMBRE 1972 ENTRE 5 ÉTATS MEMBRES DE LA BANQUE DES ÉTATS DE L’AFRIQUE CENTRALE (B.E.A.C.) ET LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE.

photo115.youssoufRecoupé par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/stratège

Le Gouvernement de la République Unie du Cameroun ;
Le Gouvernement de la République Centrafricaine ;
Le Gouvernement de la République Populaire du Congo ;
Le Gouvernement de la République Gabonaise ;
Le Gouvernement de la République du Tchad ;

Article 1.-Agissant en vertu de la Convention de coopération monétaire passée entre eux et le Gouvernement de la République Française, conviennent, dans le respect de leur souveraineté nationale et de leurs intérêts légitimes, de poursuivre leur coopération monétaire dans le cadre de la zone franc et décident de conclure la présente Convention. Ils ont désigné à cette fin leurs plénipotentiaires :

Africa-France-relationship

Le Gouvernement de la République Unie du Cameroun :
Monsieur Charles ONANA AWANA.
Le Gouvernement de la République Centrafricaine :
Monsieur Alphonse KOYAMBA.
Le Gouvernement de la République Populaire du Congo :
Monsieur Ange-Edouard POUNGUI.
Le Gouvernement de la République Gabonaise :
Monsieur Paul MOUKAMBI.
Le Gouvernement de la République du Tchad :
Monsieur Elie ROMBA.
Le Gouvernement de la République Française :
Monsieur Valéry GISCARD d’ESTAING.

Lesquels, après avoir échangé leurs pleins pouvoirs, sont convenus des dispositions ci-après :

Article 1er. -Les États membres de la Banque des États de l’Afrique Centrale (B.E.A.C.), ci-après dénommés États membres d’une part, et la République Française (ci-après désignée la France) d’autre part, décident de poursuivre leur coopération monétaire, dans le cadre organique défini ci-après.

Article 2.- Cette coopération est fondée sur la garantie illimitée donnée par la France à la monnaie émise par la Banque et sur le dépôt auprès du Trésor français de tout ou partie des réserves de change des États membres qui prendront les mesures nécessaires à cet effet, compte tenu des dispositions de l’article 11, paragraphe 3 des statuts de la Banque.

TITRE PREMIER.- DISPOSITIONS ORGANIQUES

Article 3.- Les organes chargés de la mise en œuvre de la coopération monétaire sont :

- un Comité Monétaire Mixte,
- la Banque des États de l’Afrique Centrale.

A) Du Comité Monétaire Mixte

Article 4.- Le Comité Monétaire Mixte est composé des Ministres des Finances des États signataires de la présente Convention.

Article 5.- Le Comité Monétaire Mixte veille à l’application des dispositions de la présente Convention. Il fait toute recommandation utile tendant à l’adapter à l’évolution économique des États signataires.

Article 6.- le Comité Monétaire Mixte se réunit une fois l’an sous la présidence du Ministre des Finances du pays-hôte. Il peut se réunir en séance extraordinaire à l’initiative de l’une ou de l’autre partie contractante.

B) De la Banque des États de l’Afrique Centrale

Article 7.- La Banque des États de l’Afrique Centrale prévue à l’article 3 est un établissement multinational africain, à la gestion et au contrôle duquel participe la France en contrepartie de la garantie qu’elle apporte à sa monnaie. La Banque assumera à l’égard des tiers les droits et obligations de l’ancienne Banque Centrale de l’Afrique Équatoriale et du Cameroun. Les dispositions organiques de la Banque sont annexées à la présente Convention.

Article 8.- La République Française cède à titre gratuit à la Banque des États de l’Afrique Centrale la dotation de 250 millions de francs C.F.A. alloués à l’établissement actuel. Cette dotation et les réserves de l’actuel établissement appartiennent en indivision aux États membres.

TITRE II.- DISPOSITIONS RELATIVES A LA MONNAIE

A) Définition, parité et transferts

Article 9.- La monnaie émise par la Banque est le franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale (franc C.F.A.) dont la convertibilité avec le franc français est illimitée. A cet effet, une Convention relative à un compte d’opérations ouvert au Trésor français sera signée entre le Président de la Banque et le Ministre de l’Économie et des Finances de la République Française. « Le solde créditeur de ce compte est garanti par référence à une unité de compte agréée d’accord parties ».

Article10.- Les transferts de fonds entre les États membres et la France sont libres.

Article 11.- La parité entre le franc de la coopération financière en Afrique Centrale et le franc français est fixe.

Article 12.- Cette parité est actuellement de 1 franc C.F.A. pour 0,02 franc français. Elle est susceptible d’être modifiée après concertation entre les États signataires, compte tenu des exigences de la situation économique et financière des États membres. Dans la mesure du possible, toute modification de la parité entre le franc français et les monnaies étrangères fera l’objet, à l’initiative du Gouvernement Français, d’une consultation entre la France et les États membres. La France associera les États membres à la préparation des négociations pouvant conduire à la modification du système monétaire international.

Article 13.- La Banque de France communiquera trimestriellement à la Banque le montant des achats et des ventes de devises étrangères effectués en France par les intermédiaires agréés pour le compte de chacun des États membres.

Article 14.- Sous réserve d’aménagement jugé nécessaires en fonction des conditions locales arrêtées par leur Comité monétaire et concertés avec la France, les États membres s’engagent à appliquer la réglementation des changes de la zone franc. Les autorités des États membres et de la France collaborent à la recherche et à la répression des infractions à la réglementation des changes.

TITRE III.- DISPOSITIONS DIVERSES

Article 15.- La France assurera pour le compte des États membres la formation du personnel d’encadrement nécessaire à la gestion de la Banque.

Article 16.- La présente Convention reste valable pour une période indéterminée. Elle peut être amendée sur recommandation du Comité Monétaire Mixte suivant les mêmes règles de procédure que celles qui ont présidé à son établissement.

Article 17.- Tout État signataire peut dénoncer la présente Convention. Cette décision prend effet à compter de la date de sa notification à l’État dépositaire. La négociation des arrangements nécessaires sera entreprise immédiatement entre les États signataires à la diligence de l’un quelconque d’entre eux. L’application de la Convention de Compte d’opérations prévue à l’article 9 ci-dessus est suspendue de plein droit à compter de la date de cette notification, en ce qui concerne cet État.

Article 18.- L’exclusion d’un État membre de la Banque entraîne pour cet État la dénonciation automatique de la présente Convention et la suspension immédiate de la Convention de Compte d’opérations.

Article 19.- Les dispositions de la présente Convention se substituent de plein droit à celles des Conventions bilatérales ou multilatérales qui leur seraient contraires.

Article 20.- La présente Convention entrera en vigueur après notification de sa ratification par tous les États signataires à la République Populaire du Congo désignée comme État dépositaire.

Fait à Brazzaville, le 23 novembre 1972
En français et en anglais, le texte français faisant foi.

28 septembre, 2016 à 1:46 | Commentaires (0) | Permalien


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