CAMEROUN: Elections

Posté par badjheca le 31 mai 2011


CAMEROUN: Elections 187125_100001187250479_1486129_q Par Youssouf Bamen Calixte

Le peuple accordera-t-il encore son suffrage au Président S.E. Paul Biya, candidat naturel du RDPC ?

Les conditions de vie difficile des Camerounais entameront-elles le capital de confiance placé en leur Chef d’État? Homme du renouveau qui, à été pour longtemps pédagogue de la rigueur et de la moralisation de comportement de tous, à quelques postes de travail que ce soit au service de la nation. Le personnel de la fonction publique Camerounaise,  payé par les impôts de l’effort collectif des valides, rend-t-il service aux usagers avec diligence et désintéressement ? Le peuple est-il satisfait du service des forces de l’ordre et de la sécurité publique ? Les forces de défenses protègent-ils l’intégrité du territoire national ? La sécurité alimentaire corolaire de la vie chère échappe-t-elle aux paniers des ménages ? Le système éducatif du Cameroun forme-t-il sa jeunesse en tenant compte du challenge du circuit économique qui l’emploiera pour asseoir le développement technologique du pays dans son industrialisation ? Le système sanitaire de santé publique du Cameroun est-il à la porté du peuple ? Le peuple se reconnaîtra-t-il le jour de son destin en celui qui a tracé le Cameroun horizon 2035 ou se reconnaîtra t-il au nouveau maître chanteur qui transformera le Cameroun par une baguette magique selon la fable du maître corbeau et le renard ? Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable !

A toutes ces interrogations égrainées, ne pas répondre par l’affirmative serait ramé à contre courant de la pensée même du Président  Paul Biya, exprimée à plusieurs occasions dans ces différents discours à la nation. Le temps de l’action n’est-il pas toujours perceptible ? D’aucun diront à quelle heure ? Mais seulement, sur le plan spirituel, les Saintes écritures ne révèlent-elles pas que les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers ? L’un des malfaiteurs en instance de crucifixion avec Jésus Christ   n’a-t-il pas eu le salut de l’au-delà pour s’être exclamé tout juste en repentance le jour de sa mort ? Sur le plan physique, et en politique surtout, il n’est jamais tard pour entreprendre. Ne dit-on pas que vaut mieux tard que jamais ?

Certains compatriotes véreux ayant occupés des grands postes dans la haute administration publique et des entreprises d’Étatiques ne rendent-ils pas gorge en ce moment pour s’être écartés de l’éthique de plusieurs années pédagogiques de la rigueur et de la moralisation de comportement ? Ne sont-ils pas nombreux ces bandits à col blanc, militants du RDPC, pour la plus part qui attendent leur tour chez le coiffeur pour avoir porté atteinte à la fortune publique ? Le prince ne les avaient-ils pas avertis avant de sévir maintenant? Le Président Paul Biya, n’a-t-il pas dit : que chaque Camerounais et Camerounaise qui ne pourra pas se soigner ou manger à sa faim, sa mission sera incomplète à la tête de l’État ?

Qui peut nier que le chômage se combat par le recrutement massif des jeunes bien que la demande soit forte ? Qui peut nier les sanctions infligées aux forces de l’ordre, de la sécurité publique, ainsi que les forces de défenses qui s’écartent des consignes à eux assignées ? Qui peut nier les mesures d’allègement fiscal des produits de premières nécessités aux profits du panier des ménages et des instituts sanitaires? Qui peut nier que le Cameroun s’est approprié de son système éducatif de base et du secondaire  à travers tous les manuels scolaires et que les autres ordres d’enseignement connaissent maintenant l’adaptation du milieu professionnel par son système école-entreprise et milieu hospitalier ? Les projections statistiques actuelles de formation des jeunes Camerounais dans tous les domaines en général et pour les apprenants en médecine sont parlants en particulier pour le Cameroun émergeant horizon 2035.

De tous les maux décriés, il y’ a la corruption. Mais, cette corruption n’est pas une invention du Cameroun. Selon l’expert français Alexandre de Marenches, la corruption est, et a toujours été, une maladie des hommes. Les pays où elle n’existe pas tiennent probablement sur les doigts d’une main et encore ! Partout ailleurs, la corruption et les bakchich représentent une approche traditionnelle et ancestrale de la vie. Fin de citation. Mais alors, avec le président Paul Biya, la volonté de la lutte contre la corruption est perceptible à travers plusieurs institutions telles la CONAC/ANIF pour ne citer que celles-ci. L’opération épervier démontre à suffisance la traque contre les délinquants économiques de grand chemin, fussent-ils du même bord politique que le prince et qui se sont écartés de la ligne politique de RIGUEUR ET DE MORALISATION de son projet de société. 

En signe prémonitoire d’un Cameroun ou il fera bon vivre aujourd’hui et demain, il appartient politiquement au Président Paul Biya de continuer à donner suite favorable aux attentes du peuple qui revendique la fortune publique spolié de ceux qui sont déjà tombés dans la nasse de la justice Camerounaise et aussi, se débarrasser de tous les camarades véreux de son parti le RDPC, qui ont porté colossalement atteinte à la fortune publique pour l’ambition de la conquête du pouvoir. Au risque d’implosion du RDPC pour la course au pouvoir après la sorti du prince des affaires, par les différentes factions fortement fortunés,  il serait souhaitable de ne pas laissé prospéré le plan de déstabilisation du Cameroun par les bandits en col blanc avec l’aide des mains obscur extérieur qui ont grandement besoin des ressources naturelles du pays en portant leur pion  parmi ceux-ci à la tête du Cameroun : vigilance./-

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

Le 31 mai 2011, 00:15

 


       

 

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AFRIQUE-LIBYE: Les vrais raisons de la guerre

Posté par badjheca le 31 mai 2011

AFRIQUE-LIBYE: Les vrais raisons de la guerre  safe_image.php?d=e1941ad084558c46371f5b9de9c4c7ac&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fl.yimg.com%2Fbt%2Fapi%2Fres%2F1.2%2F0nCluZj0xQZCm5.W_xzZZQ--%2FYXBwaWQ9eW5ld3M7Zmk9ZmlsbDtoPTkwO3E9ODU7dz05MA--%2Fhttp%3A%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Fen_us%2FNews%2FReuters%2F2011-05-16T155854Z_01_APAE74F119E00_RTROPTP_2_OFRWR-LIBYE-20110516.JPG.cf 187125_100001187250479_1486129_q dans Recoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte 

TEXTE DE JEAN PAUL POUGALA*

RÉPONSES AUX QUESTIONS DES LECTEURS LES VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE

Après mon article intitulé : Les Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye, texte traduit dans une quarantaine de langues à travers le monde, j’ai reçu des milliers d’Emails de réactions pour ou contre. Je remercie chaleureusement tous ceux qui ont pris la peine de m’écrire. Vu le nombre élevé de ces messages, il m’était impossible de répliquer individuellement à tout le monde. J’ai ainsi décidé d’écrire cet article pour répondre collectivement à vos doutes et interrogations que j’ai résumés et regroupés en ces quelques points ci-dessous. Les réponses qui s’en suivent reflètent intimement ma pensée, mes convictions :

1- KADHAFI A-T-IL TIRE SUR SON PEUPLE ? KADHAFI A-T-IL TUE 10.000 LIBYEN ?  FAUX !

Dans cette expression de « tirer sur son peuple » il y a déjà l’intention de nuire au président Libyen. On veut manipuler l’opinion en suscitant son indignation. S’il avait tiré sur le peuple italien ou français cela aurait-il été plus normal ? Non. Il ne s’agit en effet que d’une association de mots savamment étudiés dans des bureaux de recherches stratégiques pour trouver les expressions appropriées à intégrer à la vraie guerre qui a ensuite été déclenchée.

Pour revenir à l’accusation même, L’information principale qui a justifié la résolution 1973 du Conseil de Sécurité des Nations-Unies est celle d’un prétendu carnage de 10.000 morts et 55.000 blessés en 1 mois, commandité par le Président Libyen. C’est une affirmation mensongère et pour plusieurs raisons :

-Logique : Pour tuer 10.000 personnes en un mois, il faut être capable d’en tuer 300 à 400 tous les jours. Seul Hitler y est parvenu, mais il a eu besoin de plusieurs installations de fours crématoires.

-Kadhafi aurait utilisé des avions de combat qui normalement volent à 5.000 mètres d’altitude et à une vitesse de 1.000 km/h. A moins de larguer une bombe atomique, ces avions, aussi spéciaux soient-ils ne pourraient pas réussir un tel exploit.

-Pour les blessés, leur nombre est dans tous les pays du monde fournis par des sources hospitalières. Dans la gestion optimale d’un hôpital, il est prévu environ 10 à 20 places de libre pour accueillir des cas impromptus. Pour accueillir 55.000 blessés, à raison de 20 par hôpital, il faudrait 2.750 hôpitaux pour accueillir tous les blessés Libyens et même en utilisant tous les hôpitaux du continent africain (environ 1.230) on n’y arriverait jamais.

-Les photos diffusées de ce prétendu massacre proviennent du cimetière  « Sidi Hamed Cemetery » où se déroulait une normale opération de renouvellement du sol avec déplacement des restes humains, pratique très habituelle et commune dans le monde judéo-islamo-chrétien pour laisser place aux nouveaux morts, chaque 10 ou 20 ans selon les pays.

-Origine de l’information. Le philosophe Chinois Mo Tseu (479-381 avant l’ère chrétienne) a écrit que pour vérifier la véracité d’une information, il faut d’abord identifier la source et se demander quelles sont les raisons avouées et inavouées de celui qui vous communique une information. D’où est arrivée l’information ? des rebelles, c’est naturel ! Mais diffusée sans conditionnel par la Chaine de télévision Al Jazeera qui appartient à l’émir du Qatar. Le hasard veut que ce petit pays soit le seul pays Arabe qui participe à larguer les bombes sur la tête des Libyens. Une coïncidence plutôt troublante.

A ce jour, plusieurs mois après le prétendu massacre, on n’a toujours pas l’ombre d’une preuve irréfutable. Ce qui n’a pas empêché le mandat d’arrêt du procureur de la Cour pénale internationale (CPI) Luis Moreno-Ocampo qui était vigilent de menacer Gbagbo pour les 7 femmes tuées à ABOBO le 8 Mars 2011, mais complètement muet au moment des faits et amnésique aujourd’hui pour les 1.200 morts de Ouattara à Duékoué (selon le CICR et la CARITAS) et cela en présence des troupes françaises de la Licorne et celle de l’ONUCCI.

Monsieur Moreno-Ocampo n’a pas jugé opportun d’effectuer le moindre déplacement en terre libyenne pour vérifier ces accusations. Qu’importe, demander l’arrêt d’un Chef d’état Africain non docile est devenu le seul motif qui justifie l’existence même du TPI.

 2-KADHAFI ET LES MIGRANTS AFRICAINS

Lorsqu’en 2006, Kadhafi réunit les Ministres de l’Intérieur Africain pour leur proposer une carte d’identité unique avec une codification commune pour toute l’Afrique afin de faciliter le déplacement des Africains sur tout le continent sans formalité administrative excessive, tous les présents étaient contents et enthousiastes du projet du guide Libyen. Mais à leur retour, un coup de fil à Paris, un autre à Londres et voilà que l’idée n’était plus bonne pour certains pays qui ont vite relayé la propagande selon laquelle si la mesure était entrée en application, la Libye aurait colonisé les autres pays africains. Là où le comble arrive est  lorsque les clandestins africains en Libye proviennent à 99% des pays qui avaient refusé la proposition Libyenne.

Par ailleurs, pour des raisons de sécurité intérieure, aucun pays du monde ne peut assister passivement au fait que son territoire devienne le point de passage des personnes qu’il n’est pas en mesure d’identifier. En Libye, il y a la même loi qui est en vigueur dans tous les pays Africains, c’est le délit de clandestinité pour les étrangers démunis de titres de séjours valides.

Pour terminer, pour tous les Africains dotés d’un minimum sens de discernement, il ne fait aucun doute que le destin de la jeunesse africaine n’est pas celui de se mettre en marche vers l’illusion d’un hypothétique paradis européen pour occuper le bas de l’échelle des classes sociales en occident. L’objectif pour lequel il vaut la peine se battre est celui de faire rêver l’Afrique. L’Afrique doit faire rêver les Africains, afin qu’ils aient la sérénité et l’enthousiasme nécessaire pour surmonter les défis qui les attendent.

En conclusion, accuser Kadhafi de n’avoir pas laissé les clandestins se déplacer librement sur son territoire c’est faire montre d’une incapacité à comprendre la complexité des problèmes qui nous entourent.

 3-KADHAFI ET LA LONGEVITE DE SON POUVOIR

Une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie :

Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN,  Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a  siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969.  Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’Etat Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette  longévité politique.

En France,  Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008.  Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans, peut-être qu’en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour.

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n’a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l’héritage de papa et tout rafler : ainsi il est aux manettes juste un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd’hui, Conseiller général de 1977 à aujourd’hui, vice président du conseil général depuis 1982 à aujourd’hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs, le poste du Maire de cette même ville. A quoi servait la révolution française ? Que se serait-il passé si cette saga s’était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s’accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu’on utilise les bombes pour exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l’actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l’héritage de papa, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : Maire d’Angers.  Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit géni de fils accompagnera la mère comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l’écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C’est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu’il sera nommé à un poste crée sur mesure pour lui par maman  à l’Inpes (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ».  Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption. Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.

Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine FORBES 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coute aux britanniques la somme de 43 millions de dollar par an. La reine n’a pas de pouvoir ? Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ? Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011  ??? La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette  folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité. Pendant ce temps, les frais de scolarité par an dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3(passant de 3900 à 10700 euros). Le Canada qui reste une colonie doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale britannique ; pendant ce temps selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les Universités Canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 par exemple dans la province de l’Ontario de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie. Et on peut bien se demander comment peuvent-ils prétendre concurrencer la Chine sur les spécialités intellectuelles en pénalisant ainsi l’acquisition de ces connaissances pointues, par leur jeunesse.

En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa ? Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers ? Les ressortissants des USA, France, GB, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est bien celle de la royauté. C’est comme si des rebelles français aujourd’hui brandissaient le drapeau des rois de France, c’est-à-dire que les occidentaux font la guerre en Libye pour la reporter en arrière de 43 ans, pour passer d’une république fut-elle imparfaite, vers une royauté, pourvue que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplissent les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis partout en occident.

4-POURQUOI LES INTELLECTUELS AFRICAINS NE SOUTIENNENT-ILS  PAS LE CNT LIBYEN ?

Le CNT est une création de la France. C’est le philosophe Français Bernard-Henri Levy qui a lui-même expliqué à la presse ses multiples voyages pour encourager les Libyens à se défaire de Kadhafi. C’est encore lui qui nous a expliqué qu’un mouvement était né. C’est toujours lui qui nous donnera le nom de CNT, il nous dira qu’il est composé de 35 membres, pire qu’en dehors de 3 ou 4 de ses membres tous les autres 30 souhaitaient garder leur anonymat. Lorsque Monsieur Lévi a communiqué au monde que Kadhafi utilisait les Noirs venus d’Afrique noirs payés une bouchée de pain, personne n’avait auparavant songé de lui expliquer que les tribus du sud de la Libye sont composées essentiellement de populations Noires qui donc se trouvent à tous les postes de l’administration Libyenne. En effet contrairement à la France, plusieurs ambassadeurs Libyens dans le monde sont des Noirs, des Noirs Libyens. Le racisme peut rendre aveugle. L’erreur d’Henri Lévy était basée sur la conception raciste des Européens du 19ème siècle qui tend à séparer les populations africaine d’origine arabe et les Noirs sur une base de classement hiérarchique des valeurs culturelles des uns et des autres. C’est toujours notre philosophe qui a promis à Monsieur Sarkozy que la guerre n’aurait pas duré plus de 3 jours, parce que, a-t-il expliqué à la presse, « l’armée de Kadhafi est composés de 300 minables hommes mal équipés ». Bernard Henri Levy, comme nous le rappelle l’agence de presse Russe RIA-Novosti, s’était trompé de la même manière en 1999, après l’attaque contre le Daguestan par Chamil Bassaïev, Lévy avait alors recommandé à l’Occident de reconnaître l’autorité du terroriste Maskhadov en Tchétchénie. Ce dernier sera abattu par les FSB russe le 8 mars 2005. Lévy va récidiver en été 2008, il va encore se tromper d’encourager le président Georgien Mikhaïl Saakachvili à déclencher une guerre suicidaire contre la Russie. La suite, on la connait. Le pire du ridicule dans tout cela est qu’il n’a toujours pas compris que la politique est une science et comme toute science, il faut prendre le temps d’en connaitre les principes et les mécanismes pour éviter de se tromper sur des questions les plus élémentaires de politique internationale, surtout lorsqu’on incite les manifestants pacifiques à la guerre.

Récemment, pour la commémoration des 40 ans de la fin de la guerre du Biafra, la plus meurtrière de l’Afrique, avec environ 2.000.000 de morts, la radio publique suisse RSR nous a proposé des documents inédits, piochés dans les archives de la CICR, la Croix Rouge Internationale dont le siège est ici à Genève. Les témoignages étaient des interviews réalisées il y a 40 ans aux différents dirigeants de cette organisation qui expliquaient comment le CICR profitait de son statut de neutralité pour transporter les armes pour aider à la victoire de la France dans cette guerre prétendument pour l’indépendance des Biafrais, peuple qui se trouvait ainsi pris au piège d’une décision prise à Paris qui voulait à tout prix  elle aussi avoir son émirat pétrolier comme les Britanniques au Koweït ou au Qatar. La révélation la plus cauchemardesque de ces archives ont été pour moi de découvrir que sur les 2.000.000 de morts, la moitié ont été des morts inutiles, sacrifiés pour empêcher que Paris ne perde la face, car nous dévoile le dirigeant du CICR, un an avant la fin de la guerre, tous savaient qu’elle était perdue, mais Paris et le CICR continuaient de fournir aux Biafrais de nouvelles armes tout en leur disant qu’ils étaient en train de gagner.

C’est exactement le même scénario aujourd’hui en Libye. On croyait gagner facilement une guerre en 3 jours, au 3ème mois sans aucune avancée, et malgré les 1.000.000 d’euros par jour que coûte à la France cette guerre (chiffre fourni par le Ministre Français de la Défense), on continue la NO FLY ZONE en bombardant les bureaux, les écoles et les hôpitaux Libyens comme si ces derniers volaient. Et comme ces actes de terreur ne marchent pas, on revient à la recette née à la guerre du Biafra : utiliser ses ONG pour invoquer un génocide, invoquer le Tribunal Pénal International et même si on sait que cela ne marchera pas, qu’importe, il vaut mieux faire mourir toute la Libye, plutôt que d’avoir le courage de reconnaitre qu’on s’est trompé et qu’on a perdu la guerre.

Pour les intellectuels africains, le débat n’est nullement celui de soutenir Kadhafi contre le CNT ou soutenir le CNT contre Kadhafi, mais sur le principe de la justice internationale qui est aujourd’hui biaisée par un certain nombre de pays occidentaux, qu’on connait, car ce sont toujours les mêmes qui étaient assis à la table de la conférence de Berlin en 1884 pour décider du destin de l’Afrique sans la présence des Africains, qui aujourd’hui humilient l’Union Africaine et toutes ses décisions, et s’arroge le droit de choisir à la place des Africains leur destin. Lorsque les présidents de 3 pays occidentaux (USA, France, UK) payent une tribune dans les journaux de plusieurs pays pour annoncer que Kadhafi n’est pas un bon leader pour la Libye, je crois qu’il s’agit d’une insulte à l’intelligence des Africains. Hier nos parents et nos ancêtres étaient certes des primitifs qui ne comprenaient rien de ce qui leur arrivait, mais aujourd’hui, nous avons étudié dans les mêmes écoles, nous avons apprivoisé les mêmes connaissances que le monde entier et continuer de nous regarder du haut en bas comme des éternels esclaves, est une faute grave des occidentaux qu’il revient à nous autres Africains de corriger et non de seconder par notre  silence coupable. Nous devons faire l’histoire, la nôtre et non plus la subir. Comme nous ne disons pas aux Américains, aux Britanniques ou aux Français qui est mieux pour guider leur destin, c’est à nous de nous battre pour qu’ils n’interfèrent plus dans le processus de formation de notre propre démocratie fut-elle imparfaite et blâmable ; et comme il s’agit d’un processus, même les échecs sont des acquis positifs devant servir à l’amélioration qui est le propre de l’adaptation pour la survie de toute espèce vivante.

La révolution libyenne a malheureusement été stoppée net, le jour où l’interférence occidentale est devenue palpable dans la crise de ce pays. Kadhafi qui semblait mis aux cordes par des manifestations naturelles dans ce processus d’amélioration du genre humain a été miraculeusement remis en scelle grâce à l’ingérence de la France qui a commis la grave erreur stratégique de transformer une manifestation pacifique en rébellion armée. Et la recette de la rébellion armée peut bien avoir fonctionné en Côte d’Ivoire, mais pas forcément ailleurs.

5- CONCLUSION

L’ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et les empêche à une prise de conscience effective des défis qui les attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. Car c’est parce que les populations seront conscientes de leur poids et de leur valeur qu’elles pourront prétendre de leurs dirigeants des comportements plus rigoureux, respectueux de leurs intérêts. Dans l’ignorance, il n’y a point de conscientisation et chacun fait ce qu’il veut, puisque personne ne lui demande de rendre compte. Le système de manipulation des masses africaines par l’Occident a porté un sacré coup dur au processus démocratique normal de l’Afrique, puisque l’alibi du complot des Blancs affranchit très vite aux yeux du peuple tous les débordements de leurs dirigeants. Ne pas subir cette manipulation est la garantie que les Africains sauront faire la part des choses entre les dirigeants valeureux et ceux médiocres.

C’est venu pour nous le temps de dire enough is enough, trop c’est trop. Mais pour le faire, il faut résoudre ce problème de la grande ignorance dans laquelle est trempée la majorité de nos frères et sœurs qui n’ont de conscience que le fruit de la manipulation dont ils sont victimes. Ce que j’ai fait n’est je l’espère que le début de cette nouvelle bataille que chaque Africain doit maintenant s’approprier et puis tous ensembles, nous devons être capables d’exiger que la politique soit suffisamment rigoureuse pour soigner finalement nos intérêts et non plus exclusivement ceux de l’Occident contre les nôtres.

Nous sommes 1 milliard d’Africains. Nous devons être capables de mettre la pression sur nos dirigeants pour d’une part faire que l’Afrique devienne championne du monde du respect des droits naturels des êtres humains (hommes et femmes confondus) et d’autre part pour faire respecter nos intérêts dans tous les engagements internationaux que souvent nos haut-fonctionnaires ignorent malgré leurs multiples diplômes.

Il me plait de conclure avec ces deux pensées :

A-« Les pays africains sont encouragés à la division, afin que les puissances étrangères puissent asseoir leur domination. Il faut que l’Afrique s’unisse en un seul État comme les États-Unis d’Amérique, avec une seule armée, une seule économie, une seule monnaie. » Mouammar Kadhafi (adepte convaincu du panafricanisme de Marcus Garvey)extrait de l’interview accordée à France24 et Radio France Internationale(RFI) le 6 Juillet 2010.

B-«LES TRAITRES de Marcus Garvey (17 août 1887, Saint Ann’s Bay, Jamaïque-10 juin 1940, Londres) 

Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.

 Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde. Chez les autres races, le rôle du traitre se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable. Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».

Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Mr Untel, nous racontes combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.

Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes (en 1910), et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine ». Marcus Garvey (père du concept du panafricanisme, Garvey était un intrépide combattant contre l’humiliation infligée à la population de peau noire depuis 1500 ans d’esclavage arabe et européen)

 Genève le 24 Mai 2011

Jean-Paul Pougala (pougala@gmail.com)

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et Professeur de Sociologie et de Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse.

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AFRIQUE-CAMEROUN: LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS

Posté par badjheca le 31 mai 2011

AFRIQUE-CAMEROUN: LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte

COMPLOT DE DÉSTABILISATION DU CAMEROUN :

MESSAGE DE BOUCHE À OREILLE, ADRESSÉ AUX  PEUPLE CAMEROUNAIS EN  GÉNÉRAL ET  EN PARTICULIER AUX  POPULATIONS DES RÉGIONS DE L’OUEST, DE LA SANAGA MARITIME ET DU NYONG-ÉKELLE AYANT SOUFFERT DU MAQUIS:

Vigilance:Le complot des matières premières éventrées.

Peuple du Cameroun, peuple de l’Ouest, peuple Bassa, peuple nationaliste, peuple du travail, peuple qui soutient l’économie de ce pays, la paix est le premier capital d’une nation. Tous ensembles bâtissons-là.

Qui mieux que vous avez souffert de la guerre de l’indépendance du Cameroun par des troubles du maquis qui a fait des ravages en pays bamiléké comme en pays bassa avec des centaines de milliers de morts et les destructions de vos biens.

Vous avez fait le deuil et les funérailles de tous les morts et disparus. 50 ans après, vous êtes debout et le Cameroun est fier de vous. Vous avez reconstruit vos différents  villages dévastés par les troubles. Ceci n’a été possible que grâce à la paix et à la stabilité politique du Cameroun après les troubles.

Hier comme aujourd’hui, ce sont les richesses de notre sous-sol qui attirent les convoitises des puissances chez nous en Afrique. Ces puissances n’ont pas d’amis sauf nos richesses les intéresses au prix de rien ou de la déstabilisation de nos États.

Cette exploitation de nos matières premières par les puissances devient de plus en plus difficile avec nos anciens Chefs d’États actuel au pouvoir en Afrique que les puissances extérieures n’arrivent plus à manipuler facilement. Ils veulent le pétrole du golfe de guinée dont-il fixe eux-mêmes le  prix sur le marché international. Il en est  ainsi du cacao-café, du coton, du  bois, du diamant, de l’or, de l’uranium, du fer, du cobalt, du manganèse du mercure et de beaucoup d’autres richesses de notre sous-sol africain.

Ceux de nos présidents africains qui refusent de brader ces richesses énumérées au prix de rien en exigeant des contrats béton pour exploiter les richesses de leur pays sont menacés de renversement du pouvoir par tous les moyens. L’opposition est toujours mise à contribution dans ce jeu de la course au pouvoir contre les intérêts du peuple pour la plus part des cas. Aujourd’hui, les puissances se cachent derrière le vernis des élections dont-ils exigent le départ de nos anciens Chefs d’États sous le fallacieux prétexte de leur longévité au pouvoir. Quand un président en exercice résiste par le biais des élections et l’opposition échoue et conteste, alors entre en ligne de compte le spectre de l’insurrection armée encouragé en cela par les puissances tutélaires et de ses alliés.

Lesdites puissances tutélaires brandissent l’absence de la démocratie et de corruption dans les pays convoités où les anciens Chefs d’États têtus refusent de brader le patrimoine collectif de leur peuple que sont les ressources du sous-sol. Ces différents Chefs d’États sont qualifié par les puissances tutélaires et ses alliés de dictateurs à cause du panafricanisme ou du nationalisme de ces Chefs d’État. Et les médias des puissances extérieures sont mis à contribution pour salir l’image des dits présidents.

Les opposants véreux africain qui ont soif du pouvoir au prix de tout, signe avec les puissances extérieures des accords contre natures et contre les intérêts du peuple qu’ils appellent par après au soulèvement insurrectionnel pour accéder au pouvoir quand ils échouent aux élections. Quand la guerre éclate les puissances prennent le camp des insurgés et bombarde les positions des forces loyalistes sur le terrain pour faire plier le pouvoir en place.

Tout homme politique africain qui signe un accord au prix de rien avec une quelconque puissance extérieur pour l’exploitation des richesses de sont pays à obligation de respecter ledit contrat. Le feu président S.E. Joseph Kabila à payer le prix du non respect du contrat signé au maquis avec ces puissances pour renverser le président feu Mobutu Séssé Séko. Le jeune président S.E. Ali Bongo du Gabon en sait quelque  chose aujourd’hui avec la France qui l’a soutenu contre un adversaire qui à refuser pour le moment de jouer le jeu des hommes politiques Africain véreux.

Aujourd’hui, la technique de la France qui perd de plus en plus les contrats sur le continent Africain en général et en particulier dans son pré carré au détriment des Américains et de la Chine qui convoite les ressources naturelles de nos pays en signant des contrats gagnants-gagnants n’est pas du goût de la France dont j’ai attiré en son temps en juin 1995 et février 2003 l’attention du président Jacques CHIRAC d’aider le développement économique et industriel du continent par le biais du transfert de technologie à travers un plan Marshall pour la reconstruction de l’Afrique victime de l’esclavage et de la colonisation.

A cause de l’exploitation du continent par la France sans contre parti, nos anciens Chefs d’États lorgnent maintenant ailleurs. La France, par le biais des ONG de droit français et soutenu en cela par des intellectuels borgnes Africains et hommes politiciens véreux de la diaspora, lance le procès des biens mal acquis contre nos dirigeants. La France et ses alliés brandissent à nos peuples le biscuit sucré de la démocratie et de longévité au pouvoir de nos Chef d’États comme antidémocratique dont-ils sollicitent leur départ du pouvoir avec le remplacement de ceux-ci par leur suppôts qui n’est autre que nos hommes politiques véreux choisi par eux et qui accepte contre rétro commission personnel de leur céder nos richesses à vil prix en signant un contrat en leur seul faveur au détriment des intérêts de nos États. Et le tour est joué.

L’histoire Africaine, la vraie, nous renseigne suffisamment à propos. Nous sommes des peuples bantous et nos parents nous ont légué cette histoire vraie de génération en génération par la communication orale de bouche à oreille.

Au Cameroun, sous la deuxième République avec le président S.E. Paul BIYA, patriote, nationaliste, sage et homme de paix, diplomate non affiché, qui se refuse de bombé le torse de l’agitation du nationalisme comme l’ont fait et continu de l’afficher certain leaders Africain, a réussi par la ruse à introduire dans son pays des nouvelles puissances partenaires avec qui le Cameroun à signé des contrats bétons gagnants-gagnants avec les autres États du monde en dehors de la puissance tutélaire qu’est la France.

D’ailleurs, le président S.E. Paul BIYA, n’avait-il pas au début du quinquennat de sa gouvernance annoncé les couleurs de son patriotisme et de son nationalisme en visite d’État en Allemagne en faisant savoir que le Cameroun n’était pas la chasse gardé d’une quelconque puissance ? Ne dit-on pas que petit à petit l’oiseau fait son nid ? Le Cameroun émergeant horizon 2035 est là aujourd’hui pour le confirmé. Les Américains, les Chinois, les Brésiliens, les Iraniens, les Turques, les Allemands, les Israéliens,… sont là et ils ont signés avec le Cameroun les gros contrats des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour les jeunes et qui pour certains sont déjà entré  dans la phase de sa mise en œuvres.

La rechigne du président Français S.E.  Nicolas SARKOZY à venir au Cameroun est en signe de protestation de la perte de tous les gros marchés sur le Cameroun avec à la clé, l’entré de ses concurrents avec qui des contrats bétons gagnants-gagnants ont été signés par le président S.E. Paul BIYA, au nom des intérêts du peuple Camerounais.

A cause de cette annonce évoquée du président, cela lui a valu une tentative de coup d’État manqué soutenu par les réseaux mafieux de la puissance tutélaire. C’est ça la vérité. Le Cameroun avec le président S.E. Paul BIYA, homme de paix, patriote, nationaliste, sage, et diplomate non affiché, à gagné avec le temps, le conflit de Bakassi sur le terrain du droit et non sur le terrain de la guerre comme cela se vois sur d’autres cieux. Les Camerounais de tout bord ont admiré le doigté avec lequel il a su gérer le conflit de Bakassi. 

Dans notre société des Bantous, il existe des médiums voyants ou des prophètes qui lisent dans la boule de cristal d’un peuple afin de le renseigné là où l’on vient et là où l’on va. Que le complot de la déstabilisation  de nos pays réussisse avec la bénédiction de nos opposants véreux qui agite la longévité au pouvoir et la dictature des Chefs d’État en fonction qui refusent de continuer à jouer le jeu des réseaux mafieux au détriment de leurs peuples devrait nous amener à réfléchir afin de nous préparer pour barrer la route à la ré-colonisation de nos pays à travers les matières premières. C’est ça la vérité peuple Camerounais.

La difficulté des grandes puissances à faire élire leur candidat véreux de l’opposition avec qui c’est plus facile de traiter par rapport aux anciens Chefs d’États Africain encore en fonction qui maitrise les règnes du pouvoir et la politique du monde, et qui gagnent régulièrement les élections toujours contesté par nos opposants véreux est la cause de tous les mouvements de contestations que nous observons maintenant en terre Africaine.

Le complot des grandes puissances pour la ré-colonisation de nos matières premières est né à partir du Zimbabwe avec ce qui s’est passé pour la nationalisation des terres des blancs au profit des noirs  par le président S.E. Robert Mugabe qui a été soutenu en cela par l’Union Africaine contre le gré de son adversaire, le candidat des grandes puissances. Après c’était le tour du Kenya où le candidat des grandes puissances a essuyé un échec.

Après les échecs connus au Zimbabwe et au Kenya par les puissances tutélaires et ses alliés, la technique médiatique des grandes puissances a évoluée. Ils servent maintenant au peuple  Africain le biscuit sucré de la démocratie et de longévité au pouvoir de nos Chef d’États comme antidémocratique :

Voilà la Cote d’ivoire ;

Voilà la Tunisie ;

Voilà l’Égypte ;

Voilà la Libye ;

Et demain à qui le tour ?

Le complot sur le Cameroun serait déjà planifié. Cela se passera par la contestation du  faible taux d’inscription des Camerounais sur la liste électorale et du faible taux de participation des électeurs aux élections présidentielles qui seront exploités par certains opposants véreux qui ont déjà prix langue avec la  France qu’ils combattaient hier. Ce n’est pas pour rien que la campagne nationale d’inscription sur la liste électorale est lancée avec la baisse du coût d’établissement des cartes nationales d’identité et la signature gratuit de toutes les pièces y afférentes dans les mairies et dans les Tribunaux.

Peuple Camerounais, chers jeunes je vous lance cet appel : debout comme un seul homme, inscrivez-vous massivement sur les listes électorales pour aller voter massivement le moment venu le choix de la paix et non de la guerre. La paix est le premier capital de notre nation. Tous ensembles, bâtissons-là. La stabilité politique et économique de notre pays en dépend. En qualité de citoyen, je vous dis merci Excellence Monsieur le président. Vous avez déjà mon suffrage et j’appelle les autres compatriotes à faire de même pour barrer la route à la ré-colonisation de nos matières premières. C’est ça la vérité peuple Camerounais.

Les ennemis de la nation disent qu’il n’y aura pas d’élection au Cameroun et appelle les Camerounais et Camerounaise à ne pas s’inscrire sur les listes électorales parce que le complot des puissances les arrange. Pour arriver au pouvoir, la stratégie sera l’appel insurrectionnel populaire le moment venu quand ils auront échoués aux élections qu’ils auront participé malgré eux sur la pression de la puissance tutélaire et de ses alliés. C’est ça la vérité peuple Camerounais. 

Que valent nos activistes nationaliste-panafricaniste auprès du guide Libyen Mouammar KADHAFI qui se bat tout seul contre le bombardement de la France et de ses alliés pour le contrôle du pétrole Libyen? Le jeu trouble de l’opposition confortera le complot sur le Cameroun à l’avantage de la puissance tutélaire et de ses alliés.

Je rends public le complot de la puissance tutélaire et de ses alliés pour préparer la jeunesse camerounaise à se mettre débout unis derrière le président S.E. Paul BIYA comme un seul homme en s’inscrivant massivement sur les listes électorales pour barrer la route à toute tentative de déstabilisation de notre pays à partir de nos compatriotes de l’opposition qui sont prêt à tout pour arriver au pouvoir au prix de leur seul intérêts au détriment du peuple Camerounais par l’appel insurrectionnel populaire le moment venu quand ils auront échoués aux élections.

Faire échec à tout mot d’ordre de soulèvement populaire est un devoir de salut national qui empêchera l’appétit des puissances à venir ré-coloniser nos ressources naturelles comme chez nos frères qui se sont réveillé tard et qui n’était pas préparer à temps ou pas du tout. Ne nous plaignons pas demain si nous croisons les bras pour laisser le malheur s’abattre sur notre pays.

Le seul remède miracle qui sauvera le Cameroun sera le fort taux d’inscription et le fort taux des suffrages exprimés en faveur du candidat de la sagesse et de la paix qui a réussi par la ruse en 25 ans à introduire dans notre pays des nouveaux États partenaires du business que sont les Américains, les Chinois, les Brésiliens, les Iraniens, les Turques, les Allemands, les Israéliens,… qui ont signés avec le Cameroun les gros contrats des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour nos jeunes.

La stratégie de la  puissance tutélaire et de ses alliés sera de passer par les troubles posts électorales au Cameroun pour imposer le candidat de leur choix et remettre sur la table tous les contrats bétons signés par le président S.E. Paul BIYA au profit du peuple Camerounais avec les nouveaux concurrents de la France. Ladite France fera la  pression de renversement du pouvoir de Yaoundé avec option de renégociation à la baisse de tous les contrats gagnant-gagnants signés par le président S.E. Paul BIYA avec ses concurrents avant la prise de pouvoir par leur candidat qui aurait au préalable accepter tous les conditions défavorables d’exploitations de nos matières premières avant d’accéder au pouvoir.  Malheureusement au pouvoir ce compatriote opposant n’aurait plus de marge de manœuvre pour construire le Cameroun émergeant horizon 2035 que le président S.E. Paul BIYA a tracé.

Refusons de tomber dans le piège des pays voisins. Maintenant que le complot de la déstabilisation du Cameroun est éventré et qui passera par l’opposition sur le fallacieux prétexte d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir du président S.E. Paul BIYA, il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de  manger le biscuit sucré empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais. Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun  émergeant horizon 2035. A bon entendeur…salut.

Debout la jeunesse Camerounaise,

tous unis derrière le candidat de la paix S.E. Paul BIYA.

Fais quoi fais quoi la jeunesse vaincra !!!

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège.

 

 

 

 

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CAMEROUN: Probable visite du président Français Nicolas Sarkozy

Posté par badjheca le 31 mai 2011

CAMEROUN: Probable visite du président Français Nicolas Sarkozy 187125_100001187250479_1486129_q Par Youssouf Bamen Calixte

Le Président Français S.E. Nicolas Sarkozy se serait-il résolu enfin à venir au Cameroun d’ici peu pourquoi faire ?

La recherche des financements pour la campagne de la deuxième mandature serait-elle l’objet de la visite d’État au Cameroun du Président Français S.E. Nicolas Sarkozy d’ici peu après plusieurs rechignes de sa part à cause de la revendication de la  perte de signature de la plupart des gros contrats pour la construction du Cameroun horizon 2035 ?

Le Président de la République du Cameroun, S.E. Paul BIYA qui connait très bien les aspirations de son peuple, qui n’est autre que l’industrialisation de son pays qui ne passera que par la signature des contrats bétons gagnants-gagnants avec n’importe quel partenaire pour  en tirer le bénéfice du développement de son pays n’avait-il pas fait comprendre à qui voulait l’entendre que le Cameroun n’était pas la chasse gardée d’aucune puissance ? Sachant qu’entre États il n’existe pas d’amis mais seulement les intérêts : quel est alors l’intérêt de la visite d’État au Cameroun du Président Français d’ici peu? That is the question.

Après la réussite de la France en côte d’ivoire, Monsieur Alain Juppé Ministre Français des affaires étrangères n’a-t-il pas  brandis aux peuples Africains le biscuit sucré de la démocratie constipée de longévité au pouvoir de nos anciens Chef d’États encore en fonction comme antidémocratique dont-il sollicite le départ de ceux-ci du pouvoir ?  N’est-ce pas la stratégie de pression du président Français S.E.  Nicolas Sarkozy, pour obtenir de ceux-ci le financement de sa campagne électorale pour sa deuxième mandature ?

Le Président S.E. Paul BIYA, homme sage et homme de paix, diplomate non affiché, consentira t-il à financer sans contre partie la campagne de son hôte attendu où continuera-t-il à préserver d’abord les intérêts de son pays ? Le Cameroun à besoin du transfert de technologie pour son développement industriel sur tous les plans et  la puissance tutélaire et ses alliés ont besoin des matières premières pour assurer leurs économies.

A l’occasion de cette visite d’État, que la France se repente devant le peuple Camerounais par la voix du président français S.E.  Nicolas Sarkozy, des crimes de sang au Cameroun et d’avoir spolié pendant plus de 50 ans le Cameroun comme puissance tutélaire sans contre partie du développement industriel véritable du pays par le transfert de technologie.

La France, à tout vouloir toujours prendre les matières premières chez nous en Afrique au prix de rien comme l’uranium au Niger,  à connu le renversement du Président S.E. Ahmadou Tandja par la jeune génération des patriote Nigériens qui ont remis sur la table de négociation le contrat  d’exploitation de leurs ressources naturelles par AREVA  une entreprise française.

Il est mal vu par tous les Camerounais que la construction de l’ouvrage du deuxième pont sur le Wouri par la France soit plus de dix fois supérieure à l’offre de la Chine qui était appelée à construire le même ouvrage que la France a repris à son compte mais à quel prix ? La différence est énorme.

Est-ce le rôle d’un ami de chercher à profiter pour lui tout seul contre la spoliation de l’autre ? Au Togo, pour un ouvrage plus grand que le nôtre, la Chine l’a réalisé dix fois moins chères en qualité/prix que ce qui sera construit au Cameroun par la puissance tutélaire.

Il est temps pour cette puissance tutélaire de s’arrimer à la nouvelle donne. A savoir que les États Africain en général et de son pré-carré en particulier, ont besoins de l’industrialisation de leur pays par le transfert de technologie pour résoudre les problèmes de son développement en retour de l’exploitation de leurs richesses. Car, penser que cela continuera ainsi sans la réaction énergique de la jeune génération de ces pays qui ont tout compris après la guerre du golf, comment fonctionne les affaires du monde qui, sont beaucoup plus regardant maintenant sur la nature des relations qu’entretiennent leur État. D’où la satisfaction de la nature des relations avec l’empire du milieu qu’est la Chine ou le Japon, les USA… dans un partenariat Win-Win avec le Cameroun visible par la population.

J’ai commis un article LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS sur la déstabilisation du Cameroun, Vigilance : Le complot de matières premières éventrées envoyé à la plupart des rédactions pour publication et mise sur la toile à facebook et twitter afin que nul n’en n’ignore si le pire arrivait au Cameroun. Après le pire en côte d’ivoire, le Président de la Cour Constitutionnel Monsieur Yao’dré sous le Président S.E. Laurent Gbagbo à dit il y a quelques jours que tous les ivoiriens étaient coupables pour ce qui est arrivé à leur pays y compris la presse qui est le quatrième pouvoir.

Ne soyons pas coupable au Cameroun et je cite : « …Refusons de tomber dans le piège des pays voisins. Maintenant que le complot de la déstabilisation du Cameroun est éventré et qui passera par l’opposition sur le fallacieux prétexte d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir du président S.E. Paul BIYA, il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de  manger le biscuit sucré empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais. Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun  émergeant horizon 2035. A bon entendeur…salut. »

En signe de prévention du piège qui à détruit la côte d’ivoire, le débat est clos au Cameroun en ce moment. Elecam ne proclamera pas les tendances des résultats. Seul la Cours constitutionnel proclamera le vainqueur des élections. La majorité des activistes pur et dur de la scène politique Camerounaise dont les chefs de file sont Messieurs Anicet Ekane et le combattant Mboua Massock…et ainsi que les personnalités de la société civile que sont le Professeur Mathias Éric Owona Nguini et compagnies, ont soutenus mordicus pour ce qui est de la côte d’ivoire, le verdict de la Cours constitutionnel et non de la CEI-commission électorale indépendante. Changerons-t-ils d’avis subitement dans leur propre pays ?

Wait and see. Comme quoi, ce qui n’a pas été bon chez le voisin ne saura être meilleur au Cameroun. Entre l’incendie qui consume toute une maison et le voleur qui dépouille le mobilier existant en laissant votre maison que choisirez-vous ? La question est posée au peuple Camerounais devant son destin avant de passer à l’action. La manipulation de la démocratie constipée de longévité au pouvoir passera-t-elle au Cameroun ? Seul le peuple Camerounais en âme et conscience jugera de l’opportunité de la longévité d’un homme à une fonction comme une tare ou la sagesse chez les peuples Bantou.

En Afrique aujourd’hui, en matière de pouvoir, entre sagesse et maturité d’un homme à l’exercice d’une fonction d’État et un novice, vierge et sans expérience de l’exercice du pouvoir n’est-t-il pas plus vulnérable aux yeux de la puissance tutélaire et de ses alliés pour bien pomper les richesses du pays parce que facilement manipulable contrairement à ceux qui cumulent des années d’expériences d’exercice du pouvoir dont-on brandi la longévité  comme antidémocratique?

Oui penser dès maintenant à l’après BIYA n’est pas une mauvaise chose en soit pour la classe politique Camerounaise. Mais seulement, pour ce faire, pour l’intérêt supérieur de la nation, un gouvernement qui intégrera les membres de la société civile et les hommes politiques sans expériences de l’exercice du pouvoir serait impérieux ; comme laboratoire de fabrique de ces personnes qui, prétendent gouverner le Cameroun de demain afin que le peuple commence à juger le maçon à l’œuvre et faire le bon choix lors des élections nationales futures après BIYA à tous les niveaux. Nous savons tous que la pratique est difficile.

Comme proposition citoyenne, que le Président S.E. Paul BIYA inscrit les noms des futurs aspirants à l’école professionnelle de la construction du Cameroun dans tous les domaines de la gestion du pays. Faites vos classes maintenant Excellence Mesdames et Messieurs les futurs Présidents du Cameroun de demain dans un gouvernement du renouveau et le peuple vous plébiscitera pour ce que vous avez semé. On ne joue pas avec le destin d’un peuple. L’expérience professionnelle politique compte dans ces choses-là.

Avec la déférence la plus entière, soyez la bienvenue en fin de votre mandature Excellence Monsieur le Président Nicolas Sarkozy au Cameroun, le berceau de nos ancêtres qui, ont payé au prix fort de leur sang l’indépendance politique de ce pays.  Le Cameroun est une terre d’accueil et l’hospitalité légendaire est reconnue de tous.

Encore une fois, meilleur séjour à vous Monsieur le Président en terre Camerounaise quand vous viendrez.

Vive l’amitié Franco-Camerounaise

Debout la jeunesse Camerounaise,

Tous unis derrière le candidat de la paix S.E. Paul BIYA.

Fais quoi fais quoi la jeunesse vaincra !!!

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège.

 

 

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LIBYE-LES MENSONGES DE LA GUERRE DE L’OCCIDENT

Posté par badjheca le 31 mai 2011

LIBYE-LES MENSONGES DE LA GUERRE DE L’OCCIDENT   safe_image.php?d=e1941ad084558c46371f5b9de9c4c7ac&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fl.yimg.com%2Fbt%2Fapi%2Fres%2F1.2%2F0nCluZj0xQZCm5.W_xzZZQ--%2FYXBwaWQ9eW5ld3M7Zmk9ZmlsbDtoPTkwO3E9ODU7dz05MA--%2Fhttp%3A%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Fen_us%2FNews%2FReuters%2F2011-05-16T155854Z_01_APAE74F119E00_RTROPTP_2_OFRWR-LIBYE-20110516.JPG.cf 187125_100001187250479_1486129_q dans recoupé pour vous  par Youssouf Bamen Calixte

Article de  Jean Paul POUGALA*

A- LES  VRAIES RAISONS DE LA GUERRE EN LIBYE

1- Premier satellite Africain RASCOM 1

C’est la Libye de Kadhafi qui offre à toute l’Afrique sa première vraie révolution des temps modernes : assurer la couverture universelle du continent pour la téléphonie, la télévision, la radiodiffusion et de multiples autres applications telles que la télémédecine et l’enseignement à distance ; pour la première fois, une connexion à bas coût devient  disponible sur tout le continent, jusque dans les zones rurales grâce au système par pont radio WMAX.  

L’histoire démarre en 1992 lorsque 45 pays africains créent la société RASCOM pour disposer d’un satellite africain et faire chuter les coûts de communication sur le continent. Téléphoner de et vers l’Afrique est alors le tarif le plus cher au monde, parce qu’il y avait un impôt de 500 millions de dollars que l’Europe encaissait par an sur les conversations téléphoniques même à l’intérieur du même pays africain, pour le transit des voix sur les satellites européens comme Intelsat. Un satellite africain coûtait juste 400 millions de dollars payable une seule fois et ne plus payer les 500 millions de location par an. Quel banquier ne financerait pas un tel projet ? Mais l’équation la plus difficile à résoudre était : comment l’esclave peut-il s’affranchir de l’exploitation servile de son maître en sollicitant l’aide de ce dernier pour y parvenir ? Ainsi, la Banque Mondiale, le FMI, les USA, l’Union Européenne ont fait miroiter inutilement ces pays pendant 14 ans. C’est en 2006 que Kadhafi met fin au supplice de l’inutile mendicité aux prétendus bienfaiteurs occidentaux pratiquant  des prêts à un taux usuraire; le guide Libyen a ainsi mis sur la table 300 millions de dollars, La Banque Africaine de Développement a mis 50 millions, la Banque Ouest Africaine de Développement, 27 millions  et c’est ainsi que l’Afrique a depuis le 26 décembre 2007 le tout premier satellite de communication de son histoire. Dans la foulée, la Chine et la Russie s’y sont mises, cette fois en cédant leur technologie et ont permis le lancement de nouveaux satellites, Sud-Africain, Nigérian, Angolais, Algérien et même un deuxième satellite africain est lancé en juillet 2010. Et on attend pour 2020, le tout premier satellite technologiquement 100% africain et construit sur le sol africain, notamment en Algérie. Ce satellite est prévu pour concurrencer les meilleurs du monde, mais à un coût 10 fois inférieur, un vrai défi. Voilà comment un simple geste symbolique de 300 petits millions peut changer la vie de tout un continent. La Libye de Kadhafi a fait perdre à l’Occident, pas seulement 500 millions de dollars par an mais les  milliards de dollars de dettes et d’intérêts que cette même dette permettait de générer à l’infini et de façon exponentielle, contribuant ainsi à entretenir le système occulte pour dépouiller l’Afrique.

2-Fond Monétaire Africain, Banque Centrale Africaine, Banque Africaine Des Investissements

Les 30 milliards de dollars saisis par M. Obama appartiennent à la Banque Centrale Libyenne  et prévu pour la contribution libyenne à la finalisation de la fédération africaine à travers 3 projets phare : la Banque Africaine d’Investissement à Syrte en Libye, la création dès ce 2011 du Fond Monétaire Africain avec un capital de 42 milliards de dollars avec Yaoundé pour siège, la Banque Centrale Africaine avec le siège à Abuja au Nigeria dont la première émission de la monnaie africaine signera la fin du Franc CFA grâce auquel Paris a la main mise sur certains pays africains depuis 50 ans. On comprend dès lors et encore une fois la rage de Paris contre Kadhafi. Le Fond Monétaire Africain doit remplacer en tout et pour tout les activités sur le sol africain du Fond Monétaire International qui avec seulement 25 milliards de dollars de capital a pu mettre à genoux tout un continent avec des privatisations discutables, comme le fait d’obliger les pays africains à passer d’un monopole publique vers un monopole privé. Ce sont les mêmes pays occidentaux qui ont frappés à la porte pour être eux aussi membres du Fond Monétaire africain et c’est à l’unanimité que le 16-17 décembre 2010 à Yaoundé les Africains ont repoussé cette convoitise, instituant que seuls les pays africains seront membres de ce FMA.

Il est donc évident qu’après la Libye la coalition occidentale déclarera sa prochaine guerre à l’Algérie, parce qu’en plus des ses ressources énergétiques énormes, ce pays a une réserve monétaire de 150 milliards d’Euros. Ce qui devient la convoitise de tous les pays qui bombardent la Libye et qui ont tous quelque chose en commun, ils sont tous financièrement en quasi faillite, les USA à eux seuls ont 14.000 Milliards de dollars de dettes,  La France, la Grande Bretagne et l’Italie ont chacun environ 2.000 milliards de dettes publiques alors que les 46 pays d’Afrique Noire ont au total moins de 400 milliards de dollars de dettes publiques.  Créer des fausses guerres en Afrique dans l’espoir de trouver de l’oxygène pour continuer leur apnée économique qui ne fait que s’empirer ne fera qu’enfoncer les Occidentaux dans leur déclin qui a pris son envol en 1884, lors de la fameuse Conférence de Berlin. Car comme l’avait prédit l’économiste Américain Adams Smith en 1865, dans son soutient à Abraham Lincoln pour l’abolition de l’esclavage, «l’économie de tout pays qui pratique l’esclavage des noirs est en train d’amorcer une descente vers l’enfer qui sera rude le jour où les autres nations vont se réveiller »

3-UNIONS  REGIONALES COMME FREIN A LA CREATION DES ETATS-UNIS D’AFRIQUE

Pour déstabiliser et détruire l’union Africaine qui va dangereusement (pour l’Occident) vers les Etats-Unis d’Afrique avec la main de maître de Kadhafi, l’Union Européenne a d’abord tenté sans y parvenir la carte de la création de l’UPM (Union Pour la Méditerranée ) Il fallait à tout prix couper l’Afrique du Nord du reste de l’Afrique en mettant en avant les mêmes thèses racistes du 18-19ème siècle selon lesquelles les populations africaines d’origine Arabes seraient plus évoluées, plus civilisées que le reste du continent. Cela a échoué parce que Kadhafi a refusé d’y aller. Il a compris très vite le jeu à partir du moment où on parlait de la Méditerranée en associant quelques pays africains sans en informer l’Union Africaine, mais en y invitant tous les 27 pays de l’Union Européenne. L’UPM sans le principal moteur de la fédération africaine était foirée avant même de commencer, un mort – né avec Sarkozy comme Président et Moubarak, le vice-président. Ce que Alain Juppé tente de relancer, tout en misant sur la chute de Kadhafi, bien sur. Ce que les dirigeants Africains ne comprennent pas est que tant que ce sera l’Union Européennes à financer l’Union Africaine, on sera toujours au point de départ, car dans ces conditions, il n’y aura pas d’effective indépendance. C’est dans le même sens que l’Union Européenne a encouragé et financé les regroupements régionaux en Afrique. Il était évident que la CEDEAO qui a une Ambassade à Bruxelles et qui tire l’essentiel de son financement de l’UE, est un obstacle majeur contre la fédération africaine. C’est ce que Lincoln avait combattu dans la guerre de sécession aux Etats-Unis, parce qu’à partir du moment où un groupe de pays se retrouvent autour d’une organisation politique régionale, cela ne peut que fragiliser l’organe central. C’est ce que l’Europe voulait et c’est ce que les Africains n’ont pas compris en créant coup sur coup, la COMESA , l’UDEAC, la SADC et le Grand Maghreb qui n’a jamais fonctionné encore une fois grâce à Kadhafi qui lui l’avait très bien compris.

4- KADHAFI, L’AFRICAIN QUI A PERMIS DE LAVER L’HUMILIATION DE L’APARTHEID

Kadhafi est dans le cœur de presque tous les Africains comme un homme très généreux et humaniste pour son soutien désintéressé a la bataille contre le régime raciste d’Afrique du Sud. Si Kadhafi avait été un homme égoïste, rien ne l’obligeait à attirer sur lui les foudres des occidentaux  pour soutenir financièrement et militairement l’ANC dans sa bataille contre l’apartheid. C’est pour cela que à peine libéré de ses 27 ans de prisons, Mandela décide d’aller rompre l’embargo des Nations Unis contre la Libye le 23 Octobre 1997. A cause de cet embargo même aérien, depuis 5 longues années aucun avion ne pouvait atterrir en Libye. Pour y arriver, Il fallait prendre un avion pour la Tunisie ; arriver à Djerba et continuer en voiture pendant 5 heures pour  Ben Gardane, passer la frontière et remonter en 3 heures de route par le désert jusqu’à Tripoli. Ou alors, passer par Malte et faire la traversée de nuit, sur des bateaux mal entretenus jusqu’à la côte libyenne. Un calvaire pour tout un peuple, juste pour punir un seul homme. Mandela décida de rompre cette injustice et répondant a l’ex Président Américain Bill Clinton, qui avait jugé cette visite «malvenue», il s’insurgea : «Aucun Etat ne peut s’arroger le rôle de gendarme du monde, et aucun Etat ne peut dicter aux autres ce qu’ils doivent faire ». Il ajouta : « ceux-là qui hier étaient les amis de nos ennemis, ont aujourd’hui le toupet de me proposer de ne pas visiter mon frère Kadhafi, ils nous conseillent d’être ingrats et d’oublier nos amis d’hier ». En effet, pour l’Occident, les racistes d’Afrique du Sud étaient leurs frères qu’il fallait protéger. C’est pour cela que tous les membres de l’Anc étaient considérés des dangereux terroristes, y compris Nelson Mandela. Il faudra attendre le 2 Juillet 2008, pour que le Congrès Américain vote une loi pour  rayer le nom de Nelson Mandela et de ses camarades de l’ANC de cette liste noire, pas parce qu’ils ont compris la bêtise d’une telle liste, mais parce qu’on voulait faire un geste pour les 90 ans de Nelson Mandela.  Si les Occidentaux sont aujourd’hui repentis de leur soutient d’hier aux ennemis de Mandela et sont vraiment sincères lorsqu’on lui donne des noms de rue et de places, comment continuer à faire la guerre à celui qui a permis la victoire de Mandela et son peuple, Kadhafi ?

B- CEUX QUI VEULENT EXPORTER LA DEMOCRATIE SONT-ILS DE VRAIES  DEMOCRATIES ?

Et si la Libye de Kadhafi était plus démocratique que les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie en Libye ? Le 19 Mars 2003, le Président Georges Bush lance les bombes sur la tête des Iraquiens avec le prétexte d’y exporter la démocratie. Le 19 Mars 2011, c’est-à-dire 8 ans plus tard et jour pour jour, c’est le Président Français qui lance ses bombes sur la tête des Libyens avec le même prétexte de leur offrir la démocratie. Monsieur Obama, Prix Nobel de la Paix 2009 et président des Etat Unis d’Amérique, pour justifier qu’il procède à un déferlement de missiles Cruise de ses sous-marins sur la tête des Libyens a dit que c’était pour chasser le dictateur Kadhafi du pouvoir et y instaurer la démocratie.

La question que tout être humain doté de la moindre capacité intellectuel de jugement et d’appréciation  ne peut s’empêcher de se poser est : ces pays comme la France , l’Angleterre, les USA, l’Italie, la Norvège , le Danemark, la Pologne dont la légitimité pour aller bombarder les Libyens se base sur le seul fait de s’être autoproclamés « pays démocratiques » sont-ils réellement démocratiques ? Si oui, sont-ils plus démocratiques que la Libye de Kadhafi ? La réponse, sans équivoque est NON, pour la simple et bonne raison que la démocratie n’existe pas.  Ce n’est pas moi qui l’affirme, mais celui-là même dont la ville natale, Genève abrite l’essentiel du commandement des Nations Unies. Il s’agit bien entendu de Jean-Jacques Rousseau né à Genève en 1712 qui affirme dans le chapitre IV du Livre III de son très célèbre « Contrat Social » que : « il n’a jamais existé de véritable démocratie, et il n’en existera jamais».  Pour qu’un état soit véritablement démocratique Rousseau pose 4 conditions selon lesquelles la Libye de Kadhafi est même de loin plus démocratique que les Etats-Unis d’Amérique, la France et tous les autres qui prétendent lui exporter la démocratie à savoir :

1- Dimension de l’Etat : plus un état est grand, moins il peut être démocratique, pour Rousseau l’Etat doit être très petit pour que le peuple soit facile à rassembler et que chaque citoyen puisse aisément connaître tous les autres. Avant donc de faire voter les gens, il faut s’assurer que chacun connaisse tous les autres sans quoi voter pour voter est un acte dénué de tout fondement démocratique, c’est un simulacre de démocratie pour élire un dictateur. La structure de l’organisation de l’Etat Libyen se fonde sur une base tribale qui regroupe par définition le peuple en de petites entités. Le sentiment démocratique est plus présent dans une tribu, dans un village que dans une grande Nation, parce que le fait que tout le monde se connaisse et que la vie tourne autour des mêmes points communs apporte une sorte d’autorégulation, d’autocensure même pour peser à chaque instant, la réaction ou la contre-réaction des autres membres pour ou contre les opinions qu’on peut avoir. Sous cet angle, c’est la Lybie  qui répond le mieux  aux exigences de Rousseau, ce qu’on ne peut pas dire de même pour les Etats-Unis d’Amérique, la France ou la Grande Bretagne , des sociétés fortement urbanisées où la majorité des voisins ne se disent même pas bonjour et donc ne se connaissent pas, même vivant cote-à-cote pendant 20 ans. Dans ces pays, on est passé directement à l’étape suivante : « le vote » qu’on a malignement sanctifié afin de faire oublier que ce vote est inutile à partir du moment où je m’exprime sur l’avenir d’une nation sans en connaitre ses membres.  On est ainsi arrivé jusqu’à la bêtise du vote des citoyens vivant à l’étranger.  Se connaitre et se parler est la condition essentielle de la communication pour le débat démocratique qui précède toute élection.

2-Il faut la simplicité des mœurs et des comportements pour éviter  que l’on passe l’essentiel du temps à parler de justice, de tribunal pour trouver des solutions aux multitudes querelles d’intérêts divers qu’une société trop complexe fait naitre naturellement.  Les Occidentaux se définissement comme des pays civilisés, donc aux mœurs complexes et la Libye comme pays dit primitif, c’est-à-dire aux meurs simples. Sous cet angle, encore une fois, c’est la Libye qui répondrait mieux aux critères démocratiques de Rousseau que tous ceux qui prétendent lui donner des leçons de démocratie. Dans une société complexe, les trop nombreux conflits sont résolus par la loi du plus fort, puisque celui qui est riche évite la prison parce qu’il peut se permettre un meilleur avocat et surtout, orienter l’appareil répressif de l’état contre celui qui vole une banane dans un supermarché, plutôt que le délinquant financier qui fait crouler une banque. Dans une ville comme New York où 75% de la population est blanche, 80% des postes de cadres sont occupés par des Blancs et ils ne sont que 20% des personnes en prison.

3-L’égalité dans les rangs et dans les fortunes  Il suffit de voir le classement FORBES 2010 pour voir quels sont les noms des personnes les plus riches de chacun des pays qui jette la bombe sur la tête des Libyens et voir la différence avec le salaire le plus bas dans chacun des pays et faire de même pour la Libye pour comprendre qu’en matière de redistribution de la richesse du pays, c’est à la Libye d’exporter son savoir faire à ceux qui la combattent et non le contraire. Même sous cet angle, selon Rousseau, la Libye serait plus démocratique que ceux qui veulent pompeusement lui exporter la prétendue démocratie. Aux Etats-Unis 5% de la population possèdent 60% de la richesse nationale. C’est le pays le plus déséquilibré, le plus inégal du monde.

4- PAS DE LUXE. Pour Rousseau pour qu’il y ait la démocratie dans un pays, il ne faut pas qu’il y ait de luxe parce que selon lui, le luxe rend nécessaire la richesse et cette dernière devient la vertu, l’objectif à atteindre à tout prix et non le bonheur du peuple, « le luxe corrompt à la fois le riche et le pauvre, l’un par la possession, l’autre par la convoitise ; il vend la patrie à la mollesse, à la vanité ; il ôte à l’Etat tous ses citoyens pour les asservir les uns aux autres, et tous à l’opinion ». Ya-t-il plus de luxe en France ou en Libye ? Ce rapport d’asservissement des employés qui sont poussés jusqu’au suicide les employés mêmes des entreprises publiques ou semi-publique, pour des raisons de rentabilité et donc de possession de luxe d’une des parties est-il plus criant en Libye ou en Occident ?

Le sociologue Américain C. Wright Mills a décrit en 1956 la démocratie américaine comme  « la dictature des élites ». Selon Mills, les Etats-Unis d’Amérique ne sont pas une démocratie parce qu’en définitive, c’est l’argent qui s’est substitué au peuple. Le résultat de chaque élection y est l’expression de la voix de l’argent et non la voix du peuple. Après Bush-père et Bush-fils, pour les primaires républicains de 2012, on parle déjà de Bush-benjamin. En plus, si le pouvoir politique se base sur la bureaucratie, Max Weber fait remarquer qu’il y a 43 millions de fonctionnaires et militaires aux Etats-Unis qui commandent effectivement le pays, mais qui n’ont été votés par personne et qui ne répondent pas directement au peuple de leurs activités. Une seule personne (un riche) est donc votée mais le vrai pouvoir sur le terrain est tenu par une seule caste de riches qui ne résulte purement et simplement que de nominations comme les ambassadeurs, les généraux de l’armée etc…

Combien de personnes dans les pays autoproclamés « démocratiques » savent qu’au Pérou la constitution interdit un deuxième mandat consécutif au président de la république sortant ? Combien de personnes savent qu’au Guatemala, non seulement le président sortant ne doit plus jamais se présenter comme candidat à cette fonction, mais qu’en plus à aucun degré de parenté, aucun membre de sa famille ne pourra plus prétendre à cette fonction ?  Combien savent que le Rwanda est le pays qui intègre politiquement le mieux les femmes au monde avec 49% de parlementaires femmes ? Combien savent que dans le classement de la CIA 2007, sur 10 pays les mieux gérés au monde, 4 sont Africains ? Avec la palme d’or à la Guinée équatoriale  dont la dette publique ne représente que 1,14% de son PIB. Ceux qui disent que Kadhafi a tiré sur son propre peuple savent-ils que c’est exactement ce que le héro de Obama, Abraham Lincoln a fait, mais avec 630.000 morts ?

La guerre civile, les révoltes, les rebellions sont les ingrédients d’un début de démocratie soutient Rousseau. Parce que la démocratie n’est pas une fin, mais un processus permanent pour réaffirmer les droits naturels des humains que dans tous les pays du monde (sans exception) une poignée d’hommes et de femmes, confisquant le pouvoir du peuple, l’oriente pour se maintenir aux affaires. On trouve ici et là des formes de castes qui usurpent le mot « démocratie » qui doit être cet idéal vers lequel tendre et non un label à s’approprier ou un refrain à vanter parce qu’on est juste capable de crier plus fort que les autres. Si un pays est calme comme la France ou les Etats-Unis, c’est-à-dire sans aucune révolte, pour Rousseau cela veut tout simplement dire que le système dictatorial est suffisamment répressif pour empêcher toute tentative de rébellion. Si les Libyens se révoltent, ce n’est pas une mauvaise chose. C’est prétendre que les peuples acceptent stoïquement le système qui les opprime partout dans le monde sans réagir qui est très mauvais. Et Rousseau de conclure : «  Malo periculosam libertatem quam quietum servitium  -traduction : S’il y avait un peuple de dieux, il se gouvernerait démocratiquement. Un gouvernement si parfait ne convient pas à des hommes ». Dire qu’on tue les Libyens pour leur bien est un leurre.

C- QUELLES LECONS POUR L’AFRIQUE ?

Après 500 ans de relations de dominateur et de dominé avec l’Occident, il est dès lors prouvé que nous n’avons pas les mêmes critères pour définir le bon et le méchant. Nous avons des intérêts profondément divergents. Comment ne pas déplorer le Oui de 3 pays africains au sud du Sahara, Nigeria, Afrique du Sud et Gabon pour la résolution 1973 inaugurant la nouvelle forme de colonisation baptisée « protection des peuples », validant la théorie raciste que les Européens véhiculent depuis le 18ème siècle selon laquelle l’Afrique du Nord n’a rien à partager avec l’Afrique Subsaharienne, l’Afrique du nord  serait ainsi plus évoluée, plus cultivée et plus civilisée que le reste de l’Afrique. Tout se passe comme si la Tunisie, l’Egypte, la Libye , l’Algérie ne faisaient pas partie de l’Afrique. Même les Nations Unies semblent ignorer la légitimité de l’Union Africaine sur ses états membres. L’objectif est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne afin de mieux les fragiliser et les tenir sous contrôle. En effet, dans le capital du nouveau Fond Monétaire Africain (FMA), l’Algérie avec 16 milliards de dollars et la Libye avec 10 milliards de dollars contribuent à eux tous seuls pour près de 62% du capital qui est de 42 milliards de Dollars. Le premier pays d’Afrique subsaharienne et les plus peuplés, le Nigeria suivi de l’Afrique du Sud arrivent très loin derrière avec 3 milliards de dollars chacun.

C’est très inquiétant de constater que pour la première fois de l’histoire des Nations Unies, on a déclaré la guerre à un peuple sans avoir exploré au préalable la moindre piste pacifique pour solutionner le problème.

L’Afrique a-t-elle encore sa place dans une telle organisation ? Le Nigeria et l’Afrique du Sud sont disposés à voter OUI à tout ce que l’Occident demande, parce qu’ils croient naïvement aux promesses des uns et des autres de leur donner une place de membre permanent au Conseil de Sécurité avec le même droit de veto. Ils oublient tous les deux que la France n’a aucun pouvoir de leur attribuer le moindre poste. Si elle l’avait, il y a belle lurette que Mitterrand l’aurait faite pour l’Allemagne de Helmut Kohl. La reforme des Nations Unies n’est pas à l’ordre du jour. La seule manière de compter, est la méthode chinoise : tous les 50 pays africains doivent quitter les Nations Unies. Et s’ils doivent y retourner un jour, ne le faire que s’ils ont obtenu ce qu’ils demandent depuis longtemps, un poste pour toute la fédération africaine, sinon rien.

Cette méthode de la non-violence est la seule arme de justice dont disposent les pauvres et les faibles que nous sommes. Nous devons tout simplement quitter les Nations Unies, car cette organisation de par sa configuration, de par sa hiérarchie est aux services des plus forts.

Nous devons quitter les Nations Unies afin de marquer notre réprobation de cette conception du monde basée uniquement sur l’écrasement du plus faible. Tout au moins ils seront libres de continuer de le faire, mais pas avec notre signature, pas en rappelant que nous sommes d’accord alors qu’ils savent très bien qu’ils ne nous ont jamais interrogés. Et même quand nous avons donné notre propre point de vue, comme la rencontre de samedi 19/3 à Nouakchott avec la déclaration sur la contrariété à l’action militaire, ceci a été passé tout simplement sous silence pour aller accomplir le forfait de bombarder  le peuple africain.

Ce qui arrive aujourd’hui est le scénario déjà vu auparavant avec la Chine. Aujourd’hui, on reconnaît le gouvernement Ouattara, on reconnaît le gouvernement des insurgés en Libye. C’est ce qui s’est passé à la fin de la deuxième guerre mondiale avec la Chine. La soit disant communauté internationale avait choisi Taiwan comme unique représentant du peuple Chinois en lieu et place de la Chine de Mao. Il faudra attendre 26 ans, c’est-à-dire le 25 octobre 1971 avec la résolution 2758 que tous les Africains devraient lire, pour mettre fin à la bêtise humaine. La Chine est admise, sauf qu’elle a prétendu et obtenue d’être membre permanent avec doit de veto, si non elle n’entre pas. Cette exigence satisfaite et la résolution d’admission entrée en vigueur, il faudra attendre un an pour que le 29 septembre 1972, le Ministre Chinois des Affaires Etrangères donne sa réponse avec une lettre au Secrétaire Général des Nations Unies pas pour dire Oui ou Merci, mais pour faire des mises au point, en garantie de sa dignité et de sa respectabilité. Qu’est-ce que l’Afrique espère obtenir des Nations Unies sans poser un acte fort pour se faire respecter ? On a vu en Cote d’Ivoire un fonctionnaire des Nations Unies se considérer au dessus d’une institution constitutionnelle de ce pays. Nous sommes entrés dans cette organisation en acceptant d’être des serfs et croire que nous serons invités à table pour manger avec les autres dans les plats que nous avons lavés est tout simplement crédule, pire, stupide. Quand l’UA reconnaît la victoire de Ouattara sans même tenir compte des conclusions contraires de ses propres observateurs envoyés sur le terrain, juste pour faire plaisir à nos anciens maîtres, comment peut-on nous respecter ? Lorsque le président Sud-Africain Zuma déclare que Ouattara n’a pas gagné les élections et change à 180° disant le contraire après une petite visite de 8 heures à Paris, on peut se demander ce que valent ces dirigeants qui représentent et parlent au nom de 1 milliard d’Africains.

La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à poser des actes réfléchis et en assumer les conséquences. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, notre place reste à la cuisine, aux toilettes pour garantir le confort des autres.

Genève le 28/03/2011

Jean-Paul Pougala  – pougala@gmail.com

(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève

 

 

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LIBYE-UNION AFRICAINE : est-ce la fin de la gouvernance sociale des peuples avec la chute du guide?

Posté par badjheca le 31 mai 2011

LIBYE-UNION AFRICAINE : est-ce la fin de la gouvernance sociale des peuples avec la chute du guide? safe_image.php?d=e1941ad084558c46371f5b9de9c4c7ac&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fl.yimg.com%2Fbt%2Fapi%2Fres%2F1.2%2F0nCluZj0xQZCm5.W_xzZZQ--%2FYXBwaWQ9eW5ld3M7Zmk9ZmlsbDtoPTkwO3E9ODU7dz05MA--%2Fhttp%3A%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Fen_us%2FNews%2FReuters%2F2011-05-16T155854Z_01_APAE74F119E00_RTROPTP_2_OFRWR-LIBYE-20110516.JPG.cf 187125_100001187250479_1486129_q dans Publié par Youssouf Bamen Calixte 
La vérité sur les régimes politiques qui dominent le monde actuel (les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie).

Leur falsification de la vraie démocratie apparaît clairement: ce sont des puissances dictatoriales. La Libye de Kadhafi, l’Africain  est plus démocratique et voici pourquoi : je cite le guide « la voie de la troisième théorie universelle. Le « Livre vert » présente la solution définitive au problème de « l’appareil de gouvernement », il indique aux peuples le moyen de passer de l’ère de la dictature à celle de la démocratie véritable.

Selon cette théorie, le régime démocratique est une construction cohérente qui repose sur les Congrès populaires de base, les Comités populaires et les Unions professionnelles, lesquels se retrouvent tous ensemble dans le Congrès Général du Peuple. Il n’existe absolument aucune autre conception d’une réelle société démocratique en dehors de celle-ci.

Finalement, après l’époque des républiques, l’ère des masses s’approche rapidement de nous, enflammant les sentiments et éblouissant les yeux. Mais, autant cette ère nouvelle est annonciatrice de liberté véritable et d’affranchissement des chaînes des « appareils de gouvernement », autant elle peut s’accompagner d’une ère d’anarchie et de démagogie. A moins encore que la démocratie nouvelle ne rechute, et que revienne alors le pouvoir d’un individu, d’une classe, d’une secte, d’une tribu ou d’un parti. Tel est la démocratie véritable d’un point de vue théorique, mais dans la pratique, ce sont toujours les plus forts qui gouvernent. 

Cette nouvelle théorie est fondée sur le pouvoir du peuple, sans substitut ni représentation. Elle réalise une démocratie directe d’une manière organisée et efficace. Elle diffère de la vieille tentative de démocratie directe qui n’a pas trouvé de réalisation pratique et qui a manqué de sérieux en raison de l’absence d’organisation populaire de base. »

Le « Livre vert » qui est la troisième voie universelle enseigne que :

1-« La représentation parlementaire est une imposture« .

2-« Le parti ne représente qu’une faction du peuple, alors que la souveraineté populaire est indivisible.« 

3- « Le parti gouverne à la place du peuple, alors qu’il ne doit pas y avoir de substitut au pouvoir du peuple…« 

4- « Pas de démocratie sans congrès populaires » et des comités populaires partout.

5-« La démocratie, c’est le contrôle du peuple par le peuple. »

6-    « La société est son propre censeur » …

LES CONSÉQUENCES DE LA DÉCHÉANCE DU GUIDE LIBYEN POUR L’AFRIQUE ENTIÈRE :

Entre autre de ce qui est de la guerre du contrôle des matières premières en Afrique au non d’exportation de la démocratie version occidentale en ce qui concerne la Libye, l’autre objectif des puissances dictatoriales,  est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne de l’expansion de la troisième voie universelle de la gouvernance sociale des peuples inscrit dans le marbre du « Livre vert » du guide libyen afin de stopper net sa contagion sur le continent Africain et au-delà, de la vision du model Kadhafiste, de loin supérieur à celui de l’Occident qui a échoué en plusieurs plans dans la recherche du bonheur des populations.

A titre d’illustration, j’en veux pour preuve de comparaison des systèmes existants : pour ce qui est de la troisième voie universelle, la gratuité de la prise en charge de la santé et de l’éducation pour toute personne résidant sur le sol libyen est consacrée suivant la souveraineté populaire et payante dans les sociétés capitalistes d’Afrique et ailleurs chez les donneurs de leçons et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie dans nos pays. Quel paradoxe. Pour ne citer que ces deux exemples et pourtant la Libye n’est pas un pays communiste qui est un autre model de société.

Le président Barack Obama ne venait-t-il pas d’introduire une loi au sénat Américain sur sa mandature pour le système de couverture de la prise en charge maladie au profit des citoyens de son pays qui est une pâle copie de la troisième voie universelle du guide qui prend plutôt en charge toute personne vivant sur le sol Libyen? De ces deux visions de gouvernance, qui doit donner de leçons à qui entre le model capitaliste et la troisième voie universelle ? Vivement que l’Afrique s’approprie de la vision de la troisième voie universelle de la gouvernance des peuples. Débout peuple Africain tous unis derrière la vision du guide.

Les penseurs occidentaux occultes, politico-intellectuels de domination du monde dont l’ambition est de tenir le continent Africain longtemps que possible sous leur contrôle, -sachant qu’ils seront supplanter dans le model capitaliste dans ce siècle au détriment des dragons d’Asie qui s’installent sur le sol Africain et qui partagent la troisième voie universelle du guide Libyen, appréciée des intellectuels africains respectés et éclairés qui sont suivis par leurs peuples, -est le schéma caché de l’offensive occidentale de la déstabilisation et de la destruction de l’union Africaine qui chemine volontairement avec succès dans l’opinion publique Africaine vers les États-Unis d’Afrique contre vent et marré avec la main de maître de Kadhafi, l’Africain.

La force et la vraie liberté de l’Afrique viendront de sa capacité à s’approprier cette troisième voie universelle de la gouvernance des peuples. La dignité et la respectabilité ont un prix. Sommes-nous disposés à le payer ? Si non, le sort de l’Afrique dépendra des plus forts.

Vu sur cet angle, peut-on prédire alors la fin de l’expansion de la troisième voie universelle de la gouvernance sociale des peuples avec la chute du guide? That is the questions. La réaction des penseurs et intellectuels Africains est attendue et surtout celle de l’éminent professeur Camerounais Jean Paul Emmanuel PONDI par qui j’ai entendu pour la première fois sur un plateau de télévision nationale parlé de la troisième voie universelle issue du Livre vert » du guide libyen.

Pour essayer de répondre à cette question, je soumets au débat à l’attention des compatriotes Africains afin que nul n’en n’ignore, la vision du guide Libyen inscrit dans le marbre du « Livre vert » que j’invite à la suite de mon interrogation à décortiquer après l’article du Dr Jean Paul POUGALA portant sur les mensonges de la guerre de l’occident contre la Libye à méditer par rapport au model capitaliste exporter de l’Occident. Merci de dévorer les trois livres./-

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège.

 

 

 

 

         

 

 

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LIBYE: Livre vert-3

Posté par badjheca le 31 mai 2011

 LIBYE: Livre vert-3 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé par Youssouf Bamen Calixte 

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La force motrice de l’histoire humaine est le facteur social, c’est-à-dire le facteur national. Le lien social qui assure la cohésion de chaque groupe humain, de la famille à la tribu et à la nation, est le fondement même de la dynamique de l’Histoire.

« Les héros de l’histoire sont des êtres qui se sont sacrifiés pour des causes »; ils ne peuvent être définis autrement. Mais pour quelles causes… ils se sont sacrifiés pour les autres – mais quels autres… ? Des hommes avec lesquels ils avaient des relations. La relation existante entre un individu et un groupe est une relation d’ordre social, c’est-à-dire identique à celle qui existe entre les membres d’une même communauté.

La base sur laquelle se sont constitues les nations est le nationalisme. Les causes que nous évoquons sont donc des causes nationales: la relation nationale s’identifie à la relation sociale, car social dérive de société, c’est-à-dire des liens existant au sein d’une société; et le nationalisme dérive de nation, c’est-à-dire des liens existant au sein d’une nation. La relation sociale s’identifie donc à la relation nationale et réciproquement, puisque la société est la nation et que la nation est la société, même si elle diffère en nombre, mais à la condition que l’on écarte toute définition extensive du groupe visant des groupements temporaires constitués sans aucune référence à l’appartenance nationale. Nous entendons par groupe toute communauté permanente unie par un lien national qui lui est propre.

Par ailleurs, les mouvements historiques sont des mouvements de masse, c’est-à-dire communautaires; l’action menée par une communauté est pour elle-même, pour son indépendance vis-à-vis d’une autre communauté bien que chacune ait sa propre communauté sociale.

Les mouvements communautaires sont toujours des mouvements indépendantistes visant à réaliser l’autonomie des groupes vaincus donc opprimés par un autre. Quand à la lutte pour le pouvoir, elle se déroule à l’intérieur du groupe, jusqu’à l’échelon de la famille, comme l’explique la première partie du Livre Vert traitant des fondements politiques de la troisième théorie universelle.

Le mouvement communautaire est un mouvement d’une communauté pour elle-même. Car étant donné sa structure naturelle, une communauté a des besoins sociaux qui doivent être satisfaits d’une façon communautaire. Ces besoins ne sont en aucunes façons individuelles. Ce sont en réalité des droits, des revendications ou des objectifs communs à toute communauté liée par le même nationalisme. C’est pour cela que ces mouvements sont appelés des mouvements nationalistes. Les mouvements de libération nationale, dans la période actuelle, sont eux-mêmes des mouvements sociaux qui ne disparaîtront que lorsque cessera la domination d’un groupe par un autre groupe.

En conséquence, le monde traverse actuellement un des cycles normaux de l’Histoire: la lutte nationale pour le triomphe du nationalisme. C’est la réalité historique dans l’univers de l’homme et c’est une réalité sociale. Cela signifie que la lutte nationale – la lutte sociale – est le fondement de la dynamique de l’Histoire, car elle est plus puissante que les autres facteurs, elle en est l’origine, elle en est la base. Cette lutte est la nature de la gent humaine, c’est l’essence même de la vie. Les animaux autres que l’homme vivent également en groupe. Comme l’instinct de groupe est la condition de perpétuité des espèces du règne animal, le nationalisme est la raison de survie des nations.

Les nations dont le nationalisme a été dissous sont celles dont l’existence même a été mise en cause. L’existence des minorités, qui constitue l’un des problèmes politiques du monde, est due à des causes sociales. Ce sont des nations dont le nationalisme a été détruit, et dont les liens ont été rompus. Le facteur social est bien un facteur de vie, voire de survie. Il est donc bien un moteur naturel et inhérent à l’homme pour sa survie.

Le nationalisme, chez l’espèce humaine, et l’instinct de groupe, chez les animaux, sont comme le phénomène de gravitation dans le règne minéral et les corps célestes. Si la masse solaire perdait de sa force de gravité, les gaz qui la composent se disperseraient et son unité serait détruite. L’unité est donc la condition première de survie de toute chose. Le facteur d’unité de toute communauté est le facteur social, c’est-à-dire le nationalisme. C’est pour cela que les communautés luttent pour leur unité nationale car leur survie en dépend.

 Le facteur national, ou lien social, agit automatiquement dans le sens de la survie d’une nation, à l’instar de la force de gravité qui maintient la masse d’un corps autour du noyau. Dans la bombe atomique, la fission et la dispersion des atomes sont provoquées par l’explosion du noyau qui est le centre de gravitation. Le facteur d’unité est donc détruit, la force de gravité s’arrête et les éléments se dispersent. La bombe se désintègre.

 Telle est la loi naturelle immuable. L’ignorer ou la transgresser met en danger la vie elle-même. C’est ainsi que la vie de l’homme se détériore lorsqu’il ignore ou transgresse le nationalisme, c’est-à-dire le facteur social, l’attraction de la communauté, le secret de son existence.

Seul le facteur religieux peut agir autant sur l’unité d’une communauté, car s’il peut diviser la communauté nationale il peut également réunir des groupes de nationalités différentes. Toutefois, c’est en définitive le facteur social qui l’emporte. Il en a été ainsi au fil des siècles.

A l’origine chaque communauté avait sa religion. C’était l’harmonie. Puis ce fut différent et cette différence a été une cause réelle de conflit et d’instabilité de la vie des peuples à travers les âges.

La règle juste veut que chaque nation ait sa religion: c’est le contraire qui est anormal. De cette anomalie naît une situation malsaine, origine de graves différends au sein de la communauté nationale. La seule solution consiste à être en harmonie avec la règle naturelle, à savoir: à chaque nation sa religion, de telle sorte que le facteur social coïncide avec le facteur religieux.

Ainsi la vie des groupes se stabilise, se renforce et se développe sainement. Le mariage est un phénomène susceptible d’exercer des influences négatives ou positives sur la cohésion sociale. Conformément à la règle naturelle de liberté, l’homme et la femme sont libres d’accepter celui ou celle qu’ils désirent et de refuser celui ou celle qu’ils ne désirent pas. Néanmoins le mariage à l’intérieur du groupe renforce évidemment l’unité de ce groupe et contribue à un développement global en harmonie avec le facteur social.

La famille

Pour l’être humain, la famille a plus d’importance que l’État. L’humanité se reconnaît dans l’individu et l’individu se reconnaît dans la famille qui est son berceau, son origine et son environnement social. Par nature, l’humanité est incarnée par l’individu, dans la famille, et non dans l’État qui lui est étranger. L’État est un système artificiel politique et économique, parfois militaire, sans rapport avec l’humanité. La famille est semblable à une plante, prise isolément dans la nature, mais qui demeure l’élément essentiel du monde végétal. Le fait d’aménager le milieu naturel en fermes ou jardins n’est qu’un processus artificiel sans rapport avec la nature de la planté formée de branches, de feuilles et de fleurs.

Que les facteurs politiques, économiques ou militaires aient agencé des ensembles de familles en État, n’a aucun rapport avec l’humanité. Toute situation, circonstance ou mesure provoquant la dispersion, la dislocation ou la disparition de la famille est en fait inhumain et antinaturel. C’est un acte arbitraire, comme toute action, circonstances ou mesure conduisant à la destruction de la plante, à la cassure de ses branches, au dessèchement de ses nervures et de ses feuilles.

Les sociétés dans lesquelles l’existence et l’unité de la famille sont menacées, quelles qu’en soient les circonstances, sont semblables à ces champs dont la flore est menacée par l’érosion, l’incendie ou la sécheresse. Un jardin ou un champ prospère est celui où les plantes croissent, fleurissent, se pollénissent et s’enracinent naturellement. Il en est de même pour la société humaine.

Une société heureuse est une société dans laquelle l’individu se développe naturellement au sein de la famille. Ainsi la famille s’épanouit et l’individu trouve son équilibre dans la grande communauté humaine, comme la feuille à la branche et la branche à l’arbre; détachées, elles perdent vie et valeur. Tel est le cas de l’individu isolé de sa famille. Un individu sans famille n’a pas d’existence sociale et si une société humaine devait arriver à faire exister l’homme sans la famille, elle deviendrait une société de vagabonds, pareils à des plantes artificiels.

La tribu

La tribu est une famille qui s’est agrandie par l’effet des naissances. Il s’ensuit que la tribu constitue une grande famille. De même la nation est une tribu qui s’est agrandie par l’effet démographique. La nation est donc une grande tribu. Ainsi le monde est-il la Nation qui s’est ramifiée en différentes nations. Le Monde constitue donc une grande nation.

Le lien qui assure la cohésion de la famille est identique à celui qui maintient l’unité de la tribu, de la nation et du monde. Cependant, il s’affaiblit à mesure qu’augmente le nombre. Le sentiment d’appartenance à l’humanité est de même nature que celui d’appartenance à une nation, à une tribu, à une famille. Toutefois, l’intensité d’un lien diminue lorsqu’il s’élève d’un échelon restreint à un échelon plus vaste. C’est une vérité sociale qui n’est déniée que par celui qui l’ignore.

Le lien social, la cohésion, l’unité, l’amitié et l’amour ont plus de force à l’échelon de la famille qu’à celui de la tribu, plus de force à l’échelon de la tribu qu’à l’échelon de la nation, plus de force enfin à l’échelon de la nation qu’à celui du monde.

Les avantages, privilèges, valeurs et idéaux issus des liens sociaux existent là où ces liens sont forts; c’est une évidence première, c’est-à-dire qu’ils sont plus vigoureux à l’échelle de la famille qu’à celui de la tribu, à l’échelle de la tribu qu’à l’échelle de la nation, et à l’échelle de la nation qu’à celui du monde.

Il est donc de première importance, pour la société humaine, de préserver la cohésion de la famille, de la tribu, de la nation et de l’humanité, afin de bénéficier des avantages, privilèges, valeurs et idéaux produits de la cohésion, de l’unité, de l’amitié et de l’amour familial, tribal, national et humain.

Ainsi ces liens sociaux, avec les bienfaits, les avantages et les idéaux qui s’y rattachent, s’effacent lorsque se désagrègent ou s’éteignent la famille, la tribu, la nation ou l’humanité.

Du point de vue social, la société familiale est préférable à la société tribale, celle-ci est préférable à la société nationale, qui elle-même est préférable à la société mondiale, si on se réfère aux notions de cohésion, d’affection, de solidarité et de bénéfice mutuel.

Les avantages de la tribu

Constituant une grande famille, la tribu garantit à ses membres les mêmes bienfaits et les mêmes avantages sociaux que la famille. Car la tribu est une famille au second degré. Ce qu’il importe de souligner, c’est que l’individu peut parfois se livrer à des actes déshonorants qu’il n’oserait commettre en présence de sa famille.

Mais, la famille étant de dimensions réduites, il lui est possible d’échapper à son contrôle, alors que la tribu exerce sa vigilance sur tous ses membres. Dans cette perspective, la tribu donne à ses membres un cadre de comportement qui se traduit par une éducation sociale plus complète et plus noble que n’importe quelle éducation scolaire. La tribu est une école sociale dont les membres assimilent, depuis l’enfance, les idéaux élevés qui donnent naissance à un comportement social acquis pour la vie.

Ces idéaux s’enracinent naturellement à mesure que grandit l’être humain, contrairement à l’éducation et les sciences enseignées officiellement et qui s’effacent peu à peu avec l’âge. Il en est ainsi car l’instruction a un caractère officiel, sanctionnée par des examens, et que l’individu a conscience qu’elle lui est imposée.

La tribu est un « parapluie » social naturel assurant la sécurité dans la société. En vertu de ses traditions, elle garantit collectivement à ses membres le paiement des rançons et des amendes ainsi que la vengeance et la défense, c’est-à-dire une protection sociale.

Le lien du sang est à l’origine de la formation d’une tribu, mais il n’est pas le seul, car l’affiliation en est un autre. Avec le temps, la différence entre le lien du sang et le lien d’affiliation s’efface, la tribu apparaît alors comme une entité sociale et physique. Cependant, la tribu est avant tout une entité de lien de sang et d’appartenance.

La Nation

La nation est une couverture politique et nationale de l’individu, plus étendue que la couverture sociale offerte par la tribu à ses membres. Le tribalisme est préjudiciable au nationalisme, car l’allégeance tribale affaiblit le loyalisme national. De même, l’allégeance familiale prospère aux dépens du loyalisme tribal et l’affaiblit. Indispensable à la nation, le fanatisme national est en même temps une menace pour l’humanité.

Dans la communauté mondiale, la nation occupe la même place que la famille au sein de la tribu. Plus les familles constituant une tribu se querellent, plus grande est la menace qui pèse sur cette tribu. De même, si les membres d’une famille se disputent et si chacun ne poursuit que son propre intérêt, cette famille est menacée; et si les tribus constituant une même nation se querellent, ne cherchant que leurs intérêts, cette nation est menacée.

Le fanatisme national, l’utilisation de la force contre des nations plus faibles, l’enrichissement national par le pillage des ressources d’autres nations, tout cela est néfaste pour l’humanité. Par contre, l’individu fort, qui se respecte et est conscient de ses responsabilités, est utile pour la famille; de même qu’une famille solide, respectable et consciente de son rôle, est socialement et matériellement utile à la tribu. Enfin, une nation avancée, productive et civilisée est bénéfique pour le monde tout entier. La structure politique et nationale se détériore si elle s’abaisse à de simples considérations familiales ou tribales.

La nation est une grande famille qui a dépassé le stade de la tribu et de l’ensemble des tribus ayant la même origine, ainsi que celles qui, par affiliation, partagent le même destin. La famille ne devient une nation qu’après avoir franchi les étapes de la tribu et ses ramifications et le processus d’intégration par divers mélanges. Socialement, cela se réalise à l’issue d’une période qui ne peut être que longue.

Néanmoins, si le temps fait ainsi naître des nations, il contribue aussi à leur désintégration. L’appartenance à la communauté d’origine et l’apparentement par affiliation sont les deux fondements historiques de la nation. Toutefois l’origine joue un rôle primordial et l’affiliation un rôle secondaire.

La nation ne se définit pas uniquement par ses racines même si celles-ci constituent la base. Car la nation se forme en outre par l’accumulation, à travers les âges, d’êtres humains se regroupant sur la même aire géographique, forgeant une histoire commune, constituant ensemble un même patrimoine et affrontant le même destin. Abstraction faite des liens de sang, la nation est en définitive un sentiment d’appartenance et une communauté de destin.

Pourquoi dans ces conditions le monde a-t-il vu l’apparition de grands états qui ont disparus par la suite, pour voir réapparaître d’autres états et vice versa ? La raison en est-elle uniquement politique sans rapport avec le fondement social de la Troisième Théorie Universelle ? Est-elle, au contraire, d’ordre social, et par conséquent relevant du présent volume du Livre Vert ?

Vérifions: la famille est, sans nul doute, une structure sociale et non politique; il en va de même pour la tribu qui est une famille qui s’est multipliée grâce à la natalité. De la même façon, la nation est une tribu qui a grandi, s’est ramifiée et s’est multipliée pour former plusieurs tribus.

 La nation est aussi une structure sociale fondée sur le rapport national, comme l’est la tribu sur le rapport tribal, la famille sur le rapport familial et les nations du monde sur le lien humain. Ce sont là des évidences. Par ailleurs, il existe une structure politique constituant l’État et formant la carte politique du monde. Mais pourquoi cette carte du monde ne cesse-t-elle de se modifier à travers les âges ?

Cela vient du fait que cette structure politique peut ne pas coïncider avec la structure sociale. Lorsque ces deux éléments coïncident, une nation est durable et immuable.

En cas de changement imposé par un colonialisme extérieur ou d’une dégradation, la structure politique réapparaît sous le signe du combat national, de la renaissance nationale et de l’unité nationale. Lorsqu’une structure politique englobe plusieurs nations, son territoire est condamné à se morceler, chaque nation tendant à conquérir son indépendance sous l’emblème du nationalisme.

Ainsi la carte des empires que le monde a connus s’est disloquée parce que ces empires étaient composés de plusieurs nations, chacune d’elles ne tardant pas à se cramponner à son nationalisme et cherchant à conquérir son indépendance. Ainsi l’empire éclate et chacune de ses composantes retourne à son origine sociale. L’Histoire du monde à travers les siècles en donne la preuve irréfutable.

Mais pourquoi ces empires se composent-ils de nations différentes ?

La réponse est que la structure de l’État n’est pas uniquement une structure sociale, comme la famille, la tribu et la nation, mais une entité politique composée de plusieurs éléments, dont le plus simple et le plus évident est le nationalisme. L’État-nation est la seule formule politique qui soit en harmonie avec la structure sociale naturelle. Il a une existence durable, pour autant qu’il n’a plus à subir la tyrannie d’un autre nationalisme plus puissant ou que sa structure politique en tant qu’État n’est pas compromise par le jeu des tribus, des clans et des familles formant sa structure sociale. La structure politique se détériore donc lorsqu’elle est assujettie aux considérations de la structure sociale, tribale, familiale ou confessionnelle.

D’autres facteurs peuvent également concourir à la formation d’un État autre que l’État-nation, tels les facteurs religieux, économiques et militaires. La communauté de religion, de même que les impératifs économiques et les conquêtes militaires peuvent conduire à la constitution d’un État regroupant plusieurs nationalismes. C’est ainsi que le monde assiste, à un moment donné, à l’apparition de tel État ou de tel empire, qu’il verra disparaître à une autre époque. Quand l’idée nationaliste se fait plus forte que l’esprit religieux et que le conflit éclate entre différents nationalismes réunis par une communauté de religion, par exemple chaque nation reprend son indépendance recouvrant ainsi sa structure sociale. L’empire, alors, disparaît. Réapparaît par la suite le rôle de la religion lorsque l’esprit religieux l’emporte sur l’idée nationaliste. En conséquence, les divers nationalismes se trouvent unifiés sous la bannière d’une religion, jusqu’au moment où le nationalisme reprend à son tour la primauté, et ainsi de suite.

Tous les États qui regroupent plusieurs nationalismes à partir de fondements religieux, économiques, militaires ou idéologiques, seront en proie à des conflits tant que chaque nationalisme n’aura pas conquis son indépendance; autant dire que le facteur social triomphe inéluctablement du politique.

Quelles que soient les considérations politiques qui président à la création d’un État, la vie de l’individu se fonde sur la famille, la tribu, puis la nation et enfin l’humanité. L’élément essentiel reste le facteur social; le nationalisme en est l’élément constant. Pour former des êtres humains, il convient donc d’insister sur la réalité sociale, préserver la famille, la tribu – en tant que couvertures et écoles sociales naturelles – et enfin la nation. L’individu ne peut apprendre les valeurs sociales qu’auprès de la famille et de la tribu qui forment une structure sociale naturelle sans le concours de quiconque. Il faut prendre soin de la famille dans l’intérêt de l’individu, tout comme il faut prendre soin de tribu dans l’intérêt de la famille, de l’individu et de la nation c’est-à-dire le nationalisme.

Le facteur social, ou facteur national, constitue la force motrice naturelle et permanente de l’histoire. Ignorer le lien national des communautés humaines et construire un système politique en contradiction avec la structure sociale, c’est construire un édifice provisoire qui s’effondrera sous l’action du facteur social de ces communautés, c’est-à-dire l’action nationale de chaque nation.

Ce sont là des vérités inhérentes à la vie de l’homme et non pas des interprétations exégétiques. Tout individu, où qu’il se trouve, devrait en être conscient et agir en conséquence s’il veut que son action soit bénéfique. Il faut connaître ces vérités immuables si l’on veut éviter, dans la vie des groupes humains, les déviations, les dérèglements et les détériorations qui résultent d’un manque de compréhension et de respect de ces principes vitaux pour l’homme.

La Femme

La femme est un être humain, l’homme est un être humain; il n’y a en ceci aucun doute ni divergence. Par conséquent il est tout aussi évident que la femme et l’homme sont égaux. De ce point de vue, la discrimination entre l’homme et la femme est un acte d’injustice flagrante et injustifiable. La femme mange et boit comme l’homme… La femme éprouve amour et haine comme l’homme… La femme pense, apprend et comprend comme l’homme… Comme l’homme, la femme a besoin d’un toit, de vêtements et de moyens de transport… Comme l’homme elle ressent la faim et la soif… Comme lui, elle vit et meurt.

Mais pourquoi l’homme et la femme ? Il est bien vrai que la société humaine ne saurait se composer seulement d’hommes ou seulement de femmes; elle est faite naturellement d’hommes et de femmes. Pourquoi n’a-t-il pas été créé uniquement des hommes ou uniquement des femmes ? Après tout qu’est-ce qui distingue l’homme de la femme ?

Pourquoi existe-t-il des hommes et des femmes ? L’existence de l’homme et de la femme, et non de l’homme seul ou de la femme seule, doit bien répondre à une nécessité naturelle.

Il en découle qu’aucun d’eux n’est exactement identique à l’autre, et que l’existence d’une différence naturelle entre l’homme et la femme est démontrée justement par le fait qu’ils ont été créés homme et femme. Cela signifie donc que chacun d’eux a son rôle en fonction de la différence qui existe entre eux. En conséquence il doit y avoir, pour accomplir ces rôles naturellement distincts, des conditions de vie différentes prévalant pour chacun d’eux.

Pour prendre conscience de ces rôles, il faut comprendre les différences de nature entre l’homme et la femme, ce qui naturellement les distingue:

La femme est une femelle et l’homme est un mâle. Du point de vue gynécologique – « la femme est sujette aux menstruations, c’est-à-dire à un affaiblissement mensuel; l’homme, en tant que mâle, ne subit pas le même phénomène et n’est pas soumis à un épanchement mensuel de sang. Parce qu’elle est femelle, la femme subit naturellement une menstruation périodique. Lorsqu’elle n’a pas de flux menstruel, la femme est enceinte. Lorsqu’elle est en enceinte, elle se trouve, de ce fait, affaiblie pendant environ un an; ce qui signifie que toutes ses activités normales sont sérieusement réduites jusqu’à ce qu’elle accouche.

Lorsqu’elle a son enfant ou qu’elle fait une fausse-couche, elle souffre de troubles puerpéraux, d’un affaiblissement consécutif à tout accouchement ou fausse-couche. N’étant pas sujet à la grossesse, l’homme n’est donc pas soumis à la faiblesse qui caractérise la femme en tant que femelle.

Ensuite, la femme doit allaiter son enfant. L’allaitement naturel s’étend sur environ deux ans. De ce fait, la femme est si inséparable de son enfant que son activité s’en trouve sérieusement réduite. Elle devient directement responsable d’un autre être qu’elle aide à accomplir ses fonctions biologiques faute desquelles il mourrait ».

L’homme, au contraire, ne conçoit ni n’allaite. Toutes ces caractéristiques naturelles produisent des différences innées où l’homme et la femme ne peuvent être égaux. Ceci est en soi la raison de la nécessité de l’existence d’un mâle et d’une femelle, c’est-à-dire d’un homme et d’une femme, chacun d’eux ayant un rôle ou une fonction différents dans la vie.

L’homme ne peut en effet remplacer la femme dans l’accomplissement de ses fonctions naturelles. Il importe de remarquer que ces fonctions biologiques sont une lourde charge, imposant à la femme beaucoup d’efforts et de peines. Cependant, faute de ces fonctions qu’accomplit la femme, la vie humaine s’éteindrait. Il s’agit, en conséquence, d’une fonction naturelle qui n’est ni optionnelle ni obligatoire. C’est une fonction nécessaire, dont la seule alternative est l’extinction de la vie humaine.

Il existe une intervention volontaire contre la conception mais c’est la négation de la vie humaine. Une autre méthode d’intervention volontaire, partielle, s’attaque aussi bien à la conception qu’à allaitement maternel. L’un et l’autre sont des maillons d’une chaîne d’actes portant atteinte à la vie naturelle et conduisant au meurtre: le fait que la femme se détruise pour échapper à la conception, à l’accouchement et à l’allaitement, entre dans la catégorie des inventions artificielles contre l’essence de la vie représentée par la conception, l’allaitement, la maternité et le mariage; il n’y a qu’une différence de degré.

Renoncer au rôle naturel de la femme dans la maternité, comme remplacer les mères par des crèches, c’est déjà renoncer à la société humaine et la transformer en une société biologique fondée sur un style de vie industriel. Séparer les enfants de leurs mères et les entasser dans des crèches, c’est les assimiler à des poussins, car les crèches sont semblables à ces élevages de volailles où l’on entasse des poussins après l’éclosion des œufs.

Rien ne convient mieux à la nature de l’être humain et à sa dignité que la maternité naturelle (où l’enfant doit être élevé par sa mère) dans une famille où prévalent la maternité, la paternité et la fraternité et non dans une institution ressemblant à un élevage de volailles. Les volailles, comme toutes les autres espèces du règne animal, ont besoin de la maternité comme une phase naturelle. Les élever dans des poulaillers ressemblant à des usines est donc contraire à leur croissance naturelle. D’ailleurs leur chair rappelle davantage la viande chimique que la viande naturelle. La chair qui provient des élevages industrialisés n’a aucun goût, ni aucune valeur nutritive, puisque les volailles sont élevées contre la nature, sans la protection de la maternité naturelle. La chair des oiseaux sauvages est plus savoureux et plus nourrissante, car ils croissent et se nourrissent naturellement.

Quant aux enfants privés de famille et de refuge, la société est leur tutrice, et c’est pour eux seulement qu’elle doit ouvrir des crèches et d’autres institutions du même genre. Il vaut mieux pour eux être pris en charge par la société, plutôt que par des êtres autres que leurs parents.

Si l’on essayait de déterminer expérimentalement l’attirance naturelle que l’enfant éprouve, soit pour sa mère, soit pour la crèche, on verrait l’enfant opter pour sa mère et non pour la crèche.

Puisque la tendance naturelle de l’enfant le porte vers sa mère, c’est elle qui est naturellement désignée pour lui donner protection et soins. Placer un enfant dans une crèche constitue un abus de pouvoir et une répression contre les tendances librement exprimées.

Pour tout être vivant, la croissance naturelle doit être saine et libre. Remplacer la mère par une crèche, c’est exercer un pouvoir de coercition contre cette croissance saine et libre. Les enfants que l’on conduit à la crèche y sont menés sous la contrainte, par ruse ou par inconscience de l’enfant. On les conduit à la crèche en fonction de considérations purement matérielles et non sociales. Délivrés de l’arbitraire et de l’inconscience puérile, ces enfants refuseraient la crèche et s’accrocheraient à leur mère. La seule justification d’un comportement aussi contraire à la nature et à l’humanité vient de ce que la femme est elle-même placée dans une situation contraire à sa nature, c’est-à-dire obligée d’accomplir des tâches antisociales et anti maternelles.

Dès lors que la nature lui a assigné un rôle différent de celui de l’homme, la femme doit être mis en mesure d’assumer son rôle naturel. La maternité est propre à la femelle, non au mâle. Il est donc contraire à la nature de séparer les enfants de leur mère. Toute entreprise visant à éloigner l’enfant de sa mère relève de la contrainte, de l’oppression et de la dictature. La mère qui se démet de la maternité transgresse son rôle naturel dans la vie.

La femme doit jouir de ses droits et bénéficier de dispositions favorables, non autoritaires et non oppressives. Ainsi peut-elle s’acquitter de son rôle naturel dans des conditions normales. Tout ce qui s’écarte de ce principe est générateur de contradiction. La femme que l’on oblige à abandonner sa fonction naturelle de conception et de maternité est soumise à une contrainte et à une forme de dictature. La femme qui a besoin d’un travail lui interdisant d’accomplir sa fonction naturelle n’est pas libre, elle est contrainte par la nécessité, car la nécessité est un frein à la liberté.

Parmi les conditions favorables et même indispensables à l’accomplissement par la femme de son rôle naturel, distinct de celui de l’homme, certaines s’adressent à un être humain diminué et accablé par la grossesse, car porter un autre être humain dans son sein représente une incapacité physique. C’est une injustice que d’imposer à une future maman des travaux de force incompatibles avec son état. Les travaux de ce genre sont en quelque sorte une punition pour la femme lorsqu’elle trahit, sur le plan humain, son devoir maternel. C’est aussi une pénalité qu’elle paie pour entrer dans le monde des hommes, qui ne sont naturellement pas du même sexe.

Même lorsqu’elle émane d’une femme, l’idée selon laquelle les femmes exécutent de leur plein gré des travaux pénibles est une idée complètement fausse. Elles n’accomplissent de pareilles tâches que parce qu’une société dure et matérialiste les place, sans qu’elles en soient bien conscientes, dans une situation de contrainte. Tout en pensant qu’elle travaille de son plein gré, la femme n’a d’autre solution que de se plier aux conditions de cette société. Et pourtant, le principe qui dit qu’ « aucune différence n’existe, en aucun domaine, entre l’homme et la femme » prive cette dernière de sa liberté.

L’expression « en aucun domaine » est une monstrueuse tromperie pour la femme. Cette idée risque d’abolir le statut convenable et indispensable, le privilège dont la femme devrait bénéficier exclusivement, conformément à sa nature découlant de son rôle naturel dans la vie.

Revendiquer l’égalité entre l’homme et la femme dans le transport de lourdes charges, alors que la femme est enceinte, constitue une injustice et une cruauté. Réclamer l’égalité entre eux pour le jeûne et les privations alors qu’elle allaite, c’est une injustice et une cruauté.

Réclamer l’égalité pour eux pour les travaux répugnants, qui souillent sa beauté et dégradent sa féminité, c’est également injuste et cruel. Comme est injuste et cruelle l’éducation qui conduit la femme à des tâches qui ne sont pas faites pour elle.

Il n’y a aucune différence entre l’homme et la femme, dans tout ce qui est humain. Nul ne doit épouser une autre personne contre son gré, ou divorcer sans consentement mutuel ou sans un juste procès qui lui donne raison. La femme ne peut se remarier avant d’avoir divorcé, l’homme ne peut se remarier sans accord ou divorce. La femme est la « maîtresse » de maison car tel est le statut convenable et nécessaire de celle qui subit l’affaiblissement menstruel, qui conçoit, qui accouche et qui accomplit les devoirs maternels. La maison, en tant que foyer pour la maternité, revient toujours à la femelle (même dans le règne animal) dont le devoir est naturellement maternel. Priver les enfants de leur mère ou la femme de sa maison relève donc de l’arbitraire.

La femme est avant tout une femelle. A ce titre, ses caractéristiques biologiques diffèrent de celles de l’homme. Les caractéristiques biologiques de la femelle, différentes, en effet, de celles du mâle, ont donné à la femme, dans son aspect et dans son être, des traits distincts de ceux de l’homme. L’anatomie est différente, tout comme elle l’est chez les végétaux et les animaux. C’est là un fait naturel et indéniable. Dans le règne végétal et le règne animal, le mâle possède naturellement la force et l’endurance, la femme la beauté et la délicatesse. Ce sont là des caractéristiques innées, naturelles et éternelles, communes à tous les êtres vivants, qu’ils soient des hommes, des animaux et des plantes.

Du fait de sa nature différente et conformément aux lois naturelles, le mâle joue de son plein gré le rôle de l’être fort et endurant, simplement parce qu’il a été ainsi créé. Cette loi est juste parce que, d’une part, elle est voulue par la nature, et d’autre part parce qu’elle est le fondement de la liberté. Car tous les êtres vivants sont créés libres, et toute manipulation de cette liberté constitue un acte de contrainte. La non-reconnaissance de ces rôles naturels et la non-observation de leurs limites sont des actes de négligence, et équivalent à une destruction de la vie même. La nature est ainsi conçue en harmonie avec l’inévitable transmission de la vie, de ce qui existe à ce qui advient. La créature vivante est une entité qui vit inexorablement jusqu’à ce qu’elle meure. Du début à la fin, l’existence se fonde sur la loi naturelle où il n’y a ni choix ni contrainte.

C’est la nature. C’est la liberté naturelle. Chez les animaux et les plantes comme chez l’homme, il doit y avoir un mâle et une femelle pour qu’apparaisse la vie, du début à la fin. Ils ne se contentent pas d’exister, ils doivent jouer, avec une absolue efficacité, le rôle naturel pour lequel ils sont créés. S’ils ne remplissent pas naturellement leur rôle c’est qu’il y a un défaut dû à une raison quelconque. C’est ce qui existe dans les sociétés contemporaines et presque partout dans le monde par suite de la confusion des rôles entre l’homme et la femme, car l’on essaie de faire de la femme un homme.

En accord avec leur nature et ses objectifs, ils doivent se montrer créateurs dans leurs fonctions respectives. L’inverse est rétrograde: c’est la tendance antinaturelle, destructrice des fondements de la liberté et contraire à la vie et à l’existence. Il faut que chacun d’eux accomplisse le rôle qui lui a été attribué; il ne doit pas y renoncer, car de tout désistement total ou partiel ne peut découler qu’une situation arbitraire, une situation anormale.

La femme qui, pour des raisons de santé, renonce à la grossesse, au mariage, à la coquetterie et à la féminité, abandonne son rôle naturel dans la vie par suite de cet état contraignant. Celle qui fait de même en allant travailler subit également une contrainte. Celle qui le fait sans aucune raison tangible est soumise à une contrainte qui résulte d’une déviation morale vis-à-vis de la nature telle qu’elle est. En conséquence, la renonciation au rôle naturel de femelle ou de mâle ne peut résulter que d’une situation contraire à la nature, opposée à la liberté et mettant en péril l’existence même.

Il faut donc une révolution mondiale qui mettra fin à toutes les situations matérielles empêchant la femme d’accomplir son rôle naturel dans la vie et l’obligeant à effectuer les tâches de l’homme pour conquérir l’égalité des droits. Cette révolution se produira inévitablement, en particulier dans les sociétés industrielles, comme une réaction de l’instinct de survie, sans même avoir besoin d’un instigateur tel que le Livre vert.

Toutes les sociétés, de nos jours, considèrent la femme comme une marchandise, l’Orient, comme un article à vendre ou à acheter, et l’Occident ne la considère pas comme femelle.

Obliger la femme à effectuer le travail de l’homme c’est se livrer à une injuste agression contre sa féminité dont elle a été naturellement pourvue afin d’accomplir une fonction nécessaire à la vie. Car les taches masculines effacent la beauté de la femme mise en évidence par la nature pour accomplir des tâches non masculines. Cette beauté est comme les corolles destinées à attirer le pollen et à produire la semence. Si l’on supprimait les fleurs, le rôle vital des plantes prendrait fin. C’est l’embellissement naturel des papillons, des oiseaux et des femelles de toutes les autres espèces qui est créé pour répondre à une mission vitale.

La femme qui fait un travail d’homme est amenée à se changer en homme, délaissant ainsi son rôle et sa beauté. Elle doit jouir de la totalité de ses droits sans être obligée de se transformer en homme et de perdre sa féminité. La constitution physique, naturellement différente entre l’homme et la femme, entraîne des différences dans le fonctionnement de leurs organes et conduit à une différence naturelle résultant des différences physiologiques entre eux, se traduisant par des différences dans la mentalité, l’esprit, la sensibilité et l’anatomie.

La femme est affectueuse, belle, émotive et craintive. Bref, la femme est douce et l’homme brutal, et cela en vertu de leurs caractéristiques innées. Ignorer les différences naturelles entre l’homme et la femme et confondre leurs rôles procède d’une attitude contraire à la civilisation, hostile aux lois de la nature, néfaste pour la vie humaine et cause de misères dans la vie sociale.

Les sociétés industrielles modernes, qui ont obligé la femme à s’adapter aux mêmes travaux de force que les hommes, au détriment de sa féminité et de son rôle naturel en ce qui concerne sa beauté, sa maternité et sa quiétude, ne sont pas civilisées. Ce sont des sociétés matérialistes. Vouloir les imiter est aussi absurde que dangereux pour la civilisation et l’humanité.

La question n’est pas de savoir si la femme doit ou non travailler -conception d’un matérialisme ridicule-. La société doit fournir du travail à tous ses membres valides -hommes et femmes- qui en ont besoin, mais à condition que chaque individu puisse exercer son activité dans le domaine qui lui convient et ne soit pas contraint d’accomplir une tâche pour laquelle il n’est pas fait. Imposer aux enfants les conditions de travail des adultes relève de l’injustice et de la tyrannie. De même est-il injuste et tyrannique d’imposer à la femme les conditions de travail de l’homme.

La liberté est que tout être humain acquière la connaissance lui permettant d’exercer l’activité qui lui convient. La tyrannie consiste à obliger les êtres humains à apprendre des choses qui ne leur conviennent pas, qui les conduisent à exercer une activité qui n’est pas faite pour eux. Le travail qui convient à l’homme n’est pas toujours adapté à la femme, et le savoir profitable à l’enfant est différent du savoir approprié à l’adulte.

Du point de vue des droits de l’être humain, il n’y a pas de différence entre l’homme et la femme, entre l’enfant et l’adulte. Mais pour ce qui est des devoirs, il n’existe pas entre eux d’égalité absolue.

 Les minorités

Qu’est-ce qu’une minorité ? Quels sont ses droits et ses devoirs ? Comment le problème des minorités peut-il se résoudre en partant des principes généraux de la Troisième Théorie Universelle ?

Il n’y a que deux types de minorités. Celles qui appartiennent à une nation qui leur fournit un cadre social, et celle qui, n’appartenant pas à une nation, forment elles-mêmes leur propre cadre. Ces dernières accumulent les traditions historiques qui doivent permettre, à terme, par le jeu de l’appartenance et de la communauté de destin, de former des nations.

Il est clair que ces minorités ont des droits sociaux qui leur sont propres. Toute altération de ces droits par une majorité constitue une injustice. Les caractéristiques sociales sont inhérentes et ne peuvent être ni octroyées, ni confisquées. Quant à leurs problèmes politiques et économiques, ils ne peuvent être résolus qu’au sein d’une société populaire dans laquelle les masses détiennent le pouvoir, la richesse et les armes. Considérer les minorités comme étant politiquement et économiquement minoritaires, relève de la dictature et de l’injustice.

Les Noirs

La dernière manifestation de l’esclavage a été l’asservissement de la race noire par la race blanche. L’homme noir ne saurait l’oublier tant qu’il n’aura pas reconquis sa dignité. Ce tragique épisode de l’histoire, les ressentiments qu’il a fait naître et l’exigence psychologique d’une race en pleine renaissance constituent, pour les Noirs, autant de motivations pour s’affirmer et relever le défi; c’est là un phénomène à ne pas négliger. A quoi il faut ajouter la fatalité cyclique de l’histoire des sociétés. Ainsi la race jaune a dominé le monde lorsqu’elle s’est répandue, à partir de l’Asie, sur tous les continents. Puis se fut la race blanche qui a envahi elle aussi tous les continents par une vaste entreprise colonialiste. Maintenant arrive la prédominance de la race noire.

Cette race est, pour l’instant, très sous-développée, sur le plan social. Mais ce retard est un facteur de développement démographique car la faiblesse du niveau de vie des Noirs leur a évité de connaître les voies et les moyens du contrôle des naissances et du planning familial.

En outre, leurs traditions sociales n’imposent chez eux aucune limite aux mariages et aux naissances, alors que la population des autres races baisse du fait du contrôle des naissances, des restrictions imposées au mariage et de la pression d’une activité économique incessante, inconnus des Noirs en raison de la chaleur du climat.

L’éducation

Le savoir, ou l’instruction, ne se limitent pas forcément à des programmes méthodiques et à des matières scolaires que les jeunes sont obligés d’assimiler à partir de manuels et dans le cadre d’horaires précis, assis derrière des rangées de pupitres. Ce genre d’éducation, qui prévaut actuellement sur toute la terre, est une méthode contraire à la liberté. L’enseignement obligatoire, dont se glorifient tous les pays lorsqu’ils peuvent l’imposer à leur jeunesse, n’est qu’une méthode parmi d’autres pour réprimer la liberté. C’est l’oblitération arbitraire des dons de l’être humain et l’orientation autoritaire de ses choix. Il y a là un acte de tyrannie nuisible à la liberté, car il prive l’homme de sa liberté de choix, de sa créativité et de son talent. Obliger les gens à s’instruire suivant un programme donné, et leur imposer certaines matières est un acte dictatorial.

L’éducation obligatoire et standardisée constitue en fait une entreprise d’abrutissement des masses. Tous les États qui déterminent officiellement les matières et les connaissances à enseigner et qui organisent ainsi l’éducation, exercent une contrainte sur les citoyens. Toutes les méthodes d’éducation en vigueur dans le monde devraient être abolies par une révolution culturelle mondiale visant à émanciper l’esprit humain de l’enseignement du fanatisme et de l’orientation autoritaire des goûts, du jugement et de l’intelligence de l’être humain.

Cela ne veut pas dire qu’il faille fermer les écoles ou, comme pourrait le supposer un lecteur superficiel, tourner le dos à l’éducation. Cela veut dire, au contraire, que la société devrait fournir toutes sortes d’activités éducatrices, permettant aux jeunes de choisir spontanément et librement les matières qu’ils souhaitent étudier. Cela requiert des écoles en nombre suffisant pour toutes les disciplines. La rareté des écoles a pour effet de restreindre la liberté de choix, elle oblige à accepter ce qu’on vous propose et prive l’homme du droit naturel de choisir. Sont des sociétés réactionnaires, favorisant l’ignorance et hostiles à la liberté, celles qui limitent le savoir et le monopolisent. Ainsi les sociétés qui interdisent la connaissance de la religion telle qu’elle est, les sociétés qui monopolisent l’enseignement religieux ou celles qui dispensent un enseignement mensonger à propose de la religion, de la civilisation ou des coutumes d’autres peuples, les sociétés qui interdisent et monopolisent les connaissances technologiques, sont des sociétés réactionnaires, favorisant l’ignorance et hostiles à la liberté.

Le savoir est, pour tout être humain, un droit naturel dont personne, sous aucun prétexte, ne peut le priver, sauf si l’intéressé a commis un acte justifiant qu’on le prive de ce droit. L’ignorance disparaîtra lorsque toute chose sera présentée dans sa réalité et lorsque tout le savoir sera mis à la disposition de chacun, et de la manière qui lui convient le mieux.

La musique et l’Art

L’homme demeure imparfait puisqu’il est incapable de s’exprimer dans une langue commune. Tant qu’il n’aura pas réalisé cette aspiration de l’humanité, ce qui paraît impossible, l’expression de la joie et de la douleur, du bien et du mal, du bien-être et de la misère, du périssable et de l’éternel, de l’amour et de la haine, la perception des couleurs, des sentiments, des goûts et des humeurs, cet ensemble sera fonction de la langue que chaque peuple parle spontanément. Le comportement lui-même dépendra de la réaction produite par le sentiment que crée le langage.

L’enseignement d’une langue unique n’est pas une solution à envisager pour le moment. Cette question restera insoluble tant que le processus d’unification des langues n’aura pas duré un nombre suffisant d’époques et de générations, pour autant d’ailleurs que le passage des générations puisse effacer l’hérédité. Car les sentiments, les goûts et les humeurs des aïeux et des pères modèlent ceux des fils et des petits-fils. Si les ancêtres parlaient des langues différentes et que leurs descendants viennent à parler une seule langue, cela ne veut pas dire qu’ils auront fatalement des goûts communs grâce à cette langue commune. Ces goûts communs ne pourront exister que lorsque la langue nouvelle portera en elle les notions qui se transmettent par l’héritage d’une génération à l’autre. Si une communauté a pour coutume de porter du blanc en signe de deuil, et qu’une autre porte du noir, les sentiments seront accordés dans chaque groupe à la couleur choisie: ici on détestera le noir, et là on l’aimera, et vice-versa.

Ces sentiments ont une influence physique sur les cellules du corps et sur leurs gènes, dont les adaptations se transmettent héréditairement. En héritant des sentiments des ancêtres, leurs successeurs détesteront spontanément la couleur que ceux-ci détestent. Par conséquent, les peuples ne sont en harmonie qu’avec les arts et les patrimoines qui leur sont propres. Héritiers de patrimoines différents, ceux-ci ne sont pas en harmonie avec les arts des autres peules même s’ils partagent avec eux la même langue.

Ces différences se retrouvent, même à une échelle restreinte, entre les groupes composant un même peuple. Apprendre une langue commune n’est pas un problème, pas plus que n’est un problème le fait de comprendre l’Art d’autrui en apprenant sa langue. La difficulté réside dans l’impossibilité de s’adapter entièrement à la langue d’autrui. Cela restera impossible tant que l’hérédité transmise par le corps, ne s’effacera pas. L’espèce humaine a encore beaucoup de progrès à faire, puisque l’homme ne peut utiliser avec ses frères, une langue commune qui soit héritée et non apprise. Cependant, la réalisation de cet objectif n’est qu’une question de temps pour l’humanité, à moins que la civilisation ne rechute.

Le sport

Le sport peut être une activité privée, comme la prière pratiquée par l’homme, seul, dans l’intimité d’une pièce close, ou une activité publique pratiquée collectivement, à découvert, comme la prière lorsqu’elle se pratique dans un lieu de culte collectif. Dans le premier cas, le sport concerne exclusivement l’individu; dans le second, il est l’affaire de tous: chacun doit s’y adonner, au lieu de confier à certains le soin de le faire à sa place. Il est déraisonnable que les foules se rassemblent dans un lieu de culte uniquement pour assister, sans y participer, à la prière de quelqu’un ou des quelques-uns. Il est tout aussi insensé que des foules se précipitent dans les stades ou des arènes pour assister à des sports individuels ou d’équipe sans y participer.

Le sport est comme la prière, comme la nourriture, comme la sensation du chaud ou du froid. Il serait absurde qu’une foule se presse dans un restaurant simplement pour voir une personne ou un groupe prendre un repas. De même qu’il serait absurde de demander à une ou plusieurs personnes de se chauffer ou de se rafraîchir à notre place. Il est tout aussi illogique, pour la société, de laisser un individu ou une équipe monopoliser la pratique du sport, alors que c’est l’ensemble de la collectivité qui finance ce monopole. De même, un peuple pratiquant la démocratie ne saurait autoriser un individu ou un groupe, qu’il soit parti, classe, secte, tribu ou assemblée, à le remplacer lorsqu’il s’agit de décider de son destin ou de déterminer ses besoins. Le sport privé ne concerne que ceux qui le pratiquent eux-mêmes et à leurs frais. Le sport public est un besoin collectif, et le peuple ne saurait s’y faire représenter par d’autres, ni physiquement ni démocratiquement.

Du point de vue physique, un représentant ne peut transmettre à autrui les bienfaits corporels et moraux du sport. Du point de vue démocratique, aucun individu et aucune équipe n’a le droit de monopoliser à son profit le sport, le pouvoir, la richesse ou les armes. Dans le monde actuel, les clubs sportifs sont des organisations de base du sport traditionnel. Ils accaparent tous les crédits et toutes les installations affectés au sport par l’État. Ces institutions ne sont que les instruments d’un monopole social, semblables aux appareils politiques dictatoriaux qui accaparent l’autorité, aux appareils économiques qui accaparent la richesse et aux appareils militaires qui accaparent les armes.

De même que l’ère des masses tend à briser les instruments de monopolisation du pouvoir, de la richesse et des armes, elle en viendra fatalement à détruire ce monopole des activités sociales que constituent les sports, les courses et les autres activités du même genre. Les masses qui se mettent en rangs pour soutenir un candidat, supposé les représenter, lorsqu’il s’agira de déterminer leur destin, sont mues par l’idée tout à fait illusoire que l’élu les représentera et incarnera, en leur nom, leur dignité, leur souveraineté et leurs opinions. Mais ces masses, dépouillées de leur volonté et de leur dignité, sont réduites au rôle de spectateurs, regardant quelqu’un d’autre accomplir ce qu’ils devraient faire eux-mêmes naturellement.

Le même raisonnement s’applique aux foules qui, par ignorance, s’abstiennent de pratiquer le sport par elles-mêmes et pour elles-mêmes. Elles sont manipulées par des organisations monopolistiques qui s’attachent à les abrutir en leur permettant, non pas de pratiquer le sport, mais seulement de rire et d’applaudir. En tant qu’activité sociale, le sport doit être au bénéfice des masses, comme le pouvoir, la richesse et les armes doivent être dans les mains du peuple.

Le sport public est destiné à tout le monde. Chacun y a droit pour rester en bonne santé et se divertir. Il est complètement absurde de l’abandonner et de réserver ses bienfaits à certains individus et à certains groupes qui en font un monopole, tandis que les masses fournissent installations et financent l’organisation des sports publics. Les milliers de gens qui s’entassent dans les stades pour regarder, applaudir et rire sont des imbéciles qui se privent de pratiquer eux-mêmes ces activités. Ils se pressent sur les gradins, comme en léthargie, applaudissant ces héros qui les dépouillent de toute initiative, qui dominent le terrain, manipulent le sport, et détournent à leur profit les installations mises à leur disposition par les masses. De toute évidence, les tribunes publiques sont destinées à tenir les masses à l’écart des terrains de jeux, à leur en interdire l’accès. Lorsque les masses comprendront que le sport est une activité publique à laquelle il faut participer et non assister, elles envahiront les terrains et les stades pour les libérer et y pratiquer les sports. S’il ne restait, comme spectateurs, qu’une minorité indolente, cela vaudrait beaucoup mieux.

Les tribunes disparaîtront lorsqu’il n’y aura plus personnes pour les occuper. Ceux qui sont incapables de faire preuve d’héroïsme dans la vie, qui ignorent les évènements de l’histoire, qui n’arrivent pas à imaginer l’avenir, constituent ce public de marginaux qui remplissent les tribunes pour apprendre et y voir le spectacle de la vie, comme des écoliers qui remplissent les classes parce qu’ils sont non seulement incultes mais même illettrés au départ.

Ceux qui façonnent eux-mêmes la vie n’ont pas besoin de l’imaginer à travers le jeu des acteurs de théâtre ou de cinéma. De même, les vrais cavaliers qui tiennent solidement les rênes n’ont plus besoin de s’asseoir dans les tribunes des champs de course. Si tout le monde possède un cheval, il n’y a plus personne pour regarder et pour applaudir. Seuls restent comme spectateurs ceux qui, faute d’être de bons cavaliers, sont incapables de pratiquer cette activité. Ainsi les peuples bédouins, très sérieux et très travailleurs, ne prennent aucun intérêt au théâtre ni aux spectateurs. Menant une vie très austère, ils n’ont que dérision pour les faux-semblants. De même, les Bédouins se soucient peu d’être spectateurs, ils prennent par aux jeux et aux réjouissances, parce qu’ils reconnaissent par nature la nécessité de ces activités et s’y adonnent.

Les sports de combat, comme la boxe et la lutte, sont le signe que l’humanité n’est pas encore dépouillée de toute sauvagerie. Ils disparaîtront lorsque l’homme aura gravi encore quelques échelons dans la civilisation. Les sacrifices humains et les duels au pistolet ont été fréquents à certaines époques de l’évolution de l’humanité. Mais il y a des années que ces pratiques sauvages sont tombées en désuétude. Maintenant, l’homme en sourit et regrette de s’être adonné jadis à de telles pratiques. Dans quelques dizaines d’années, la boxe et la lutte connaîtront le même sort. Et actuellement, ce sont les hommes les plus civilisés et les plus raisonnables qui sont en mesure d’éviter la pratique et l’encouragement de cette conduite sauvage.

 

 

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LIBYE: Livre vert-1

Posté par badjheca le 31 mai 2011

LIBYE: Livre vert-1 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé par Youssouf Bamen Calixte

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 « L’appareil de gouvernement« .

 Le problème politique de l’appareil de gouvernement » est le plus important de ceux qui se posent aux sociétés humaines.

Souvent, le conflit qui surgit au sein d’une famille se ramène à ce problème. Ce problème est devenu très grave depuis l’apparition des sociétés modernes. Actuellement, les peuples affrontent ce problème persistant, et les sociétés supportent nombre de risques et de conséquences extrêmes qui en résultent. Elles n’ont pas encore réussi à lui trouver une solution définitive et démocratique. Ce Livre vert présente la solution théorique définitive au problème de « l’appareil de gouvernement ».

De nos jours, l’ensemble des régimes politiques est le résultat de la lutte que se livrent les appareils pour parvenir au pouvoir: que cette lutte soit pacifique ou armée, comme la lutte des classes, des sectes, des tribus, des partis ou des individus, elle se solde toujours par le succès d’un appareil, individu, groupe, parti ou classe et par la défaite du peuple, donc de la démocratie véritable.

La lutte politique qui aboutit à la victoire d’un candidat, avec, par exemple 51% de l’ensemble des voix des électeurs, conduit à un système dictatorial, mais sous un déguisement démocratique. En effet, 49% des électeurs sont gouvernés par un système qu’ils n’ont pas choisi, et qui, au contraire, leur a été imposé. Et cela c’est la dictature.

Cette lutte politique peut aussi aboutir à la victoire d’un appareil ne représentant que la minorité, notamment lorsque les voix des électeurs se répartissent sur un ensemble de candidats dont l’un obtient plus de voix que chacun des autres considéré à part. Mais si l’on additionnait les voix obtenues par les « battus », cela donnerait une large majorité. Malgré cela, c’est celui qui à le moins de voix qui est proclamé vainqueur, et son succès est considéré comme égal et démocratique ! Mais en réalité il s’instaure une dictature sous des apparences démocratiques.

Voilà la vérité sur les régimes politiques qui dominent le monde actuel. Leur falsification de la vraie démocratie apparaît clairement: ce sont des régimes dictatoriaux.

Les assemblées parlementaires.

Les assemblées parlementaires sont l’épine dorsale de la démocratie telle qu’elle existe actuellement. L’assemblée parlementaire est une représentation trompeuse du peuple, et les régimes parlementaires constituent une solution tronquée au problème de la démocratie; l’assemblée parlementaire se présente fondamentalement comme représentante du peuple, mais ce fondement est, en soi, non démocratique, parce que la démocratie signifie le pouvoir du peuple et non le pouvoir d’un substitut… Le fait même de l’existence d’une assemblée parlementaire signifie l’absence du peuple. Or la démocratie véritable ne peut s’établir que par la participation du peuple lui-même et non au travers de l’activité de ses substituts. Les assemblées parlementaires, en excluant les masses de l’exercice du pouvoir et en usurpant la souveraineté populaire à leur profit, sont devenues un écran légal entre le peuple et le pouvoir. Il ne reste au peuple que cette apparence de démocratie qu’illustrent les longues files d’électeurs venant déposer dans l’urne, leur bulletin de vote.

Afin de mettre à nu la réalité de l’assemblée parlementaire, il nous faut rechercher d’où elle vient: elle est soit élue dans des circonscriptions électorales, soit constituée, dans un parti, une coalition de partis, par désignation. Mais aucun de ces moyens n’est démocratique, car la répartition des habitants en circonscriptions électorales signifie qu’un seul député représente, selon l’importance de la population, des milliers, des centaines de milliers, ou des millions de citoyens. Cela signifie aussi que le député n’est pas attaché par un lien organique populaire avec les électeurs, puisqu’il est considéré, selon la thèse de la démocratie classique, comme le représentant de tout le peuple au même titre que les autres députés. Dès lors, les masses se séparent définitivement du député, et le député se sépare définitivement des masses. Car dès qu’il est élu, il usurpe leur souveraineté et agit à leur place… La démocratie classique, actuellement dominante dans le monde, revêt les membres des assemblées parlementaires d’une respectabilité et d’une immunité qu’elle dénie au simple citoyen. Cela signifie que les assemblées parlementaires sont devenues un moyen d’usurper et de monopoliser le pouvoir du peuple; c’est pourquoi il est aujourd’hui du droit des peuples de lutter à travers la révolution populaire, en vue d’éliminer ces instruments de la monopolisation de la démocratie et de la souveraineté, que sont les assemblées parlementaires, qui usurpent la volonté des masses. Il est du droit des peuples de proclamer un nouveau principe: « Pas de substitut au pouvoir du peuple.« 

Lorsque l’assemblée parlementaire est formée à la suite du succès d’un parti aux élections, elle est l’assemblée du parti, et non l’assemblée du peuple, elle représente un parti et non le peuple; et le pouvoir exécutif détenu par l’assemblée parlementaire est le pouvoir du parti vainqueur, et non le pouvoir du peuple. Il en est de même de l’assemblée parlementaire au sein de laquelle chaque parti dispose d’un certain nombre de sièges; les titulaires de ces sièges sont les représentants de leur parti et non ceux du peuple, et le pouvoir émanant d’une telle coalition est celui des partis coalisés et non le pouvoir du peuple. Dans de tels régimes le peuple est la proie pour laquelle on se bat. Il est alors abusé et exploité par ces appareils politiques qui se combattent pour parvenir au pouvoir, pour arracher des voix au peuple tandis que celui-ci s’aligne en files silencieuses, qui se déroulent comme un chapelet, afin de déposer des bulletins dans les urnes de même qu’il jetterait des papiers dans une poubelle… C’est cela la démocratie classique qui domine le monde entier, qu’il s’agisse de régimes à parti unique, de régimes bipartites ou multipartites, ou même sans parti; ainsi il apparaît clairement que « la représentation est une imposture« .

Quant aux assemblées qui se forment par la désignation ou la succession, elles n’ont aucun aspect démocratique.

Étant donné que le système des élections des assemblées parlementaires repose sur la propagande pour attirer les voix, c’est donc un système démagogique au vrai sens du mot. Il est possible d’acheter et de manipuler les voix alors que les plus pauvres ne peuvent être au cœur des luttes électorales: ce sont toujours et seulement les riches qui gagnent les élections ! Ce sont les philosophes, les penseurs et les écrivains qui se sont fait les avocats de la théorie de la représentation parlementaire, au temps où les peuples étaient ignorants et menés comme des troupeaux par les rois, les sultans et les conquérants… L’aspiration ultime des peuples était alors d’avoir un mandant pour les représenter auprès des gouvernants. Mais cette aspiration même était rejetée. C’est pour réaliser cette ambition que les peuples ont péniblement et longuement combattu. Il n’est donc pas raisonnable que maintenant, après la victoire de l’ère des républiques et le commencement de l’ère des masses, la démocratie soit seulement l’apanage d’un petit groupe de députés devant agir au nom des masses. C’est une théorie surannée et une méthode dépassée. Le pouvoir doit être entièrement celui du peuple. Les plus tyranniques dictatures que le peuple ait connues se sont établies à l’ombre des assemblées parlementaires.

Le parti

Le parti est la dictature contemporaine… il est « l’appareil de gouvernement » de la dictature d’une fraction sur l’ensemble. Il est de nos jours le dernier en date des appareils dictatoriaux. Et comme le parti n’est pas un individu, il reflète une démocratie apparente en forgeant des assemblées ou des commissions, sans compter la propagande à laquelle se livrent ses membres. Le parti n’est nullement un appareil démocratique, parce qu’il se compose des gens qui ont les mêmes intérêts… ou les mêmes vues… ou la même culture… ou font partie d’une même région… ou ont la même idéologie… et qui se regroupent en un parti pour assurer leurs intérêts ou imposer leurs vues, ou étendre le pouvoir de leur doctrine à la société toute entière. L’objectif d’un parti est de parvenir au pouvoir au nom de l’exécution de son propre programme. Il n’est pas démocratiquement admissible qu’un parti gouverne le peuple tout entier car celui-ci est constitué d’intérêts, d’opinions, de tempéraments, d’idéologies ou d’origines différents.

Le parti est un appareil de gouvernement dictatorial permettant à ceux qui ont les mêmes conceptions ou les mêmes intérêts de gouverner le peuple comme un tout… Or par rapport au peuple, le parti est une minorité. Former un parti c’est mettre en place l’instrument qui permettra de gouverner le peuple… c’est-à-dire de gouverner ceux qui sont en dehors du parti, car le parti se fonde essentiellement sur une théorie autoritaire et arbitraire, à savoir le despotisme de ses membres sur les autres éléments du peuple…

Le parti avance que son arrivée au pouvoir est le moyen de réaliser ses objectifs, et que ses objectifs sont ceux du peuple. Telle est la théorie qui justifie la dictature du parti et qui sert de base à toute dictature. Quel que soit le nombre de partis, cette théorie est toujours la même. Mieux l’existence de plusieurs partis exacerbe la lutte pour le pouvoir… qui aboutit à l’anéantissement de tout acquis du peuple, et sabote tout plan de développement de la société. C’est cette destruction qui justifie la tentative du parti rival de prendre la place du parti au pouvoir. La lutte des partis, si elle ne se solde pas par la lutte armée – qui est rare – prend la forme de la critique et du dénigrement mutuels. C’est un combat qui se déroule nécessairement au préjudice des intérêts vitaux et suprêmes de la société, dont certains membres sinon tous font inévitablement les frais de la lutte des appareils pour parvenir au pouvoir. Car c’est dans l’effondrement même de ces intérêts que le parti (ou les partis) d’opposition trouve la preuve de la justice de son argumentation contre le (ou les) parti au pouvoir.

Le parti d’opposition, en tant qu’appareil de gouvernement » désirant parvenir au pouvoir, doit nécessairement abattre l’appareil en place, et pour ce faire il lui faut en saper les réalisations et en dénigrer les projets, même si ceux-ci sont profitables à la société. Et c’est ainsi que les intérêts de la société, et ses projets deviennent les victimes de la lutte des partis pour le pouvoir. Certes le conflit né de la multiplicité des partis suscite une activité politique intense mais il n’en demeure pas moins que ce conflit est d’une part destructeur politiquement, socialement et économiquement et d’autre part, se solde toujours par la victoire d’un appareil semblable au précédent, c’est-à-dire par la chute d’un parti et la victoire d’un autre. Mais c’est toujours la défaite du peuple… donc la défaite de la démocratie. En outre, les partis peuvent être achetés ou corrompus, aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur.

A l’origine le parti s’érige en représentant du peuple, puis la direction du parti devient la représentante des membres du parti, puis le président du parti devient le représentant de la direction. Ainsi le jeu des partis se révèle comme un jeu comique et trompeur, basé sur la caricature d’une démocratie au contenu égoïste, et fondée sur le jeu des manœuvres politiques. Le système de partis est donc bien l’appareil de la dictature moderne. C’est une dictature sans masque, que le monde n’a pas encore dépassé, c’est réellement la dictature de l’époque contemporaine.

Le Parlement du parti victorieux est le parlement de ce parti; le pouvoir exécutif mis en place par le Parlement est le pouvoir du parti sur le peuple; le pouvoir du parti qui est censé être au service de tout le peuple est en réalité l’ennemi juré d’une fraction du peuple, celle constituée par le ou les partis d’opposition et leurs partisans. L’opposition n’est donc pas le censeur populaire du parti au pouvoir; elle guette plutôt son heure pour accéder elle-même au pouvoir. Selon la thèse de la démocratie classique, le censeur légitime du parti au pouvoir est le parlement, dont la majorité des membres appartiennent à ce parti; c’est-à-dire que la censure est entre les mains du parti gouvernant, et que le pouvoir émane du parti censeur; ainsi apparaissent clairement l’imposture, la falsification et la fausseté des théories politiques dominant le monde, et dont est issue la démocratie classique dans sa forme actuelle.

« Le parti ne représente qu’une faction du peuple, alors que la souveraineté populaire est indivisible.« 

« Le parti gouverne à la place du peuple, alors qu’il ne doit pas y avoir de substitut au pouvoir du peuple…« 

Le parti est la tribu des temps modernes… c’est la secte. La société gouvernée par un parti unique est en tout point semblable à celle gouvernée par une seule tribu ou une seule secte; car le parti, comme cela a déjà été souligné, est l’expression des conceptions, des intérêts, des idéologies, des origines, d’un seul groupe de la société. Le parti est en fin de compte une minorité, par rapport au peuple tout entier, tout comme la tribu ou la secte… Cette minorité a les mêmes intérêts ou la même idéologie. De ces intérêts ou de cette idéologie découle la même conception. Il n’y a pas de différence entre un parti et une tribu sinon le lien de sang, qui a d’ailleurs peut-être existé à la naissance du parti.

La lutte des partis pour le pouvoir ne diffère en rien de la lutte des tribus et des sectes pour le pouvoir. Si le système tribal ou sectaire est politiquement rejeté et honni, il doit en être de même pour le système des partis, car tous deux procèdent de la même démarche et conduisent au même résultat. Pour la société, la lutte des partis a un effet aussi néfaste et destructeur que la lutte tribale ou sectaire.

La classe.

Le système politique de classe est identique à celui des partis, des tribus ou des sectes.

Qu’une société politique soit dominée par une classe, un parti, une tribu ou une secte, c’est finalement la même chose. La classe, comme le parti, la tribu ou la secte est un groupe de personnes qui partagent les mêmes intérêts. Ces intérêts communs naissent de l’existence d’un groupe de gens qu’unissent des liens de sang, d’idéologie, de culture, de lieu ou de niveau de vie. La classe, le parti, la tribu et la secte naissent de causes identiques qui conduisent au même résultat, c’est-à-dire que des liens de sang, de croyance, d’idéologie, de niveau de vie, de culture ou de lieu, découle une même conception pour parvenir à un même but. La forme sociale du groupe se manifeste donc sous l’aspect d’une classe, d’un parti, d’une tribu ou d’une secte, qui mettra en place un appareil dont la démarche politique sera de réaliser les vues et les intérêts du groupe.

Dans tous les cas, le peuple n’est ni la classe, ni le parti, ni la secte…Chacun d’eux n’est qu’une fraction du peuple et n’en représente qu’une minorité. Lorsqu’une classe, un parti ou une secte domine la société on se trouve en face d’un régime dictatorial. Malgré tout, la coalition de classes ou de tribus reste préférable à la coalition de partis, car à l’origine le peuple est essentiellement constitué d’un ensemble de tribus. Il est rare de trouver en effet quelqu’un n’appartenant pas à une tribu, et tout le monde fait partie d’une classe définie. Mais aucun parti (ou coalition de partis) ne peut regrouper tout un peuple et c’est pourquoi il n’est qu’une minorité face aux larges masses qui n’y adhèrent pas. Conformément à la véritable démocratie, il est injustifiable qu’une classe, un parti, une tribu ou une secte écrase, pour ses intérêts propres, tous les autres.

Admettre une telle domination signifie rejeter la logique de la démocratie et s’en tenir à la logique de la force. C’est un acte de dictature contraire aux intérêts de toute la société qui n’est constituée ni d’une seule classe, ni même des adhérents d’un seul parti. Une telle attitude ne peut trouver aucune justification. La dictature s’explique en reconnaissant que la société est bien constituée de plusieurs éléments, mais que l’un d’entre eux doit éliminer les autres afin de rester seul au pouvoir. Une telle action n’est donc pas de l’intérêt de l’ensemble de la société, mais uniquement de l’intérêt d’une seule classe, d’une seule tribu, d’une seule secte, ou d’un seul parti, c’est-à-dire de l’intérêt de ceux qui prennent le pouvoir car cette mesure discriminatoire est essentiellement dirigée contre les membres de la société qui n’appartiennent pas au parti, à la classe, à la tribu ou à la secte qui entreprend cette élimination.

Une société déchirée par la lutte des partis est en tout point semblable à celle qui est déchirée par la lutte tribale ou sectaire. Le parti constitué au nom d’une classe se transforme automatiquement en substitut de cette classe, transformation spontanée, qui se poursuit jusqu’à ce qu’il devienne l’héritier de la classe ennemie à la sienne.

La classe qui hérite d’une société, hérite en même temps de ses caractéristiques. Cela revient à dire que si, par exemple, la classe ouvrière venait à écraser toutes les autres classes, elle deviendrait l’héritière de la société, c’est-à-dire qu’elle deviendrait la base matérielle et sociale de la société. L’héritier porte les caractéristiques de celui dont il hérite, même si ces caractéristiques n’apparaissent pas à première vue. Au fur et à mesure que le temps passerait, les caractéristiques des classes exclues resurgiraient à l’intérieur de la classe ouvrière. Or, à telles caractéristiques correspondent telles attitudes et tels points de vue appropriés. Ainsi la classe ouvrière deviendrait peu à peu une société à part ayant les mêmes contradictions que l’ancienne société.

Les niveaux matériel et moral des individus se différencient dans un premier temps, puis les groupes apparaissent et se transforment en même temps en classes exactement semblables aux classes abolies, et la lutte pour gouverner la société reprend. Chaque ensemble d’individus, puis chaque groupe, puis chaque nouvelle classe, tenteront chacun de devenir un « appareil de gouvernement ». La base matérielle de la société est instable parce qu’elle est aussi sociale. Par ailleurs « l’appareil de gouvernement » provenant de la base matérielle unique de la société pourrait se stabiliser pendant un certain temps. Mais il est voué à la disparition dès que naissent, à partir de cette même base matérielle unique, des niveaux matériel et social nouveaux. Toute société où se combattent des classes était, auparavant, une société à classe unique. Mais cette même classe a engendré d’autres classes, du fait de l’évolution inéluctable des choses. La classe qui dépossède les autres afin de monopoliser « l’appareil de gouvernement » à son profit exclusif finira par constater que cette appropriation agit en son sein comme elle agit dans la société toute entière.

En définitive, les tentatives d’uniformisation de la base matérielle de la société, en vue de résoudre le problème du pouvoir ou de mettre fin à la lutte au profit d’un parti, d’une classe, d’une secte ou d’une tribu, ont échoué, de même que les tentatives de satisfaire les masses par l’élection de représentants, ou par l’organisation de référendums; continuer dans cette voie serait perdre son temps et se moquer du peuple.

Le référendum

Le référendum est une imposture envers la démocratie. Ceux qui disent « Oui » ou « Non n’expriment pas réellement leur volonté; mais ils sont bâillonnés au nom de la conception de la démocratie classique et il ne leur est permis de prononcer qu’un seul mot: « oui » ou « non ». C’est alors le système dictatorial le plus dur et le plus répressif. Celui qui dit: « non » doit pouvoir en donner la raison et expliquer pourquoi il n’a pas dit « oui »; et celui qui a dit « oui », doit pouvoir justifier ce choix et expliquer pourquoi il n’a pas dit « non ». Chacun doit pouvoir dire ce qu’il veut, la raison de son accord ou de son refus.

Quelle est alors la voie que doivent suivre les sociétés humaines pour se délivrer définitivement des époques d’arbitraires et de dictature ?

Puisque dans la question de la démocratie le problème insoluble est celui de « l’appareil de gouvernement », problème qui s’exprime dans les luttes de partis, de classes ou d’individus, puisque l’invention des méthodes électorales et des référendums n’est qu’un camouflage de l’échec de ces expériences; la solution consiste donc à trouver un « appareil de gouvernement » qui ne soit pas l’un de des appareils en lutte pour le pouvoir et ne représentant qu’une seule faction de la société. Il s’agit donc de trouver un « appareil de gouvernement » qui ne soit pas un parti, une classe, une secte ou une tribu, un appareil qui soit le peuple tout entier, donc qui ne le représente pas et ne se substitué à lui. « Pas de substitut au pouvoir du peuple, « la représentation est une imposture« .

S’il était possible de trouver cet appareil le problème serait donc résolu. La démocratie populaire deviendrait réalité, et les sociétés humaines auraient mis fin à l’arbitraire et à la dictature, qui seraient remplacées par le pouvoir du peuple. Le « Livre vert » présente la solution définitive au problème de « l’appareil de gouvernement », il indique aux peuples le moyen de passer de l’ère de la dictature à celle de la démocratie véritable.

Cette nouvelle théorie est fondée sur le pouvoir du peuple, sans substitut ni représentation. Elle réalise une démocratie directe d’une manière organisée et efficace. Elle diffère de la vieille tentative de démocratie directe qui n’a pas trouvé de réalisation pratique et qui a manqué de sérieux en raison de l’absence d’organisation populaire de base.

Les congrès populaires et les comités populaires.

Les congrès populaires sont l’unique moyen de la démocratie populaire. Tout autre système est une forme non démocratique de gouvernement. Tous les régimes gouvernementaux qui prévalent actuellement dans le monde ne seront pas démocratiques tant qu’ils n’auront pas découvert ce moyen. Les congrès populaires sont l’aboutissement du mouvement des peuples vers la démocratie. Les congrès populaires et les comités populaires ne sont pas des inventions de l’imagination, dans la mesure où ils sont le produit de la pensée humaine qui a assimilé les différentes expériences des peuples pour aboutir à la démocratie.

La démocratie directe, quand elle est mise pratique, est indiscutablement et incontestablement la méthode idéale de gouvernement. Comme une nation, quelque soit sa population, ne peut être rassemblée pour discuter, étudier et décider de sa politique, les sociétés sont détournées de la démocratie directe, qui est demeurée une idée utopique éloignée de la réalité. Elle a été remplacée par de nombreuses théories de gouvernement, telles que les assemblées parlementaires, les coalitions de partis, les référendums. Toutes ont conduit à isoler le peuple de l’activité politique, à usurper sa souveraineté, et à confisquer son pouvoir au profit d’ »appareils de gouvernement » successifs et en conflit, qu’ils soient individu, classe, secte, tribu, Parlement ou parti.

Le « Livre vert » annonce au peuple la découverte du chemin de la démocratie directe grâce à un procédé novateur. Puisque l’idée de l’exemplarité de la démocratie directe faisait l’unanimité mais qu’il était impossible de la mettre en pratique et puisque la troisième théorie universelle nous présente une expérience réaliste de la démocratie directe, le problème de la démocratie se trouve donc définitivement résolu dans le monde. Il ne reste plus aux masses qu’à lutter pour abattre toutes les formes dictatoriales de gouvernement qui dominent actuellement l’univers et qui sont fallacieusement baptisées démocraties; du Parlement à la secte, de la tribu à la classe, du système de parti unique au bipartisme ou au multipartisme !

La démocratie n’a qu’une seule forme et une seule théorie. Les différences et les divergences entre les systèmes dits démocratiques sont la preuve qu’ils ne sont pas démocratiques. Le pouvoir du peuple n’a qu’un seul visage et on peut réaliser le pouvoir populaire que d’une seule manière: par les congrès populaires et les comités populaires: « Pas de démocratie sans congrès populaires » et des comités populaires partout.

Premièrement, le peuple se divise en congrès populaires de base. Chaque congrès choisit son secrétariat. L’ensemble de ces secrétariats forment à leur tour des congrès populaires, congrès différents de ceux de la base.

Puis l’ensemble des congrès populaires de base choisit des comités administratifs populaires pour remplacer l’administration gouvernementale. Dès lors, tous les services publics se trouvent dirigés par des comités populaires responsables devant les congrès populaires de base, lesquels leur fixent la politique à suivre et en contrôlent l’exécution.

Ainsi l’administration et son contrôle seront populaires et il sera mis fin à la définition désuète de la démocratie selon laquelle: « La démocratie, c’est le contrôle du gouvernement par le peuple. » La définition juste qui la remplacera est: « La démocratie, c’est le contrôle du peuple par le peuple. »

Tous les citoyens membres de ces congrès populaires appartiennent, par leurs fonctions ou leurs professions, à des groupes ou des catégories différentes: ouvriers, paysans, étudiants, commerçants, artisans, fonctionnaires, etc. En plus de leur appartenance en tant que citoyens, aux congrès populaires de base ou aux comités populaires, ils doivent constituer des congrès populaires professionnels qui leur sont propres.

Les problèmes évoqués par les congrès populaires de base, les comités populaires, les syndicats et les associations professionnelles, prendront leur forme définitive au Congrès Général du Peuple où se retrouveront les groupes exécutifs des congrès populaires, des comités populaires, des unions syndicales ou professionnelles.

Ce qui est débattu par le Congrès Général du Peuple, qui se réunit une fois par an, sera soumis à son tour aux congrès populaires et aux comités populaires, aux syndicats et aux associations. Les comités populaires, responsables devant les congrès populaires de base, commenceront alors de mettre à exécution le programme ainsi élaboré contrairement aux assemblées parlementaires.

Le Congrès Général du Peuple n’est pas un rassemblement de membres d’un parti ou de personnes physiques mais la rencontre des congrès populaires de base, des comités populaires, des syndicats et de toutes les associations professionnelles.

Ainsi la question de « l’appareil de gouvernement » sera résolue et même temps il sera mis fin aux appareils dictatoriaux. Le peuple deviendra « l’appareil de gouvernement » et le problème de la démocratie dans le monde sera définitivement résolu.

La Loi de la société.

Le problème de la Loi – problème parallèle à celui de « l’appareil de gouvernement »- n’a pas encore trouvé sa solution dans les temps modernes, bien qu’il l’ait trouvé à certains moments de l’Histoire.

Qu’un comité ou un Parlement légifère pour la société, cela est injuste et antidémocratique. Que la loi de la société soit amendée ou abrogée par un individu, une commission ou un Parlement, cela aussi est injuste et antidémocratique. Quelles est donc la Loi de la société ? Qui l’élabore ? Quelle est son importance par rapport à la démocratie ?

La Loi véritable d’une société est la coutume (tradition) ou la religion; toute autre tentative en dehors de ces deux sources est inutile et illogique.

La Constitution n’est pas la Loi de la société. La Constitution est une loi fondamentale édictée par l’homme. Elle a besoin d’une source pour se justifier. Le problème de la liberté dans les temps modernes réside en ce que les constitutions sont devenues les Lois de la société, et que les constitutions ne s’appuient que sur les conceptions des appareils dictatoriaux dominants dans le monde, qu’ils reposent sur un individu ou un parti.

La preuve est la différence d’une constitution à tout autre. Cette différence découle de la disparité de conceptions des « appareils de gouvernement ». Là se trouve la vulnérabilité de la liberté dans le monde contemporain.

Le moyen par lequel les « appareils de gouvernement » cherchent à dominer les peuples, est consigné dans la constitution. Le peuple est contraint de se soumettre par la force à des lois dérivées de la constitution, qui est elle-même issue de l’humeur et des conceptions de « l’appareil de gouvernement ».

La loi des appareils dictatoriaux a remplacé la Loi naturelle. La loi humaine a remplacé la Loi naturelle et tout critère objectif a disparu. L’homme est le même en tous lieux. Sa morphologie et ses instincts sont partout les mêmes. C’est pourquoi la loi naturelle est devenue la loi logique de l’Homme. Puis virent les constitutions, simples lois humaines, qui voient l’homme différemment. Leur conception n’a d’autre justification que la volonté des « appareils de gouvernement », qu’il s’agisse d’un individu, d’un parlement, d’une classe ou d’un parti, de dominer le peuple.

Ainsi nous voyons les constitutions changer quand changent les « appareils de gouvernement ». Cela démontre que la constitution n’est pas une loi naturelle, mais plutôt le produit de l’humeur des « appareils de gouvernement », et qu’elle est établie pour servir leurs intérêts.

Voila le danger qui guette la liberté partout où la Loi véritable de la société est absente et est remplacé par des lois humaines édictées par un appareil de gouvernement en vue de diriger les masses. Pourtant, initialement, la manière de gouverner devrait s’adapter à la Loi de la société, et non l’inverse.

La Loi de la société ne peut donc faire l’objet d’une rédaction ou d’une codification. L’importance de la loi réside dans le fait qu’elle est le critère pour distinguer le juste de l’injuste, le vrai du faux, ainsi que les droits des individus et leurs devoirs. La liberté est menacée tant que la société n’a pas une loi sacrée, basée sur des règles stables et non soumises à la transformation ou au remplacement d’un quelconque « appareil de gouvernement ». Au contraire, c’est l’appareil qui est tenu de suivre la Loi de la société. Mais actuellement les peuples, de par le monde, sont gouvernés par des lois humaines susceptibles d’être révisées et abrogées au gré des luttes des appareils pour parvenir au pouvoir.

Le référendum constitutionnel n’est pas, en soi, suffisant, car le référendum est une imposture envers la démocratie qui ne laisse la place qu’au oui ou au non. Les peuples sont obligés de se soumettre au résultat du référendum en vertu des lois humaines. Le référendum constitutionnel ne signifie pas que la constitution est la Loi de la société; il signifie qu’elle est une simple constitution, un simple objet soumis à référendum et rien d’autre. La loi de la société est un patrimoine humain éternel. Elle n’est pas la propriété des vivants seulement. C’est pourquoi rédiger une constitution et la soumettre à référendum des seuls votants est une mascarade.

 Les codes rédigés par l’homme et issus des constitutions regorgent de sanctions matérielles alors que la loi coutumière en est à peu près dépourvue. La loi coutumière ne prévoit pas de sanctions matérielles mais des sanctions morales, seules dignes de l’homme. La religion englobe et absorbe la coutume. La plupart des sanctions religieuses matérielles sont renvoyées au jour du Jugement dernier. La plupart de ses commandements sont des enseignements, des indications et des réponses à des questions. Cette loi mérite le respect de l’homme.

La religion ne prescrit de sanctions immédiates que dans les cas où celle-ci se révèlent absolument nécessaires pour protéger la société. La religion absorbe la coutume, qui est l’expression de la vie naturelle des peuples. Dès lors la religion est une confirmation de la loi naturelle. Les lois non coutumières et non religieuses sont des créations de l’homme contre l’homme. Elles sont par conséquent injustes parce que dépourvues de cette source naturelle que sont la coutume (tradition) et la religion.

Qui contrôle la marche de la société ? La question est de savoir qui contrôle la société pour prévenir une éventuelle déviation par rapport à la Loi. Démocratiquement, aucun groupe ne peut, au nom de la société, prétendre disposer seul du droit de contrôle, « La société est son propre censeur« .

Prétendre, pour un individu ou un groupe d’individus, être responsable de la loi, est dictatorial. La démocratie signifie la responsabilité de toute la société et le contrôle revient donc à la société toute entière. C’est cela la démocratie et elle s’exerce par le biais de l’appareil démocratique qui résulte de l’organisation de la société elle-même en congrès populaires de base et de la règle populaire dégagée par les comités et par le Congrès Général du Peuple (congrès national) où se retrouvent les congrès populaires de base, les comités populaires administratifs, les syndicats, les unions et l’ensemble des autres organisations professionnelles. Selon cette théorie le peuple est « l’appareil de gouvernement » et le peuple est son propre censeur. Ainsi se réalise l’auto contrôle de la société sur la Loi.

La presse.

Une personne physique a le droit de s’exprimer même d’une manière incohérente. Une personne morale aussi est libre d’exprimer sa personnalité morale. Mais la première ne représente qu’elle-même, et la seconde, que le groupe de personnes physiques qui constituent sa personnalité morale.

La société se compose de plusieurs personnes physiques et de plusieurs personnes morales; ainsi lorsqu’une personne physique s’exprime de façon irrationnelle, cela ne signifie pas que les autres membres de la société fassent de même. L’opinion d’une personne physique n’engage qu’elle-même. L’opinion d’une personne morale n’exprime que les intérêts ou le point de vue des individus constituant cette personne morale.

Une entreprise de production et de vente de tabac ne représente que les intérêts de ceux qui constituent cette entreprise, c’est-à-dire de ceux qui profitent de la production ou de la vente du tabac, même si cela est nuisible à la santé des autres.

La presse est un moyen d’expression de la société, et non le moyen d’expression d’une personne physique ou morale. Logiquement et démocratiquement, elle ne peut donc être la propriété ni de l’une, ni de l’autre. Dans le cas d’un particulier propriétaire d’un journal, c’est son journal et y exprime son point de vue uniquement. Prétendre que c’est le journal de l’opinion publique est faux et sans aucun fondement, parce qu’il n’exprime, en réalité, que le point de vue d’une personne physique. Il n’est pas démocratiquement admissible qu’une personne physique possède un moyen de diffusion ou d’information. Mais il est de son droit naturel de s’exprimer par n’importe quel moyen, même si celui-ci est irraisonné. Par exemple, le journal publié par l’artisanat est seulement le moyen d’expression de cette catégorie sociale particulière. Il exprime son seul point de vue et non le point de vue de l’opinion publique. Il en va de même pour les autres personnes morales ou physiques de la société.

La presse démocratique est celle que publie un comité populaire composé de toutes les catégories sociales, c’est-à-dire d’associations d’ouvriers, de travailleurs, de fonctionnaires, d’artisans, etc. Dans ce cas et dans ce cas seulement, la presse ou tout autre moyen d’information est l’expression de la société tout entière et reflète sa conception générale; elle sera alors une presse démocratique.

Si le corps médical professionnel publie une revue, celle-ci ne doit être qu’une revue médicale afin qu’elle soit réellement l’expression de ceux qui la publient. Si l’ordre des avocats publie un journal, il ne peut être que juridique afin d’exprimer réellement le point de vue de ceux qui le publient. Il en va de même pour tous les autres groupes sociaux.

Une personne physique a le droit d’exprimer son propre point de vue, mais démocratiquement elle ne peut pas s’exprimer au nom des autres. Ainsi, peut être résolu, définitivement, et démocratiquement, ce que l’on appelle dans le monde « le problème de la liberté de la presse ». Cette question, qui n’a pas fini d’être débattue, est née du problème général de la démocratie. Elle ne pourra être réglée tant que la crise de la démocratie subsistera.

Il n’y a qu’une seule voie pour résoudre ce problème embrouillé de la démocratie, c’est la voie de la troisième théorie universelle.

Selon cette théorie, le régime démocratique est une construction cohérente qui repose sur les Congrès populaires de base, les Comités populaires et les Unions professionnelles, lesquels se retrouvent tous ensemble dans le Congrès Général du Peuple. Il n’existe absolument aucune autre conception d’une réelle société démocratique en dehors de celle-ci.

Finalement, après l’époque des républiques, l’ère des masses s’approche rapidement de nous, enflammant les sentiments et éblouissant les yeux. Mais, autant cette ère nouvelle est annonciatrice de liberté véritable et d’affranchissement des chaînes des « appareils de gouvernement », autant elle peut s’accompagner d’une ère d’anarchie et de démagogie. A moins encore que la démocratie nouvelle ne rechute, et que revienne alors le pouvoir d’un individu, d’une classe, d’une secte, d’une tribu ou d’un parti. Tel est la démocratie véritable d’un point de vue théorique, mais dans la pratique, ce sont toujours les plus forts qui gouvernent.

 

 

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LES TRAITRES de Marcus Garvey

Posté par badjheca le 31 mai 2011

 Par Jean-Paul Pougala, dimanche 22 mai 2011, 01:14

En cette triste journée pour la Côte d’Ivoire et l’Afrique, la ré-publication de ce texte d’une actualité stupéfiante de Marcus Garvey semble plus qu’opportune: nécessaire.

 LES TRAITRES

 Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.

 Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde. Chez les autres races, le rôle du traitre se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable. Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».

 Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Mr Untel, nous racontes combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.

 Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes, et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine.

Marcus Garvey

 texte ré-proposé par notre sœur : Nathalie Yamb sur son blog.

 

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LIBYE: Livre vert -2

Posté par badjheca le 31 mai 2011

 LIBYE: Livre vert -2 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé par Youssouf Bamen Calixte 

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Le socialisme

Dans le règlement des conflits (opposant) travail/salaire, c’est-à-dire les relations entre patrons et travailleurs et entre propriétaires et producteurs, d’importants progrès ont été accomplis. La réduction des heures de travail, la rémunération des heures supplémentaires, les divers congés, la reconnaissance d’un salaire minimum garanti, la participation des travailleurs à la gestion et aux bénéfices de l’entreprise, l’interdiction des licenciements arbitraires, la Sécurité Sociale, le droit de grève, la réglementation du travail, figurent en général dans la plupart des législations contemporaines. Des changements non moins appréciables ont été obtenus dans la mutation du droit de la propriété avec l’apparition de certains systèmes qui ont, soit limité les revenus, soit transformé la propriété privée en propriété d’État.

Et malgré tous ces progrès, certes non négligeables, et les remèdes apportés à l’amélioration du sort des travailleurs, le problème reste posé fondamentalement à l’échelle mondiale, même s’il est devenu moins aigu que par le passé. Bien que la notion de propriété ait subi de profondes modifications en évoluant de l’extrême droite à l’extrême gauche, et en prenant diverses formes intermédiaires, les producteurs demeurent des salariés.

Pour modifier la nature du salaire, les expériences n’ont pas été moins nombreuses, mais les résultats se réduisent aux avantages obtenus par les travailleurs, défendus par les syndicats et garantis par les législations. La situation dégradante des travailleurs au lendemain de la révolution industrielle a évolué et bien qu’avec le temps, ouvriers, techniciens et employés ont conquis des droits, qui dans le passé semblaient utopistes et inaccessibles, aucune réponse satisfaisante n’a été proposée pour résoudre le principe du salariat.

Certes, de nombreuses réformes ont été apportées, mais elles sont plus proches de la charité que d’une véritable reconnaissance des droits des travailleurs. Pourquoi les travailleurs perçoivent-ils un salaire ? Les travailleurs perçoivent un salaire parce qu’ils ont effectué une opération de production pour le compte d’un tiers qui les paye dans ce but. Ils n’ont pas l’usufruit de leur production, et ont été contraints d’y renoncer moyennant salaire. Or, la règle équitable est: « Celui qui produit dispose de sa production« . Quelles que soient les améliorations apportées au salaire, le salarié reste une sorte d’esclave d’un maître qui le paie, ou plutôt il est un esclave temporaire et cet esclavage est basé sur le fait qu’il fournit un travail en contrepartie du salaire que lui verse un patron, un individu, voire un gouvernement.

Car l’entreprise publique comme l’entreprise privée, n’accorde à ses employés que des salaires assortis de diverses aides sociales comparables à l’aumône accordée par les riches.

A la différence de l’entreprise privée dont le revenu revient au propriétaire, le revenu de la propriété publique devrait revenir à l’ensemble de la collectivité, travailleurs compris. Cela serait juste si on ne retenait que l’intérêt de la société, en faisant abstraction de celui des travailleurs, et à la condition que dans cette société, la propriété soit monopole d’État et que le pouvoir y soit exercé, non par une classe, un parti, ou un ensemble de partis, une secte, une tribu, une famille, un individu ou par une forme quelconque de représentation, mais par le peuple tout entier par le biais des congrès populaires, des comités populaires et des syndicats. La propriété pourrait bien changer de mains, le résultat serait le même: le travailleur demeure un salarié tant qu’il n’a pas été rétabli dans son droit sur sa propre production, et que celle-ci continue à être détournée au profit de la « collectivité » ou de l’employeur.

La solution finale à ce problème consiste à abolir le salariat, par la libération de l’homme de l’asservissement dans lequel celui-ci le maintient. Il faut retourner à la loi naturelle qui a organisé les rapports humains bien avant l’apparition des classes, des gouvernements et des législations positivistes.

La loi naturelle est en effet le critère, la référence et la source unique des rapports humains. Elle a donné naissance à un socialisme naturel fondé sur l’égalité des facteurs de production et a assuré la répartition à peu près équitable des produits de la nature entre les individus. L’exploitation de l’homme par l’homme et la constitution par un individu d’une fortune dépassant ses besoins, constituent une entorse à la loi naturelle et l’amorce d’une perversion et d’une déviation dans la vie de la société, ainsi que le signe avant-coureur d’une société d’exploitation.

En analysant les facteurs de production, on se rend compte qu’ils ont toujours été composés de facteurs essentiels: les matières de production, les moyens de production et les producteurs. L’équité dictée par la loi naturelle veut que chaque composant qui participe à la production en ait sa part, car si on élimine l’un d’entre eux, il n’y a pas de production.

Le fait que chaque élément joue un rôle essentiel et indispensable, lui confère une égalité naturelle. Celle-ci doit se traduire au niveau de la répartition de la production. Ce principe d’égalité doit s’appliquer à tous les facteurs de la production: s’ils sont deux, la part de chacun correspondra à la moitié du total, s’ils sont trois, au tiers. Il ne peut y avoir prééminence d’un élément sur l’autre car cela aboutirait à transgresser la loi naturelle et à porter atteinte au droit d’autrui.

De l’application de cette loi naturelle à la réalité historique ou contemporaine, on peut dégager l’enseignement suivant : A l’origine, la production artisanale était composée de deux éléments : la matière de production et le producteur (Par producteurs, on désigne des travailleurs. Ce terme comme ceux de prolétaires ou d’ouvriers ne correspond plus à la réalité, car parallèlement à l’évolution des sciences et techniques, on assiste à un changement quantitatif et qualitatif de la classe ouvrière qui tend à diminuer).

Un troisième élément est apparu : le moyen de production, utilisant d’abord l’énergie animale puis la machine.

Parallèlement, on assiste à une transformation des matières premières : de simples et bon marché à celles plus élaborées et donc plus chères. L’homme lui-même voit sa condition changée: de simple manœuvre à celle d’ingénieur ou de technicien, la masse des ouvriers cédant progressivement la place à des groupes limités de techniciens. Ces mutations entraînent des modifications qualitatives et quantitatives et n’ont pas pour autant modifier, quant au fond, les facteurs de production en tant qu’éléments indispensables au processus productif. Ainsi, par exemple, le minerai de fer, un des facteurs de production de tous temps, était jadis utilisé artisanalement avec des moyens primitifs, pour fabriquer un couteau, une hache ou une lance. Il est aujourd’hui traité dans les hauts fourneaux pour être, sous le contrôle d’ingénieurs et de techniciens, usiné et transformé en machines et véhicules de tous genres. De même, le cheval, le mulet ou le chameau font place à des machines puissantes et complexes.

L’outil, quant à lui, a suivi la même évolution, de l’objet rudimentaire de l’âge de pierre aux équipements modernes les plus sophistiqués. C’est d’ailleurs cette constante qui rend inévitable le retour à la loi naturelle pour résoudre définitivement le problème économique. Ceci est d’autant plus vrai, que dans le passé, toutes les tentatives ayant ignoré cet aspect se sont soldées par des échecs complets. Toutes les théories qui ont été élaborées n’ont abordé le problème économique que sous l’angle de la propriété de l’un des facteurs de production ou de celui des salaires.

Le seul vrai problème de la production n’a jamais été résolu. A tel point que la caractéristique commune à tous les systèmes économiques instaurés dans le monde est la négation du droit du travailleur à sa production, que celle-ci soit pour le compte de la société ou pour celui de l’entreprise privée. Comme cela a été dit précédemment, l’entreprise industrielle fonctionne grâce à trois facteurs: matières premières, moyens de production et travailleurs.

La production est le résultat obtenu par les travailleurs qui utilisent le matériel pour transformer les matières premières. Ainsi les produits finis prêts à la consommation ou à l’utilisation, ont parcouru un processus qui n’aurait pu avoir lieu sans les matières premières, les usines et les travailleurs. Si un des éléments manque, il y a blocage. Sans matières premières l’usine ne pourrait fabriquer, sans usines les matières premières resteraient à l’état brut, sans travailleurs l’usine ne pourrait fonctionner.

L’égale importance des trois facteurs implique une répartition égale du produit obtenu. C’est en fonction de cette règle naturelle que le produit sera partagé en trois parts égales, réparties entre les trois facteurs de production. Ce système a l’avantage de prendre en considération non seulement l’entreprise, mais également les producteurs et les consommateurs.

Dans l’agriculture, le principe est le même. Mais s’il n’y a que deux éléments: l’homme et la terre, la répartition du fruit du travail devra se faire entre les deux seuls facteurs participant effectivement au processus de production. En cas d’utilisation de moyens mécaniques, le produit sera réparti comme dans l’industrie, entre la terre, l’agriculteur et la machine.

Ainsi sera mis en place un système socialiste régissant la production en appliquant cette loi naturelle.

Si la machine remplace aujourd’hui l’homme, les travailleurs, certes de moins en moins nombreux, restent néanmoins indispensables pour faire fonctionner le matériel et l’entretenir. Ce changement quantitatif a été accompagné par un changement qualitatif résultant des progrès techniques, remplaçant peu à peu l’énergie humaine par la machine. Une telle évolution n’a pas été sans modifier profondément la vie économique et sociale du monde du travail. Lentement les masses prolétaires et ignorantes ont diminué. Parallèlement de plus en plus de travailleurs accèdent au savoir et à la technique pour devenir techniciens, ingénieurs ou savants.

Une des conséquences inéluctables de ce changement sera l’élimination progressive des syndicats ouvriers traditionnels qui céderont la place à des syndicats de techniciens ou d’ingénieurs. Les progrès scientifiques sont un acquis de l’humanité et le processus est irréversible. Un autre effet indirect sera certainement la fin de l’analphabétisme. On assistera à la disparition progressive de la main-d’œuvre non qualifiée, mais l’homme avec ses qualités naturelles restera un élément fondamental du processus productif.

Les besoins

Tant qu’il dépendra d’autrui pour assurer ses besoins, l’homme n’aura pas acquis sa complète liberté et restera exploité et asservi. Ce problème réel, source permanente de luttes et de conflits, subsistera tant qu’une partie de la population voudra contrôler l’autre.

Le logement est une nécessité pour l’homme et sa famille. Il ne doit appartenir à personne d’autre qu’à lui. Un homme n’est pas libre quand il habite une maison louée. En matière de logement, la politique suivie par les États a consisté à réglementer la location en bloquant ou en augmentant les loyers. La seule solution radicale et définitive est l’accession à la propriété. Dans la société socialiste, nul ne peut être maître des besoins de l’homme. Personne ne peut dans cette société, bâtir un logement autre que pour lui-même et ses héritiers. La maison de l’individu étant un de ses besoins fondamentaux, nul ne peut construire dans le but de louer.

Le revenu constitue un autre besoin essentiel. Il ne peut donc, dans la société socialiste, être un salaire, pas plus qu’il ne peut être une aumône. Il n’y a pas de salariés dans la société socialiste, il y a des associés; le revenu appartient à l’individu et il l’emploie comme il l’entend pour satisfaire ses besoins. C’est la part qui lui revient d’une production dont il est l’un des éléments indispensables. Ce n’est pas un salaire versé en contrepartie d’une production faite au profit d’un tiers.

Le moyen de transport est également un besoin essentiel de l’individu et sa famille. Il ne doit pas appartenir à une autre personne. Dans la société socialiste, nul ne peut posséder des véhicules de location, car cela aboutirait à se rendre maître des besoins des autres.

La terre

La terre n’est la propriété de personne. Chacun a le droit de l’exploiter par son travail d’agriculteur ou d’éleveur dans les limites de ses possibilités et de ses besoins durant toute sa vie, ainsi que celle de ses héritiers. Il ne peut cependant utiliser lui-même une autre personne salariée ou non pour travailler cette terre.

La terre est immuable, tandis que ceux qui l’exploitent passent avec le temps. Ils peuvent changer de métier et de capacité. C’est pourquoi la terre sur laquelle se succèdent les générations ne peut faire l’objet d’une appropriation. Le but de la nouvelle société socialiste est d’édifier une collectivité heureuse parce que libre. Ceci ne peut se réaliser que par la satisfaction des besoins matériels et moraux de l’homme, en libérant ces besoins de la domination d’autrui. La satisfaction des besoins devra se faire sans l’exploitation ni l’asservissement d’autrui sinon, cela serait en contradiction avec la finalité de la nouvelle société socialiste.

Dans cette nouvelle collectivité, l’homme aura le choix de travailler, soit à son compte pour assurer la satisfaction de ses besoins matériels, soit participer à une entreprise socialiste où il partagera le produit réalisé, ou encore effectuer un service public pour la collectivité qui lui garantira, en retour, ses moyens d’existence.

L’activité économique dans la société socialiste nouvelle sera productive, visant la satisfaction des besoins de l’homme. Elle ne sera ni improductive, ni orientée vers le profit en vue d’une thésaurisation stérile excédant la satisfaction des besoins. Une telle orientation n’aura plus cours dans une société régie par les nouvelles règles socialistes. Le but légitime de l’activité économique des individus devient la seule satisfaction des besoins de l’homme.

Le corollaire est donc que chaque individu ne peut prélever plus qu’il ne lui faut sur les biens de la société, car la richesse dans le monde et dans chaque société étant limitée, à un moment ou un autre, il en prendrait inévitablement une partie à ses semblables. Par contre, chacun a le droit à l’épargne sur sa propre production, mais sans avoir recours à l’effort d’autrui par l’exploitation des besoins des autres membres de la société.

Cette règle fondamentale doit être rigoureusement respectée si l’on veut éviter qu’une fraction de la population en exploite une autre. Il ne sera plus possible de réaliser des bénéfices sur le travail d’autrui et d’augmenter l’épargne individuelle au-delà des besoins, car cela se ferait aux dépens des autres, et deviendrait de l’exploitation.

Le travail salarié, outre qu’il asservit l’homme, lui enlève aussi toute motivation, car le producteur y est un homme « en location » et non un associé. L’homme travaillant pour son propre compte est autrement plus dévoué dans sa tâche productive, car il est motivé par le fait qu’il compte sur son propre travail pour la satisfaction de ses besoins naturels.

L’homme qui travaille dans une entreprise socialiste en y étant associé est également plus motivé, car une part de la production lui revient pour assurer ses besoins. Le salarié, quant à lui, est dépourvu de telles motivations. De ce fait, le salariat se trouve dans l’impuissance de résoudre le problème de l’accroissement et du développement de la production. Celle-ci repose en effet sur les épaules du salarié et se trouve exposée à une perpétuelle détérioration, au niveau des produits, ou celui des services.

Quelques exemples illustrant les cas d’un travail salarié pour le compte de la société, d’un travail salarié pour le compte d’un intérêt privé, et celui du travail non salarié:

1) Premier exemple:

a) Le cas d’un travailleur qui produit 10 pommes pour le compte de la société qui lui octroie une pomme en contrepartie de sa production. Cette pomme satisfaisant complètement ses besoins.

b) Un travailleur produit 10 pommes pour le compte de la société qui lui octroie une pomme en contrepartie de sa production. Cette pomme ne satisfaisant pas les besoins de ce travailleur.

2) Deuxième exemple:

Le travailleur produit 10 pommes pour le compte d’un individu et ne perçoit en échange qu’un salaire équivalent à moins du prix d’une seule pomme.

3) Troisième exemple:

Un travailleur produit 10 pommes pour son propre compte.

Il résulte de ces exemples:

- Dans le cas a) du premier exemple: le travailleur n’augmentera pas sa production, car quoi qu’il fasse pour l’augmenter il n’obtiendra qu’une pomme pour la satisfaction de ses besoins. C’est pourquoi les forces laborieuses travaillant pour le compte de la société sont automatiquement et continuellement moroses.

- Dans le cas b) du premier exemple: le travailleur n’est pas motivé par la production, parce qu’elle se fait au profit de la société, sans qu’il obtienne en contrepartie ce qui est nécessaire à la satisfaction complète de ses besoins. S’il continue à travailler, c’est parce qu’il est contraint de se soumettre aux conditions générales du travail qui prévalent dans la société.

- Dans le deuxième exemple: le travailleur ne se soucie pas de la productivité et se contente de travailler pour un salaire qui ne satisfait pas entièrement ses besoins. Dans ce cas, ou bien il se met à la recherche d’un autre patron pour lui vendre sa force de travail à un meilleur prix, ou bien il est contraint de poursuivre son travail pour subsister.

- Le troisième exemple quant à lui constitue le seul cas où le travailleur produit sans contrainte et sans morosité. La société socialiste ne permet pas une production supérieure à la satisfaction des besoins de l’individu qui l’effectue, ni que cette production se fasse par l’intermédiaire ou sur le dos d’autrui. Les entreprises socialistes œuvrent pour la satisfaction des besoins de la société. De ce fait, le troisième exemple illustre la situation la plus saine de production économique, puisque dans tous les cas, y compris les pires, cette production se poursuivra pour la subsistance.

Il n’est qu’à citer pour preuve le fait que la production dans les pays capitalistes se trouve concentrée et accumulée entre les mains d’une minorité de possédants oisifs qui exploitent les prolétaires à produire pour survivre.

Cependant, le « Livre Vert » ne résout pas les seuls problèmes de production matérielle, mais aspire à frayer le chemin vers une solution globale des problèmes de la société humaine, afin d’assurer la libération matérielle et morale de l’individu, ainsi que son bonheur.

 Autres exemples:

Supposons que la richesse d’une Société soit de 10 unités et que sa population soit également de 10 unités: la part de chacun sera de 1/10e, soit une unité. Lorsqu’un membre de cette population détient plus d’une unité, c’est au détriment d’un autre qui, lui, ne disposera de rien. C’est ce qui explique qu’il y ait des riches et des pauvres dans les sociétés d’exploitation.

Si cinq membres de cette population possèdent chacun deux unités de la richesse, cela signifierait que les cinq autres membres de cette même population ne possèdent aucune partie de la richesse commune et que, par conséquent, la moitié de la population est privée de son droit. L’unité supplémentaire détenue par chacun des premiers devant revenir en fait aux cinq autres.

Par ailleurs, si la satisfaction des besoins d’un individu dans cette société ne nécessite qu’une unité de la richesse, celui qui détiendrait plus d’une unité usurperait, de ce fait, le droit des autres membres de la société. Il s’agirait là d’une thésaurisation qui se fait aux dépens des besoins d’autrui. C’est ce qui explique d’une part l’existence d’accapareurs de richesses et, d’autre part, de démunis qui recherchent une part de la richesse et qui n’obtiennent rien. Il s’agit là, de toute évidence, de vol et de pillage sous couvert d’une législation injuste d’exploitation, en vigueur dans ce type de sociétés.

La richesse qui reste disponible une fois les besoins satisfaits devrait, au contraire, revenir à tous les membres de la société. Quant à l’épargne, les individus peuvent la faire en prélevant sur leurs seuls besoins, sinon cela aboutirait à une atteinte aux droits de la collectivité sur sa richesse. Le fait d’être entreprenant et d’avoir un savoir-faire n’autorise pas pour autant la mainmise sur des parts d’autrui. Cependant, l’homme entreprenant peut tirer profit de ses qualités pour la satisfaction de ses besoins propres et pour l’épargne effectuée sur ces mêmes besoins.

De même les handicapés et les déficients mentaux ont eux aussi droit à la même part de la richesse que les autres membres de la société. La richesse de la société est comparable à un organisme d’approvisionnement ou à un entrepôt qui fournit quotidiennement aux hommes de quoi suffire à leurs besoins. Ceci étant, l’homme est libre soit de consommer la totalité de sa part, soit d’économiser sur celle-ci en utilisant ses compétences et son savoir-faire pour se constituer une épargne.

Par contre, utiliser ce savoir-faire pour prélever plus que sa part sur le « stock d’approvisionnement » collectif est indéniablement un vol caractérisé effectué aux dépens de la Société ainsi qu’une atteinte à l’intérêt général. Dans la nouvelle société socialiste, les inégalités dans la détention de richesses ne sont pas tolérables.

Dans le cas des personnes travaillant dans un service public, la société leur octroie une part équivalente à leurs services, prélevée sur la richesse nationale. Cette part varie en fonction des services rendus par chacun d’eux. C’est là une nouvelle expérience qui vient couronner de magnifiques expériences historiques de la société humaine, et qui parachève la lutte de l’homme pour sa liberté et son bonheur, la satisfaction de ses besoins et le rejet de l’exploitation. Elle met définitivement un terme au despotisme par une répartition équitable de la richesse de la société dans un monde où chacun travaillera pour la satisfaction de ses propres besoins, sans faire travailler quelqu’un d’autre pour soi, et sans être lui-même employé par un autre. C’est là une théorie de la libération des besoins pour la libération de l’homme.

La société socialiste nouvelle n’est autre qu’une conséquence dialectique découlant des rapports d’injustice existant dans le monde. Elle donne naissance à une solution naturelle qui est, d’une part, la propriété privée destinée à satisfaire les besoins de l’homme sans utiliser d’autres hommes, et d’autre part, la propriété socialiste au sein de laquelle les producteurs sont associés à la production et à son partage, remplaçant ainsi la propriété privée dont la production n’appartient pas aux salariés.

Celui qui possède la maison que vous habitez, la voiture dans laquelle vous vous déplacez et qui assure votre salaire pour votre subsistance, s’approprie en fait votre liberté, ou du moins une partie de celle-ci. Or, la liberté est indivisible.

Pour assurer son bonheur, l’homme doit être libre et il ne peut l’être qu’en étant maître de ses besoins. Celui qui est maître des besoins d’un autre lui dicte sa loi, l’exploite et pourrait le réduire à l’esclavage et ce, en dépit de la législation qui pourrait lui interdire.

Les besoins incompressibles et indispensables à la vie, du vêtement à la nourriture, de la voiture au logement doivent être protégés et en aucun cas appartenir à un tiers, ils constituent une propriété privée et sacrée. Une location d’appartement permettrait à un propriétaire de s’immiscer dans votre vie privée et de s’octroyer des revenus supplémentaires et cela même lorsque ce propriétaire est la collectivité.

Le propriétaire dispose alors de votre liberté et vous privera de votre bonheur. C’est comme si vous louiez un habit dont le propriétaire est susceptible un jour de vous l’ôter en pleine rue et vous laisser nu. De même le propriétaire du véhicule que vous conduisez pourrait intervenir et vous abandonner sur le bord de la route. Enfin, le propriétaire du logement que vous habitez, a la possibilité de faire de vous un sans-abri. Il serait ridicule de prétendre résoudre les problèmes découlant des besoins de l’homme par des mesures juridiques, administratives ou autres. C’est sur ces besoins essentiels que la société, conformément à des lois naturelles, s’édifie et prend racine.

Le but de la société socialiste est dans le bonheur de l’homme qui ne peut se réaliser qu’une fois sa liberté matérielle et morale acquise. La concrétisation de cette liberté dépend de la libre disposition par l’homme de ses besoins solennellement consacrés. Cela signifie que vos besoins ne devraient être en aucun cas la propriété d’un autre ni susceptibles de vous être subtilisés par une quelconque partie de la société. Autrement, vous vivrez dans l’inquiétude, ce qui vous priverait de votre bonheur et ferait de vous un homme sans liberté, parce que vivant sous la menace d’éventuelles interventions extérieures visant vos besoins essentiels.

Du fait des thèses économiques contradictoires qui s’affrontent actuellement dans le monde et en raison des rapports d’injustice découlant du salariat, restés à ce jour sans solution, le renversement des sociétés contemporaines fondées sur le salariat apparaît comme étant inéluctable, tout comme l’instauration de sociétés d’associés. La puissance des syndicats de travailleurs dans le monde capitaliste est apte à changer les sociétés capitalistes, de sociétés de salariat en sociétés d’associés.

L’éventualité de l’avènement de la révolution pour la réalisation du socialisme commence par la récupération par les producteurs de la part qui leur revient de leur production. L’objet des grèves ouvrières ne sera plus la revendication d’augmentation des salaires, mais pour l’association dans la production. Cela se fera, tôt ou tard. Le « Livre Vert » ouvre la voie. L’étape finale sera atteinte lorsque la société socialiste nouvelle parviendra au stade de la disparition du profit et de la monnaie. Cela se fera par la transformation de la société en une société entièrement productive et lorsque la production atteindra le stade de la pleine satisfaction des besoins matériels des membres de la société. A cette étape finale, le produit disparaîtra de lui-même et on se passera de la monnaie. Admettre le profit équivaut à admettre l’exploitation. Car à partir du moment où on l’admet, rien ne peut plus le limiter.

Les mesures tendant à limiter, par les divers moyens, le profit, sont des tentatives réformistes et non radicales, et sont inaptes à empêcher l’exploitation de l’homme par l’homme.

La solution finale est dans l’abolition du profit. Néanmoins, le profit étant le moteur du processus économique, il ne peut être aboli par décret mais plutôt par l’évolution même de la production socialiste, c’est-à-dire une fois satisfaits les besoins matériels de la société et des individus. C’est donc par cette recherche de plus de profits qu’on aboutira à la disparition finale du profit.

Les domestiques, qu’ils soient salariés ou non, représentent encore aujourd’hui un des types de l’esclavage. Ce sont même les esclaves des temps modernes. La nouvelle société socialiste étant fondée sur l’association dans la production, et non sur le salariat, la loi socialiste naturelle ne peut s’appliquer aux domestiques qui ne produisent pas et ne fournissent que des services. En effet, les services ne sont pas générateurs de biens matériels. C’est pourquoi cette catégorie de personnel a dû travailler dans de mauvaises conditions moyennant un salaire ou toute autre forme de rémunération. Ainsi, les domestiques situés au bas de l’échelle socio-économique parmi les salariés, méritent d’être libérés en priorité de la société du salariat, société d’esclaves.

La troisième théorie universelle annonce la libération définitive des masses du joug de l’injustice, du despotisme, de l’exploitation et de la domination politique et économique, et l’avènement de la société de tous les hommes. Chacun y sera libre. Tous seront égaux dans la détention du pouvoir de la richesse, et des armes, pour que la liberté triomphe totalement et définitivement. Le « Livre Vert » trace la voie de l’émancipation des masses, salariés ou domestiques, et ainsi se réalisera la liberté de l’homme.

Pour les domestiques, il est indispensable de lutter pour les libérer de leur situation d’asservissement en les intégrant dans la production où ils deviendront des associés et bénéficieront de parts selon leur travail. Les habitants d’une maison assureront eux-mêmes leur ménage. En cas de nécessité, on n’aura plus recours à des domestiques salariés ou non, mais à des fonctionnaires assurant les tâches de ménage et qui bénéficieront de l’avancement dans leurs fonctions et jouiront des garanties sociales et matérielles comme tout fonctionnaire.

 

 

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En cas d’incapacité de Paul Biya, les lendemains seront tristes | CameroonOnline.org www.cameroononline.org

Posté par badjheca le 7 juin 2011

www.cameroononline.org   En cas d’incapacité de Paul Biya, les lendemains seront tristes: Anicet Ekané. Le programme, les peurs et les espoirs du candidat du Manidem à l’élection présidentielle de 2011.

En cas d’incapacité de Paul Biya, les lendemains seront tristes | CameroonOnline.org www.cameroononline.org safe_image.php?d=AQD-kvPv1nrkv65I&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F_3iu7lQDo3-s%2FTUlXWk2dUjI%2FAAAAAAAAB4g%2Fa77sVwiLjQ0%2Fs1600%2FPaul%2BBiya%252C%2Bpr%25C3%25A9sident%2Bdu%2BCameroun 187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Le patriotisme de Paul BIYA contre ses adversaires inquiète-t-il?

Consultant politique de terrain/stratège, si je partage en parti la réflexion politique louable du président Anicet Ekané sur la tentative d’ingouvernabilité du Cameroun du fait de la nébuleuse de la nébuleuse pieuvre invisible du G11 si on n’y garde, donc certains de la bande des truands son mis au frais au gnouf, il appartient au soit disant patriote comme le président Anicet et Cie de jouer la même partition de patriotisme avec le président Paul BIYA, candidat naturel du RDPC, en le soutenant dans la lutte de la préservations des intérêts du Cameroun avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire tous ces bandits de la nébuleuse pieuvre invisible du G11, purifiant ainsi la sérénité du jeu politique après la sorti honorable du Président BIYA des affaires publics qui se dessine. Mais seulement, sur l’exercice de son pourvoir aucun Camerounais de bonne foi ne peut pas contesté le patriotisme du Président Paul BIYA qui est à la sorti de sa carrière des affaires publique, et qui tient encore toutes les cartes en main, négocie au prix fort pour les intérêts de son pays à la hausse tous les accords du business en partenariat gagnant-gagnant avec les puissances et pays qui se bousculent à la porte du Cameroun pour gagner les gros marchés d’infrastructures de la construction du Cameroun émergent horizon 2035 et l’exploitation de nos ressources naturelles. Ces puissances ce sont les Américains, les Chinois, les Brésiliens, les Iraniens, les Turques, les Allemands, les Israéliens,…

La France à travers Nicolas Sarkozy son Président, rechigne à venir chez Cameroun depuis sa prise de pouvoir, mais sillonne à côté dans les pays voisins, tout simplement parce que Paul BIYA en patriote, rusé et grand diplomate non affiché, préserve les intérêts de son pays parce qu’entre les États il est dit en géostratégie politique qu’il n’y a pas d’amis mais les intérêts, s’est tourné vers les partenaires gagnants-gagnants ci-dessus cités qui sont là et qui ont déjà signés avec le Cameroun les gros contrats d’infrastructures des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour les jeunes et qui pour certains sont déjà entré dans la phase de sa mise en œuvres.

Pour la construction du Cameroun émergent horizon 2035, la France n’étant pas en plein dans ce business, par la voix de son Chef Sarkozy, cherche les voies et moyens le départ du Président Paul BIYA en lieu et place du peuple Camerounais, quelle abomination, au profit des acteurs de la nébuleuse du G11 où se cache tous les bandits à col blanc prêt à leur livrer notre pays à cette France-là avec la complicité d’une certaine opposition prêt à jouer contre le peuple Camerounais.

Pour corroboré le danger du coup d’état permanent de la pieuvre invisible du G11, qui pèse comme une épée de Damoclès sur la tête des Camerounais, Jean Baptise Sipa, le DP du Messager, dans son article récent la guerre de la terre au Cameroun n’ à t-il pas vu juste et je cite : (…) certaines situations cruelles ou inhumaines que subissent aujourd’hui de trop nombreux citoyens camerounais, suggèrent que le pays est paradoxalement tyrannisé par une sorte de joyeuse anarchie qui, dans son déploiement, ressemble à un coup d’ État permanent, organisé par une nébuleuse politico-affairiste où commis de l’ État , cadres du parti gouvernant et hommes d’affaires véreux s’entendraient pour faire échec aux discours et instructions de M. Biya. Un peu comme si leur objectif était, depuis 1985, de lui donner à la fois une image de chef incompétent, et un rôle d’otage-bouclier aux pouvoirs institutionnels domestiqués par des intérêts privés et mafieux. Fin de citation.

Pour ce qui est de la longévité au pouvoir de nos dirigeants en Afrique, c’est un discours de l’occident et pour moi c’est un disque démodé. J’ai appelé cela le biscuit sucré très prisé par les acteurs de la scène politique camerounaise dans ma lettre ouverte au peuple Camerounais publié dans les réseaux sociaux tels Twitter et facebook sur mon mûr du site web : https://www.facebook.com/ybamen ou sur Badjheca-info du site web : http://badjheca.unblog.fr et reprise par des hebdos camerounais tels Le jeune Observateur n°1133 du mardi 19 avril 2011 du DP Jules Koum Koum et L@ Détente Libre n°360 du 03 mai 2011 de Levis Medjo, que je recommande à la jeunesse camerounaise de lire pour comprendre l’enjeu profond de la guerre des matières premières au Cameroun et qui est la cause principale de la déstabilisation de la Libye par la France et ses alliés sous le couvert de l’OTAN-organisation de la terreur de l’atlantique nord.

Je balai d’un revers de la main le principe de la longévité au pourvoir comme antidémocratique en vous livrant l’un de paragraphe ci-après de l’article du célèbre Camerounais Jean Paul Pougala, Directeur des études de l’Institut internationale géostratégique et enseignant à la Geneva School of Diplomacy en Suisse qui dit que dans l’article suivant Les Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye, (…) « L’ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et les empêche à une prise de conscience effective des défis qui les attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. »

KADHAFI ET LA LONGÉVITÉ DE SON POUVOIR
Une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie :

Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN,  Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a  siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969.  Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’État Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette  longévité politique. En France,  Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans, peut-être qu’en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour.

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n’a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l’héritage de papa et tout rafler : ainsi il est au manette juste un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd’hui, Conseiller général de 1977 à aujourd’hui, vice président du conseil général depuis 1982 à aujourd’hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs, le poste du Maire de cette même ville. A quoi servait la révolution française ?

Que se serait-il passé si cette saga s’était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s’accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu’on utilise les bombes pour exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l’actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l’héritage de papa, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : Maire d’Angers.  Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit géni de fils accompagnera la mère comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l’écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C’est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu’il sera nommé à un poste crée sur mesure pour lui par maman  à l’Inpes (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ».  Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption. Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.

Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine FORBES 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coute aux britanniques la somme de 43 millions de dollar par an. La reine n’a pas de pouvoir ? Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ?

Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011  ???

La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette  folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité. Pendant ce temps, les frais de scolarité par an dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3(passant de 3900 à 10700 euros).

Le Canada qui reste une colonie doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale britannique ; pendant ce temps selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les Universités Canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 par exemple dans la province de l’Ontario de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie.

En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa ? Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers ? Les ressortissants des USA, France, GB, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est bien celle de la royauté. C’est comme si des rebelles français aujourd’hui brandissaient le drapeau des rois de France, c’est-à-dire que les occidentaux font la guerre en Libye pour la reporter en arrière de 43 ans, pour passer d’une république fut-elle imparfaite, vers une royauté, pourvue que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplissent les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis partout en occident.

Pour terminer, je tiens à dire à l’opposition patriotique Camerounaise ceci, si les bandits en col blanc ne s’effacent pas de la scène, sauf à pactiser avec ces bandits, elle n’y arrivera pas au pouvoir. Dont cette opposition-là à plutôt intérêt à jouer le jeu du Président BIYA en le soutenant dans la lutte de la préservations des intérêts du Cameroun avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire tous ces bandits de la nébuleuse du G11, purifiant ainsi la sérénité du jeu politique après la sorti du Président BIYA des affaires publics. Et le match se jouera avec plénitude, dans la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun si chère au Président Paul BIYA.

Youssouf BAMEN Calixte,

consultant politique de terrain/stratège

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Afrique: le top 10 des accros au pouvoir | www.icicemac.com www.icicemac.com

Posté par badjheca le 10 juin 2011

Longévité. De Obiang Nguema à Paul Biya : le top 11

www.cameroonvoice.com

Afrique: le top 10 des accros au pouvoir | www.icicemac.com www.icicemac.com  187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Élections présidentielles:Le patriotisme de Paul BIYA pour son pays inquiète-t-il les puissances Occidentales qui se livrent la guerre invisible des matières premières pour sa reconduction à la tête de l’État ?

Je balais d’un revers de la main le principe selon lequel la longévité au pouvoir est antidémocratique en vous livrant l’un des paragraphes ci-après de l’article du célèbre Camerounais le Dr Jean Paul Pougala, Directeur des études de l’Institut internationale géostratégique et enseignant à la Geneva School of Diplomacy en Suisse, sur la réponse des lecteurs à son article «Les Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye», repris en boucle dans la plus part des médias écrites et cybernétiques dans le monde notamment aux USA, en Russie, en Italie, en Chine, en Cote d’ivoire, au Sénégal, au Congo, au Cameroun… à fait remarquer que, « L’ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et les empêche à une prise de conscience effective des défis qui les attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. ». (..)

En ma modeste qualité de consultant politique du terrain-stratège, en réaction à l’article de Slate Afrique repris par le journal le quotidien Le Messager, je livre à l’opinion publique Camerounaise grand lecteur de ce quotidien et à l’opinion internationale l’un des paragraphes de l’article en question qui traite la question de longévité au pouvoir qui a servi comme l’un des prétextes pour venir bombarder la Libye par les puissances dictatoriale réuni au sein de l’OTAN que je baptise « Organisation de la Terreur de l’Atlantique Nord.

Mais avant de vous livrez ce paragraphe sur la longévité au pouvoir de nos dirigeant, je voudrais faire remarquer que, si le programme politique et le mot d’ordre des futurs locataires d’étoudi est libellé comme suit : coûte que coûte Paul BIYA doit partir en octobre 2011 ; Assez c’est assez ; Trop c’est trop ; 30 ans au pouvoir ça suffit, comme je le vois défiler dans la plus part des sites internet au Cameroun, alors pour moi c’est de l’infantilisation et de la légèreté de la part de ces personnes qui ont mangé avec délectation le biscuit sucré de la communication Occidentale selon laquelle la longévité au pouvoir de nos dirigeants en Afrique est antidémocratique. Le système démocratique pour l’accession au pouvoir au Cameroun passe par le suffrage direct des électeurs par la voie des urnes et non par l’appel sulfureux des égarés au départ d’un Chef d’État en place pour le seul motif de longévité au pouvoir. Ces charlatans politiques de la dernière heure et vendeurs d’illusions  comprendront-ils un jour que nous autres Camerounais sommes matures ? La paix sociale et la stabilité politique de nos pays Africains se vend-t-elle finalement dans des supers marchés en Occident chers concitoyens et concitoyennes ? Arrêtez de blaguer comme ça avec notre pays si cela en était une. Si vous aimez l’aventure, alors nous autres Camerounais de bonne foi, préservons les acquis de la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun et travaillons pour consolider l’avenir. Je m’attends toujours à ce que vous appelez plutôt les Camerounais à vous élire à s’inscrire massivement sur les listes électorales.

Que les camerounais une fois pour toute comprennent ceci, l’Occident à réussit sa stratégie d’imposé ses suppôts ailleurs dans d’autres pays Africain pour les motifs cachés d’exploitation des ressources naturelles de ces pays au bénéfice de leur industrie et la prospérité de leur économie. Dont tout ce que nous voyons en réalité c’est la guerre invisible des matières premières et non autre chose. Pour réussir à pénétrer un pays, ces puissances passent par des maux sociaux y afférents de chaque pays bien étudier dans les laboratoires et faire exploser les crises à travers les agents doubles en leur faveur. En voici un exemple parmi tant d’autres : le site internet web Cameroonvoice du 06 juin 2011 reprend en ligne à 03:08:27 un article de Jean Baptiste Sipa Directeur de publication du journal le quotidien Le Messager du titre La guerre viendra de la terre (…) « Monsieur le président, vous pouvez briguer un énième mandat avec la certitude d’être réélu, si vous trouvez le courage de régler tous les litiges fonciers qui sont en train de générer dans toutes les régions du pays, des bombes sociales à retardement ; de créer de plus graves risques de guerre civile que toutes ces formes de libertés d’expression dont la répression devient l’occupation obsessionnelle de vos gouverneurs et préfets »

Le problème actuel en ce qui concerne le Cameroun réside dans le fait que le Président Paul BIYA a tourné le dos à la métropole tutélaire pour regarder ailleurs au nom des intérêts de son peuple car en géostratégie politique, les États n’ont pas d’amis, mais les intérêts. En matière de patriotisme, le Président Paul BIYA au pouvoir, pourrait revendiquer au même titre que ceux des nôtres qui ont donné de leur vie pour l’indépendance politique et territoriale du Cameroun car c’est par les actes et non autre chose qu’on juge le patriote. Tenez, en patriote et diplomate non affiché, par la ruse, en bon Bantou qu’il est, le Président Paul BIYA a réussi à récupérer BAKASSI ; il a réussi  contourner dans le cadre de l’indépendance économique de son pays, cette France-là en faisant entrer dans son pays d’autres puissances pour les vrais business gagnants-gagnants avec le Cameroun telles: les USA, la Chine, le Japon, les Brésiliens, les Allemands, les Israéliens, les Iraniens, les Turques…, pour le transfert de technologie et la construction du Cameroun émergent horizon 2035.

En éclaireur, ma lettre ouverte au peuple Camerounais de complot de déstabilisation du Cameroun, publiée sur mon mur du site web : http://www.ybamen@facebook.com  et reprise par les hebdos tels que Le jeune observateur de Jules Koum Koum, n°1133 du mardi 19 avril 2011 et L@ détente libre de Levis Médjo, n°360 du 03 mai 2011 sont à l’ordre du jour. (…) Lire cet article sur le site web: http://badjheca.unblog.fr et vous comprendrez pourquoi le peuple Camerounais choisira le moment venu son camp, à savoir choisir un président patriote ou traitre. Tous les grands projets structurants du Cameroun montrent que le Président Paul BIYA à choisi l’indépendance économique de son pays en tournant le dos à la France et c’est pourquoi le Français Sarkozy à mis sa tête à prix.

L’histoire  présente du Cameroun qui s’écrit avec Paul BIYA se consignera pour enseigner les générations futures au nom de la postérité comme étant le Chef d’État qui a engagé le processus d’indépendance économique du Cameroun vis-à-vis de la France sans le soutient de son peuple mais avec sa seule ruse et que au finish les traitres se sont mis au travers de son chemin pour scander : coûte que coûte Paul BIYA doit partir en octobre 2011 ; Assez c’est assez ; Trop c’est trop ; 30 ans au pouvoir ça suffit. Je suis en larme.

La preuve, tout est fait par la France pour mettre les bâtons dans les roues du Cameroun (l’usine de montage des véhicules par l’Iran où l’usine de ciment de Limbé contre le groupe Français Lafarge, le port en eau profonde de Kribi et Limbé…) afin que le décollage économique des projets échoue et qu’il le récupère par après au regard de la guerre qui se prépare au Cameroun entre les patriotes et les traitres. Le contrat de la construction du deuxième pont sur le Wouri arraché au Chinois pour moins de 15 milliards au profit de la France pour plus de 100 milliards nous le démontre à souhait. Tout ceci pour dire que, il faut aimer son pays comme Paul BIYA pour tourner le dos à la métropole. Qui l’eut cru? En tout cas je suis dans le camp des patriotes avec Paul BIYA. Les traites trouveront malheur en chemin. Le peuple n’a demandé à aucun bandit en col blanc de brigander  son argent.

Le Président Français Nicolas Sarkozy rechigne à venir au Cameroun depuis sa prise de pouvoir mais sillonne à côté dans les pays voisins tout simplement parce que Paul BIYA en patriote, un bon Bantou rusé et grand diplomate non affiché, préserve les intérêts de son pays parce que entre les États il est dit en géostratégie politique, qu’il n’y a pas d’amis mais les intérêts, s’est tourné vers les partenaires gagnants-gagnants ci-dessus cités qui sont là et qui ont déjà signés avec le Cameroun les gros contrats d’infrastructures des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour les jeunes et qui pour certains sont déjà entré dans la phase de sa mise en œuvres. Pour la construction du Cameroun émergent horizon 2035, Sarko n’étant pas en plein dans tout ce business de gros contrat, n’a d’autre choix que de chercher les voies et moyens du départ de son homologue camerounais en lieu et place du peuple, quelle abomination, au profit des acteurs de la nébuleuse du G11 où se cacherai semble-t-il tous les bandits à col blanc prêt à livrer moins chère notre pays au premier venu qui les aideront à prendre le pouvoir avec la complicité d’une certaine opposition traitre prêt à jouer contre le peuple Camerounais.

Pour corroboré le danger du coup d’état permanent de la pieuvre invisible du G11, qui pèse comme une épée de Damoclès sur la tête des Camerounais, Jean Baptise Sipa, le Directeur de Publication du journal le quotidien Le Messager, dans son article récent la guerre de la terre au Cameroun n’à t-il pas vu juste et je cite : (…) certaines situations cruelles ou inhumaines que subissent aujourd’hui de trop nombreux citoyens camerounais, suggèrent que le pays est paradoxalement tyrannisé par une sorte de joyeuse anarchie qui, dans son déploiement, ressemble à un coup d’ État permanent, organisé par une nébuleuse politico-affairiste où commis de l’ État , cadres du parti gouvernant et hommes d’affaires véreux s’entendraient pour faire échec aux discours et instructions de M. Biya. Un peu comme si leur objectif était, depuis 1985, de lui donner à la fois une image de chef incompétent, et un rôle d’otage-bouclier aux pouvoirs institutionnels domestiqués par des intérêts privés et mafieux. Fin de citation.

N’est-ce pas sur la base de cette vision patriotique du Chef de l’État Paul BIYA, la convergence des forces démocratique et progressistes (CPDP) apporte sa contribution au débat par un mémorandum qui engage le destin du Cameroun horizon 2035 pour mettre hors d’état de nuire la pieuvre de la nébuleuse du G11 d’où sortira le candidat suppôt de la métropole ? Mais seulement, je  partage la contribution du CPDP que pour les 2 et 3. Car le reste des autres points relèves de la stratégie nuancé à étudier en laboratoire par les géo stratèges conseiller du Président. Enfin je suis heureux de savoir que la mafia Occidentale de la guerre invisible des matières premières au Cameroun  pilotée par la France pour le partage de nos richesses échouera avec les nationalistes et patriote Camerounais que nous sommes. Le Président Paul BIYA a déjà tracé le chemin de non retour et au peule de faire le reste. Si le quotidien le Messager refuse de donner la directive à suivre en dénonçant tout le complot alors il seront comptable d’avoir contribué à livrer le Cameroun dans les mains des pions de la France tapis dans l’ombre de la pieuvre qu’est la nébuleuse du G11 et autres suppôts des USA.

Comme stratège, je soutient que tout ce que nous verrons en ce moment au pays telle les manifestations pré-électorales et post électorales, participeront de la stratégie extérieur piloté par les hommes politiques véreux dans la quête du pouvoir avec des complicités dans l’appareil étatique de porter l’estocade dans le camp du pouvoir avec la complicité de certains fonctionnaires qui jouent à être royaliste plus que le roi lui-même afin de brouiller les pistes et ternir ainsi l’image du régime qui se déteint automatiquement sur son dirigeant Paul BIYA, candidat coriace. Ce sont des techniques savamment étudié dans les laboratoires de recherche en sciences politique en matière de déstabilisation et d’attaque du terrain de l’adversaire. Tous les milieux et organisations sont infiltrés par des agents doubles à l’insu de ceux et celle-ci. Suivant cet enjeu caché, pour négocier moins chère, c’est alors qu’entrera en ligne de compte la discussion avec les potentiels successeurs éperviables du sérail dont-on promettra de tout faire pour les remettre  le pouvoir et en contre partie les livrés au prix de rien nos matières premières  que je ne fais que dénoncé depuis quelques temps à travers l’analyse des initiés afin que le peuple se réveille et dise non à ce coup d’état donc parle Jean Baptiste Sipa qui se joue dans le noir sur le dos du peuple.

Ces puissants éperviables ont déjà neutralisés la plus part des médias à leur solde pour diaboliser le Président Paul BIYA comme le souffre malheur de son pays et la pilule passe. Au-delà des affaires foncières évoquées qui sont réelles, je prends trois exemples concrets parmi tant d’autres pour illustrer ma démarche stratégique: 1- Pourquoi tous les actes et décrets du Chef de l’État sur la baisse des tarifs de douane et suppression de TVA en matières d’importations des produits de premières nécessités en  faveur du panier des ménages connaissent plutôt la flambé des prix sur le marché? Allez-y voir pour comprendre la complicité et la connexion des hommes d’Affaires véreux  qui gèrent en sous mains l’argent  du peuple truandé par certains de ces fonctionnaires véreux,  bandits de grand de chemin à col blanc faisant parti des réseaux de coup d’état contre le peuple. 2- A Yaoundé,  la brouille du refus de défiler de certains partis politique le 20 ma et  l’interdiction de la marche des paysans qui s’est soldé par les arrestation de 24 heures de nos valeureux cultivateurs,  participe de la stratégie des dits fonctionnaires zélés au nom du réseau mafieux à travers les agents doubles,  de monter les paysans contre  le Président de la République et salir son image au sein de  l’opinion nationale et internationale comme étant une personne qui est contre les libertés publics que nous avons en réalités et discutable pour certain selon le bord où on se trouve. 3- Je termine ces trois exemples par l’emprisonnement de Lambo Pierre Roger dit LAPIRO de Banga, homme très populaire pour sacqué l’image du Président BIYA toujours à l’internationale. Tout Ceci participe des grandes stratégies occultes de fragilisation.

Mais seulement, c’est fort oublié que la force du Président  Paul BIYA réside dans son silence et ruse comme mode gestion de l’État et non l’agitation  comme cela se voit avec l’opposition. Les Camerounais  sont entrain de comprendre maintenant l’enjeu des matières premières en Afrique pour lesquelles la Libye est bombardé à cause du patriotisme de son leader.

Pour ce qui est de la longévité au pouvoir de nos dirigeants en Afrique, c’est un discours de l’occident et pour moi c’est un disque démodé. J’ai appelé cela le biscuit sucré très prisé par les acteurs de la scène politique camerounaise. Pour votre gouverne à tous, en matière de longévité au pouvoir d’un dirigeant lisez la recherche salutaire et contributive de notre compatriote ci-dessus nommé qui donne l’une des raisons pour aller bombarder le pays du guide de la révolution Libyenne, Mouammar Kadhafi, l’Africain, je cite: (..) Une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie :

Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN,  Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a  siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969.  Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’État Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette  longévité politique.

En France,  Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008.  Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans, peut-être qu’en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour.

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n’a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l’héritage de papa et tout rafler : ainsi il est aux manettes justes un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd’hui, Conseiller général de 1977 à aujourd’hui, vice président du conseil général depuis 1982 à aujourd’hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs, le poste du Maire de cette même ville. A quoi servait la révolution française ?

Que se serait-il passé si cette saga s’était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s’accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu’on utilise les bombes pour exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l’actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l’héritage de papa, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : Maire d’Angers.  Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit géni de fils accompagnera la mère comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l’écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C’est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu’il sera nommé à un poste crée sur mesure pour lui par maman  à l’Inpes (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ».  Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption. Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.

Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine Forbes 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coute aux britanniques la somme de 43 millions de dollar par an. La reine n’a pas de pouvoir ? Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ? Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011  ??? La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette  folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité.

Pendant ce temps, les frais de scolarité par an dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3(passant de 3900 à 10700 euros). Le Canada qui reste une colonie doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale britannique ; pendant ce temps selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les Universités Canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 par exemple dans la province de l’Ontario de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie. Et on peut bien se demander comment peuvent-ils prétendre concurrencer la Chine sur les spécialités intellectuelles en pénalisant ainsi l’acquisition de ces connaissances pointues, par leur jeunesse.

En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa ? Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers ? Les ressortissants des Usa, France, Gb, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est bien celle de la royauté. C’est comme si des rebelles français aujourd’hui brandissaient le drapeau des rois de France, c’est-à-dire que les occidentaux font la guerre en Libye pour la reporter en arrière de 43 ans, pour passer d’une république fut-elle imparfaite, vers une royauté, pourvue que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplissent les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis partout en occident. Fin de citation.

Le reproche fait par le jeune consultant politique de terrain-stratège que je suis, et de beaucoup d’autres Camerounais et Africains, c’est de nous endettés en récupérant les financements des prêts de la main gauche, par le retour de tout l’argent prêté à travers les entreprises Françaises ou écrans dirigées par un de leur pions au ici ou ailleurs qui raflent la totalité des marchés de construction des infrastructures sans véritable transfert de technologie dans nos pays. Les exemples de ces types sont nombreux dans tout ce qui est appelé pré-carré Français. Être ambassadeur de l’Afrique comme le chante le plus souvent les dirigeants Français, c’est tout simplement pour l’appropriation de nos richesses et matières premières. La preuve, en 50 ans, aucun pays de ce qu’on appelle le pré-carré Français ne fait parti des pays émergent pendant que la France s’est consolidé une place de super puissance mondiale avec nos matières premières.

Pour terminer, il appartient aux leaders politiques Camerounais se réclamant patriote et non traitre à la solde des puissances parce qu’ils veulent le pouvoir, de jouer la même partition de patriotisme avec le président sortant, candidat naturel du RDPC, en le soutenant dans la lutte de la préservations des intérêts du Cameroun avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire l’ennemi commun de la nation que sont tous les bandits de la nébuleuse pieuvre invisible du G11, purifiant ainsi la sérénité du jeu politique avant sa sorti honorable des affaires publics qui se dessine. Et le match se jouera avec plénitude et limpidité, dans la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun si chère au Président Paul BIYA. Car si les bandits en col blanc ennemi du pays pour l’avoir spolier ne s’effacent pas de la scène politique au profit du camp de tous ceux qui se revendiquent patriotes, sauf à pactiser avec lesdits traitres de la nation, cette opposition-là n’y arrivera pas au pouvoir.

Alors le jour du grand jour pour parler en Bantou, le peuple se reconnaîtra-t-il en son patriote qui n’a pas transiger devant l’intégrité territorial de son pays en récupérant BAKASSI dans le dialogue et la justice mais pas dans la guerre comme ailleurs ? Se reconnaîtra-t-il en celui qui a tracé le Cameroun horizon 2035 en engageant l’indépendance économique du Cameroun vis-à-vis de la France ou se reconnaîtra t-il alors en ses traitres ennemis de la nation maître chanteur qui transformeront le Cameroun par une baguette magique selon la fable corbeau et le renard ? Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique du terrain/stratège

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PRÉSIDENTIELLES 2011: L’opposition camerounaise doit prendre ses responsabilités

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Par Le Cam Mv, mercredi 8 juin 2011, 22:30 Alternance 2011 créé en 2009, loin des enjeux de pouvoir et des rivalités de personnes, est une structure de réflexion et d’action qui se veut un outil au service de l’opposition camerounaise :

PRÉSIDENTIELLES 2011: L’opposition camerounaise doit prendre ses responsabilités  187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

De l’avis de ma modeste position de consultant politique de terrain-stratège, la seule responsabilité qu’une opposition patriotique, républicaine puisse prendre pour le bien du Cameroun aujourd’hui au nom de la postérité, c’est de s’unir derrière la personne de Paul BIYA, de part son expérience professionnelle acquise par sa  longévité au pouvoir qui l’a permis en patriote, par la ruse et en diplomate non affiché d’engagé à l’insu de tous les agités politiques qui aiment la sensation des actes posés, le processus d’Indépendance économique du Cameroun vis-à-vis de la France en tournant résolument le dos à cette métropole tutélaire au détriment d’autres partenaires du vrai business gagnant-gagnant avec les partenaires tels les USA, la Chine, les Israéliens, les Iraniens, les Turques, le Japon, les Allemands, les Brésiliens,…, pour la construction d’un Cameroun émergent horizon 2035 et le transfert de technologie  contre l’exploitation  mesurée de nos ressources naturelles et non anarchiques.  Non content de cette prise de liberté du Président Camerounais  pour les intérêts de son peuple dont-il sait pertinemment qu’en diplomatie politique géostratégique, entre les États, il n’y a pas d’ami mais que des intérêts, sa tête est mise à prix aux enchères par le Président Nicolas Sarkozy  en échange d’un Camerounais traitres qui voudrait bien la prendre pour servir leur intérêt.

La preuve, tout est fait au Cameroun en ce moment par cette France-là pour mettre les bâtons dans les roues du Cameroun afin que le décollage des projets signés par lesdits partenaires suscités échoue -(l’usine de montage des véhicules par l’Iran, l’usine de cimenterie par la Turquie pour contrer la flambé des prix du groupe Français Lafarge cimencam, la construction du port en eau profonde de Limbé et Kribi par la Chine…)- et qu’il le récupère par après à travers leur pion qu’elle aura soutenu. Le contrat de la construction l’ouvrage du deuxième pont sur le Wouri arraché aux mains de la Chine  pour moins de 15 milliards au profit de la France pour plus de 100 milliards parce que le prêt est le leur est déjà l’un des signes précurseurs de cette lutte en sourdine au Cameroun. Tout ceci pour dire qu’il faut être patriote c’est-à- dire aimer son pays comme l’a fait le Président Paul BIYA pour tourner le dos à la métropole tutélaire. Qui l’eut cru?

Tous les grands projets infrastructurels et structurants du Cameroun émergent 2035, raflé par les partenaires susvisés qui n’est pas du goût de la France montrent à souhait que le processus  d’indépendance  économique du Cameroun est amorcé et nul ne peut le denier au Président Paul BIYA qui a défendu avec brio le territoire BAKASSI dans la paix, le dialogue et par la justice l’intégrité territorial de son pays et non par la violence comme sous d’autres cieux avec la bénédiction des puissances qui y trouvent  l’occasion idoines de livrer les armes de la mort aux parties pour faire la guerre et s’entretuer inutilement. Sauf mauvaise foi et myopie à chacun son mérite,  à césar ce qui lui appartient et à Dieu ce qui appartient au ciel.

N’est-ce pas suffisant pour ces détails aux yeux de tous les naïfs et non initiés de faire le constat de ce que, un Chef d’État Français pendant sa mandature, notamment le Président Nicolas Sarkozy  est allé partout en Afrique en général et près de nous à Libreville au Gabon et N’Djamena au Tchad en particulier mais a évité le Cameroun,  pilier de l’Afrique centrale en signe de contestation de sa perte d’influence pour n’être pas en plein dans tous les gros contrats bétons gagnants-gagnants de la construction du Cameroun émergent horizon 2035 et en veut maintenant au Président Paul BIYA, l’auteur de toute cette perte de manque à gagner pour les entreprises Françaises ? Jurant d’avoir la peau de Paul BIYA, Sarko cherche au Cameroun une personne en difficulté dans le système et docile pour le remplacer comme si c’est elle la France qui votera à l’endroit de tous les Camerounais. Les Mila Assouté et compagnies peuvent se prêter volontiers à ce jeu de vente aux chères de leur pays à paris et ailleurs à Washington. Malheureusement le peuple camerounais n’est pas dupe mais mature pour connaître ou seront ses intérêts le jour du grand jour de son destin.

Tous les potentiels candidats de la France, traitres en difficultés avec le système, font partie pour la plus part de la pieuvre nébuleuse du G11 qui n’abrite que les grands malfrats en col blanc qui sont entrain d’être traqués avec la plus ferme énergie pour avoir porté atteinte à l’argent du peuple camerounais. Pour barrer la route à cette pieuvre invisible de la nébuleuse du G11 où sont caché les ennemis de la nation d’où en sortira le traitre à la solde de la France et de ses alliés contre les intérêts du  Cameroun en bradant nos ressources naturelles en échange de stopper l’opération épervier et d’extirpés ceux d’entre eux déjà tombé dans les filets de la pêche à la ligne des truands, bandits de grands chemin à col blanc.

L’opposition patriotique et le peuple avec, ont plutôt intérêt à jouer le jeu du Président BIYA en le soutenant dans la lutte sans merci de la préservations des intérêts du Cameroun contre la France avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire la pieuvre de la nébuleuse du G11 (qui perturbe la marche du pays en sous main avec la complicité des hommes d’affaires véreux qui gèrent l’argent de ces personnes piqué dans les caisses de l’État) ; purifiant de ce fait la sérénité du jeu politique après la sorti honorable du Président BIYA des affaires publics et ainsi la compétition politique se jouera avec plénitude, dans la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun si chère aux bâtisseurs.

Le patriotisme en politique d’un leader se concrétise par les actes et la vision qu’on se donne  et non dans l’agitation des discours oisives sans plus-valus politique  et des jacasseries stériles qui vous rabaisse plutôt en sifflant des mots du genre : Paul BIYA Most go, Ibeck BIYA MoufDé, 30 ans ça suffit, trop c’est trop, Obama help us, patati patata !…Si c’est cela un projet de société ou programme politique, alors appelez-en  vos chers compatriotes  à s’inscrire massivement sur les listes électorales et là, votre vœux le plus cher de votre programme politique sera exhaussé par leurs plébiscites le moment venu. Quelle blague de mauvaise haleine venant des personnes instruites sur qui le Cameroun compte pour continuer l’œuvre d’indépendance économique vis-à-vis de la France déjà mis en marche par l’homme du renouveau. Est-ce vrai comme disait Marcus Garvey que, «chez l’homme blanc, le rôle du traitre se limite en général à un piètre individu irresponsable alors que les traîtres de la race noire, malheureusement, sont pour la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. Et de  continuer, si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose».

Dans la même suite, Garvey dit que «dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes». Fin de citation.  

Les traitres Camerounais de tous les bords politiques à la solde de la France et de ses alliés, sont interpelés à propos de la déstabilisation du Cameroun dans la guerre qui les opposera au Cameroun aux patriotes qui seront débout comme un seul homme pour défendre l’héritage à la dimension de la lutte de combat de libération du Cameroun donc nos parents ont payés le prix fort.

Pour fini mon analyse, je tiens à dire à l’opposition patriotique Camerounaise ceci, si les malfrats de grand chemin en col blanc ne s’effacent pas de la scène politique, sauf à pactiser avec ces traites ennemi de la nation à la solde de l’étranger qui détient leur fortune spolié au peuple, elle n’y arrivera pas au pouvoir. Dont cette opposition-là, à plutôt intérêt à jouer le jeu du Président BIYA en le soutenant dans la lutte de la préservations des intérêts du Cameroun contre la France avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire la pieuvre de la nébuleuse du G11, purifiant ainsi la sérénité du jeu politique après la sorti du Président BIYA des affaires publics. Et la compétition politique se jouera avec plénitude, dans la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun si chère au Président Paul BIYA. Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable !

En éclaireur, ma lettre ouverte au peuple Camerounais de complot de déstabilisation du Cameroun, publiée sur le blog du site web: http://badjheca.unblog.fr  et sur mon mur facebook de site web: https://www.Facebook.com/ybamen  et reprise par les hebdomadaires tels que Le Jeune Observateur de Jules Koum Koum, n°1133 du mardi 19 avril 2011 et L@ Détente libre de Levis Médjo, n°360 du 03 mai 2011 resteront d’actualité en tout point de vue dans la guerre invisible de la conquête des matières au Cameroun. Fait quoi, fait la jeunesse vaincra.*

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

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Les activistes du Code font paniquer les résidents du château de Paul Biya à Genève (I) www.youtube.com

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Les activistes du Code font paniquer les résidents du château de Paul Biya à Genève (I) www.youtube.com safe_image.php?d=994eba8a5e678d31cfac49fc526c8d34&w=130&h=130&url=http%3A%2F%2Fi1.ytimg.com%2Fvi%2FlFJS-RGeuJs%2Fdefault

www.youtube.com

187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Au lieu de jacasser comme certains d’entre vous savent bien si le faire pour ternir l’image du drapeau tricolore vert-rouge-jaune par des manifestations oisives sans plus-values politique, mais vous affichant de facto comme des gens manipulés pour des intérêts autres que celui du Cameroun. Et  Pourtant, dans la sagesse Bantou Africaine donc vous êtes issus, on enseigne au village qu’il est proscrit aux princes de la nation que vous représentez, d’aller sur la place publique montré votre nudité pour se discréditer soi-même. Appelez plutôt vos frères et sœurs  à s’inscrire massivement sur les listes électorales et là, votre vœux le plus cher de votre programme politique et de mot, Paul BIYA Most go, 30 ans ça suffit, trop c’est trop, patati patata ! Que pourra vous inspirez la pensée sur les traitres de Marcus Garvey dans l’un de ses extraits, texte ré proposé par la Camerounaise Nathalie Yamb sur son blog et  mise à ma disposition par mon ami  le Dr Jean Paul Pougala, parlant des traitres pour ce qui est la race humaine, Marcus Garvey trouvait que, chez l’homme blanc, le rôle du traitre se limite en général à un piètre individu irresponsable alors que les traîtres de la race noire, malheureusement, sont pour la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. Et de  continuer, si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Dans la même suite, il dit que dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre cause, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes». Full stop.

Le compatriote Mila Assouté grand manœuvrier et compagnies sont interpelés à propos de la déstabilisation du Cameroun dans la guerre qui opposera les patriotes contre les traitres à la solde des blancs. Fait quoi, fait la jeunesse vaincra.

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

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Cameroun : une manifestation de paysans interdite et 37 personnes arrêtées membres de l’ACDIC.

Posté par badjheca le 12 juin 2011

 www.icicemac.com

 Cameroun : une manifestation de paysans interdite et 37 personnes arrêtées membres de l’ACDIC. 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

( le mar, 05/31/2011 – 23:17)

Les manifestations  post et pré-électorales au Cameroun :

Je suis un partisan des libertés réglementées par des textes normatives qui protège chaque citoyen. Ceci étant, en ma qualité de stratège politique de terrain, je soutient que, tout ce que nous verrons comme manifestation en ce moment pré-électoral et post électorale  au Cameroun, participe de la stratégie extérieur piloté par les hommes politiques véreux dans la quête du pouvoir avec des complicités dans l’appareil étatique de porter l’estocade dans le camp du pouvoir avec la complicité des dits fonctionnaires qui jouent à être royaliste plus que le roi lui-même afin de brouiller les pistes et ternir ainsi l’image du régime qui se déteint automatiquement sur son dirigeant Paul BIYA, candidat coriace. Ce sont des techniques savamment étudié dans les laboratoires de recherche en sciences politique en matière de déstabilisation et d’attaque du terrain de l’adversaire. Tous les milieux et organisations sont infiltrés par des agents doubles à l’insu de ceux et celle-ci. Pour le cas d’espèce, ce qui s’est passé à Yaoundé, les organisateurs qui ne savent pas que leurs doléances fondées et récupérer par les agents doubles participe de cette technique là pour discréditer Paul BIYA comme un dirigeant réprimant les libertés publiques dont je suis partisan. Vu sur cet angle, la marchandise politique prend la mayonnaise comme dise les spécialistes. La preuve: les média, les experts et stratèges du terrain décortique les faits pour éclairer l’opinion publique afin qu’elle décèle qui manipule qui et sanctionner le moment venu dans l’urne le/les candidats qui n’ont pas le souci de la paix sociale en utilisant tous les moyens pour parvenir au pouvoir, car c’est un jeu à double tranchant.
Youssouf Bamen Calixte,
Consultant politique de terrain/stratège

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Paul Biya pense à son retrait du pouvoir

Posté par badjheca le 12 juin 2011

AZedIcicemac.com : site web http://www.icicemac.com/actualité

Paul Biya pense à son retrait du pouvoir safe_image.php?d=AQD-kvPv1nrkv65I&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F_3iu7lQDo3-s%2FTUlXWk2dUjI%2FAAAAAAAAB4g%2Fa77sVwiLjQ0%2Fs1600%2FPaul%2BBiya%252C%2Bpr%25C3%25A9sident%2Bdu%2BCameroun 187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Le programme politique et le mot d’ordre des futurs locataires d’étoudi c’est coûte que coûte, Paul BIYA doit partir en octobre 2011. Assez c’est assez, Trop c’est trop, 30 ans au pouvoir ça suffit. Quelle infantilisation et légèreté de la part de ces nombreux présidents. Le système démocratique de gouvernance au Cameroun pour les présidentielles, passe par le suffrage direct des électeurs pour accéder au pouvoir par la voie des urnes et non par l’appel de certains égarés au départ du Chef d’État en place parce que pour eux, il a fait longtemps au pouvoir et ça suffit. Ces charlatan politiques et vendeurs d’illusions  comprendront-ils un jour que les Camerounais sont matures ? La paix sociale et la stabilité politique d’un pays ne se vend pas dans un super marché chers concitoyens et concitoyennes. Arrêtez de blaguer comme ça si cela en était une. Si vous aimez l’aventure, alors nous autres Camerounais de bonne foi, préservons les acquis de la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun et travaillons pour consolider l’avenir. Pour votre gouverne à tous, en matière de longévité au pouvoir d’un dirigeant, je reprends un des paragraphes de l’article du célèbre enseignant Camerounais, le Dr Jean Paul Pougala de la Geneva School of Diplomacy en Suisse, sur la réponse des Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye, notamment sur les 42 ans de longévité au pouvoir du guide de la révolution Mouammar Kadhafi, l’Africain, je cite: (..) Une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie : Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN,  Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a  siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969.  Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’État Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette  longévité politique.

En France,  Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008.  Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans, peut-être qu’en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour.

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n’a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l’héritage de papa et tout rafler : ainsi il est aux manettes justes un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd’hui, Conseiller général de 1977 à aujourd’hui, vice président du conseil général depuis 1982 à aujourd’hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs, le poste du Maire de cette même ville. A quoi servait la révolution française ?

Que se serait-il passé si cette saga s’était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s’accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu’on utilise les bombes pour exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l’actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l’héritage de papa, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : Maire d’Angers.  Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit géni de fils accompagnera la mère comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l’écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C’est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu’il sera nommé à un poste crée sur mesure pour lui par maman  à l’Inpes (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ».  Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption. Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.

Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine Forbes 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coute aux britanniques la somme de 43 millions de dollar par an. La reine n’a pas de pouvoir ? Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ?

Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ?

Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011  ??? La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette  folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité.

Pendant ce temps, les frais de scolarité par an dans les universités publiques britanniques ont été multipliés par 3(passant de 3900 à 10700 euros). Le Canada qui reste une colonie doit payer 50 millions de dollars canadiens par an pour soutenir la famille royale britannique ; pendant ce temps selon Statistique Canada, les frais d’inscription dans les Universités Canadiennes ont augmenté entre 1996 et 2002 par exemple dans la province de l’Ontario de 141% pour la faculté de droit, de 241% pour la médecine et de 315% en dentisterie. Et on peut bien se demander comment peuvent-ils prétendre concurrencer la Chine sur les spécialités intellectuelles en pénalisant ainsi l’acquisition de ces connaissances pointues, par leur jeunesse.

En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? Mais pour avoir une idée de son bilan politique pour son pays, il faut juste se poser la question de savoir pourquoi il n’y a jamais un seul Libyen sur les trop nombreuses embarcations de fortune qui échouent sur les côtes italiennes de Lampedusa ? Pourquoi les Libyens ne fuient-ils pas leur pays ? Mais aussi, si Kadhafi est ce méchant dictateur, pourquoi c’est le pays Africain qui a le plus grand taux d’étrangers ? Les ressortissants des Usa, France, Gb, se sentent-ils mieux au Qatar ou en Libye ? Et que dire du fait que le drapeau de la rébellion libyenne est bien celle de la royauté. C’est comme si des rebelles français aujourd’hui brandissaient le drapeau des rois de France, c’est-à-dire que les occidentaux font la guerre en Libye pour la reporter en arrière de 43 ans, pour passer d’une république fut-elle imparfaite, vers une royauté, pourvue que le nouveau roi soit docile, et que l’argent du pétrole remplissent les banques qu’on lui indiquera, il peut être sûr qu’on lui déroulera le tapis partout en occident. Fin de citation.

Youssouf Bamen Djhélly Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

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Paul Biya lâché par la France?

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Paul Biya lâché par la France? 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Par utilisateur non identifié, le ven, 06/03/2011 – 17:53.

safe_image.php?d=AQD-kvPv1nrkv65I&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F_3iu7lQDo3-s%2FTUlXWk2dUjI%2FAAAAAAAAB4g%2Fa77sVwiLjQ0%2Fs1600%2FPaul%2BBiya%252C%2Bpr%25C3%25A9sident%2Bdu%2BCameroun dans Paul BIYA, en patriote refuse de vendre moins cher le Cameroun

Le Président Français S.E. Nicolas Sarkozy, dans ces compliments au peuple Camerounais à l’occasion de la fête nationale du 20 mai 2011 indiquait que «… Je saisis cette occasion pour vous redire tout mon attachement aux liens profonds d’amitié qui unissent nos deux pays et nos deux peuples. Ces liens sont ancrés dans un long passé commun. Ils sont également tournés vers l’avenir, dans une relation équilibrée et de partenariat» (…) «la France met en œuvre au Cameroun, comme vous le savez, son programme bilatéral d’aide publique au développement le plus important dans le monde. Elle est heureuse de contribuer, à travers la réalisation des grandes infrastructures et un appui au renforcement de la gouvernance, à l’amélioration des conditions de vie des populations camerounaises. Avec notamment la signature, avant le 14 juillet prochain du CD2 de seconde génération, dont le montant total s’élève à 327 millions d’euros [213 milliards F.cfa]. C’est le plus important dans le monde. Ce nouveau contrat mettra également un accent sur l’éducation et sur la formation professionnelle. Le deuxième C2D se situe dans le prolongement du premier qui a couvert la période allant de 2006 à 2010, financé à hauteur de 352,7 milliards de francs CFA et dont les réalisations les plus visibles sont l’échangeur du lieu dit Carrefour préfecture à Yaoundé et le giratoire Joss à Douala.» Fin de citation.
Merci et félicitation à la France de Sarkozy pour sa coopération bilatérale avec mon pays dont-elle investi son plus grand financement au monde. Mais seulement, le seul reproche fait par le jeune que je suis et de beaucoup d’autres Camerounais et Africains, c’est de récupérer lesdits financements de la main gauche, par le retour de tout ce financement à travers les entreprises Françaises ou d’écrans dirigées par un de leur pions au Cameroun et ailleurs qui raflent la totalité des marchés de construction des infrastructures sans véritable transfert de technologie dans nos pays. La construction du deuxième pont sur le Wouri sur financement de la France est révélatrice à cet effet. A savoir comme c’est elle qui finance l’ouvrage, alors c’est la France qui construit ledit ouvrage à plus de 100 milliards de F.cfa contre l’offre Chinoise pour le même ouvrage à moins de 15 milliards de nos francs qui n’a pas pu le faire parce que cette France-là conteste de mettre son argent au Cameroun pour qu’un autre pays fut-il la Chine qui à fait la meilleure offre le fasse. Les exemples de ces types sont nombreux au Cameroun et dans tout ce qui est appelé pré-carré Français. Être ambassadeur de l’Afrique comme le chante le plus souvent les dirigeants Français, c’est tout simplement pour l’appropriation de nos richesses et matières premières. La preuve, en 50 ans, aucun pays de ce qu’on appelle le pré-carré Français ne fait parti des pays émergent pendant que la France s’est consolidé une place de puissance mondiale avec nos matières premières. Si Monsieur Nicolas Sarkozy boude le Cameroun parce que son homologue Camerounais lui a tourné le dos au profit d’autres partenaires bilatéraux, le Président Paul BIYA, en patriote et diplomate non affiché, par la ruse, en bon Bantou à réussi à contourner cette France-là en faisant entrer dans son pays d’autres puissances pour le vrai business gagnant-gagnant avec son pays tel: les USA, la Chine, le Japon, les Brésiliens, les Allemands, les Israéliens, les Iraniens, les Turques…, pour le transfert de technologie et la construction du Cameroun émergent horizon 2035. Entre les États, il n’y a pas d’amis mais les intérêts. Mon président là si bien compris. Monsieur le Président S.E. Paul BIYA, votre patriotisme pour le berceau de nos ancêtre, commande que nous la jeunesse Camerounaise soyons uni derrière vous et débout comme un seul homme afin que vous nous laisser un héritage à la dimension de la lutte de combat de libération du Cameroun donc nos parents ont payés le prix fort. J’en ai terminé. Fait quoi, fait la jeunesse vaincra.
Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège.

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Elecam divise l’Église catholique.

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Elecam divise l’Église catholique. 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Par utilisateur non identifié, le jeu, 06/02/2011 – 23:09.

Les  hommes de Dieu au sein du conseil électoral Camerounais

Dieu est Unité et la voie du peuple est sa Voie. L’église catholique romaine comme d’autres confessions religieuses n’ont pas de choix. Soyez les témoins du suffrage du peuple Camerounais au sein de l’institution électorale qui comptera les voies du peuple qui sera la voie Dieu. Car au sein du conseil électoral Elecam, les représentants des différentes confessions religieuses travailleront la Bible et le Coran en main et contribueront ainsi de ce faite à pacifier les cœurs. Même s’il y a des choses à dire sur Elecam, parce qu’aucune œuvre humaine n’est parfaite, il n’est pas question pour ces représentants qui seront nommés au sein de cette institution d’y aller pour encourager la division des Camerounais. Les hommes de Dieu doivent être partout où il y a tension et risque de division, afin d’œuvrer pour la paix des esprits et des cœurs.

Youssouf Bamen Calixte,
Consultant politique de terrain

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Avenir-Magistrature suprême : Paul Biya : fin de parcours pour un lion… domptable ?

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Avenir-Magistrature suprême : Paul Biya : fin de parcours pour un lion… domptable ? 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Par utilisateur non identifié, le mar, 05/31/2011 – 21:23.

ELECTION AU CAMEROUN

Ma posture de consultant politique de terrain-stratège, me pousse à l’interrogation suivante: le peuple accordera-t-il son suffrage à Paul BIYA candidat naturel du RDPC? Bien évidemment la réponse à cette interrogation est la suivante: les conditions de vie difficile des Camerounais entameront-elle le capital de confiance placé en leur Chef d’État? Homme du renouveau qui, à été pour longtemps pédagogue de la rigueur et de la moralisation de comportement de tous, à quelques postes de travail que ce soit au service de la nation. Le personnel de la fonction publique Camerounaise, payé par les impôts de l’effort collectif des valides, rend-t-il service aux usagers avec diligence et désintéressement ? Le peuple est-il satisfait du service des forces de l’ordre et de la sécurité publique ? Les forces de défenses protègent-ils l’intégrité du territoire national ? La sécurité alimentaire corolaire de la vie chère échappe-t-elle aux paniers des ménages ? Le système éducatif du Cameroun forme-t-il sa jeunesse en tenant compte du challenge du circuit économique qui l’emploiera pour asseoir le développement technologique du pays dans son industrialisation ? Le système sanitaire de santé publique du Cameroun est-il à la porté du peuple ? Le peuple se reconnaîtra-t-il le jour de son destin en celui qui a tracé le Cameroun horizon 2035 ou se reconnaîtra t-il au nouveau maître chanteur qui transformera le Cameroun par une baguette magique selon la fable du maître corbeau et le renard ? Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable ! A toutes ces interrogations égrainées, ne pas répondre par l’affirmative serait ramé à contre courant de la pensée même du Président Paul Biya, exprimée à plusieurs occasions dans ces différents discours à la nation. Le temps de l’action n’est-il pas toujours perceptible ? D’aucun diront à quelle heure ? Mais seulement, sur le plan spirituel, les Saintes écritures ne révèlent-elles pas que les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers ? L’un des malfaiteurs en instance de crucifixion avec Jésus Christ n’a-t-il pas eu le salut de l’au-delà pour s’être exclamé tout juste en repentance le jour de sa mort ? Sur le plan physique, et en politique surtout, il n’est jamais tard pour entreprendre. Ne dit-on pas que vaut mieux tard que jamais ?
Certains compatriotes véreux ayant occupés des grands postes dans la haute administration publique et des entreprises d’Étatiques ne rendent-ils pas gorge en ce moment pour s’être écartés de l’éthique de plusieurs années pédagogiques de la rigueur et de la moralisation de comportement ? Ne sont-ils pas nombreux ces bandits à col blanc, militants du RDPC, pour la plus part qui attendent leur tour chez le coiffeur pour avoir porté atteinte à la fortune publique ? Le prince ne les avaient-ils pas avertis avant de sévir maintenant? Le Président Paul Biya, n’a-t-il pas dit : que chaque Camerounais et Camerounaise qui ne pourra pas se soigner ou manger à sa faim, sa mission sera incomplète à la tête de l’État ?
Qui peut nier que le chômage se combat par le recrutement massif des jeunes bien que la demande soit forte ? Qui peut nier les sanctions infligées aux forces de l’ordre, de la sécurité publique, ainsi que les forces de défenses qui s’écartent des consignes à eux assignées ? Qui peut nier les mesures d’allègement fiscal des produits de premières nécessités aux profits du panier des ménages et des instituts sanitaires? Qui peut nier que le Cameroun s’est approprié de son système éducatif de base et du secondaire à travers tous les manuels scolaires et que les autres ordres d’enseignement connaissent maintenant l’adaptation du milieu professionnel par son système école-entreprise et milieu hospitalier ? Les projections statistiques actuelles de formation des jeunes Camerounais dans tous les domaines en général et pour les apprenants en médecine sont parlants en particulier pour le Cameroun émergeant horizon 2035.
De tous les maux décriés, il y’ a la corruption. Mais, cette corruption n’est pas une invention du Cameroun. Selon l’expert français Alexandre de Marenches, la corruption est, et a toujours été, une maladie des hommes. Les pays où elle n’existe pas tiennent probablement sur les doigts d’une main et encore ! Partout ailleurs, la corruption et les bakchich représentent une approche traditionnelle et ancestrale de la vie. Fin de citation. Mais alors, avec le président Paul Biya, la volonté de la lutte contre la corruption est perceptible à travers plusieurs institutions telles la CONAC/ANIF pour ne citer que celles-ci. L’opération épervier démontre à suffisance la traque contre les délinquants économiques de grand chemin, fussent-ils du même bord politique que le prince et qui se sont écartés de la ligne politique de RIGUEUR ET DE MORALISATION de son projet de société.
En signe prémonitoire d’un Cameroun ou il fera bon vivre aujourd’hui et demain, il appartient politiquement au Président Paul Biya de continuer à donner suite favorable aux attentes du peuple qui revendique la fortune publique spolié de ceux qui sont déjà tombés dans la nasse de la justice Camerounaise et aussi, se débarrasser de tous les camarades véreux de son parti le RDPC, qui ont porté colossalement atteinte à la fortune publique pour l’ambition de la conquête du pouvoir. Au risque d’implosion du RDPC pour la course au pouvoir après la sorti du prince des affaires, par les différentes factions fortement fortunés, il serait souhaitable de ne pas laissé prospéré le plan de déstabilisation du Cameroun par les bandits en col blanc avec l’aide des mains obscur extérieur qui ont grandement besoin des ressources naturelles du pays en portant leur pion parmi ceux-ci à la tête du Cameroun : vigilance./-

Youssouf Bamen Calixte,

consultant politique de terrain

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La future crise postélectorale camerounaise : anticipations et exorcisations

Posté par badjheca le 12 juin 2011

le retour de ascenseur au parti du candidat Paul BIYA.

La future crise postélectorale camerounaise : anticipations et exorcisations  safe_image.php?d=AQD-kvPv1nrkv65I&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2F1.bp.blogspot.com%2F_3iu7lQDo3-s%2FTUlXWk2dUjI%2FAAAAAAAAB4g%2Fa77sVwiLjQ0%2Fs1600%2FPaul%2BBiya%252C%2Bpr%25C3%25A9sident%2Bdu%2BCameroun 187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Par utilisateur non identifié, le ven, 05/27/2011 – 11:26.

Les futurs élections au Cameroun

Le peuple accordera-t-il encore son suffrage au Président S.E. Paul Biya, candidat naturel du RDPC ?

Les conditions de vie difficile des Camerounais entameront-elle  le capital de confiance placé en leur Chef d’État? Homme du renouveau qui, à été pour longtemps pédagogue de la rigueur et de la moralisation de comportement de tous, à quelques postes de travail que ce soit au service de la nation. Le personnel de la fonction publique Camerounaise, payé par les impôts de l’effort collectif des valides, rend-t-il service aux usagers avec diligence et désintéressement ? Le peuple est-il satisfait du service des forces de l’ordre et de la sécurité publique ? Les forces de défenses protègent-ils l’intégrité du territoire national ? La sécurité alimentaire corolaire de la vie chère échappe-t-elle aux paniers des ménages ? Le système éducatif du Cameroun forme-t-il sa jeunesse en tenant compte du challenge du circuit économique qui l’emploiera pour asseoir le développement technologique du pays dans son industrialisation ? Le système sanitaire de santé publique du Cameroun est-il à la porté du peuple ? Le peuple se reconnaîtra-t-il le jour de son destin en celui qui a tracé le Cameroun horizon 2035 ou se reconnaîtra t-il au nouveau maître chanteur qui transformera le Cameroun par une baguette magique selon la fable du maître corbeau et le renard ? Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable !
A toutes ces interrogations égrainées, ne pas répondre par l’affirmative serait ramé à contre courant de la pensée même du Président Paul Biya, exprimée à plusieurs occasions dans ces différents discours à la nation. Le temps de l’action n’est-il pas toujours perceptible ? D’aucun diront à quelle heure ? Mais seulement, sur le plan spirituel, les Saintes écritures ne révèlent-elles pas que les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers ? L’un des malfaiteurs en instance de crucifixion avec Jésus Christ n’a-t-il pas eu le salut de l’au-delà pour s’être exclamé tout juste en repentance le jour de sa mort ? Sur le plan physique, et en politique surtout, il n’est jamais tard pour entreprendre. Ne dit-on pas que vaut mieux tard que jamais ?
Certains compatriotes véreux ayant occupés des grands postes dans la haute administration publique et des entreprises d’Étatiques ne rendent-ils pas gorge en ce moment pour s’être écartés de l’éthique de plusieurs années pédagogiques de la rigueur et de la moralisation de comportement ? Ne sont-ils pas nombreux ces bandits à col blanc, militants du RDPC, pour la plus part qui attendent leur tour chez le coiffeur pour avoir porté atteinte à la fortune publique ? Le prince ne les avaient-ils pas avertis avant de sévir maintenant? Le Président Paul Biya, n’a-t-il pas dit : que chaque Camerounais et Camerounaise qui ne pourra pas se soigner ou manger à sa faim, sa mission sera incomplète à la tête de l’État ?
Qui peut nier que le chômage se combat par le recrutement massif des jeunes bien que la demande soit forte ? Qui peut nier les sanctions infligées aux forces de l’ordre, de la sécurité publique, ainsi que les forces de défenses qui s’écartent des consignes à eux assignées ? Qui peut nier les mesures d’allègement fiscal des produits de premières nécessités aux profits du panier des ménages et des instituts sanitaires? Qui peut nier que le Cameroun s’est approprié de son système éducatif de base et du secondaire à travers tous les manuels scolaires et que les autres ordres d’enseignement connaissent maintenant l’adaptation du milieu professionnel par son système école-entreprise et milieu hospitalier ? Les projections statistiques actuelles de formation des jeunes Camerounais dans tous les domaines en général et pour les apprenants en médecine sont parlants en particulier pour le Cameroun émergeant horizon 2035.
De tous les maux décriés, il y’ a la corruption. Mais, cette corruption n’est pas une invention du Cameroun. Selon l’expert français Alexandre de Marenches, la corruption est, et a toujours été, une maladie des hommes. Les pays où elle n’existe pas tiennent probablement sur les doigts d’une main et encore ! Partout ailleurs, la corruption et les bakchich représentent une approche traditionnelle et ancestrale de la vie. Fin de citation. Mais alors, avec le président Paul Biya, la volonté de la lutte contre la corruption est perceptible à travers plusieurs institutions telles la CONAC/ANIF pour ne citer que celles-ci. L’opération épervier démontre à suffisance la traque contre les délinquants économiques de grand chemin, fussent-ils du même bord politique que le prince et qui se sont écartés de la ligne politique de RIGUEUR ET DE MORALISATION de son projet de société.
En signe prémonitoire d’un Cameroun ou il fera bon vivre aujourd’hui et demain, il appartient politiquement au Président Paul Biya de continuer à donner suite favorable aux attentes du peuple qui revendique la fortune publique spolié de ceux qui sont déjà tombés dans la nasse de la justice Camerounaise et aussi, se débarrasser de tous les camarades véreux de son parti le RDPC, qui ont porté colossalement atteinte à la fortune publique pour l’ambition de la conquête du pouvoir. Au risque d’implosion du RDPC pour la course au pouvoir après la sorti du prince des affaires, par les différentes factions fortement fortunés, il serait souhaitable de ne pas laissé prospéré le plan de déstabilisation du Cameroun par les bandits en col blanc avec l’aide des mains obscur extérieur qui ont grandement besoin des ressources naturelles du pays en portant leur pion parmi ceux-ci à la tête du Cameroun : vigilance./-

Youssouf Bamen Calixte,
Consultant politique de terrain

 

 

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Sarkozy va-t-il évincer Paul Biya en douce ?

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Sarkozy va-t-il évincer Paul Biya en douce ? 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Par utilisateur non identifié, le mar, 05/31/2011 – 20:45. 

Le combat invisible des matières premières se joue au Cameroun

En éclaireur, ma lettre ouverte au peuple Camerounais de complot de déstabilisation du Cameroun, publiée sur mon mur https://www.Facebook.com/ybamen  et reprise par les hebdomadaires tels que Le Jeune Observateur de Jules Koum Koum, n°1133 du mardi 19 avril 2011 et L@ Détente libre de Levis Médjo, n°360 du 03 mai 2011 sont à l’ordre du jour. (…) Lire cet article sur le site web: http://badjheca.unblog.fr et vous comprendrez pourquoi le peuple Camerounais choisira le moment venu son camp, à savoir entre le camp des patriotes ou celui des traitres. Tous les grands projets structurants du Cameroun montrent que le Président Paul BIYA à tourner le dos à la France aux profits des partenaires gagnants-gagnants pour la construction de son pays et c’est pourquoi le Français Sarkozy à mis sa tête à prix. La preuve, tout est fait par la France pour mettre les bâtons dans les roues afin que le décollage des projets échoue et qu’il le récupère par après. Le contrat de la construction du deuxième pont du Wouri arraché au Chinois pour moins de 15 milliards au profit de la France pour plus de 100 milliards nous le démontre à souhait. Tout ceci pour dire que, il faut aimer son pays comme Paul BIYA pour tourner le dos à la métropole. Qui l’eut cru? En tout cas je suis dans le camp des patriotes avec Paul BIYA. Les traites trouveront malheur en chemin. Le peuple n’a demandé à aucun éperviable de brigander l’argent du peuple. Popol traites moi ces salles bandits de grands chemin à col blanc. Message de patriote.
Youssouf BAMEN Calixte,
Consultant politique de terrain/stratège

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Sarkozy va-t-il évincer Paul Biya en douce ?

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Sarkozy va-t-il évincer Paul Biya en douce ? 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Par utilisateur non identifié, le ven, 06/03/2011 – 14:29. 

La géostratégie politique enseigne qu’entre les États, il n’ y à pas d’amis mais des intérêts

En diplomatie géostratégique, qui à dit pas d’intérêt, pas d’action? Les Occidentaux. D’où alors le combat des puissances au Cameroun pour exploiter soit les matières premières, soit gagné les gros contrats des projets structurants en signant des contrats bétons gagnants-gagnants avec le Cameroun pour la puissance qui remporte la mise. Que la France continue à scier la branche d’arbre sur laquelle est elle suspendue, alors il ne serait que normal que le Président Paul BIYA en patriote préserve d’abord les intérêts de son pays en lorgnant ailleurs pour avoir des bons partenaires pour le développement de son pays. La construction du deuxième pont sur le Wouri arraché par la France de force dans le champ diplomatique à la Chine qui le construisait à moins de 15 milliards pour nous le ré-facturer à plus de 100 milliards de nos francs ne saurait perdurer. Le Président Paul BIYA, en patriote et diplomate non affiché, par la ruse, en bon Bantou à réussi à contourner cette France-là en faisant entrer dans son pays d’autres puissances pour le vrai business gagnant-gagnant avec son pays tel: les USA, la Chine, le Japon, les Brésiliens, les Allemands, les Israéliens, les Iraniens, les Turques…, pour le transfert de technologie et la construction du Cameroun émergent horizon 2035 donc la France boude par la bouche de son Président S.E. Nicolas Sarkozy qui rechigne à venir chez nous en signe de contestation pour n’avoir pas n’a eu sa part et en veut aujourd’hui à Paul BIYA qui à choisi les intérêt de son pays au lieu de l’amitié qui appauvri plus tôt. 50 ans d’exploitation du Cameroun par la seule France au nom de son pré-carré ça suffit. Trop c’est trop. Monsieur le Président S.E. Paul BIYA, votre patriotisme pour le berceau de nos ancêtre, commande que nous la jeunesse Camerounaise soyons uni derrière vous et débout comme un seul homme afin que vous nous laisser un héritage à la dimension de la lutte de combat de libération du Cameroun donc nos parents ont payés le prix fort. J’en ai terminé. Fait quoi, fait la jeunesse vaincra.
YBC, consultant politique de terrain/stratège

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Un candidat à la présidentielle rejette une candidature unique de l’opposition.

Posté par badjheca le 12 juin 2011

voir le site CameroonOnline.org

Un candidat à la présidentielle rejette une candidature unique de l’opposition. 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Si je partage avec Monsieur Anicet EKANE, candidat du MANIDEM à l’élection présidentielle projetée, qui soutient que la candidature unique de l’opposition n’est pas la panacée aux problèmes des Camerounais, mais alors, comme candidat au même titre que le Président sortant Paul BIYA, candidat naturel du RDPC, il appartient aussi à Monsieur EKANE de contribuer à la mobilisation des Camerounais à s’inscrire massivement sur les listes électorales en attente du fort taux des suffrages des potentiels électeurs lucides qui sauront à quel des candidats délivrer le brevet du désordre, de l’agitation et des manifestations des troubles sociaux de déstabilisation de leur pays ou le brevet de la paix sociale et de la stabilité politique du Cameroun, pour que le/la brillant-e vainqueur assure la sauvegarde des intérêt de la nation vis-à-vis de l’extérieur et la prospérité économique du Cameroun émergent Horizon 2035.

 

YBC,consultant politique de terrain.

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La guerre viendra de la terre

Posté par badjheca le 12 juin 2011

La guerre viendra de la terre safe_image.php?d=b60d2e0d1fb3b133024b72e063652109&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fimages.travelpod.com%2Fusers%2Fjoelmeeker%2F12.1239498240.seen-alongside-the-road

voir le site web : www.cameroonvoice.com

Article de Jean Baptiste Sipa du journal le quotidien Le Messager

187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Consultant politique de terrain/stratège, je suis en partie d’accord au 3ème degré avec la pertinence de l’article de Jean Baptiste Sipa, donc le premier des Camerounais serais informé, j’en suis convaincu avec la magie de l’information numérique qui l’atteindra. Pourquoi d’accord? du coup d’état permanent qui comme une épée de Damoclès est au dessus de nos têtes ces dernières années aux motifs de succession de l’après Président actuel par des personnes véreuses du sérail donc certains fonctionnaires et hommes d’affaires sont les bras séculiers. Ma qualité me permet de confirmer que la stratégie d’être royaliste plus que le roi, est celle utilisée pour brouiller les cartes sur la piste d’étoudi par les gens de des multiples réseau qui s’entrechoquent à la guerre de succession en posant à travers leurs liens dans la fonction publique des actes antipopulaires de soulèvement social tel février 2008 pour salir au maximum l’image de celui qu’on veut succéder et le rendre impopulaire aux yeux du peuple afin de lui forcé la main par tous les subterfuges y compris avec même la complicité des réseaux des puissances extérieures pour qu’il ne brigue plus une autre mandature le moment venu et de récupérer le pouvoir avant que tous ne soient mis aux arrêts dans le cadre des détournements de la fortune publique brigander par des bandits à col blanc pour financer la campagne électorale. L’enjeu ici c’est que, le Président Paul BIYA qui est à la sorti de sa carrière des affaires publique, et qui tient encore toutes les cartes en main, négocie au prix fort pour les intérêts de son pays à la hausse tous les accords du business en partenariat gagnant-gagnant avec les puissances et pays qui se bousculent à la porte du Cameroun pour gagner les gros marchés d’infrastructure du Cameroun émergent horizon 2035 et l’exploitation de nos ressources naturelles. Ces puissances ce sont les Américains, les Chinois, les Brésiliens, les Iraniens, les Turques, les Allemands, les Israéliens,…

Suivant cet enjeu caché, pour négocier moins chère, c’est alors qu’entre en ligne de compte la discussion avec les potentiels successeurs éperviables du sérail dont-on promet de tout faire pour les remettre le pouvoir et en contre partie les livrés au prix de rien nos matières premières que je ne fais que dénoncé depuis quelques temps à travers l’analyse des initiés afin que le peuple se réveille et dise non à ce coup d’état donc parle Jean Baptiste Sipa qui se joue dans le noir sur le dos du peuple. Ces puissants éperviables ont déjà neutralisés la plus part des médias à leur solde pour diaboliser le Président Paul BIYA comme le souffre malheur de son pays et la pilule passe. Au-delà des affaires foncières évoquées qui sont réelles, je prends trois exemples concrets parmi tant d’autres pour illustrer ma démarche stratégique: 1- Pourquoi tous les actes et décrets du Chef de l’État sur la baisse des tarifs de douane et suppression de TVA en matières d’importations des produits de premières nécessités en faveur du panier des ménages connaissent plutôt la flambé des prix sur le marché? Allez-y voir pour comprendre la complicité et la connexion des hommes d’Affaires véreux qui gèrent en sous mains l’argent du peuple truandé par certains de ces fonctionnaires véreux, bandits de grand de chemin à col blanc faisant parti des réseaux de coup d’état contre le peuple. 2- A Yaoundé, la brouille du refus de défiler de certains partis politique le 20 ma et l’interdiction de la marche des paysans qui s’est soldé par les arrestation de 24 heures de nos valeureux cultivateurs, participe de la stratégie des dits fonctionnaires zélés au nom du réseau mafieux à travers les agents doubles, de monter les paysans contre le Président de la République et salir son image au sein de l’opinion nationale et internationale comme étant une personne qui est contre les libertés publics que nous avons en réalités et discutable pour certain selon le bord où on se trouve. 3- Je termine ces trois exemples par l’emprisonnement de Lambo Pierre Roger dit LAPIRO de Banga, homme très populaire pour sacqué l’image du Président BIYA toujours à l’internationale. Tout Ceci participe des grandes stratégies occultes de fragilisation.
Mais seulement, c’est fort oublié que la force du Président Paul BIYA réside dans son silence et ruse comme mode gestion de l’État et non l’agitation comme cela se voit avec l’opposition. Les Camerounais sont entrain de comprendre maintenant l’enjeu des matières premières en Afrique pour lesquelles la Libye est bombardé à cause du patriotisme de son leader. La France à travers son Président Nicolas Sarkozy rechigne à venir chez nous depuis sa prise de fonction, mais part à côté des pays voisins, tout simplement parce que Paul BIYA en patriote préserve les intérêts du Cameroun parce qu’entre les États il n’y a pas d’amis mais les intérêts, se tourne vers les partenaires gagnants-gagnants tels, les Américains, les Chinois, les Brésiliens, les Iraniens, les Turques, les Allemands, les Israéliens,… qui sont là et ils ont signés avec le Cameroun les gros contrats des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour les jeunes et qui pour certains sont déjà entré dans la phase de sa mise en œuvres. Pour la construction du Cameroun émergent horizon 2035, la France n’étant pas en plein dedans, par la voix de son Chef Sarko, qui cherche les voies et moyens pour le départ du Président Paul BIYA en lieu et place du peuple Camerounais, quelle abomination, au profit des acteurs de la nébuleuse du G11 où se cache tous les bandits à col blanc prêt à leur livrer notre pays à cette France-là avec la complicité d’une certaine opposition prêt à jouer contre le peuple Camerounais.
Voici où je rejoins mon grand frère Jean Baptise Sipa qui dit : (…) certaines situations cruelles ou inhumaines que subissent aujourd’hui de trop nombreux citoyens camerounais, suggèrent que le pays est paradoxalement tyrannisé par une sorte de joyeuse anarchie qui, dans son déploiement, ressemble à un coup d’ État permanent, organisé par une nébuleuse politico-affairiste où commis de l’ État , cadres du parti gouvernant et hommes d’affaires véreux s’entendraient pour faire échec aux discours et instructions de M. Biya. Un peu comme si leur objectif était, depuis 1985, de lui donner à la fois une image de chef incompétent, et un rôle d’otage-bouclier aux pouvoirs institutionnels domestiqués par des intérêts privés et mafieux. Fin de citation.
Voilà cher grand frère, où nos analyses donnent une circonstance atténuante au prince qui est en fait vous conviendrez avec moi, un patriote pour ce qui est des intérêts de son pays, un rusé et diplomate non affiché qui est otage par un entourage qui ne pense que sa place en jouant contre le peuple pour soulever celui-ci contre son Chef, les aidants ainsi à atteindre leur objectif. Je tiens à dire à l’opposition ceci, si les bandits en col blanc ne s’effacent pas de la scène, sauf à pactiser avec ces bandits, elle n’y arrivera pas. Dont cette opposition-là à plutôt intérêt à jouer le jeu du Président BIYA en le soutenant dans la lutte de la préservations des intérêts du Cameroun avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire tous ces bandits de la nébuleuse du G11, purifiant ainsi la sérénité du jeu politique après la sorti du Président BIYA des affaires publics.

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain

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Mouammar Kadhafi visé pour crimes contre l’humanité par la CPI

Posté par badjheca le 12 juin 2011

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badjheca mar 17 mai 2011 20h 37 CEST                          
Mouammar Kadhafi visé pour crimes contre l'humanité par la CPI safe_image.php?d=e1941ad084558c46371f5b9de9c4c7ac&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fl.yimg.com%2Fbt%2Fapi%2Fres%2F1.2%2F0nCluZj0xQZCm5.W_xzZZQ--%2FYXBwaWQ9eW5ld3M7Zmk9ZmlsbDtoPTkwO3E9ODU7dz05MA--%2Fhttp%3A%2F%2Fmedia.zenfs.com%2Fen_us%2FNews%2FReuters%2F2011-05-16T155854Z_01_APAE74F119E00_RTROPTP_2_OFRWR-LIBYE-20110516.JPG.cf

Commentaire de badjheca

Mon Figaro La Page de Calixte Youssouf BAMEN-A 22:14, le 20/05/2011 |

MEMBRE MON FIGARO Douala

Activités Calixte Youssouf BAMEN sur La guerre civile libyenne déborde en Tunisie 

187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

LIBYE-UNION AFRICAINE : est-ce la fin de la gouvernance sociale des peuples avec la chute du guide?

La vérité sur les régimes politiques qui dominent le monde actuel (les USA, la France, la Grande Bretagne et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie). Leur falsification de la vraie démocratie apparaît clairement: ce sont des puissances dictatoriales. La Libye de Kadhafi, l’Africain est plus démocratique et voici pourquoi : je cite le guide « la voie de la troisième théorie universelle. Le « Livre vert » présente la solution définitive au problème de « l’appareil de gouvernement », il indique aux peuples le moyen de passer de l’ère de la dictature à celle de la démocratie véritable.
Selon cette théorie, le régime démocratique est une construction cohérente qui repose sur les Congrès populaires de base, les Comités populaires et les Unions professionnelles, lesquels se retrouvent tous ensemble dans le Congrès Général du Peuple. Il n’existe absolument aucune autre conception d’une réelle société démocratique en dehors de celle-ci.
Finalement, après l’époque des républiques, l’ère des masses s’approche rapidement de nous, enflammant les sentiments et éblouissant les yeux. Mais, autant cette ère nouvelle est annonciatrice de liberté véritable et d’affranchissement des chaînes des « appareils de gouvernement », autant elle peut s’accompagner d’une ère d’anarchie et de démagogie. A moins encore que la démocratie nouvelle ne rechute, et que revienne alors le pouvoir d’un individu, d’une classe, d’une secte, d’une tribu ou d’un parti. Tel est la démocratie véritable d’un point de vue théorique, mais dans la pratique, ce sont toujours les plus forts qui gouvernent.
Cette nouvelle théorie est fondée sur le pouvoir du peuple, sans substitut ni représentation. Elle réalise une démocratie directe d’une manière organisée et efficace. Elle diffère de la vieille tentative de démocratie directe qui n’a pas trouvé de réalisation pratique et qui a manqué de sérieux en raison de l’absence d’organisation populaire de base ». (…)
représente qu’une faction du peuple, alors que la souveraineté populaire est indivisible. »

LES CONSÉQUENCES DE LA DÉCHÉANCE DU GUIDE LIBYEN POUR L’AFRIQUE ENTIÈRE :
Entre autre de ce qui est de la guerre du contrôle des matières premières en Afrique au non d’exportation de la démocratie version occidentale en ce qui concerne la Libye, l’autre objectif des puissances dictatoriales, est d’isoler les pays d’Afrique subsaharienne de l’expansion de la troisième voie universelle de la gouvernance sociale des peuples inscrit dans le marbre du « Livre vert » du guide libyen afin de stopper net sa contagion sur le continent Africain et au-delà, de la vision du model Kadhafiste, de loin supérieur à celui de l’Occident qui a échoué en plusieurs plans dans la recherche du bonheur des populations.

A titre d’illustration, j’en veux pour preuve de comparaison des systèmes existants : pour ce qui est de la troisième voie universelle, la gratuité de la prise en charge de la santé et de l’éducation pour toute personne résidant sur le sol libyen est consacrée suivant la souveraineté populaire et payante dans les sociétés capitalistes d’Afrique et ailleurs chez les donneurs de leçons et tous ceux qui font la guerre pour exporter la démocratie dans nos pays. Quel paradoxe. Pour ne citer que ces deux exemples et pourtant la Libye n’est pas un pays communiste qui est un autre model de société.

Le président Barack Obama ne venait-t-il pas d’introduire une loi au sénat Américain sur sa mandature pour le système de couverture de la prise en charge maladie au profit des citoyens de son pays qui est une pâle copie de la troisième voie universelle du guide qui prend plutôt en charge toute personne vivant sur le sol Libyen? De ces deux visions de gouvernance, qui doit donner de leçons à qui entre le model capitaliste et la troisième voie universelle ? Vivement que l’Afrique s’approprie de la vision de la troisième voie universelle.

Youssouf BAMEN Calixte,

consultant politique de terrain/stratège.

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Le Président Français S.E Nicolas Sarkozy se serait-il résolu enfin à venir au Cameroun d’ici peu pourquoi faire ?

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Le Président Français S.E Nicolas Sarkozy se serait-il résolu enfin à venir au Cameroun d’ici peu pourquoi faire ?

187125_100001187250479_1486129_q dans Publication de Bamen Youssouf, dimanche 24 avril 2011, 00:12

La recherche des financements pour la campagne de la deuxième mandature serait-elle l’objet de la visite d’Etat au Cameroun du Président Français S.E Nicolas Sarkozy d’ici peu après plusieurs rechignes de sa part à cause de la revendication de la perte de signature de la plupart des gros contrats pour la construction du Cameroun horizon 2035 ?

Le Président de la République du Cameroun S.E Paul BIYA qui connait très bien les aspirations de son peuple, qui n’est autre que l’industrialisation de son pays qui ne passera que par la signature des contrats bétons gagnants-gagnants avec n’importe quel partenaire pour en tirer le bénéfice du développement de son pays n’avait-il pas fait comprendre à qui voulait l’entendre que le Cameroun n’était pas la chasse gardée d’aucune puissance ? Sachant qu’entre Etats il n’existe pas d’amis mais seulement les intérêts : quel est alors l’intérêt de la visite d’Etat au Cameroun du Président Français d’ici peu? That is the question.

Après la réussite de la France en côte d’ivoire, Monsieur Alain Juppé Ministre Français des affaires étrangères n’a-t-il pas brandis aux peuples Africains le biscuit sucré de la démocratie constipée de longévité au pouvoir de nos anciens Chef d’Etats encore en fonction comme anti-démocratique dont-il sollicite le départ de ceux-ci du pouvoir ? N’est-ce pas la stratégie de pression du président Français S.E Nicolas Sarkozy, pour obtenir de ceux-ci le financement de sa campagne électorale pour sa deuxième mandature ?

Le Président S.E Paul BIYA, homme sage et homme de paix, diplomate non affiché, consentira t-il à financer sans contre partie la campagne de son hôte attendu où continuera-t-il à préserver d’abord les intérêts de son pays ? Le Cameroun à besoin du transfert de technologie pour son développement industriel sur tous les plans et la puissance tutélaire et ses alliés ont besoin des matières premières pour assurer leurs économies.

A l’occasion de cette visite d’Etat, que la France se repente devant le peuple Camerounais par la voix du président français S.E Nicolas Sarkozy, des crimes de sang au Cameroun et d’avoir spolié pendant plus de 50 ans le Cameroun comme puissance tutélaire sans contre partie du développement industriel véritable du pays par le transfert de technologie.

La France, à tout vouloir toujours prendre les matières premières chez nous en Afrique au prix de rien comme l’uranium au Niger, à connu le renversement du Président S.E Ahmadou Tandja par la jeune génération des patriote Nigériens qui ont remis sur la table de négociation le contrat d’exploitation de leurs ressources naturelles par AREVA une entreprise française.

Il est mal vu par tous les Camerounais que la construction de l’ouvrage du deuxième pont sur le Wouri par la France soit plus de dix fois supérieure à l’offre de la Chine qui était appelée à construire le même ouvrage que la France a repris à son compte mais à quel prix ? La différence est énorme.

Est-ce le rôle d’un ami de chercher à profiter pour lui tout seul contre la spoliation de l’autre ? Au Togo, pour un ouvrage plus grand que le nôtre, la Chine l’a réalisé dix fois moins chères en qualité/prix que ce qui sera construit au Cameroun par la puissance tutélaire.

Il est temps pour cette puissance tutélaire de s’arrimer à la nouvelle donne. A savoir que les Etats Africain en général et de son pré-carré en particulier, ont besoins de l’industrialisation de leur pays par le transfert de technologie pour résoudre les problèmes de son développement en retour de l’exploitation de leurs richesses. Car, penser que cela continuera ainsi sans la réaction énergique de la jeune génération de ces pays qui ont tout compris après la guerre du golf, comment fonctionne les affaires du monde qui, sont beaucoup plus regardant maintenant sur la nature des relations qu’entretiennent leur Etat. D’où la satisfaction de la nature des relations avec l’empire du milieu qu’est la Chine ou le Japon, les USA… dans un partenariat Win-Win avec le Cameroun visible par la population.

J’ai commis un article LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS sur la déstabilisation du Cameroun, Vigilance : Le complot de matières premières éventrées envoyé à la plupart des rédactions pour publication et mise sur la toile à facebook et twitter afin que nul n’en n’ignore si le pire arrivait au Cameroun. Après le pire en côte d’ivoire, le Président de la Cour Constitutionnel Monsieur Yao’dré sous le Président S.E Laurent Gbagbo à dit il y a quelques jours que tous les ivoiriens étaient coupables pour ce qui est arrivé à leur pays y compris la presse qui est le quatrième pouvoir.

Ne soyons pas coupable au Cameroun et je cite : « …Refusons de tomber dans le piège des pays voisins. Maintenant que le complot de la déstabilisation du Cameroun est éventré et qui passera par l’opposition sur le fallacieux prétexte d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir du président S.E Paul BIYA, il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de manger le biscuit sucré empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais. Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun émergeant horizon 2035. A bon entendeur…salut. »

En signe de prévention du piège qui à détruit la côte d’ivoire, le débat est clos au Cameroun en ce moment. Elecam ne proclamera pas les tendances des résultats. Seul la Cours constitutionnel proclamera le vainqueur des élections. La majorité des activistes pur et dur de la scène politique Camerounaise dont les chefs de file sont Messieurs Anicet Ekane et le combattant Mboua Massock… et ainsi que les personnalités de la société civile que sont le Professeur Mathias Eric Owona Nguini et compagnies, ont soutenus mordicus pour ce qui est de la côte d’ivoire, le verdict de la Cours constitutionnel et non de la CEI-commission électorale indépendante. Changerons-t-ils d’avis subitement dans leur propre pays ?

Wait and see. Comme quoi, ce qui n’a pas été bon chez le voisin ne saura être meilleur au Cameroun. Entre l’incendie qui consume toute une maison et le voleur qui dépouille le mobilier existant en laissant votre maison que choisirez-vous ? La question est posée au peuple Camerounais devant son destin avant de passer à l’action. La manipulation de la démocratie constipée de longévité au pouvoir passera-t-elle au Cameroun ? Seul le peuple Camerounais en âme et conscience jugera de l’opportunité de la longévité d’un homme à une fonction comme une tare ou la sagesse chez les peuples Bantou.

En Afrique aujourd’hui, en matière de pouvoir, entre sagesse et maturité d’un homme à l’exercice d’une fonction d’Etat et un novice, vierge et sans expérience de l’exercice du pouvoir n’est-t-il pas plus vulnérable aux yeux de la puissance tutélaire et de ses alliés pour bien pomper les richesses du pays parce que facilement manipulable contrairement à ceux qui cumulent des années d’expériences d’exercice du pouvoir dont-on brandi la longévité comme anti-démocratique?

Oui penser dès maintenant à l’après BIYA n’est pas une mauvaise chose en soit pour la classe politique Camerounaise. Mais seulement, pour ce faire, pour l’intérêt supérieur de la nation, un gouvernement qui intégrera les membres de la société civile et les hommes politiques sans expériences de l’exercice du pouvoir serait impérieux ; comme laboratoire de fabrique de ces personnes qui, prétendent gouverner le Cameroun de demain afin que le peuple commence à juger le maçon à l’œuvre et faire le bon choix lors des élections nationales futures après BIYA à tous les niveaux. Nous savons tous que la pratique est difficile.

Comme proposition citoyenne, que le Président S.E Paul BIYA inscrit les noms des futurs aspirants à l’école professionnelle de la construction du Cameroun dans tous les domaines de la gestion du pays. Faites vos classes maintenant Excellence Mesdames et Messieurs les futurs Présidents du Cameroun de demain dans un gouvernement du renouveau et le peuple vous plébiscitera pour ce que vous avez semé. On ne joue pas avec le destin d’un peuple. L’expérience professionnelle politique compte dans ces choses-là.

Avec la déférence la plus entière, soyez la bienvenue en fin de votre mandature Excellence Monsieur le Président Nicolas Sarkozy au Cameroun, le berceau de nos ancêtres qui, ont payé au prix fort de leur sang l’indépendance politique de ce pays. Le Cameroun est une terre d’accueil et l’hospitalité légendaire est reconnue de tous.

Encore une fois, meilleur séjour à vous Monsieur le Président en terre Camerounaise quand vous viendrez.

Vive l’amitié Franco-Camerounaise.

Debout la jeunesse Camerounaise,tous unis derrière le candidat de la paix S.E Paul BIYA.

Fais quoi fais quoi la jeunesse vaincra !!!

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège.

 

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    • Blaise Foka Hum… vous avez dit stratège. En voilà un qui n’a pas froid aux yeux et qui est déjà en camapagne

      24 avril, 13:16 ·

    • 161351_100001976686039_2433642_q

      Blaise Foka Courage mon frere, mais attention aux chauves-souris de notre grand parti

      24 avril, 13:17 · 

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Bienvenue sur badjheca-info

Posté par badjheca le 12 juin 2011

Bienvenue sur badjheca-info 187125_100001187250479_1486129_qBienvenue sur badjheca-info, du site web : http://badjheca.unblog.fr

Votre contribution par vos critiques et vos suggestions seront la bienvenues. Nul n’est besoin de rappeler que c’est de la contradiction qu’on s’enrichit de l’autre. La critique est facile, l’art est difficile. Facile parce que c’est du domaine du visible ou exotérique et difficile parce que c’est du domaine de l’esprit à savoir invisible ou ésotérique. Mais seulement, il est bon de connaître que, selon la culture Bantou Africaine et non Occidental, c’est la toiture de chaque case qui ne livre pas aux yeux du voisin tout le contenu du bonheur comme le malheur que subit son occupant.

Suivant la tradition ésotérique la plus reculée de l’initiation brahmanique aux mystères de l’Égypte ancienne, la science et la religion se réconcilient à jamais, parlant Des Grand Initiés. Résumé par Édouard Schuré dans son livre, au livre IV de PYTHAGORE (dans les mystère de Delphes) on peu lire ceci: 1-Connais-toi toi-même- et tu connaîtra l’Univers et les Dieux. 2-Le sommeil, le Rêve et l’Extase sont les trois portes sur l’Au-Delà, d’où nous viennent la science de l’âme et l’art de la divination.
3-L’Évolution est la loi de la Vie. Le Nombre est la loi de l’Univers. L’unité est la loi de Dieu.

L’évolution matérielle et l’évolution spirituelle du monde sont deux  mouvements inverse, mais parallèles et concordants sur toute l’échelle de l’être. L’un ne s’explique que par l’autre, et, vus ensemble, ils expliquent le monde. L’évolution matérielle représente la manifestation de Dieu dans la matière par l’âme du monde qui travaille. L’évolution spirituelle représente la l’élaboration de la conscience dans les monades individuelles et leurs tentatives de rejoindre, à travers le cycle de vies, l’esprit divin dont elle émanent.(…)

Youssouf Bamen Calixte,

consultant politique de terrain/stratège.

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Paul Biya-Nicolas Sarkozy: Comptes et mécomptes d’une relation ambiguë

Posté par badjheca le 12 juin 2011

| CameroonOnline.org : www.cameroononline.org

Paul Biya-Nicolas Sarkozy: Comptes et mécomptes d’une relation ambiguë  safe_image.php?d=9da30c25f040b65f9437cd2e514b1a99&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fwww.cameroononline.org%2Fwp-content%2Fuploads%2F2011%2F06%2FBiya-SarkozyPaul Biya lâché par la France?

187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Paul BIYA, en patriote refuse de vendre moins cher le Cameroun 

Le Président Français S.E. Nicolas Sarkozy, dans ces compliments au peuple Camerounais à l’occasion de la fête nationale du 20 mai 2011 indiquait que «… Je saisis cette occasion pour vous redire tout mon attachement aux liens profonds d’amitié qui unissent nos deux pays et nos deux peuples. Ces liens sont ancrés dans un long passé commun. Ils sont également tournés vers l’avenir, dans une relation équilibrée et de partenariat» (…) «la France met en œuvre au Cameroun, comme vous le savez, son programme bilatéral d’aide publique au développement le plus important dans le monde. Elle est heureuse de contribuer, à travers la réalisation des grandes infrastructures et un appui au renforcement de la gouvernance, à l’amélioration des conditions de vie des populations camerounaises. Avec notamment la signature, avant le 14 juillet prochain du CD2 de seconde génération, dont le montant total s’élève à 327 millions d’euros [213 milliards F.cfa]. C’est le plus important dans le monde. Ce nouveau contrat mettra également un accent sur l’éducation et sur la formation professionnelle. Le deuxième C2D se situe dans le prolongement du premier qui a couvert la période allant de 2006 à 2010, financé à hauteur de 352,7 milliards de francs CFA et dont les réalisations les plus visibles sont l’échangeur du lieu dit Carrefour préfecture à Yaoundé et le giratoire Joss à Douala.» Fin de citation.

Merci et félicitation à la France de Sarkozy pour sa coopération bilatérale avec mon pays dont-elle investi son plus grand financement au monde. Mais seulement, le seul reproche fait par le jeune que je suis et de beaucoup d’autres Camerounais et Africains, c’est de récupérer lesdits financements de la main gauche, par le retour de tout ce financement à travers les entreprises Françaises ou d’écrans dirigées par un de leur pions au Cameroun et ailleurs qui raflent la totalité des marchés de construction des infrastructures sans véritable transfert de technologie dans nos pays. La construction du deuxième pont sur le Wouri sur financement de la France est révélatrice à cet effet. A savoir comme c’est elle qui finance l’ouvrage, alors c’est la France qui construit ledit ouvrage à plus de 100 milliards de F.cfa contre l’offre Chinoise pour le même ouvrage à moins de 15 milliards de nos francs qui n’a pas pu le faire parce que cette France-là conteste de mettre son argent au Cameroun pour qu’un autre pays fut-il la Chine qui à fait la meilleure offre le fasse. Les exemples de ces types sont nombreux au Cameroun et dans tout ce qui est appelé pré-carré Français. Être ambassadeur de l’Afrique comme le chante le plus souvent les dirigeants Français, c’est tout simplement pour l’appropriation de nos richesses et matières premières. La preuve, en 50 ans, aucun pays de ce qu’on appelle le pré-carré Français ne fait parti des pays émergent pendant que la France s’est consolidé une place de puissance mondiale avec nos matières premières. Si Monsieur Nicolas Sarkozy boude le Cameroun parce que son homologue Camerounais lui a tourné le dos au profit d’autres partenaires bilatéraux, le Président Paul BIYA, en patriote et diplomate non affiché, par la ruse, en bon Bantou à réussi à contourner cette France-là en faisant entrer dans son pays d’autres puissances pour le vrai business gagnant-gagnant avec son pays tel: les USA, la Chine, le Japon, les Brésiliens, les Allemands, les Israéliens, les Iraniens, les Turques…, pour le transfert de technologie et la construction du Cameroun émergent horizon 2035. Entre les États, il n’y a pas d’amis mais les intérêts. Mon président là si bien compris. Monsieur le Président S.E. Paul BIYA, votre patriotisme pour le berceau de nos ancêtre, commande que nous la jeunesse Camerounaise soyons uni derrière vous et débout comme un seul homme afin que vous nous laisser un héritage à la dimension de la lutte de combat de libération du Cameroun donc nos parents ont payés le prix fort. J’en ai terminé. Fait quoi, fait la jeunesse vaincra.

Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

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LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS: COMPLOT DE DÉSTABILISATION

Posté par badjheca le 13 juin 2011

 LETTRE OUVERTE AU PEUPLE CAMEROUNAIS: COMPLOT DE DÉSTABILISATION 187125_100001187250479_1486129_qPublié par Youssouf Bamen Calixte 13 juin 2011 à 04 :15

MESSAGE DE BOUCHE À OREILLE, ADRESSÉ AUX  PEUPLE CAMEROUNAIS EN  GÉNÉRAL ET  EN PARTICULIER AUX  POPULATIONS DES RÉGIONS DE L’OUEST, DE LA SANAGA MARITIME ET DU NYONG-ÉKÉLLÉ AYANT SOUFFERT DU MAQUIS:

Vigilance: Le complot des matières premières éventrées.

Peuple du Cameroun, peuple de l’Ouest, peuple Bassa, peuple nationaliste, peuple du travail, peuple qui soutient l’économie de ce pays, la paix est le premier capital d’une nation. Tous ensembles bâtissons-là.

Qui mieux que vous avez souffert de la guerre de l’indépendance du Cameroun par des troubles du maquis qui a fait des ravages en pays bamiléké comme en pays bassa avec des centaines de milliers de morts et les destructions de vos biens.

Vous avez fait le deuil et les funérailles de tous les morts et disparus. 50 ans après, vous êtes debout et le Cameroun est fier de vous. Vous avez reconstruit vos différents  villages dévastés par les troubles. Ceci n’a été possible que grâce à la paix et à la stabilité politique du Cameroun après les troubles.

Hier comme aujourd’hui, ce sont les richesses de notre sous-sol qui attirent les convoitises des puissances chez nous en Afrique. Ces puissances n’ont pas d’amis sauf nos richesses les intéresses au prix de rien ou de la déstabilisation de nos États.

Cette exploitation de nos matières premières par les puissances devient de plus en plus difficile avec nos Chefs d’États actuel au pouvoir en Afrique que les puissances extérieures n’arrivent plus à manipuler facilement. Ils veulent le pétrole du golfe de guinée dont-il fixe eux-mêmes le  prix sur le marché international. Il en est  ainsi du cacao-café, du coton, du  bois, du diamant, de l’or, de l’uranium, du fer, du cobalt, du manganèse du mercure et de beaucoup d’autres richesses de notre sous-sol africain.

Ceux des chefs d’États Africains qui ont maîtrisés avec le temps mis au pouvoir la géostratégie politique du monde selon laquelle entre les États il n’y pas d’amis, il n’y a que des intérêts, refusent de continuer à jouer le jeu du maître à esclave qui bradaient hier les richesses de leur peuple du fait de leurs jeunesses politiques en fonction et encadrer en cela par des conseillers blancs qui n’étaient en fait que des conseillers toxiques à l’exemple du Zaïre sous le Président Mobutu Séssé Seko adulé des conseillers Américains, Français et Belge. Cette maîtrise politico-géostratégique de nos chefs d’États, gênants pour l’occident et des USA n’est pas du goût des plus forts pour une raison simple à comprendre : la guerre invisible de la conquête des matières premières et non autres choses.  A cause de leurs patriotismes, ils sont menacés de renversement au pouvoir par tous les moyens. Dans cette conquête, les leaders traitres de l’opposition, agents doubles, sont misent  à contribution dans cette sale besogne de jeu de la course au pouvoir pour jouer en faveurs des intérêts étranger et non de leur pays pour la plus part des cas de ceux et celles qui arrivent au gouvernail. Aujourd’hui, les puissances dites « dictatoriales et  barbares » dans leurs agissements à travers l’OTAN que je baptise Organisation de la Terreur Atlantique Nord, se cachent derrière le vernis des élections dont-ils exigent le départ de nos Chefs d’États sous le fallacieux prétexte de la mauvaise gouvernance, de leur longévité au pouvoir. Et pourtant en cette matière de longévité à une fonction politique, c’est plutôt l’Occident et les USA à travers leurs hommes et femmes politiques qui battent le record de longévité dans les fonctions politique (69 ans à une fonction  politique en Angleterre, 65 ans à une fonction  politique en Italie, 64 à une fonction  politique en France et 63 ans une fonction  politique aux USA…) et non l’Afrique. Quand un chef d’État en exercice résiste par le biais des élections et le traitre suppôt de l’étranger échoue, le maître lui demande de contester les résultats, alors entre en ligne de compte le spectre insurrectionnel de la rébellion armée appelé insurgé, encouragé en cela par ledit maître soutenu par ses alliés qui y trouvent un intérêt. Quand la guerre éclate les puissances prennent le camp des insurgés et bombarde les positions des forces loyalistes sur le terrain pour faire plier le pouvoir en place.

Le leader véreux traitre africain est celui là même qui n’est pas très différent d’un « feyman», qui cherche le pouvoir par tous les moyens pour son intérêt propre soutenu en cela par sa galaxie à qui il fait miroiter ciel et terre, en soutient de ses amis extérieurs avec qui il passe des accords préalables contre natures et contre les intérêts du peuple. Tout leader politique africain qui paraphe un accord avec une puissance extérieur en dessous de sa valeur vénale pour l’exploitation des richesses de sont pays, qu’il sache queson obligation de respecter ledit contrat est irrévocable au risque de voir le bout canon se retourner contre soi-même. Le feu président S.E. Joseph Kabila en a payé le prix des puissances qui l’ont aidés pour renverser le président feu Mobutu Séssé Seko. Le jeune président Gabonais  S.E. Ali Bongo en sait quelque  pour avoir sollicité le secours de la France qui l’a soutenu contre un adversaire qui à refuser de jouer le jeu du traitre pour le moment.

Aujourd’hui, la France qui perd de plus en plus son influence sur le continent Africain en général et en particulier dans son pré carré au détriment des USA et de l’empire du milieu, la Chine qui convoite les ressources naturelles de nos États en signant des contrats bétons gagnants-gagnants n’est pas du goût de la France dont j’ai attiré en son temps en juin 1995 et février 2003 l’attention de l’ancien Président Jacques CHIRAC d’aider le développement économique et industriel du continent par le biais du transfert de technologie à travers un plan Marshall pour la reconstruction de l’Afrique victime de l’esclavage et de la colonisation.

A cause de l’exploitation des ressources naturelles du continent Africain par la France depuis plus d’un demi-siècle sans contre partie véritable de transfert de technologie dans les États Africains, et de récupérer de la main gauche tous les financements de prêts par leurs entreprises qui ont toujours raflés la plus part de tous les marchés de grands chantiers de construction des grands ouvrages infrastructurels sur le continent avec l’argent prêté de la main droite.  Sachant que les Chefs d’États Africains en fonction lorgnent maintenant ailleurs, la France par le biais des associations humanitaires de droit français et soutenu en cela par des intellectuels traitres Africains, hommes politiciens véreux de la diaspora, lance le procès des biens mal acquis contre leurs dirigeants qui trainent des casseroles afin de leur faire plier. La France et les alliés brandissent alors à nos populations le biscuit sucré de la démocratie et de longévité au pouvoir de nos dirigeants comme antidémocratique dont-ils sollicitent leur départ du pouvoir avec le remplacement de ceux-ci par leur suppôts qui n’est autre que nos hommes politiques véreux choisi par eux et qui accepte la contre rétro commission personnel de leur céder nos richesses à vil prix en signant des contrats en leur seul faveur au détriment des intérêts de nos États.

Le complot des grandes puissances pour la ré-colonisation de nos matières premières est né à partir du Zimbabwe avec ce qui s’est passé pour la nationalisation des terres des blancs au profit des noirs  par le président S.E. Robert Mugabe qui a été soutenu en cela par l’Union Africaine contre le gré de son adversaire, le candidat des grandes puissances. Après c’était le tour du Kenya où le candidat des grandes puissances a essuyé un échec.

Après les échecs connus au Zimbabwe et au Kenya par les puissances tutélaires et ses alliés, la technique médiatique des grandes puissances a évoluée. Ils servent maintenant au peuple  Africain le biscuit sucré de la démocratie et de longévité au pouvoir de nos Chef d’États comme antidémocratique :

Voilà la Cote d’ivoire ;

Voilà la Tunisie ;

Voilà l’Égypte ;

Voilà la Libye ;

Et demain à qui le tour ?

Le complot sur le Cameroun serait déjà planifié. Cela se passera par la contestation du  faible taux d’inscription des Camerounais sur la liste électorale et du faible taux de participation des électeurs aux élections présidentielles qui seront exploités par certains opposants véreux qui ont déjà prix langue avec la  France qu’ils combattaient hier. Ce n’est pas pour rien que la campagne nationale d’inscription sur la liste électorale est lancée avec la gratuité du coût d’établissement des cartes nationales d’identité et la signature gratuit de toutes les pièces y afférentes dans les mairies et dans les Tribunaux.

Les ennemis de la nation disent qu’il n’y aura pas d’élection au Cameroun et appelle les Camerounais et Camerounaise à ne pas s’inscrire sur les listes électorales parce que le complot des puissances les arrange. Pour arriver au pouvoir, la stratégie sera l’appel insurrectionnel populaire le moment venu quand ils auront échoués aux élections qu’ils auront participé malgré eux sur la pression de la puissance tutélaire et de ses alliés. De ma modeste position de stratège de terrain politique,  je présage des manifestations régulières de grèves  qui surgiront de toute part  sous l’instigation des agents doubles tapis dans le sérail aux comportements insoupçonnables par la technique du jeu selon laquelle on doit  être royaliste plus que le roi, celle qu’utilise les acteurs politiques pour brouiller les cartes sur la piste qui mène à étoudi, empruntée par des multiples réseau qui s’entrechoquent à la guerre de succession en posant à travers leurs liens dans la fonction publique et dans le milieu du monde des  affaires camerounais, des actes fortuits de sabotage de tous les mesures salutaires du Président Paul BIYA  en faveur de la population tels les actes et décrets du Chef de l’État sur la baisse des tarifs de douane et suppression de TVA en matières d’importations des produits de premières nécessités en faveur du panier des ménages qui n’a connu  plutôt que la flambé des prix sur le marché.  Allez-y voir pour comprendre la complicité et la connexion des hommes d’Affaires véreux qui gèrent en sous mains l’argent du peuple truandé par certains de ces fonctionnaires véreux, bandits de grand de chemin à col blanc faisant parti des réseaux de coup d’état permanent qui se joue dans le noir sur le dos du peuple dont parle Jean Baptiste Sipa le directeur de publication du quotidien Le Messager parlant de la guerre de la terre relevant des questions foncières je cite : (…) « certaines situations cruelles ou inhumaines que subissent aujourd’hui de trop nombreux citoyens camerounais, suggèrent que le pays est paradoxalement tyrannisé par une sorte de joyeuse anarchie qui, dans son déploiement, ressemble à un coup d’ État permanent, organisé par une nébuleuse politico-affairiste où commis de l’ État , cadres du parti gouvernant et hommes d’affaires véreux s’entendraient pour faire échec aux discours et instructions de M. Biya. Un peu comme si leur objectif était, depuis 1985, de lui donner à la fois une image de chef incompétent, et un rôle d’otage-bouclier aux pouvoirs institutionnels domestiqués par des intérêts privés et mafieux ». Fin de citation.

C’est ici qu’intervient l’analyse des techniques de troubles sociaux minutieusement préparés et muri dans les grands laboratoire de géostratégie  politique pour ce qui est de la  pénétration des masses populaires en vu des soulèvement sociaux :

1-A Yaoundé, la brouille du refus de défiler de certains partis politique le 20 mai.

2-L’interdiction de la marche des paysans qui s’est soldé par les arrestations de 24 heures de nos valeureux cultivateurs, participe de la stratégie des dits fonctionnaires zélés au nom du réseau mafieux à travers les agents doubles, de monter les paysans contre le Président de la République et salir son image au sein de l’opinion nationale en plan A, et internationale comme étant une personne qui est contre les libertés publics en plan B ;

3-L’emprisonnement de Paul  Éric Kingué et de Lambo Pierre Roger dit LAPIRO de Banga, homme très populaire à été fait pour soulever ses nombreux fans à travers le pays en plan A et de  sacqué l’image du Président BIYA à l’internationale en plan B. Tout Ceci participe des grandes stratégies occultes de fragilisation d’un adversaire ;

4-Les multiples grèves exploitables  par les agents doubles ;

5- La grève nationale du milieu des motos taxi dit « benskineur » que le pouvoir en haut lieu à toujours su contenir parce que bien infiltré par les renseignements généraux. Etc…

Je rends public le complot de  déstabilisation de la métropole  et de ses alliés pour préparer la jeunesse camerounaise à se mettre débout unis derrière la nation pour la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun sans quoi aucun un développement viable n’est possible.

Faire échec à tout mot d’ordre de soulèvement populaire est un devoir de salut national qui empêchera l’appétit des puissances à venir ré-coloniser nos ressources naturelles comme chez nos frères qui se sont réveillé tard et qui n’était pas préparer à temps ou pas du tout. Ne nous plaignons pas demain si nous croisons les bras pour laisser le malheur s’abattre sur notre pays.

La stratégie de la  puissance tutélaire et de ses alliés sera de passer par les troubles post électoraux au Cameroun pour imposer le candidat de leur choix et remettre sur la table tous les contrats bétons signés par le président S.E. Paul BIYA au profit du peuple Camerounais avec les nouveaux concurrents de la France. Ladite France fera la  pression de renversement du pouvoir de Yaoundé avec option de renégociation à la baisse de tous les contrats gagnant-gagnants signés par le président S.E. Paul BIYA avec ses concurrents avant la prise de pouvoir par leur candidat qui aurait au préalable accepter tous les conditions défavorables d’exploitations de nos matières premières avant d’accéder au pouvoir.  Malheureusement au pouvoir ce compatriote opposant n’aurait plus de marge de manœuvre pour construire le Cameroun émergeant horizon 2035 que le président S.E. Paul BIYA a tracé.

De cette analyse, la seule responsabilité qu’une opposition patriotique, républicaine puisse rendre au Cameroun aujourd’hui au nom de la postérité, c’est de s’unir derrière la personne de Paul BIYA, de part son expérience professionnelle acquise par sa  longévité au pouvoir qui l’a permis en patriote, par la ruse et en diplomate non affiché d’engagé le processus d’indépendance économique du Cameroun vis-à-vis de la France en tournant résolument le dos à cette métropole tutélaire au détriment d’autres partenaires du vrai business gagnant-gagnant avec les partenaires tels les USA, la Chine, les Israéliens, les Iraniens, les Turques, le Japon, les Allemands, les Brésiliens,…, pour la construction d’un Cameroun émergent horizon 2035 et le transfert de technologie  contre l’exploitation mesurée de nos ressources naturelles et non anarchiques.  Non content de cette prise de liberté du Président Camerounais  pour les intérêts de son peuple dont-il sait pertinemment qu’en diplomatie politique géostratégique, entre les États, il n’y a pas d’ami mais que des intérêts, sa tête est mise à prix aux enchères par le Président Nicolas Sarkozy  en échange d’un Camerounais traitres qui voudrait bien la prendre pour servir leur intérêt.

La preuve, tout est fait au Cameroun en ce moment par cette France-là pour mettre les bâtons dans les roues du Cameroun afin que le décollage des projets signés par lesdits partenaires suscités échoue -(l’usine de montage des véhicules par l’Iran, l’usine de cimenterie par la Turquie pour contrer la flambé des prix du groupe Français Lafarge cimencam, la construction du port en eau profonde de Limbé et Kribi par la Chine…)- et qu’il le récupère par après à travers leur pion qu’elle aura soutenu. Le contrat de la construction l’ouvrage du deuxième pont sur le Wouri arraché aux mains de la Chine  pour moins de 15 milliards au profit de la France pour plus de 100 milliards parce que le prêt est le leur est déjà l’un des signes précurseurs de cette lutte en sourdine au Cameroun. Tout ceci pour dire qu’il faut être patriote c’est-à- dire aimer son pays comme l’a fait le Président Paul BIYA pour tourner le dos à la métropole tutélaire. Qui l’eut cru?

Tous les grands projets infrastructurels et structurants du Cameroun émergent 2035, raflé par les partenaires susvisés qui n’est pas du goût de la France montrent à souhait que le processus  d’indépendance  économique du Cameroun est amorcé et nul ne peut le denier au Président Paul BIYA qui a défendu avec brio le territoire BAKASSI dans la paix, le dialogue et par la justice l’intégrité territorial de son pays et non par la violence comme sous d’autres cieux avec la bénédiction des puissances qui y trouvent  l’occasion idoines de livrer les armes de la mort aux parties pour faire la guerre et s’entretuer inutilement. Sauf mauvaise foi et myopie, à chacun son mérite,  à césar ce qui lui appartient et à Dieu ce qui appartient au ciel.

N’est-ce pas suffisant pour ces détails aux yeux de tous les naïfs et des non initiés de faire le constat de ce que, un Chef d’État Français pendant sa mandature, notamment le Président Nicolas Sarkozy  est allé partout en Afrique en général et près de nous à Libreville au Gabon et N’Djamena au Tchad en particulier mais a évité le Cameroun,  pilier de l’Afrique centrale en signe de contestation de sa perte d’influence pour n’être pas en plein dans tous les gros contrats bétons gagnants-gagnants de la construction du Cameroun émergent horizon 2035 et en veut maintenant au Président Paul BIYA, l’auteur de toute cette perte de manque à gagner pour les entreprises Françaises ? Jurant d’avoir la peau de Paul BIYA, Sarko cherche au Cameroun une personne en difficulté dans le système et docile pour le remplacer comme si c’est elle la France qui votera à l’endroit de tous les Camerounais. Les Mila Assouté et compagnies peuvent se prêter volontiers à ce jeu de vente aux chères de leur pays à paris et ailleurs à Washington. Malheureusement le peuple camerounais n’est pas dupe. Mais mature pour connaître ou seront ses intérêts le jour du grand jour de son destin.

Tous les potentiels candidats de la France, traitres en difficultés avec le système, font partie pour la plus part de la pieuvre nébuleuse du G11 qui n’abrite que les grands malfrats en col blanc qui sont entrain d’être traqués avec la plus ferme énergie pour avoir porté atteinte à l’argent du peuple camerounais.

Pour barrer la route à cette pieuvre invisible de la nébuleuse du G11 où sont caché les ennemis de la nation d’où en sortira le traitre à la solde de la France et de ses alliés contre les intérêts du  Cameroun en bradant nos ressources naturelles en échange de stopper l’opération épervier et d’extirpés ceux d’entre eux déjà tombé dans les filets de la pêche à la ligne des truands, bandits de grands chemin à col blanc, l’opposition patriotique et le peuple avec, ont plutôt intérêt à jouer le jeu du Président BIYA en le soutenant dans la lutte sans merci de la préservations des intérêts du Cameroun contre la France avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire la pieuvre de la nébuleuse du G11 (qui perturbe la marche du pays en sous main avec la complicité des hommes d’affaires véreux qui gèrent l’argent de ces personnes piqué dans les caisses de l’État) ; purifiant de ce fait la sérénité du jeu politique après la sorti honorable du Président BIYA des affaires publics et ainsi la compétition politique se jouera avec plénitude, dans la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun si chère aux bâtisseurs.

Le patriotisme en politique d’un leader se concrétise par les actes et la vision qu’on se donne  et non dans l’agitation des discours oisives sans plus-valus politique  et des jacasseries stériles qui vous rabaisse plutôt en sifflant des mots du genre : Paul BIYA Most go, Ibeck BIYA MoufDé, 30 ans ça suffit, trop c’est trop, Obama help us, patati patata !…Si c’est cela un projet de société ou programme politique, alors appelez-en  vos chers compatriotes  à s’inscrire massivement sur les listes électorales et là, votre vœux le plus cher de votre programme politique sera exhaussé par leurs plébiscites le moment venu. Quelle blague de mauvaise haleine venant des personnes instruites sur qui le Cameroun compte pour continuer l’œuvre d’indépendance économique vis-à-vis de la France déjà mis en marche par l’homme du renouveau. Est-ce vrai comme disait Marcus Garvey que, «chez l’homme blanc, le rôle du traitre se limite en général à un piètre individu irresponsable alors que les traîtres de la race noire, malheureusement, sont pour la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. Et de  continuer, si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose».

Dans la même suite, Garvey dit que «dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes». Fin de citation.  

Les traitres Camerounais de tous les bords politiques à la solde de la France et de ses alliés, sont interpelés à propos de la déstabilisation du Cameroun dans la guerre qui les opposera au aux patriotes qui seront débout comme un seul homme pour défendre l’héritage à la dimension de la lutte de combat de libération du Cameroun donc nos parents ont payés le prix fort.

Pour fini mon analyse, je tiens à dire à l’opposition patriotique Camerounaise ceci, si les malfrats de grand chemin en col blanc ne s’effacent pas de la scène politique, sauf à pactiser avec ces traites ennemi de la nation à la solde de l’étranger qui détient leur fortune spolié au peuple, elle n’y arrivera pas au pouvoir. Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable !

Les Camerounais doivent refuser de tomber dans le piège de déstabilisation de leur pays comme chez les voisins en Afrique. Maintenant que le complot est éventré et qui se passera avec le concours des hommes et femmes politique traitre sur le fallacieux prétexte d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir du président S.E. Paul BIYA, il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de  manger le biscuit sucré empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais. Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun  émergeant horizon 2035. A bon entendeur…salut.

Debout la jeunesse Camerounaise, tous unis derrière l’homme de la paix le président Paul BIYA. Fais quoi fais quoi la jeunesse vaincra !!!

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/Stratège.

E-mail : ybamen@facebook.com

http://www.facebook.com/ybamen

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Chine / Afrique: Hillary Clinton remet de l’huile au feu

Posté par badjheca le 14 juin 2011

Écrit par Reuters      Dimanche, 12 Juin 2011 14:51      
 

Chine / Afrique: Hillary Clinton remet de l'huile au feu  hillary%20clinton

www.camerpress.net

187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire Par Youssouf Bamen Calixte

L’occident est dernière nous. L’Afrique à travers ses fils et filles, pour ce siècle imprimera son empreinte sur la géopolitique stratégique de la marche du monde. Le continent a les ressources en matières premières qui font fonctionner l’économie mondiale, dont c’est-elle la clef. Pour dire que, la délocalisation des entreprises industrielles de l’Europe et des autres vers l’Afrique sera la plus-valu en transfert de technologie. Exemple parmi tant d’autres : le pays qui aura besoin du cacao-café, elle le transformera sur le continent et non ailleurs avant d’être écoulé dans le vieux continent et partout ailleurs dans le monde en termes d’échange. Les États-Unis d’Afrique est la réalisation de ce grand projet mal vu par l’occident car uni l’Afrique sera forte. Et rien ne l’arrêtera. Le mouvement dynamique de la jeunesse Africaine est en marche dans ce noble objectif.

E-mail : ybamen@facebook.com

http://www.facebook.com/ybamen

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L’opposition camerounaise parviendra-t-elle à détrôner Paul Biya?

Posté par badjheca le 16 juin 2011

Cameroun, l’alternance est-elle possible? | www.icicemac.com

www.icicemac.com:

Bamen Youssouf et Slate Afrique ont partagé un lien.

Cameroun, l’alternance est-elle possible? | Slate Afrique

www.slateafrique.com

L’opposition camerounaise parviendra-t-elle à détrôner Paul Biya? Vingt ans après l’avènement du multipartisme, le parti au pouvoir continue de régner sans partage dans le pays.

L'opposition camerounaise parviendra-t-elle à détrôner Paul Biya? safe_image.php?d=3c88b152f835c35c494a27acb282f061&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fwww.slateafrique.com%2Fsites%2Fdefault%2Ffiles%2Fimagecache%2Farticle%2F2011-06-10_0952%2Fbiya

187125_100001187250479_1486129_q dans Commentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Le peuple accordera-t-il encore son suffrage à Paul BIYA?

A en croire le politologue Mathias Owona Nguini, il ne faut pas s’attendre au miracle car le boulevard est ouvert devant le candidat  Paul BIYA pour remporter avec brio les prochaines élections présidentielles Camerounaise dont-il livre à ce sujet une analyse sans concession : «L’opposition est largement fragilisée. Ses leaders sont usés et son gros handicap est qu’elle manque de propositions au niveau programmatique et idéologique. De plus, elle est émiettée et manque d’initiative. Ce qui évidemment profite au parti au pouvoir qui est là depuis plus longtemps et qui est plus expérimenté.»

A la suite de son analyse, nous pouvons nous interroger sur plusieurs facteurs qui pousse à poser les questions suivantes: Les conditions de vie difficile des Camerounais entameront-elle  le capital de confiance placé en leur Chef d’État? Homme du renouveau qui, à été pour longtemps pédagogue de la rigueur et de la moralisation de comportement de tous, à quelques postes de travail que ce soit au service de la nation. Le personnel de la fonction publique Camerounaise, payé par les impôts de l’effort collectif des valides, rend-t-il service aux usagers avec diligence et désintéressement ? Le peuple est-il satisfait du service des forces de l’ordre et de la sécurité publique ? Les forces de défenses protègent-ils l’intégrité du territoire national ? La sécurité alimentaire corolaire de la vie chère échappe-t-elle aux paniers des ménages ? Le système éducatif du Cameroun forme-t-il sa jeunesse en tenant compte du challenge du circuit économique qui l’emploiera pour asseoir le développement technologique du pays dans son industrialisation ? Le système sanitaire de santé publique du Cameroun est-il à la porté du peuple ? Le peuple se reconnaîtra-t-il le jour de son destin en celui qui a tracé le Cameroun horizon 2035 ou se reconnaîtra t-il au nouveau maître chanteur qui transformera le Cameroun par une baguette magique selon la fable du maître corbeau et le renard ? Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable !

A toutes ces interrogations égrainées, ne pas répondre par l’affirmative serait ramé à contre courant de la pensée même du Président Paul Biya, exprimée à plusieurs occasions dans ces différents discours à la nation. Le temps de l’action n’est-il pas toujours perceptible ? D’aucun diront à quelle heure ? Mais seulement, sur le plan spirituel, les Saintes écritures ne révèlent-elles pas que les premiers seront les derniers et les derniers seront les premiers ? L’un des malfaiteurs en instance de crucifixion avec Jésus Christ n’a-t-il pas eu le salut de l’au-delà pour s’être exclamé tout juste en repentance le jour de sa mort ? Sur le plan physique, et en politique surtout, il n’est jamais tard pour entreprendre. Ne dit-on pas que vaut mieux tard que jamais ?

Certains compatriotes véreux ayant occupés des grands postes dans la haute administration publique et des entreprises d’Étatiques ne rendent-ils pas gorge en ce moment pour s’être écartés de l’éthique de plusieurs années pédagogiques de la rigueur et de la moralisation de comportement ? Ne sont-ils pas nombreux ces bandits à col blanc, militants du RDPC, pour la plus part qui attendent leur tour chez le coiffeur pour avoir porté atteinte à la fortune publique ? Le prince ne les avaient-ils pas avertis avant de sévir maintenant? Le Président Paul Biya, n’a-t-il pas dit : que chaque Camerounais et Camerounaise qui ne pourra pas se soigner ou manger à sa faim, sa mission sera incomplète à la tête de l’État ?

Qui peut nier que le chômage se combat par le recrutement massif des jeunes bien que la demande soit forte ? Qui peut nier les sanctions infligées aux forces de l’ordre, de la sécurité publique, ainsi que les forces de défenses qui s’écartent des consignes à eux assignées ? Qui peut nier les mesures d’allègement fiscal des produits de premières nécessités aux profits du panier des ménages et des instituts sanitaires? Qui peut nier que le Cameroun s’est approprié de son système éducatif de base et du secondaire à travers tous les manuels scolaires et que les autres ordres d’enseignement connaissent maintenant l’adaptation du milieu professionnel par son système école-entreprise et milieu hospitalier ? Les projections statistiques actuelles de formation des jeunes Camerounais dans tous les domaines en général et pour les apprenants en médecine sont parlants en particulier pour le Cameroun émergeant horizon 2035.

De tous les maux décriés, il y’ a la corruption. Mais, cette corruption n’est pas une invention du Cameroun. Selon l’expert français Alexandre de Marenches, la corruption est, et a toujours été, une maladie des hommes. Les pays où elle n’existe pas tiennent probablement sur les doigts d’une main et encore ! Partout ailleurs, la corruption et les bakchich représentent une approche traditionnelle et ancestrale de la vie. Fin de citation. Mais alors, avec le président Paul Biya, la volonté de la lutte contre la corruption est perceptible à travers plusieurs institutions telles la CONAC/ANIF pour ne citer que celles-ci. L’opération épervier démontre à suffisance la traque contre les délinquants économiques de grand chemin, fussent-ils du même bord politique que le prince et qui se sont écartés de la ligne politique de RIGUEUR ET DE MORALISATION de son projet de société.

En signe prémonitoire d’un Cameroun ou il fera bon vivre aujourd’hui et demain, il appartient politiquement au Président Paul Biya de continuer à donner suite favorable aux attentes du peuple qui revendique la fortune publique spolié de ceux qui sont déjà tombés dans la nasse de la justice Camerounaise et aussi, se débarrasser de tous les camarades véreux de son parti le RDPC, qui ont porté colossalement atteinte à la fortune publique pour l’ambition de la conquête du pouvoir. Au risque d’implosion du RDPC pour la course au pouvoir après la sorti du prince des affaires, par les différentes factions fortement fortunés, il serait souhaitable de ne pas laissé prospéré le plan de déstabilisation du Cameroun par les bandits en col blanc avec l’aide des mains obscur extérieur qui ont grandement besoin des ressources naturelles du pays en portant leur pion parmi ceux-ci à la tête du Cameroun : vigilance./-

Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain

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Accusée d’avoir tué des civils à Tripoli, l’OTAN ouvre une enquête

Posté par badjheca le 19 juin 2011

Par LeMonde.fr avec AFP | LeMonde – 

Accusée d'avoir tué des civils à Tripoli, l'OTAN ouvre une enquête 187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte (*)

Braquage des matières premières en Libye

Avec les bombardements qui donne la mort et non la vie à des paisibles populations Libyennes, des destructions immobilières et des infrastructures par l’OTAN que je baptise à partir des faits relayés, Organisation de le Terreur de l’Atlantique Nord, est passible de crime contre l’humanité mais comme c’est-elle la plus forte qui la jugera? Ce qui se passe en Libye, c’est l’histoire présente que les historiens Africains laisseront à la postérité qui la jugera.

Mentir deviendra de plus en plus difficile aux puissances dictatoriales dominantes aujourd’hui avec la vitesse cybernétique qui diffuse l’info en temps lumière à l’exemple de la justification de la guerre en Irak donc l’histoire présente de l’humanité à écrit pour la postérité que les fondements de cette guerre était la conquête du pétrole par les USA-alliées et non les armes de destruction massives prétendument annoncées. En est-on si éloigné du pétrole Libyen avec l’argument de longévité  au pouvoir du guide Mouammar Kadhafi. La vision de la troisième voie universelle de la gouvernance des peuples cadre très bien avec les us et coutumes Africaines de fraternité et solidarité largement supérieure au système lié au capitalisme libéral égoïste de la société Occidentale. La preuve le PIB de la Libye est largement au dessus de celui des USA et de l’UE. De ce point de vu que reproche t- on à un leader qui donne son temps pour son peuples? Comment l’Occident-USA peuvent-ils manipulé toute la jeunesse Africaine selon laquelle la longévité à une fonction politique est antidémocratique et pourtant c’est eux qui remportent la palme d’or en matière de longévité aux fonctions politiques issus du suffrage direct des électeurs et électrices?

Tenez pour votre gouverne à tous, en matière de longévité à une fonction des hommes et femme politiques, je reprends l’article du célèbre enseignant Camerounais, le Dr Jean Paul Pougala de la Geneva School of Diplomacy en Suisse, sur la réponse des Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye, notamment sur les 42 ans de longévité au pouvoir du guide de la révolution Mouammar Kadhafi, l’Africain, je cite: (..) Une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie, Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN, Robert Byrd, a fait 63 ans au total de fonction politique.

En France, Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008. Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans, peut-être qu’en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour. Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977) . Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé «Sénateur à vie». 

Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. Fin de citation. (…)

(é) Youssouf Bamen Calixte,

consultant politique de terrain/stratège.

 

 

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Jean-Pierre Békolo : « M. le Président, parlez maintenant aux camerounais ! »

Posté par badjheca le 21 juin 2011

La réponse du RDMC à Sadi René et Gilles Doret Ndongo après les meetings du RDPC à Kribi et Eseka

Jean-Pierre Békolo : « M. le Président, parlez maintenant aux camerounais ! »     dans Azedcom Icicemac

187125_100001187250479_1486129_qCommentaire: Par Youssouf Bamen Calixte

Le célèbre compatriote  Jean Paul Pougala, Directeur des études de l’Institut internationale géostratégique et enseignant à la Geneva School of Diplomacy en Suisse, dit dans son article Les Mensonges de la guerre de l’Occident contre la Libye, (…) « L’ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et les empêche à une prise de conscience effective des défis qui les attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. »

Mon cher frère Jean Pierre Békolo, loin de vous traité d’ignorant,  je ne suis pas le destinataire  de votre lettre exclamative, pour prétendre  répondre en lieu et place de S.E. Paul BIYA. Mais tout simplement, un modeste compatriote qui s’empresse de connaître votre réaction à la présente qui confirme mes inquiétudes de danger qui nous guète tous et donc vous avez soutenu que « si le Cameroun a des ennemis, ce sont avant tout des ennemis de  l’intérieur (je veux dire les plus proches du régime) contre des imaginaires ennemis du Cameroun. (…) Je me sens solidaire de ces attaques qui nous désignent, nous aussi, sans arrêt comme des ennemis du Cameroun. Qui a dit qu’un ami du Cameroun ne saurait être un étranger ? Et qui a dit que les camerounais qui vivent au Cameroun aiment tous leur pays ? … De grâce, Monsieur le Président parlez aux camerounais!».

De ma qualité de consultant politique de terrain/stratège, je vous fais remarquer la véracité des inquiétudes de toute personne politiquement avisé, pour ressortir la trahison de votre pensée. Il est de votre droit le plus absolu de dire votre pensée à l’endroit du président qui s’est déjà ouvert au peuple camerounais en général et à la jeunesse de son pays en particulier depuis des mois à travers le réseau social facebook au site https://www.facebook.com/PaulBiya.PageOfficielle  comme interface d’échange, de contribution et réception des critiques de ceux qui voudront bien la faire.  Votre critique sur  l’opuscule des grandes ambitions du Cameroun émergeant horizon 2035 rendu public sur le site attend vivement votre contre proposition. A vous lire vous ne seriez pas au faite de l’info. La critique constructive, certes fait avancer le débat, mais l’art est difficile.

Oui je soutiens comme vous que l’auto destruction est à l’intérieur du sérail à savoir ce que vous avez refusé de nommé, la pieuvre nébuleuse du G11 au sein duquel militerait les braqueurs en col blanc, tous ennemis de la nation pour avoir porté colossalement atteinte à la fortune publique en vue de la conquête du pouvoir à visage obscur et non à visage découvert comme tout les honnêtes compatriotes hommes et femmes politiques du pays. La technique ici  des ennemis intérieurs, agents doubles de la nébuleuse c’est d’être royaliste que le roi pour paraître insoupçonnables de tout point de vue mais alors, les actes posés par leur instructions quotidiennes aux bras séculiers tapis dans la haute administration, des affaires et de la fonction publique démontrent à suffisance la nuisance que cela cause comme préjudice de rejet de la population à sur le système gouvernant qui rejaillit et se déteint directement sur  le premier Camerounais.

L’un des exemples palpables parmi plusieurs sont des actes inopinés de gâchis de tous les mesures salutaires du Président Paul BIYA  en faveur des populations tels les actes et décrets sur la baisse des tarifs de douane et suppression de TVA en matières d’importations des produits de premières nécessités en faveur du panier de la ménagère,  connaît  plutôt la rareté et la flambé des prix sur le marché. Le cas le plus récent est celui du sucre.  Allez-y comprendre les connexions mafieuses des hommes d’Affaires véreux qui gèrent en sous tutelles le blé du peuple Camerounais volé par certains  fonctionnaires véreux de la nébuleuse, faisant parti des réseaux de coup d’état permanent suspendu tel une épée de Damoclès sur nos tête qui se joue à l’invisible sur le dos du peuple Camerounais dont la sonnette d’alarme est annoncée dans un article récent de Jean Baptiste Sipa, le Directeur de publication du quotidien Le Messager, parlant de la guerre de la terre relevant des questions foncières je cite : (…) « certaines situations cruelles ou inhumaines que subissent aujourd’hui de trop nombreux citoyens camerounais, suggèrent que le pays est paradoxalement tyrannisé par une sorte de joyeuse anarchie qui, dans son déploiement, ressemble à un coup d’ État permanent, organisé par une nébuleuse politico-affairiste où commis de l’État , cadres du parti gouvernant et hommes d’affaires véreux s’entendraient pour faire échec aux discours et instructions de M. Biya. Un peu comme si leur objectif était, depuis 1985, de lui donner à la fois une image de chef incompétent, et un rôle d’otage-bouclier aux pouvoirs institutionnels domestiqués par des intérêts privés et mafieux ». Fin de citation.

Frangin Jean Pierre Békolo, dans vos propos vous dite (…) «j’ai eu la nette impression de voir une mauvaise série télévisée en regardant les pontes du régime verser dans la haine et les « avertissements » contre des imaginaires ennemis du Cameroun. Je pense ici au secrétaire général du parti RDPC René Sadi en déplacement à Kribi. J’ai eu l’impression de voir la RTI (radio télévision ivoirienne) avant la chute de Gbagbo, pourtant c’était bien la Cameroon Radio Television (CRTV). Une image furtive m’a même traversé l’esprit, une impression de voir le fils Khaddafi à la télévision… Et pourtant, aucune puissance ne menace le président camerounais de frappes ciblées de l’ONU ou de l’OTAN. Cette mauvaise série télévisée  je n’aimerais pas la voir devenir réalité dans mon pays le Cameroun…De grâce, Monsieur le Président parlez aux camerounais! Et faites taire ceux qui veulent vous enfermer dans une logique sans issue, pour leurs intérêts égoïstes, faisant croire aux camerounais que vous êtes prêt à tout, y compris à affronter la France et les États-Unis, pour imposer une voie au Cameroun. Il devrait s’agir de négocier avec le peuple, le convaincre, et non pas tenter de le lobotomiser comme le font vos sbires, ce qui est une grave erreur… ». Full stop.

Les propos du Secrétaire Général du Comité Central du RDPC sont fondés. Tenez : que diriez-vous des allégations du Ministre Français des affaires étrangères, Monsieur Alain Juppé après la réussite de son pays à débarquer le président constitutionnel de Côte – d’Ivoire, Laurent Gbagbo pour installer leur protéger ADO puis par après, lance en direction d’autres pays Africains le biscuit sucré de la démocratie constipée de longévité au pouvoir de nos Chef d’États encore en fonction comme anti-démocratique dont-il sollicite le départ de ceux-ci du pouvoir ? N’est-ce pas une menace d’une puissance extérieure ? Mon cher frère Jean Pierre.

Le Camerounais de l’extérieur ne saurait être ennemi de sa patrie sauf pour lui à se jeter dans les bras de l’extérieur pour solliciter une caution de présidentiable réussi par un homme politique sous d’autre cieux et que cela est faisable dans votre pays. Alors le compatriote qui prend cette posture ou l’encourage devient de facto à mes yeux un traitre pour la nation et du coup se dressera devant lui un patriote pour dire non.  Le patriotisme en politique d’un leader se concrétise par les actes et la vision qu’on se donne  et non dans l’agitation des discours foireuses sans plus-value politique  et des jacasseries stériles qui vous rabaisse plutôt avec des mots du genre Paul BIYA Most go, Ibeck BIYA MoufDé, 30 ans ça suffit, trop c’est trop, Obama help us, patati patata !…Si c’est cela un projet de société ou programme politique, alors mon cher frère Jean Pierre Békolo, c’est une vraie blague venant des personnes instruites sur qui le pays compte pour continuer l’œuvre d’indépendance économique vis-à-vis de la France déjà mis en marche par l’homme du renouveau. Quelle infantilisation et légèreté.

Est-ce vrai comme disait Marcus Garvey que, «chez l’homme blanc, le rôle du traitre se limite en général à un piètre individu irresponsable alors que les traîtres de la race noire, malheureusement, sont pour la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. Et de  continuer, si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Dans la même suite, il dit dans  la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes». Fin de citation.  

Le traitre Camerounais de tous les bords politiques à la solde de la France et de ses alliés, est interpelé à propos de la déstabilisation du Cameroun dans la guerre qui l’opposera au aux patriotes qui seront débout comme un seul homme pour défendre l’héritage à la dimension de la lutte de combat de libération du Cameroun donc nos parents ont payés le prix fort.

A cause de l’exploitation des ressources naturelles du continent Africain par la France depuis plus d’un demi-siècle sans contre partie véritable de transfert de technologie dans les États Africains, et de récupérer de la main gauche tous les financements de prêts par leurs entreprises qui ont toujours raflés la plus part de tous les marchés de grands chantiers de construction des grands ouvrages sur le continent avec l’argent prêté de la main droite, la personne de Paul BIYA, de part son expérience professionnelle de 40 ans acquise par sa  longévité au pouvoir, l’a permis de comprendre et de maîtriser la géostratégie politique du monde. En patriote, pilote par la ruse et en bon diplomate invisible à l’insu de tous les agités politiques qui aiment la sensation des actes posés, engage le processus d’indépendance économique du Cameroun vis-à-vis de la France en tournant résolument le dos à cette métropole tutélaire au détriment d’autres partenaires du vrai business gagnant-gagnant avec les partenaires tels les USA, la Chine, les Israéliens, les Iraniens, les Turques, le Japon, les Allemands, les Brésiliens, les Coréens…, pour la construction d’un Cameroun émergent horizon 2035 et le transfert de technologie  contre l’exploitation  mesurée de nos ressources naturelles et non anarchiques.  Non content de cette prise de liberté du Président Camerounais  pour les intérêts de son peuple dont-il sait pertinemment qu’en diplomatie politique géostratégique, entre les États, il n’y a pas d’ami mais que des intérêts, sa tête est mise à prix aux enchères à Paris ou à Washington  en échange du Camerounais traitre qui voudrait bien la prendre pour servir leur intérêt (nos matières premières en dessous de leurs valeurs vénales).  

N’est-ce pas suffisant à vos yeux cher frangin Jean Pierre Békolo, aux ignorants, tous les naïfs et des non initiés des questions politiques à faire le constat de ce que, un Chef d’État Français pendant sa mandature, notamment le Président Nicolas Sarkozy  est allé partout en Afrique en général et près de nous à Libreville au Gabon et N’Djamena au Tchad en particulier mais a évité le Cameroun,  pilier de l’Afrique centrale en signe de contestation de sa perte d’influence pour n’être pas en plein dans tous les gros contrats bétons gagnants-gagnants de la construction du Cameroun émergent horizon 2035 et en veut maintenant au Président Paul BIYA, l’auteur de toute cette perte de manque à gagner pour les entreprises Françaises ? Jurant d’avoir la peau de Paul BIYA, Sarko cherche au Cameroun les personnes comme le président du RDMC de Mila Assouté et compagnies en difficulté dans le système et docile pour remplacer S.E. Paul BIYA comme si c’est elle la France qui votera à l’endroit de tous les Camerounais. Les traitres peuvent se prêter volontiers à ce jeu de vente aux chères de leur pays à paris et ailleurs à Washington. Quelle abomination ! Malheureusement le peuple camerounais n’est pas dupe. Mais mature pour connaître ou seront ses intérêts le jour du grand jour de son destin.

Il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de  manger le biscuit sucré empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais.

A en croire le politologue Mathias Owona Nguini, il ne faut pas s’attendre au miracle car le boulevard est ouvert devant le candidat  Paul BIYA pour remporter avec brio les prochaines élections présidentielles Camerounaise dont-il livre à ce sujet une analyse sans concession : «L’opposition est largement fragilisée. Ses leaders sont usés et son gros handicap est qu’elle manque de propositions au niveau programmatique et idéologique. De plus, elle est émiettée et manque d’initiative. Ce qui évidemment profite au parti au pouvoir qui est là depuis plus longtemps et qui est plus expérimenté.»

Pour terminer, en éclaireur, ma lettre ouverte au peuple Camerounais de complot de déstabilisation du Cameroun, publiée sur le blog du site web: http://badjheca.unblog.fr  et sur mon mur facebook de site web: https://www.Facebook.com/ybamen  et reprise par les hebdomadaires tels que Le Jeune Observateur de Jules Koum Koum, n°1133 du mardi 19 avril 2011 et L@ Détente libre de Levis Médjo, n°360 du 03 mai 2011 resteront d’actualité en tout point de vue dans la guerre invisible de la conquête des matières au Cameroun.

Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun  émergeant horizon 2035. A bon entendeur…salut.

P.S. : Pour conclure, mon cher Jean Pierre Békolo qui s’en prend au fils de Khaddafi, le Président Mila Assouté et vous qui avez beaucoup voyagés à travers le monde, donner moi le contraire de ce post scriptum suivant dont vous soutenez le contraire de longévité au pouvoir comme anti-démocratique issu du suffrage direct des électeurs et électrices qui ont la même valeur juridique de rendre compte au peuple qui vous a élu à la fonction politique. Je reprends à ce sujet comme en introduction notre compatriote le célèbre enseignant d’université Monsieur Jean Paul Pougala « une des raisons pour aller bombarder la Libye est que le Guide Libyen a passé trop d’année au pouvoir (42 ans). Le record de longévité des hommes politiques au pouvoir n’est pas détenu ni par Kadhafi, encore moins par les Africains, mais par les Occidentaux. Prenons 4 exemples de 4 pays qui bombardent la Libye pour lui exporter leur modèle de démocratie :

Les USA : L’ancien membre du Ku KLUX KLAN,  Robert Byrd, qui a reconnu dans ses mémoires en 2005 avoir orchestré une manœuvre au Congrès américain en 1964 pour retarder la loi sur les droits civiques des Noirs, a  siégé au Sénat Américain de façon ininterrompue pendant 56 ans. Né le 20 novembre 1917, et membre du Parti démocrate et sénateur de Virginie-Occidentale, il siègera au Congrès des États-Unis de janvier 1959 à sa mort survenue le 28 juin 2010. Cela fait 63 ans au total en ajoutant les 6 ans qu’il a passé à la chambre des Représentants, où il est entré le 20 janvier 1953 lorsque le président Harry Truman cédait sa place à la Maison Blanche à Dwight Eisenhower et il en est reparti seulement qu’à cause de la mort, sous la présidence Obama. Avant lui, monsieur Carl Hayden a été Sénateur pendant 56 ans et 319 jours, de 1912 à 1969.  Et bien d’autres encore. Lorsqu’on sait qu’un sénateur Américain est 10 fois plus puissant qu’un Chef d’État Africain, cela donne une idée de la profondeur de cette  longévité politique.

En FranceLouis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008.  Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans, peut-être qu’en 2014 briguera-t-il un nouveau mandat. Dans le pays de la révolution française, y aura-t-il un candidat pour le battre ? C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour.

Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977). Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme, parce que son fils Jean-Pierre Abelin qui n’a que 27 ans a besoin de temps pour prendre l’héritage de papa et tout rafler : ainsi il est aux manettes justes un an plus tard et devient député de la Vienne de 1978 à aujourd’hui, Conseiller général de 1977 à aujourd’hui, vice président du conseil général depuis 1982 à aujourd’hui. Et depuis 2008, il a ajouté à tous ces pouvoirs, le poste du Maire de cette même ville. A quoi servait la révolution française ?

Que se serait-il passé si cette saga s’était passée dans une famille africaine ? On aurait tout simplement conclu que les Africains s’accrochent au pouvoir. Voilà le détail de ce système de dynastie démocratique à la française qu’on utilise les bombes pour exporter en Libye ;

Roselyne Bachelot, l’actuelle Ministre des Solidarités et de la Cohésion sociale a depuis 23 ans (1988) pris la succession de son père Jean Narquin qui avait été pendant 20 ans député du Maine-et-Loire de 1968 à 1988. Comme cela ne suffit pas pour rafler tout l’héritage de papa, elle cherche depuis à en ajouter une nouvelle fonction : Maire d’Angers.  Son fils Pierre Bachelot né en 1970 entre au parlement dès l’âge de 22 ans comme Assistant de maman. Le petit géni de fils accompagnera la mère comme conseillé parlementaire, lorsque maman deviendra successivement Ministre de l’écologie en 2002 et Ministre de la santé en 2007. C’est cette année que le jeune Pierre prendra son autonomie à 37 ans, puisqu’il sera nommé à un poste crée sur mesure pour lui par maman  à l’Inpes (l’Institut national de prévention et d’éducation pour la santé) malgré sa formation en « art privé ». Elle n’est pas belle la démocratie au pays de la révolution française ? Il faut vite l’exporter en Libye.

En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. Comme il n’avait plus la force de faire la campagne électorale, il a été nommé « Sénateur à vie ».  Il a ainsi cumulé ses fonctions de député et de Président du Conseil Italien, poste qu’il a occupé 7 fois en 20 ans, du 17 Février 1972 au 24 Avril 1992. Pendant ce temps, son parti est resté au pouvoir sans interruption de 1946 à 1992, c’est-à-dire 46 ans. Et ne sera balayé que par la justice pour corruption.

 Pour comparaison, le parti de Kadhafi n’a fait que 42 ans au pouvoir en Libye.

Dans le Royaume Uni, la situation est encore catastrophique où on ne parle pas de longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants depuis 1952. En 1942 à seulement 16 ans, elle est déjà nommée chef de l’armée et passe en revue les troupes. Classée par le magazine Forbes 214ème fortune mondiale pour le seul mérite d’être née, elle coute aux britanniques la somme de 43 millions de dollar par an. La reine n’a pas de pouvoir ?

Et si Kadhafi devait devenir le roi de la Libye ? Que se serait-il passé si Kadhafi avait instauré un émirat avec sa famille, comme le Qatar qui participe aux bombardements ? Qu’aurait-on dit si pour le mariage d’un des fils de Kadhafi on avait décrété une journée fériée, immobilisé toute la nation ? Exactement comme cela s’est passé à Londres pour le mariage du prince William et de Kate le 29 avril 2011  ??? La télévision France24 a calculé le coût de cette journée fériée à 6 milliards d’euros au patronat britannique. Cette  folie démocratique qu’on veut exporter en Libye a couté à la mairie de Londres 22 millions d’Euros pour la seule sécurité.

En Afrique, à ce jour, aucun politicien Africain n’a battu ces records d’incohérence, à n’importe quel niveau de la vie politique. Ailleurs, ce qu’on exige d’un politicien est son bilan pourquoi ceci ne serait-il pas valable pour le président Libyen ? ». Full stop.

Votre réaction vivement attendue.

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

 

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LETTRE OUVERTE D’UN AFRICAIN A NICOLAS SARKOZY, PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET AU PEUPLE FRANÇAIS

Posté par badjheca le 21 juin 2011

LETTRE OUVERTE D’UN AFRICAIN A NICOLAS SARKOZY,  PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE ET AU PEUPLE FRANÇAIS 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous  par Youssouf Bamen Calixte

De : Jean-Paul Pougala   (*)

Genève le 6 Novembre 2010

Monsieur le Président,

Depuis votre arrivée au pouvoir, vous avez fait des choix précis et assumé de faire des Africains en particulier, un bouc émissaire des problèmes qui affligent la France. Vous avez ouvert la boite de Pandore qui a permis l’explosion des pires sentiments racistes dans ce pays contre les Africains. Et je vous écris cette lettre pour vous manifester ma colère assumée (aussi) et ce cri de colère l’est aussi pour tous ceux qui parce que malades, parce qu’analphabètes, parce que timides ou pour mille autres raisons ne peuvent pas vous parler directement de toutes les frustrations que vous leur procurez dans l’espoir que vous saurez corriger la donne pour la fin de votre mandat présidentiel.

1-LA FRANCE NE PEUT PAS ACCUEILLIR 900 MILLIONS DE PAUVRES AFRICAINS  

Monsieur le Président, l’Afrique se porte bien, très bien grâce à ce qu’on appelle la « globalisation » et que je désigne tout simplement par « le 21ème siècle ». Au 21ème siècle donc, l’Afrique connaît le premier vrai développement humain de son histoire moderne. Et l’essentiel du flux migratoire se passe désormais à l’intérieur même de l’Afrique. Il y a toujours plus d’écoles qui se construisent, plus d’hôpitaux, plus de routes bitumées, plus de réseaux de chemin de fer, plus de lignes téléphoniques, plus de journaux. Grâce à son deuxième satellite RQ1R de RASCOM,  mis en orbite le 4 août 2010, les conversations téléphoniques africaines ne transitent plus par l’Europe, faisant économiser au passage 400 millions de Dollars par an que l’Europe encaissait sans rien faire sur les conversations entre pays africains, les villages africains sont en train de se connecter progressivement à Internet à travers le système WMAX etc… Monsieur le Président, point besoin de vous inquiéter du milliard d’Africains pauvres qui envahiraient en France, puisqu’ils vivent toujours mieux que nous de la diaspora, que nous, Africains de France. Pendant ce temps, il y a le divorce qui se consomme chaque jour entre l’Europe et l’Afrique au profit des États-Unis d’Amérique et de la Chine qui ne viennent pas avec le bla-bla-bla, mais avec de l’argent, avec beaucoup d’argent et cela semble fasciner dirigeants et hommes de la rue, car les résultats se voient immédiatement. Le président Sénégalais Wade affirmait il y a 2 ans que 10 ans de coopération avec la Chine avait procuré à l’Afrique plus de ce que cette dernière avait eu en 1.000 ans de relations avec l’Europe. C’est tout dire.

- Pendant que la Chine ouvre son marché aux produits manufacturés africains depuis 2001, pour favoriser la création d’un embryon d’industrialisation,

- Pendant que les États-Unis à travers le plan AGOA depuis l’an 2000 ouvrent son marché aux produits manufacturés en Afrique Subsaharienne, faisant que des pays comme l’Angola en exportant pour 1,7 milliards de dollars de textile vers les USA passent en 2 ans de pays exportateurs de coton à pays importateurs du même coton pour transformer et servir les très nombreux clients américains,

- Pendant que les pays comme le Lesotho voient leur richesse dépendre de 75% de ce plan AGOA en exportant les  vêtements professionnels, chaussettes vers les USA,

- L’Union Européenne se lance dans une opération de ce qu’on appelle en Afrique : Arnaque Publique Européenne (APE), forçant les rares pays comme le Cameroun à signer un contrat qui fait perdre à ce seul signataire de l’Afrique centrale, 200 milliards d’Euros de recettes douanières en 20 ans. Ce n’est pas moi qui le dis, mais c’est le résultat d’un rapport  du Ministère Camerounais des Finances dénommé : « étude d’impact budgétaire de l’Ape intérimaire », et réalisé sous la conduite du Professeur Christian Emini, chercheur et enseignant à l’Université de Yaoundé II. Selon cette étude, rendue publique par le ministre lui-même à travers une conférence à l’hôtel Mont-Fébé de Yaoundé,  l’impact de cet accord avec l’Union Européenne sur la période 2010-2030 pour l’économie Camerounaise est cauchemardesque : manque à gagner de 29 milliards de FCFA en 2010, avant d’atteindre un cumul de 7.000 et 13.000 milliards Fcfa respectivement en 2023 et 2030, c’est-à-dire environ 200 milliards d’Euros que le contribuable Camerounais devra débourser afin d’assurer que les excédents de production de l’Union Européenne détruisent la faible et inexistante production de ce pays Africain.

Lorsque 27 pays de l’Union Européenne interprètent à leur façon le multilatéralisme et tentent de diviser 53 pays africains pour imposer des contrats individualisés pays par pays,  croyez-vous que l’Union Européenne dans son ensemble a vraiment compris qu’on était passé au 21ème siècle ?

2-LES TRAFIQUANTS DE DROGUES SONT-ILS EN MAJORITÉ DES AFRICAINS ?

Un commentateur de télévision a cru vous faire plaisir en affirmant lors d’un débat que tout le monde le savait, que si nous sommes tous victimes d’un racisme d’état qui veut que nous présentions nos « Papiers » à chaque policier qui n’aime pas notre tête d’africain, « c’est parce que les trafiquants de drogue étaient en majorité des Magrébins et des Noirs ». Des journaux ont renchéri en faisant de lui le héros qui a le courage disent-ils de dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Mais Monsieur le Président, le penchant raciste que toute une nation peut éprouver et murmurer tout bas ne transforme pas les mensonges en vérité.  La drogue n’est-elle jamais passée dans les quartiers chics ou dans les villages reculés où il n’existe aucun Africain ? Savez-vous que même chez les marins pécheurs, la drogue dure est en train de remplacer l’alcool? Ah j’oubliais, c’est la faute des Africains. A Neuilly d’où vous venez, avez-vous des preuves que la drogue qui y est vendue l’est par le fait des méchants banlieusards ?  Une émission d’une des principales chaînes de télévision française s’est jointe au lynchage public des pauvres de banlieue en mettant en scène un horrible spectacle des idées reçues que l’opinion publique a du trafic de drogue. Non, la drogue ne circule pas dans les banlieues plus qu’ailleurs. Dans tout manuel de criminologie, on enseigne que le trafic de drogue est fondé sur une organisation bien structurée de façon hiérarchique avec à sa tête un Parrain et au plus bas niveau, dans la rue, le pusher, le petit caïd du quartier. L’objectif principal de toute lutte sérieuse contre le trafic de drogue ne peut se concevoir que dans la logique de détruire l’organisation elle-même : le producteur, le raffineur, l’importateur, le grossiste et le pusher. Il n’y a qu’en France que le mal majeur est tout trouvé: le caïd. S’attaquer à l’organisation dans son ensemble a un coût, qui peut être très élevé en vies humaines, comme on l’a vu en Italie, au Mexique, en Colombie avec la mort des Magistrats, des juges, des policiers, des journalistes courageux parce que capables non pas d’aller tendre des micros dans les banlieues et montrer des liasses d’argents qui circuleraient, mais d’aller faire de vraies enquêtes pour établir le lien qu’il y a entre le crime organisé et la politique, et l’industrie du luxe, la bourse et immobilier  etc… (lire Gommora du journaliste Saviano qui vit aujourd’hui sous escorte policière). S’attaquer à la colonne portante de la drogue c’est déclarer la guerre aux vrais trafiquants qui très souvent sont des insoupçonnables citoyens. Et ça peut faire mal. Pour l’histoire, la justice américaine n’a jamais prouvé que  Al Capone était un parrain de la mafia. Il fera 8 ans de prison à Alcatraz (1931-1939), non pas pour mafia ou pour trafic de drogue, mais pour fraude fiscale ; tous les témoins ayant comme par hasard glissé sur des peaux de banane avant chaque procès le regardant.

 3- LA DÉLINQUANCE EST-ELLE DUE A UN FACTEUR CULTUREL?

Depuis que vous avez ouvert la boite de pandore de la criminalisation systématique de la misère, il y a une profusion de littérature pour vous donner raison, des vocations se créent. Même des spécialistes s’y mettent. L’objectif principal étant ce que le sociologue Loïc Wacquant à décrit dans son livre « Punir les Pauvres » comme une opération visant tout simplement à remplacer l’État Social par l’État Pénal. C’est donc dans cette logique qu’un sociologue français a récemment écrit un livre pour faire de nous des délinquants biologiques, que dis-je, culturels. Il parle d’une Afrique Sahélienne qui n’existe ni en histoire, encore moins en géographie puisqu’il prend bien soin d’en éliminer l’Algérie, la Mauritanie, le Soudan, l’île du Cap-Vert, Djibouti et l’Erythrée. La raison est toute simple: la stratégie était encore une fois de toucher le plus faible et de l’utiliser comme bouc émissaire. Selon ce chercheur, les populations originaires du  Mali, du Burkina Faso et du Niger portent en eux une culture de la délinquance, parce qu’ils n’ont plus en France le patriarcat de leurs origines primitives africaines. Je lui oppose l’une des écoles de pensées les plus célèbres en matière de marginalité et criminalité urbaine et notamment ce qu’on a appelé L’ECOLE DE CHICAGO. En utilisant les méthodes ethnologiques, dites « d’observation participante », des chercheurs pendant 30 ans ont étudié l’évolution des comportements des immigrés dans une ville en pleine transformation industrielle, Chicago, pour prouver qu’il n’y avait aucune relation entre la race ou la culture d’origine et la délinquance. Par exemple, W. I. Thomas et Florian Znaniecki ont notamment démontré que le comportement des immigrants n’était pas lié à un problème physiologique, mais était directement lié aux problèmes sociaux intervenus dans leur vie quotidienne. Ils affirment ainsi que : « la variable réelle est l’individu, pas la race, encore moins, la culture d’origine ». Dans leur ouvrage publié en 5 tomes entre 1918 et 1920, du titre « Le paysan polonais en Europe et aux États-Unis » on a le résultat de l’une des premières études très complètes sur les problèmes d’immigration et de l’intégration. L’originalité venait du fait que ces 2 chercheurs avaient étudié des familles polonaises traditionnelles dans leur village en Pologne avec leurs habitudes sociales, dans ce qu’ils appellent: « l’organisation du groupe primaire » jusqu’à l’immigration vers les Etats-Unis et son modernisme avec de nouveaux codes. Selon Thomas, « la pathologie individuelle n’est pas un indicateur de désorganisation sociale. S’il y a un processus de réorganisation sociale, un individu peut demeurer inadapté, en retrait de ce phénomène social collectif. C’est vrai surtout pour des individus de la seconde génération (d’immigrés) qui se trouvent touchés par la délinquance, l’alcoolisme, le vagabondage, et le crime. Si ce processus de réorganisation est difficilement suivi par l’individu, c’est parce qu’il exige de se défaire des liens anciens pour en inventer de nouveaux » Depuis Thomas, l’Ecole de Chicago donne une importance primordiale à la subjectivité des individus ; les comportements des individus s’expliquent par leur perception de la réalité et non par la réalité elle-même ; ainsi, on  ne peut pas parler d’une communauté ou d’une race délinquante, fut-elle des ROMS ou autre, car la déviance est d’abord individuelle. En 1929 John Landesco publie un rapport intitulé : « Organized crime in Chicago », dans lequel il démontre qu’il existe un lien entre le crime et l’organisation sociale de la ville. Selon lui, « de la même manière que le bon citoyen, le gangster est un produit de son environnement. Le bon citoyen a été élevé dans une atmosphère de respect et d’obéissance à la loi. Le gangster a fréquenté un quartier où la loi est au contraire enfreinte constamment ». Monsieur le Président, la solution ne consiste nullement à multiplier les griots de la cour pour vous répéter que les Africains sont porteurs d’une culture de déviance, mais de travailler pour que la désorganisation sociale de certaines personnes qui habitent les banlieues ne se traduise pas en déviance. Et ceci n’est pas le travail de la police, mais de la politique. A ce sujet, je vous conseillerai de suivre l’exemple des dirigeants Sud-Africains pour le problème de Soweto où  le principal plan a consisté à trouver les moyens pour l’émergence d’une classe moyenne et intellectuelle dans ce township rendu tristement célèbre par les racistes de l’apartheid. Et ça marche, quoique veulent nous faire croire les partisans de l’afro-pessimisme. Car ce sont ces mêmes habitants qui devenant riches sont en train de remodeler le visage même architectural de leur cité.

4-POURQUOI LES POPULATIONS D’ORIGINE AFRICAINES SONT-ELLES SURREPRÉSENTÉES EN PRISON PAR RAPPORT A LEUR POIDS DANS LA POPULATION FRANÇAISE ?

C’est à cause du racisme d’État en France.  Il existe une forte discrimination dite de SÉLECTION à l’entrée en prison. Et cela ne date pas d’aujourd’hui.  D’après le Rapport Unedic de 1987, dans un article publié dans la revue Informations sociales sous le titre « Prison : les principes d’une sélection », n° 11, Bruno Aubusson de Carvalay et Pierre Tournier dénonçaient déjà les critères de la sélection des entrées en prison surtout pour les courtes durées. Ainsi, les Français dits de souche ne vont en prison pour la plupart qu’à travers la décision d’une cour d’assises alors que les étrangers et populations d’origine étrangère, pour la plupart (9 fois sur 10) vont en prison sur décision d’un  tribunal correctionnel c’est-à-dire pour des délits mineurs. Et 4 fois sur 5, on va en prison pour les détentions provisoires et non à la suite d’une condamnation. Pire, toujours plus de parlements en Europe votent des lois pour instituer de nouveaux délits qui ne concerneront que les immigrés et qui dans certains pays comme l’Italie, deviennent la principale cause d’incarcération des immigrés, c’est le délit d’immigration clandestine.

Selon un rapport du CESDIP (Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales), sur « les étrangers dans les statistiques » il y a un autre élément discriminatoire contre ces mêmes populations. Officiellement, la police transmet au parquet les procès verbaux de tous les crimes et délits constatés, mais dans les faits, les administrations spécialisées ne transmettent à la justice française que de 1 à 5 % de  dossiers des infractions constatées. Et c’est dans cette marge de manœuvre, couplée à la chasse à l’homme pour remplir des quotas d’incarcération d’immigrés fixés par votre gouvernement qu’on arrive aux chiffres qui font froid dans le dos et que le chef de file du parti d’extrême droite de la Ligue du Nord en Italie peut annoncer que « les prisons italiennes ne sont remplies que d’immigrés », dans un pays champion d’Europe de la criminalité organisée avec des groupes légendaires type Dranghetta, Sacra Corona Unita, Camorra et Mafia. 

 5- LES PAUVRES SONT-ILS PLUS CRIMINELS QUE LES RICHES ?

Jean-Jacques Rousseau nous apprend que les pauvres ont trois besoins fondamentaux qu’il appelle BESOINS PRIMAIRES : besoin de manger, besoin de procréer et besoin de se reposer, dormir. Et que par conséquent, leurs crimes sont limités à ces quelques besoins primaires. Dans un article de Atlantic Montly en 1982 deux chercheurs, Wilson et Kelling présentent la théorie dite de la Portière Brisée (broken window) en utilisant les travaux réalisés en 1969 par le Socio psychologue Philip Zimbardo. Ils avaient  laissé une voiture dans le très chic quartier résidentiel de Plato Alto en Californie et une autre dans le quartier pauvre du Bronx à New-York, avec dans chacune les mêmes objets de valeur et une fenêtre brisée. Le résultat fut identique dans les 2 quartiers : les objets furent dérobés à travers la fenêtre brisée soit à Plato Alto que dans le Bronx. Les chercheurs purent alors conclure par cette démonstration que le crime n’est pas l’apanage des pauvres.   Dans le Livre « Les cartes du crime », le criminologue Jean-Luc Besson, suggère une différente approche, celle géographique pour comprendre et anticiper la délinquance et décider de l’aménagement du territoire en conséquence. Je vous propose un thème de réflexion Monsieur le Président : Pourquoi selon vous en Afrique, les pays avec le plus grand nombre de crimes sont paradoxalement les 2 plus riches : l’Afrique du Sud et le Nigéria ?

6- LA PLACE DES NOIRS DANS LA SOCIÉTÉ ÉVOLUE PRESQUE PARTOUT, SAUF EN FRANCE

Récemment à la télévision publique française un riche héritier d’une célèbre marque de Parfum a fait du négationnisme d’un acte odieux qu’une loi de cette république a appelé « crime contre l’humanité » et ce sont les 4 siècles de déportation des Noirs pour travailler comme esclaves en Europe et en Amérique. Mais ce qui est plus drôle dans cette histoire n’est pas tellement le silence assourdissant des politiciens, mais ce sont tous ces biens pensants qui se sont indignés des propos du septuagénaire, sans se soucier de la multitude des actes racistes institutionnalisés dans notre pays. La France reste en effet le seul pays ayant participé à la pratique de cette déportation qui continue impunément à utiliser le mot NEGRE dans ses élans racistes sans gène, et je ne parle pas de l’homme de la rue, des incultes du bar ou des maçons ignorants. Non il s’agit des intellectuels qui ont cru bon de traduire le mot anglais GHOST WRITER (auteur anonyme d’un texte signé par une autre personne), par NEGRE, sans s’interroger sur la frustration que nous éprouvons comme Noirs chaque fois qu’ils prononcent ce mot insultant. Pour comparaison, les Allemands l’ont traduit par GHOSTWRITER, les Espagnols par FANTASMA ESCRITOR, les Finlandais par GHOST KIRJAILIJA, les Suédois par SPÖKSKRIVARE, les Roumains par PERSOANA CARE SCRIE PENTRU ALTCINEVA etc… d’autres pays ont tout simplement choisi de ne pas le traduire et d’utiliser le mot anglais tel quel, c’est le cas de l’Italie, le Portugal ou le Danemark. Pouvons-nous aujourd’hui condamner le Parfumeur sans dénoncer en même temps toute la littérature française elle-même ?  Sans condamner les intellectuels français ?

La mairie de Paris a présenté un film promotionnel pour sa candidature aux jeux olympiques de 2016 à l’instar du cinéma français mettant en scène, l’apologie des Français indigènes, dits de souche, c’est-à-dire le contraire de l’image même d’une rue quelconque de la capitale française : métissée. Et on était même surpris d’avoir perdu jusqu’à crier au complot. La vérité si simple était que les votants (de la planète) se sont le plus identifiés dans le film présenté par Londres. A Paris, ils croyaient tout naïvement qu’un votant Asiatique, Sud-Américain ou Africain en voyant ce Paris des années 30 se serait mis à rêver de quand il était humilié dans la colonisation, c’est-à-dire, un cauchemar.

La lutte contre le racisme aux États-Unis d’Amérique a fait un bon en avant grâce à l’implication des intellectuels, à travers la télévision, à travers la radio et surtout, à travers le cinéma. Alors que depuis les années 60, les acteurs noirs sont surreprésentés dans  les séries et films par rapport à leur poids dans la population, nous continuons encore à attendre en France en 2010, où sont passés les intellectuels français ? Ou bien se rappellent-ils de nous seulement lorsqu’il faut nous insulter et nous appeler NEGRE ?

En France, tout le monde semble avoir salué l’arrivée d’un Noir à la Maison Blanche. Quelle hypocrisie ! Quel est le pourcentage des Noirs dans le parlement français ? au Sénat français ? Comment le peuple Français, les politiciens Français ont-ils eu le courage de saluer la conclusion d’une évolution culturelle d’ouverture et de tolérance d’un peuple, sans à aucun moment se rendre compte que cela témoignait plutôt leur profond retard culturel et séculaire sur ce thème? Monsieur le Président, comment vous-même qui avez tant fait pour être l’ami personnel de Monsieur Obama n’avez pas pu vous rendre compte qu’il est l’antithèse de ce qui se passe en France ?  Que serait-il devenu s’il était né citoyen Français ? Et que dire du vilain plaisir avec lequel certains journalistes Français annoncent les échecs d’Obama ?

Madame Michaëlle Jean vient de terminer en cet Octobre 2010, ses 5 ans de mandat comme Gouverneur Général du Canada, c’est-à-dire qu’elle a assumé l’équivalent de vos fonctions de Chef de l’État du Canada et le savez-vous Monsieur le Président qu’elle est Noire et née à Haïti ?  Jean Grégoire Sagbo, un Russe d’origine béninoise, a été choisi par les électeurs de Novozavidovo en Russie comme vice maire et remplacera dans quelques mois le maire de la ville. Combien de Noirs avons-nous comme maire d’une ville de la métropole française ? ZÉRO ! Combien sont Magrébins ?

Dimanche le 25 Octobre 2010, un médecin originaire du Ghana est devenu en Slovénie le premier Noir élu maire d’une ville d’Europe de l’Est. Âgé de 54 ans, Peter Bossman a été élu à la tête de la ville de Piran, cité pittoresque en bord de mer adriatique, en battant au deuxième tour, le Maire sortant de centre-droit. Cela semble bouger partout et où est la France dans tout cela ? 

Ahmed Aboutaleb, né au Maroc il ya 48 ans est depuis le 5 janvier 2009, Maire de la plus grande ville portuaire du monde : Rotterdam en Hollande. Que serait devenu Monsieur Aboutaleb si à 14 ans il avait arrêté son parcours d’immigré clandestin en France ? Ce qui est frappant dans cette belle histoire de l’immigration réussie comme nous tous la rêvons, est qu’il a été élu, malgré que 3 ans plutôt l’islamiste Mohammed Bouyeri avait abattu en pleine rue le cinéaste Theo Van Gogh. Quelle belle preuve d’ouverture et de tolérance d’un peuple que nous ont donnée les Hollandais de Rotterdam ! Vous devriez vous en inspirer. 

Après les émeutes raciales de 1969, 40 ans plus tard la ville blanche de York dans l’État de Pennsylvanie aux USA vient de voter sa toute première Maire Noire. Le 4 Janvier 2010 la jeune Kim Bracey en prenant ses fonctions de Maire a défini son élection d’Historique et le résultat d’une pacification raciale et ethnique en cours pas seulement aux États-Unis, mais partout dans le monde ; le même jour, dans le même état c’était un double fait historique dans la ville très conservatrice de Harrisburg où Madame Linda D. Thompson  prenait ses fonctions comme la toute première femme Maire de la ville et comme première personne de race Noire. Et où est la France dans toute cette pacification raciale ? 

7-TROIS MINISTRES FEMMES D’ORIGINE AFRICAINE DANS VOTRE GOUVERNEMENT

Monsieur le Président, lors de votre premier gouvernement vous avez choisi de mettre pour la première fois, 3 ministres femmes d’origine africaine. Tout le monde vous a salué pour ce choix audacieux. Même le refrain des dirigeants du Parti Socialiste Français était : NOUS REGRETTONS DE NE L’AVOIR PAS FAIT NOUS MÊME. Pourtant, votre choix tant audacieux n’était en lui-même qu’un acte maladroit contre la communauté africaine et je vais vous expliquer pourquoi et comment. Monsieur le Président, vous avez choisi 3 femmes et c’était à mon avis une très belle décision. Mais le point qui fâche c’est le choix de 3 femmes musulmanes. De la même manière que vous vous êtes vanté d’avoir nommé le premier Préfet Musulman. Non Monsieur le Président, nous refusons le fait que l’être africain soit automatiquement associé à la spiritualité, parce que les Africains ne sont pas tous Musulmans, Chrétiens ou Animistes. Les Africains sont pour la plupart agnostiques, laïques et athées. Le retranchement vers le ghetto identitaire de la spiritualité a été plus un instant de désarroi dû plus à la montée du racisme et de la xénophobie en France dans les années 70 et 80 qu’à une véritable conviction et conversion religieuses. Si toujours plus de caves d’HLM se sont transformées en terreaux de mysticisme et de prières de personnes en transe attisées par un extrémisme chrétien ou vaudou dont la plupart de nous maîtrisaient à peine les contours, c’était moins pour une adhésion de masse à une quelconque nouvelle mission d’évangélisation réussie de nouveaux prophètes du Christ ressuscité, c’était plutôt l’aboutissement d’une frustration.

Non Monsieur le Président, tous les Africains ne sautent pas par la fenêtre du deuxième ou troisième étage par peur du diable. Tous les Africains ne sont pas Animistes ou pratiquent le culte des morts. Les Africains revendiquent la transformation culturelle Européenne de la Renaissance et du siècle des Lumières comme une valeur et un héritage universels, c’est-à-dire appartenant à tous les êtres humains. J’en veux pour preuve, sur 53 pays en Afrique, 50 ont une législation laïque et c’est la base même du fondement de l’Union Africaine. Nous refusons que vous nous poussiez par tous les moyens dans des retranchements identitaires de type spirituel. Aucune société, aucune république, aucun royaume ne s’est développé grâce à la religion. Et nous aussi Africains sommes conscients de cela. Lorsque les Européens étaient tout spirituel, c’était pendant les 1000 ans du Moyen-Âge, que presque à l’unisson on a décrit comme les 1000 années de la mort culturelle et intellectuelle de l’Europe (F. REVEL). Les Africains ont déjà beaucoup de difficultés à réussir leur transition de la religion naturelle du culte des ancêtres de type néolithique à la laïcité des temps modernes afin de mieux apprivoiser les opportunités de la logique et de la raison scientifique pour le développement de notre continent. Merci de ne pas nous compliquer la tâche.

 8- NATIONALITÉ  FRANÇAISE  ET CITOYENNETÉ  EUROPÉENNE

A la conférence qu’il donne à la Sorbonne le 11 Mars 1882 sur le Thème : « Qu’est-ce que c’est que la Nation  ?» le Philosophe Ernest Renan,  père de la citoyenneté à la française, affirme qu’il y a longtemps que les Français de souche ont disparu par de nombreux métissages.  Il fustige ceux qui comme vous  continuent à faire un classement de race qu’il appelle « classement zoologique ». Renan dénonce le monolithisme Prussien (Allemand) dont la vision animalière de la race humaine divise les hommes entre rongeurs et carnassiers, ce qui, prédit-il en 1882 ne portera la Prusse que vers une guerre d’extermination. Les deux guerres mondiales lui ont donné raison. Et faut-il aujourd’hui avoir un sixième sens de prémonition comme Renan pour anticiper que votre modèle de société à la prussienne de classer les français de façon zoologique entre rongeurs (anciens français et prétendument de souche) et carnassiers (nouveaux français prétendument des criminels) ne pourra se terminer que par une guerre d’extermination ? Ce serait, a conclu Renan, « la fin de ce mélange fécond, composé d’éléments nombreux et tous nécessaires, qui s’appelle l’humanité. » et qui ont fait la France. Monsieur le Président, qu’est-ce que vous n’aimez pas dans cette France-là ? N’est-ce pas venu le moment de se battre pour qu’il y ait une véritable citoyenneté Européenne ? C’est-à-dire que nous devons nous réapproprier la citoyenneté romaine de droit qui était bien plus évoluée que toutes nos blagues d’aujourd’hui avec des passeports dits Européens juste parce qu’ils ont tous la même couleur bordeaux et les écritures du même genre comme s’il s’agissait du coloriage pour amuser les gamins de la maternelle et non un instrument qui aurait dû témoigner des droits et obligations découlant de la résidence comme savaient si bien le faire nos ancêtres de l’empire Romain.

 9- FRANCOPHONIE  OU  UNION  EUROPÉENNE ?

Le 24 Octobre 2010 s’est terminée dans la ville Suisse de Montreux la 40ème rencontre des chefs d’États de la Francophonie. J’ai envie de vous poser une question toute bête : A quoi sert-il ce machin ?  Parce que je ne l’ai toujours pas compris. Est-ce que c’est l’expression d’un monolithisme linguistique ou culturel ? Je suis originaire du Cameroun, c’est le seul pays africain qui a le Français et l’Anglais comme langues officielles. Et je puis vous affirmer que parler de façon habituelle ces 2 langues ont transformé ma vie et y ajouter 2 autres langues Européennes, puis une langue asiatique m’ont permis un épanouissement culturel inégalable. Si je ne parlais que le Français, le monde aurait été plus gris, trop fade à mes yeux. A moins que l’intérêt de cette institution ne soit ce que Jean-Jaurès déclarait en 1884 : « Pour la France, la langue est l’instrument nécessaire à la colonisation… Plus d’écoles françaises aideront les colons français dans leur difficile tache de conquête et d’assimilation ».

J’aurai pu comprendre que l’espace de la francophonie soit une ère où circulent les idées, la culture donc, les hommes. Et pourtant, vous n’avez cessé d’empêcher les chanteurs, les écrivains et intellectuels africains de circuler librement aussi vers la France, sous prétexte qu’ils étaient trop pauvres et  risquaient d’envahir la France. Ce sont vos propos. Mais je vais essayer de vous prouver que cet argument ne tient pas. Voici la liste de quelques pays dits pauvres qui peuvent entrer en France sans Visa : Argentine, Bolivie, Brésil, Chili, Costa-Rica, Guatemala, Honduras, Mexique,  Nicaragua, Panama, Paraguay, Salvador,  Uruguay et Venezuela. Vous l’aurez constaté vous-même, qu’il n’y a aucun pays Africain faisant partie de cette liste dite « blanche » établie par le règlement (CE) n°539/2001 du 15 mars 2001 sur la base de 3 critères : immigration clandestine, ordre publique et Sécurité. En d’autres termes, sur les 53 pays africains aucun ne respecterait ces critères ? Sur le premier critère, avez-vous jamais vu dans vos statistiques un sans-papiers Zambien ? Botswanais ? Namibien ? Avez-vous jamais expulsé pour clandestinité un seul ressortissant du Lesotho ou du Swaziland ? Pour les autres 2 critères je vous mets au défi de me prouver dans toute l’histoire coloniale et postcoloniale de la France avec l’Afrique une quelconque trace d’une bombe mise en France par un Sénégalais, un Malien ou un Congolais. Vous voyez bien que la seule raison de cette obligation de visa pour 53 pays africains n’est motivée que par un racisme institutionnel européen contre les Africains, racisme assumé par toujours plus de dirigeants de droite comme vous. Alors quel sens a tout le baratin de la fraternité de la francophonie si  l’obtention du visa pour la France par un Béninois relève d’un parcours du combattant alors qu’au même moment, un chômeur de l’Honduras peut aller chercher du travail à Paris sans visa ? Je vous propose d’avoir le courage de dissoudre l’institution de la Francophonie. Lorsque le 26 Mai 2009 lors de l’inauguration de la base militaire française à Abu Dabi (Emirats Arabes Unis) vous vous êtes adressé à un militaire Français plutôt en langue anglaise, vous avez en quelque sorte indiqué que vous-même ne croyez pas tant que cela à cette francophonie. Pourquoi ne pas établir une fois pour tout, son acte formel de décès ? Je me trouve encore obligé de paraphraser Ernest Renan qui a écrit : « La langue invite à se réunir et non à s’unir (…) la Suisse, si bien faite, puisqu’elle a été faite par l’assentiment de ses différentes parties, compte trois ou quatre langues. Il y a dans l’homme quelque chose de supérieur à la langue : c’est la volonté. La volonté de la Suisse d’être unie, malgré la variété de ses idiomes, est un fait bien plus important qu’une similitude souvent obtenue par des vexations ».

J’ai une doléance à vous soumettre : Monsieur le Président, je vous prie de bien vouloir engager des procédures pour faire que la France renonce à son siège de Membre Permanent au Conseil de Sécurité des Nations Unies au profit de l’Union Européenne. C’est un geste qui vous fera entrer dans l’Histoire avec le H majuscule, par la grande porte et donnera à l’Union Européenne ce rôle d’Éclaireuse qu’elle est capable d’assumer aux yeux des autres peuples.  Cela contribuera à simplifier la reforme des Nations Unies pour s’adapter au temps et se doter des moyens adéquat pour s’attaquer aux problèmes de notre siècle.

En l’espace de 4 mois, vous avez promis 4 fois aux Chefs d’Etat Africains à Nice, à Paris, à New-York et à Montreux de peser de votre poids pour permettre aux pays africains de disposer d’un ou de 2 sièges à ce même Conseil de Sécurité.  Je vous remercie Monsieur le Président au nom des Africains, mais que voulez-vous en échange ? En d’autres termes, quels sont vos véritables intérêts ? Sont-ils compatibles avec ceux des Africains ? Et que dire du fait que vous avez complètement ignoré le choix exprimé par ces mêmes Africains dans le souci de leurs intérêts, celui de revendiquer un siège, un seul et non deux, mais pas pour tel ou tel autre pays, un siège pour  toute l’Union Africaine dans sa globalité.  Si l’Union Européenne pouvait suivre l’Union Africaine dans cette démarche en récupérant le siège français, cela contribuerait à la démocratisation des instances destinées à assurer la Gouvernance Globale. Ainsi on ferait du Conseil de Sécurité des Nations Unies le directoire démocratique d’une véritable Assemblée des Peuples et non plus seulement un groupe de pays choisis sur la base de la force.  Une telle assemblée serait plus efficace à affronter les problèmes de son ressort, car serait dotée de véritable pouvoir de décision parce que légitimée du fait qu’elle  serait véritablement représentative de la planète.

10-DES INTELLECTUELS PLUS RACISTES QUE LE RESTE DE LA POPULATION

On est porté à croire que plus les individus ont un faible niveau culturel et plus ils sont portés à avoir des préjugés et à détester tout ce qui n’est pas conforme à leur standard habituel. Mais en France, on a plutôt l’impression que c’est l’inverse qui se produit et plus les personnes sont cultivées et plus elles utilisent le pouvoir de leur culture pour pousser le reste de la population à mieux asseoir des à priori sur ceux qui sont différents. Dans un pays comme la France, le standard c’est : être Riche, être un Homme, être un Blanc, et être Jeune. Lorsqu’on ne fait pas partie de cette catégorie d’individus, il n’existera aucune course dans laquelle sous un quelconque prétexte républicain on pourra parler de l’égalité de chance ou de justice sociale sans une moindre correction de la part du pouvoir public. C’est pour permettre qu’une course de 100 mètres ne démarre pas avec des postulants qui partent effectivement de 50 voire 90 mètres que l’Etat doit intervenir avec des correctifs, sans lesquels ce serait une course truquée d’avance. C’est ce que le gouvernement américain a fait pour accompagner les Droits Civiques des Noirs nommé : AFFIRMATIVE ACTION.  Son objectif était de passer de l’égalité formelle décrite dans les textes à une égalité réelle des Noirs.

En France les intellectuels ont voulu faire une traduction intentionnellement raciste dite : DISCRIMINATION POSITIVE. Le mot discrimination est par définition un mot négatif et tous ceux qui en France l’utilisent tendent à nous expliquer que ce serait contraire aux principes républicains de la France que de l’appliquer aussi à notre pays. Mais cette défense de la République n’est que de la poudre aux yeux qui sert à cacher des privilèges bien protégés pour le groupe dominant. Monsieur le Président ce n’est pas la nomination d’un préfet d’origine africaine qui doit changer la donne. Ce n’est que l’arbre qui cache la foret. En démocratie, moins de 2% des postes résultent des élections. Et même ces 2% qui sont soumis au vote populaire font d’abord l’objet d’une sélection non démocratique. Les restants 98% étant des nominations. C’est à ce niveau qu’on constate s’il y a ou non la volonté politique de corriger les tendances majoritaires de la population qui en principe choisit ce qui est le moins éloigné du groupe auquel elle s’identifie. Ainsi c’est en nous posant la question sur le nombre d’Ambassadeurs d’origine Africaine, des Généraux de l’armée d’origine africaine, des directeurs de grandes entreprises publiques d’origine africaine, comme la télévision, les banques etc… que nous pouvons conclure sans doute qu’il y a un racisme d’Etat en France. L’AFFIRMATIVE ACTION intervient à ce niveau pour corriger les injustices d’exclusion, propres à toute démocratie de type majoritaire.

Que veut dire le mot EXPATRIÉ ? C’est une expression qui fait partie du vocabulaire des racistes intellectuels qui se voudraient à priori une race supérieure lorsqu’ils vont en Afrique.  Comment expliquer sinon que le même employé qu’un groupe Français envoie au Canada ne s’appelle pas expatrié, mais le jour où il met les pieds en Afrique, il devient l’EXPATRIÉ. S’il est réaffecté vers le Japon, une fois parti d’Afrique, il cesse  d’être un Expatrié. Il existe pourtant un mot officiel choisi par les Nations Unies pour désigner toutes les personnes qui vivent hors de leurs pays pour un an ou plusieurs années : MIGRANT

La médiatisation de l’image du Noir associé au Sida, à la mort et à tout ce qui peut être négatif est très intentionnelle. Un exemple : il y a eu 2.995 morts dont 343 pompiers dans l’attaque des 2 tours jumelles du Wall Trade Center de New-York le 11/9/2001, dans le pays le plus médiatisé du monde, a-t-on vu l’ombre d’un seul cadavre, d’un blessé ou d’un bras ? NON. Savez-vous pourquoi ? Parce qu’il y a le respect des cadavres, le respect des victimes. Une épidémie de choléra touche Haïti, voilà qu’en boucle on verra les cadavres des Noirs jonchés par terre et avec des commentaires incroyablement blessants que l’auteur des images accompagne du haut de sa supériorité raciale et pourquoi pas, divine. En quoi un cadavre à New York vaut plus qu’un autre à Port-au-Prince ? Et que dire des ONG européennes qui ont fait leur fortune sur nos misères et qui ont tout intérêt à balancer au monde les images des victimes africaines en violant la dignité de l’intimité d’un cadavre, d’un être humain, fut-il un pauvre africain. C’est choquant et blessant cette mise en scène de la misère d’autrui. Je vous invite Monsieur le Président à prendre des dispositions (non seulement pour interdire comme on le fait pour les Français), afin que des poursuites soient possibles contre les auteurs qui en font la publication en France.

CONCLUSION

Monsieur le Président, nous ne sommes pas des racailles. 1000 ans d’esclavage arabe, 400 ans d’esclavage européen et 150 ans de colonisation européenne n’ont pas suffi pour tuer en nous l’instinct de survie qui caractérise tout être humain qui subit violences et humiliations.  Nous avons appris par la force des choses à essuyer les larmes de vos insultes, à cicatriser les plaies de votre violence psychologique et policière. Depuis la nuit des temps, nous sommes tombés 10, 100, peut-être 1000 fois par jour, poussés par vos chicotes, car pour vous, le fouet était la seule langue que nous étions en mesure de comprendre, et nous avons toujours réussi à nous relever. Vous nous avez amputé d’un bras ou d’un pied parce que nous n’avions pas atteint le quota de bananes, de coton ou de café à récolter, et nous n’avons cessé de pardonner votre folie meurtrière. Si en réaction, nous n’avons pas développé une égale violence, ce n’était pas un signe de faiblesse, mais de force, force psychologique et l’histoire ne nous donne-t-elle peut-être pas raison ? Car voyez-vous Monsieur le Président, la vraie force ne réside pas uniquement dans la capacité des êtres humains à surmonter les épreuves les plus difficiles, mais surtout, à ne pas se laisser dicter leur ligne de conduite, leur comportement par la violence d’autrui. Si pour vous cela signifie ne pas entrer dans l’histoire comme vous l’avez insinué dans votre célèbre discours de Dakar, oui Monsieur le Président Sarkozy, nous préférons ne pas entrer dans votre histoire dont la valeur et la gloire se mesureraient par la compétition de violence et la capacité destructrice employée.

On a remplacé nos prénoms par « homme de Couleur », seule race au monde qui bénéficie d’une telle attention. Et nous ne nous en sommes jamais plaints. On nous a appelé « Sale nègre » et nous sommes restés impassibles. On nous a déportés et nous avons réagi mollement. On nous a castrés parce que nous étions considérés une race inférieure, mais nous avons continué à participer au pèlerinage à la Mecque. En 1452, le Pape Nicolas V qui autorisa le roi Alphonse V du Portugal  de déporter les premiers Noirs de la Guinée vers l’Europe déclara que nous étions des animaux et que nous n’avions pas d’âme, mais nous avons continué à remplir les églises. On nous a imposé l’apartheid sur notre propre terre et nous avons continué à tendre la main de l’amitié.  Sûrement pour vous c’est la preuve de notre stupidité. Non, notre silence, notre main tendue et toujours refusée est la seule chance qui nous a fait ne pas disparaître. C’est notre seule véritable force qui nous fait continuer à sourire malgré tout le poids de la misère et de l’humiliation qui nous accable.

Est-ce trop vous demander que de vous prier d’arrêter de nous insulter, de nous humilier, de nous crucifier pour vos calculs politiques ?

Dans l’espoir de lire votre réponse bientôt, je vous adresse Monsieur le Président de la République Française, l’expression de ma très haute considération.

 Genève, le 6 Novembre 2009

 Jean-Paul Pougala  – pougala@gmail.com

(*) Jean-Paul Pougala est un écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève

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LES INVENTIONS DE LA RACE NOIRE DONC L’OCCIDENT SE SUCRE ET CACHE À L’HUMANITÉ TOUTE ENTIÈRE.

Posté par badjheca le 26 juin 2011

LES INVENTIONS DE LA RACE NOIRE  DONC  L’OCCIDENT  SE SUCRE  ET CACHE À L’HUMANITÉ TOUTE ENTIÈRE. 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous  par Youssouf Bamen Calixte

L’éminent  homme de science, le savant professeur Africain, le sénégalais  Anta Diop, égyptologue jusqu’au bout des ongles n’ à t-il pas  démontré à travers des recherches grâce au carbone 14 que l’Afrique est le berceau de l’humanité et que jusqu’à date cela reste incontesté ? Qu’à ce titre la race noire  maitrise son environnement vital de mouvement que la  race blanche à vite fait de photocopier et dire après que la race noire est essentiellement émotionnel ? Suite aux déportations des noirs sur le continent Africain au nom de  l’esclavage, que le président Américain Abraham Lincoln, proclame l’émancipation après la guerre de sécession et de son assassinat en avril 1865, la postérité historique se charge de rendre la fierté à la race noire qui trouve son bonheur dans ce quelle a donné de plus grand dans tous les domaines de la science pour le progrès technologique. D’où vient-il que toute la création scientifique de la race noire pour le bien de l’humanité soit occultée par la race blanche champion de son utilisation ? Pourquoi la race blanche occidentale cache-t-elle dans leurs écoles et universités  à leur jeunesse depuis des siècles que la race noire  est  propriétaires et dépositaires  de la plupart des inventions qui profitent à l’humanité toute entière ?  Jugez-en vous-même les inventions de la race  noire que l’occident refuse de divulguer dans ses écoles et universités. Le saviez-vous  jeune Africain? Découvrez-en :

1-    L’ANTENNE PARABOLIQUE : par Granville T.Woods le 07 juin 1887

 

2-    LES SYSTÈMES ET LES APPAREILS  TÉLÉPHONIQUES : par Granville T.Woods le 11 octobre 1887

 

3-    LE TUNNEL POUR TRAIN  ÉLECTRIQUE : par Granville T.Woods le 17 juillet 1888

 

4-    L’INTERRUPTEUR (LE COMMUTATEUR) : par Granville T.Woods le 1er janvier 1889

 

5-    LES MANÈGES POUR DIVERTISSEMENT : par Granville T.Woods le 19 décembre 1899

 

6-    UNE COUVEUSE ARTIFICIELLE : par Granville T.Woods en 1890

 

7-    MOTEUR A COMBUSTION : par Andrew J. Beard le 05 juillet 1892

 

8-    MASQUE A GAZ : par Garett A. Morgan le 13 octobre 1914

 

9-    LE FEU DE SIGNALISATION (feu rouge) : par Garett A. Morgan le 20 novembre 1923

 

10- BOUCHE DE SECOURS INCENDIE : par Joseph R. Winters le 07 mai 1878

 

11- CHARPENTE MÉTALLIQUE (DE VOITURE) : par Carter William le 02 février  1892

 

12- LENTILLES DE PROTECTION DES YEUX : par Powell Johnson le 02 novembre 1880

 

13- L’ASCENSEUR : par Alexander Miles le 11 octobre 1867

 

14- LE TAILLE CRAYON : par John L. Loove le 11 octobre 1867

 

15- LA CHEMINÉE DE LOCOMOTIVE : par Landro Bell le 23 mai 01871

 

16- LE PIANO MÉCANIQUE : par  Joseph H. Dickinson le 11 juin 1912

 

17- LA MACHINE A PÉTRIR : par  Joseph H. Dickinson le 07 août

 

18- LES W.-C. (TOILETTES) : par Jérôme B. Rhodes le 19 décembre 1889

 

19- LE CACHET ET LE TAMPON : par William B. Purvis le 27 février 1883

 

20- LE STYLO PLUME A RÉSERVOIR : par William B. Purvis le 07 janvier 1980

 

21- LA MACHINE A COMPOSTER : par William Barry le 22 juin 1897

 

22- LE RÉFRIGÉRATEUR (FRIGO) : par John Stenard le 14 juillet 1891

 

23- LE RÉVÉLATEUR PHOTOGRAPHIQUE : par Clatonia Joaquin Dorticus le 23 avril 1895

 

24- LA MACHINE A ÉCRIRE : par Lee S. Burridge et Newman R. Mashman le 07 avril 1885

 

25- LES SYSTÈME D’ALARME DES TRAINS : par Richard A. Butler le 15 juin 1887

 

26- LE SÈCHE-LINGE : par George T. Sampson le 07 juin 1882

 

27- LA PEINTURE ET LES COLORANTS : George Washington Carver le 14 juin 1927

 

28- LE SAVON (à partir de l’arachide) : par George Washington Carver

 

29- LES FREINS DE VOITURE : par John V. Smith le 06 août 1872

 

30- LA MACHINE DE CORDONNERIE : par Jan E. Matzeliger le 20 mars 1884

 

31- LA GUITARE : par Robert F. Flemmings Jr le 30 mars 1886

 

32- LE PEIGNE A CHEVEUX : par Walter H. Sammons le 21 décembre 1920

 

33- LE TROLLEY ÉLECTRIQUE SUR RAIL : par Elbert R. Robinson le 19 septembre 1893

 

34- LE FOUET BATTEUR D’ŒUFS : par Willis Johnson le 05 février 1884

 

35- LES ROTATIVES DE PRESSE (imprimerie) : par W. A. Lavalette le 17 septembre 1878

 

36- LE SYSTÈME DE SÉCURITÉ DES ASCENSEURS : par James Cooper le 02 avril 1895

 

37- LA BALAYEUSE DES RUES : par Charles B. Brooks le 17 mars 1890

 

38- LA TONDEUSE A GAZON : par John Albert Burr le 09 mai 1899

 

39- LES VITESSES AUTOMATIQUES (des véhicules) : par Richard B. Spikes le 06 décembre 1932

 

40- LE THERMOSTAT : par David N. Crosthwait  Jr le 06 mars 1928

 

41- LE CONDITIONNEMENT D’AIR (split) : par Frederick Jones le 12 juillet 1949

 

42- LA GÂCHETTE DE FUSIL (le détonateur) : par Edward R. Lewis le 03 mai 1897

 

43- EXTINCTEUR DE FEU : par Thomas J. Martain le 26 mars 1872

 

44- LE CANAPÉ-LIT CONVERTIBLE : par J. H. Evans le 05 octobre 1897

 

45- LAVE-VITRES ÉLECTRIQUES : par A. L. Lewis le 27 septembre 1882

 

46- LE LUBRIFIANTS DE MOTEUR : par Elijah Mc Coy le 15 novembre 1898

 

47- BANDE MAGNÉTIQUE  D’ORDINATEURS : par  Larry T. Preston le 24 août 1971

 

48- ANTENNE DE DÉTECTION PAR  RADARS : par James E. Lewis le 11 juin 1968

 

49- ENGINS DE LEVAGE et MONTE-CHARGE : par Mary Jane Reynolds le 02 mai

 

50- LE SYSTÈME DE RÉFRIGÉRATION (FRIGO et CONGÉLATEUR) : par Thomas Elkins le 04 mars 1879

 

51- LA SIGNALISATION (balises d’aéroport, grues, immeubles,…) : par Lewis WW. Chubb le 30 mars  1937

 

52- OPÉRATION A CŒUR OUVERT : par Daniel Hale Williams le 09 juillet 1893

 

53- LA LAMPE ÉLECTRIQUE : par Joseph V. Nichols et Lewis H. Latimer le 13 septembre 1881

 

54- LE LOGICIEL NAVIGATOR SYSTÈME ANTICOLLISION « 3D » RÉVOLUTIONNAIRE POUR ENGINS MOBILES : (trains, bateau, avions, voitures, grues, etc. adopté depuis 2007 au pentagone –USA et par l’armée française) : par le Camerounais Séverin KEZEU

Youssouf BAMEN Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

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Lettre Ouverte d’un Africain au Président Américain Barack Obama sur sa guerre en Libye

Posté par badjheca le 26 juin 2011

Lettre Ouverte d'un Africain au Président Américain Barack Obama sur sa guerre en Libye       187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous  par Youssouf Bamen Calixte

de Jean-Paul Pougala (*)   www.pougala.org

Monsieur le Président,

C’est le cœur saignant de douleur que je vous écris cette lettre pour vous prier de bien vouloir écouter le message que la Chambre des Représentants Américaine vous a envoyé hier 24/06/2011 en rejetant le texte autorisant l’intervention militaire des Etats-Unis en Libye, et de mettre fin à l’agression en cours contre le peuple Libyen avec les prétextes des plus extravagants comme celui de dire que c’est pour les  protéger.

Il y a 3 ans que vous avez enflammé tout un continent, le continent africain durant les primaires des élections présidentielles du parti démocrate.  Et lorsque vous avez été élu président, nous avons cru voir en vous, ce fils d’Afrique qui avait réussi et qui pouvait désormais servir de référence pour 1 milliard d’Africains, vous sembliez ce héros que nous n’avons jamais connu, parce que nos héros ne sont devenus des légendes que pour l’émotion suscitée par leur brève vie (tous tués par les Européens).  Avec votre élection à la Présidence des États-Unis d’Amérique, nous avons cru un instant voir ce demi-dieu Noir que l’Afrique se cherche encore après tant d’années de honte au contact de l’Europe. Oui Monsieur le Président, nous savions bien que vous aviez été voté par les Américains pour faire les intérêts de votre pays, mais que voulez-vous? Penser  que vous étiez aussi notre Président, que vous aviez nos gènes, que vous étiez aussi notre frère Noir est un rêve que nous avons tous fait les yeux bien ouverts.  Nous vous avons tous vu comme quelqu’un des nôtres, comme quelqu’un qui était capable de comprendre mieux que tous les autres puissants de la terre, les plaies et les souffrances des Africains.  Nous avons porté vos t-shirts, nous avons entonné votre refrain YES WE CAN, mais dans nos têtes en Afrique, nous lui avions donné une autre signification, c’était l’explication que ce destin qui semblait figé d’une race maudite avait tout d’un coup pris le train, le même train de l’évolution des autres races. CHANGE ! en effet. Dans le plus profond village reculé d’Afrique, nous avons chanté votre nom, parce que vous nous avez donné l’espoir, l’espoir d’un véritable changement. Vous avez donné à la jeunesse africaine l’enthousiasme qu’aucune campagne de sensibilisation n’aurait permis d’atteindre. Lorsque vos adversaires politiques vous attaquaient sur vos actions, nous étions dans l’incapacité même de comprendre leurs raisons, les classant tous et de façon expéditive comme des racistes, tellement nous étions fous de vous.

Et puis, ont commencé vos premières maladresses sur l’Afrique que nous avons toujours regardées avec beaucoup de tolérance et d’indulgence. Puis les maladresses se sont progressivement transformées en fautes politiques et puis en humiliation et pour finir en agression pure et simple. La dernière et la plus grave est l’agression contre la Libye. 

Lorsque le 20 Janvier  2009 vous avez prêté serment sur la bible de votre illustre prédécesseur : Abraham Lincoln, devenant ainsi le 44ème président des Etats-Unis d’Amérique, ce geste hautement évocateur a symbolisé à nos yeux, l’espoir de la rencontre et de la réconciliation qui n’a jamais eu lieu entre Européens et Africains, entre Blancs et Noirs.  Ce jour a marqué pour le peuple américain et pour le peuple africain, liés par un passé douloureux, l’espoir d’un début de fraternité basée sur une relation de respect mutuel, une relation plus juste et apaisée. Tout au moins, c’est ce que nous pensions et espérions.

Mais après plus de  2 ans de votre présidence, la chaleur que vous aviez suscitée dans nos cœurs en Afrique s’est vite transformée en douche froide et  le feu  de l’espoir que vous aviez su allumer  en nous s’est vite éteint par la marée destructive de l’océan de vos bombes contre le peuple africain (120 missiles Cruise en une nuit sur une capitale: Tripoli). Plus nous avons appris à vous connaitre à travers vos actes réels en Côte d’Ivoire et en Libye et plus nous avons peur de vous.  Votre politique africaine qui pèche par son arrogance et l’orientation de vous ranger derrière les puissants pour écraser les faibles vous classera dans l’histoire à l’opposé de la voie suivie par le président Abraham Lincoln.

Nous n’attendions pas grand-chose de vous habitués comme nous sommes à porter notre croix sans hurler, sans gémir, sans nous plaindre, mais nous espérions pour le moins, que vous seriez neutre dans la relation Oppresseurs-Opprimés qui sévit encore aujourd’hui entre l’Europe et l’Afrique.  A notre surprise, vous avez choisi votre camp, celui de nos oppresseurs. Et vous avez mis en jeu des moyens conséquents pour freiner notre désir d’émancipation, pour étouffer notre élan de liberté.

Mais détrompez-vous Monsieur le Président Obama, parce qu’il y a longtemps que la jeunesse africaine est débout et a compris grâce au monde globalisé, combien votre système avait asservi leurs parents, mais aussi que notre misère, notre souffrance, nos humiliations ne sont pas irrémédiables, ne sont pas inscrites dans le marbre. Car comme l’a dit le président  Abraham Lincoln à un visiteur à la Maison Blanche, « Vous pouvez tromper tout le monde un certain temps ; vous pouvez même tromper quelques personnes tout le temps ; mais vous ne pouvez tromper tout le monde tout le temps ». 5 siècles de tromperie de vos alliés sont mis à l’épreuve par l’avènement d’une nouvelle époque de fin de règne de l’oppresseur. Nous nous sommes rendus à l’heure du bilan, à l’épilogue de l’histoire, de  Notre histoire commune.

Celle-ci démarre le 16 juin 1452, lorsque le 208ème pape Nicolas V  à travers la bulle papale dénommée : Dum diversa, autorise le roi du Portugal Alfonse V à déporter et réduire en esclavage les populations de Guinée (Afrique), c’est le début d’une longue période sombre pour l’Afrique. La découverte de l’Amérique en 1492 va empirer le sort de nos ancêtres avec la multiplication de leurs déportations vers le nouveau monde pendant 4 longs siècles, et ce calvaire durera jusqu’à un homme : ABRAHAM  LINCOLN.

Le 1er Janvier 1863, Abraham Lincoln proclame l’émancipation des esclaves pendant la guerre la plus meurtrière des Etats-Unis : Guerre de sécession, avec  620.000 morts suivi de son assassinat en avril 1865. A l’époque, les agriculteurs esclavagistes du Sud sont plus riches que les industriels du nord. Mais en 1880, 15 ans après Lincoln,  le taylorisme (travail à la chaine) va changer la donne faisant augmenter de façon exponentielle les profits des usines rendant depuis lors les industriels du Nord plus riches que les agriculteurs du sud, ex-esclavagistes. Ce qui donne des idées à l’Europe jusque là privée de la manne que lui apportait le très lucratif trafic des esclaves. L’Europe doit répondre à une question :  comment profiter des avantages des industriels du Nord des Etats-Unis, tout en conservant ceux des esclavagistes du Sud ? La réponse est tout trouvée et s’appellera la COLONISATION DE L’AFRIQUE.

C’est donc pour cela qu’en 1884, le Chancelier Allemand Bismarck, organise pendant 3 mois à Berlin  la fameuse conférence de Berlin où 14 pays vont décider comment remettre les chaines de l’esclavage aux Africains,  des chaines invisibles qui vont s’appeler : COLONISATION. Et qui signifiait dans les plans de leurs concepteurs, ce même destin de subordination des Africains combattu auparavant par Lincoln. On n’a plus besoin de les déporter, il faut les tenir en esclavage sur place en Afrique pour subvenir aux besoins de la naissante industrie européenne, et  relancer l’économie de tout le vieux continent. Et c’est ce long calvaire que nous vivons encore aujourd’hui sous des formes les plus subtiles et imprévisibles.

Avec votre élection, nous avons rêvé un instant que notre frère Barack Hussein Obama allait mettre un point final à cette oppression que subit tout un continent depuis trop longtemps. Mais votre décision à vous joindre au requiem que l’Europe joue pour nous depuis février 1885, c’est-à-dire depuis la fin de la Conférence de Berlin a sonné pour nous le glas de l’espoir d’Obama.  Et subitement, le CHANGE de votre campagne présidentielle s’est vite transformé pour nous Africains en CHAINS, en MORE CHAINS. Vos nouvelles chaines prennent des formes tout aussi imprévisibles que la colonisation elle-même :

1-En Côte d’Ivoire, elles sont arrivées sous forme de cassette vidéo que vous avez envoyée pour indiquer et expliquer à ce peuple qui était leur président au mépris de l’ordre constitutionnel qu’ils se sont difficilement donné. 

2- Vos chaines y sont arrivées par les bottes des militaires avec sa forme de démocratie atypique que vous voulez instaurer selon laquelle désormais pour participer et être sûr de gagner les élections présidentielles en Afrique chaque parti politique devrait d’abord se doter d’une armée, d’une bonne armée financée de préférence par les Etats-Unis d’Amérique

3-La punition des contrevenants.  Vous vous êtes rendus complice d’un massacre de 1200 Ivoiriens à Douékoué, tout un village composé de pauvres paysans d’enfants, de bébés et de femmes dont le seul  tort a été celui d’avoir cru à la démocratie et d’avoir tout simplement soutenu le mauvais candidat, celui qui vous semblait le moins docile.

4-En Afrique on croyait que le chancelier Allemand Bismarck et ses 13 compères avaient réussi le plus grand hold-up de l’histoire de l’humanité avec leur partage de type mafieux de tout un continent, mais vous venez de confirmer qu’il pouvait y avoir pire : en Libye, vous vous êtes tout simplement substitué au peuple Libyen, et avez décidé à sa place qui est son « unique et légitime représentant ».  Cette fois-ci, le crime est parfait. Plus besoin de se faire prendre la main dans le sac en partageant les morceaux de terres, il suffit désormais de choisir les terres plus riches et d’indiquer qui les représente et les jeux sont faits. C’est plus facile comme bonjour et ça peut rapporter gros. Mais vous semblez oublier Monsieur le Président que cette formule a déjà démontré ses limites devant l’histoire notamment en Afrique du Sud où une poignée de racistes Blancs étaient reconnus par vous comme uniques représentants du peuple Sud-africain, la suite on la connait; mais aussi en Chine où Taiwan en 1949 était votre Bengazi de 2011. Taiwan avait été choisi par vous comme unique représentant du peuple Chinois, aussi là, l’histoire vous a donné tort.  

5-Vos nouvelles chaines arrivent en Afrique sous forme de résolution du Conseil de Sécurité des Nations-Unis. Qui aurait imaginé qu’une résolution dite de protection des populations de Bengazi se transformerait  en opération de punition des populations de Tripoli pour avoir commis l’irréparable en soutenant l’Homme qui a pris leur pays en 1969 lorsqu’il était le plus pauvre d’Afrique avec 60  dollars par habitant et par an, en le transformant en 2011 en pays le plus développé du continent classé par les Nations-Unis 53ème au monde dans l’indice de développement humain, devant plusieurs pays même Européens.  La Libye est le seul pays au monde non communiste où tous les services de bases sont absolument gratuits du logement à la santé en passant par l’instruction, avec un revenu minimum garanti pour préserver la dignité humaine de tout citoyen Libyen.

6-Lorsque des civils se sont emparés des stocks d’armes les plus sophistiqués de Bengazi, la réaction d’un Lincoln, allié de la Libye aurait été de tout mobiliser pour récupérer toutes les armes, car il en serait allé aussi de la sécurité des Etats-Unis d’Amérique. Mais vos nouvelles chaines c’est aussi de contribuer à rendre instables les pays en paix, car dans le désordre, dans la mer trouble,  les requins ont plus à manger devant les désarrois des petits poissons.

7-Lorsque le 15 avril 2011 vous signez une tribune avec Cameron et Sarkozy avec le titre « Kadhafi doit partir », pouvez-vous Monsieur le Président me dire qui vous donne ce droit de décider quel président africain doit rester et lequel doit partir ?  J’ai beau chercher et je ne comprends toujours pas dans quel registre démocratique s’inscrit votre initiative, si ce n’est dans le principe du Far-West du plus fort qui doit signifier au plus faible d’abandonner sa terre et tout son troupeau pour aller se débrouiller ailleurs. Comment dès lors ne pas être entièrement d’accord avec le parlementaire de votre parti démocrate Jerrold Nadler qui, après le camouflet que le Congrès vous a infligé hier vendredi 24/06/2011 en rejetant le texte autorisant votre intervention militaire en Libye, a déclaré: « Le président Obama se comporte comme un monarque absolu et nous devons y mettre un terme immédiatement si nous ne voulons pas devenir un empire plutôt qu’une république« .

Avec ces quelques éléments, il n’y a pas de doute que, pour nous Africains la différence entre vous et Lincoln c’est comme entre le jour et la nuit. Vous avez une étrange conception de la démocratie dès lors qu’il s’agit d’Afrique, en vous comportant en vrai monarque, en décidant à la place des peuples que vous regardez avec tant de condescendance, ce qui prouve que vous êtes très loin des idéaux de Lincoln qui a écrit : « De même que je ne voudrais pas être un esclave, je ne voudrais pas être un maître. Telle est ma conception de la démocratie. Tout ce qui en diffère (…), n’est point de la démocratie ». Monsieur le Président, dans votre politique africaine, vous vous comportez en Maître, en donneur de leçon lorsque ce n’est pas en oppresseur, tout le contraire de A. Lincoln.

Vous savez mieux que quiconque que lorsque l’Union Européenne à l’unanimité s’active pour un Africain, c’est qu’il est celui qui a démontré d’être le plus capable de maintenir les chaines invisibles de l’esclavage que portent ses propres frères et sœurs. . Tous nos leaders qui ont osé dénoncer cet asservissement ont tous été foudroyés sur la route de Damas, Steve Biko en Afrique du Sud, Sankara au Burkina, Moumié au Cameroun,  N’krumah au Ghana, Lumumba au Congo-Zaire etc…  d’autres plus chanceux  ont passé l’essentiel de leur vie en prison, c’est le cas de Mandela en Afrique du Sud avec 27 ans passés derrière les barreaux. Gamal Abdel Nasser en Egypte incarcéré en 1934 à l’âge de 16 ans par les colons Britanniques, devenu président en 1953, il est rebaptisé par le Royaume-Uni le « Mussolini du Nil », pour avoir remplacé la royauté par la République, nationalisé une série de services, d’industries et le Canal de Suez et pire, il a détruit les champs de coton de l’ère coloniale pour passer à l’industrialisation de son pays; pour tous ces péchés, il subira une dizaine de tentatives d’assassinats commandités par Londres et Paris. Mais Nasser fut plus chanceux que Kadhafi parce que le Président Américain Eisenhower a eu le courage politique de stopper ces pays qui ont déclenché en 1956 une guerre pour disaient-ils « protéger le peuple égyptien d’un dictateur ». Le Président Eisenhower a eu le courage que vous n’avez pas su avoir de les stopper et a exigé qu’ils se retirent immédiatement de l’Egypte. Même si l’URSS a brandi pour les plier la menace nucléaire.

Le Président Lincoln a payé un lourd tribut pour abolir l’esclavage aux Etats-Unis. Il a payé de sa  vie pour nous rendre notre liberté, mais ses ennemis eux ne sont pas morts, ils sont là encore plus forts que jamais avec les mêmes idées détestables  de toujours : l’asservissement des Africains avec tous leurs descendants, exactement comme récitait la bulle papale. Abraham Lincoln, contrairement à vous avait un idéal et même s’il n’était pas de la même race que nous, il a su se mettre à notre place pour comprendre nos supplices et nos hontes, il a su aller au-delà des considérations partisanes pour faire triompher la justice et la morale, il a su se mettre du coté des faibles juste pour être du coté de la dignité humaine. Il a généré la guerre la plus meurtrière sur le sol des Etats-Unis,  pour faire triompher une certaine idée de l’humanisme. Monsieur le Président Obama, avec vos bombes sur le peuple africain et votre choix de seconder les forts, les puissants contre les faibles,  peut-on dire de même de vous ?  Quels sont vos véritables idéaux ? Je suis confus pour comprendre votre sens de l’humanisme.

Voyez-vous Monsieur le Président Obama, dans l’histoire moderne, nous autres Africains sommes un peuple de perdants.    Depuis 500 ans, nous n’avons pas remporté la moindre bataille contre l’Europe. Aussi parce que nous n’avons jamais déclenché une quelconque hostilité contre le peuple Européen. Nous les avons toujours subis. Nos ancêtres n’ont rien pu faire pour les contrer pendant les siècles de déportation et aujourd’hui, nous sommes impuissants devant leur folie dévastatrice.

Nous sommes conscients de notre faiblesse et de celle de nos ancêtres.  Oui, nous sommes une race qui a perdu, nous avons perdu toutes les batailles contre l’Occident et peut-être me diriez-vous, que nous sommes des perdants pour toujours. Mais Monsieur le Président, au-delà de la coupe et de la médaille du gagnant, le perdant a une chose que les autres ne savent pas, et ne voient pas et qui au final le rend plus fort, c’est la souffrance de la défaite, c’est  le déshonneur et la honte de la défaite. Ces deux éléments nous ont conféré au cours des siècles un trésor, une puissance que le gagnant ne connait pas et cela s’appelle l’humilité,  l’effacement.  Dans notre modestie, l’Africain peut être  plus heureux que l’Européen ou l’Américain qui revendique l’univers, si et seulement si vous cessez de nous détruire avec vos bombes.  Car notre plus grande force est cette simplicité qui nous a conféré le courage pour résister aux intempéries de l’histoire. Le fait de ne rien prétendre, le fait de ne pas vouloir le monde, tout pour nous et tout de suite, nous  laisse la sérénité d’avancer tout doucement, tout lentement, mais sur la bonne voie vers notre paradis de la normalité humaine c’est-à-dire sans asservissement.  Et ce ne seront pas vos bombes qui nous l’empêcheront.

Comme Lincoln, nous sommes en train de bâtir les Etats-Unis d’Afrique du Cape en Afrique du Sud au Caire en Egypte et nous sommes conscients que cela pose problème à l’Occident qui sait que cela nous rendra encore moins naïfs, donc capables de stopper sa spoliation du continent qui n’a que trop duré.  Ils ont  les mêmes motivations que les ennemis hier de Abraham Lincoln : ils veulent des avantages non dus, tirés de la sueur de notre travail gratuit, tirés des entrailles de nos mines d’uranium, de diamant, d’or, de pétrole etc. Mais ce que vous ne comprenez pas en vous rangeant avec les forts qui nous oppriment, c’est que le vent a changé de direction et que leur bateau est  déjà en train de chavirer sur les rochers de la myopie politique et intellectuelle.  Car l’Afrique est déjà débout, avec ou sans vous, avec ou sans votre agression. Nous avons prévu la première émission de la monnaie africaine en 2016. Votre forfait contre la Libye pourra retarder cette échéance,  mais pas l’annuler, car notre cheminement vers le progrès humain est irréversible, votre guerre fera durer l’agonie économique de l’Europe mais pas assurer sa survie, la situation financière grecque est là pour nous le rappeler car leur descente aux enfers est autant irréversible.  Et la corde pour escalader les montagnes de l’injustice de votre système, érigé en Lois universelle, que vous venez de lier à eux en Cote d’Ivoire et en Libye, risque de précipiter votre pays dans l’abyme de la désolation à cause de vos choix belliqueux tout aussi hasardeux que détestables.

Vous avez réussi à nous humilier en Cote d’Ivoire. Vous êtes en train de nous abaisser en Libye, mais vous n’aurez pas nos larmes, puisqu’elles se sont cristallisées par trop de siècles du sadisme européen.  Vous n’obtiendrez pas notre désespoir, car restés trop longtemps couchés par terre toujours aux ordres des puissants, par contre, nous ne pouvons plus tomber, nous ne pouvons que nous relever.

Lors de votre  visite à Accra au Ghana le 11 Juillet 2009 vous avez déclaré dans votre discours que : « de même qu’il est important de se soustraire au contrôle d’une autre nation, il est encore plus important de se forger sa propre nation ». En prenant en otage le président démocratiquement élu par le peuple ivoirien, vous n’aidez pas ce pays à forger sa propre nation. Au contraire, vous contribuez à empêcher qu’il puisse se soustraire au contrôle d’une autre nation.  Votre secrétaire d’Etat Hillary Clinton lors de son voyage à Lusaka, en Zambie le 11 Juin 2011 a renchéri vos propos en nous mettant en garde contre un risque de colonisation chinoise avec ces termes : « C’est facile, et nous avons vu cela à l’époque coloniale, de venir, sortir les ressources naturelles, payer les dirigeants et partir ». Par ces lignes, je vous remercie sincèrement de vos conseils en tant que africain, mais sur la Chine particulièrement, je voudrais vous faire quelques observations :

1- Contrairement à l’Occident qui s’est imposée à l’Afrique sans jamais lui demander son avis, la Chine a été invitée. Ceci est une sacrée différence au vu des relations qui ont existé entre l’Occident et l’Afrique et qui continuent d’exister de nos jours.  Entendre l’Occident se préoccuper  d’une quelconque colonisation de l’Afrique par la Chine est une nouveauté dans la diplomatie internationale. Cette préoccupation soudaine est la preuve, Monsieur le Président que nous vivons dans deux mondes opposés : Historiquement, Culturellement, socialement, Economiquement, Politiquement et Psychologiquement. Le rapport qui a toujours existé entre nous depuis des siècles a été celui de « Dominant – Dominé ».La colonisation c’est le fait de venir sur nos terres vous en approprier les meilleures et nous obliger à travailler dessus, et lorsque nous ne pouvons pas produire une certaine quantité de banane, de cacao, de café ou de coton, le colon choisit un de nous au hasard et l’ampute d’un bras, d’une jambe afin de donner l’exemple à tous du rythme qu’il attend de nous. La colonisation c’est le fait de voler et de détruire nos destins en décidant à notre place. Pour nous la colonisation, c’est l’esprit permanent de guerre pour des intérêts qui nous dépassent, tous situés en Occident. Pour nous la colonisation est un système perverti qui nous condamne depuis des siècles. Utiliser ce mot comme l’a fait votre secrétaire d’état réveille en nous des souvenirs tout aussi tristes et qui poussent au rejet complet de l’Occident en Afrique. L’Occident en Afrique c’est l’amour forcé, c’est le viol. La Chine en Afrique, c’est un amour entre adultes consentants. Et comme dans toute relation amoureuse, il y a des hauts et des bas, il y a toujours un qui cherche à prendre le dessus sur l’autre, mais c’est toujours plus acceptable que le viol.

De grâce, Monsieur le président, ne nous enseignez pas la haine des Chinois, surtout en cette période très tendue au niveau international . L’Afrique a besoin d’investissements, de gros investissements, vous ne nous en voudrez pas de diversifier nos partenaires en fonction de nos intérêts pour une fois. Concédez-nous, Monsieur le président le droit de choisir nos amis. Le mur de Berlin est tombé depuis 1989 et nous ne voulons pas vivre dans un contexte de guerre froide permanente où il faut toujours un ennemi. Monsieur le Président, qu’attendez-vous pour dissoudre cette boite datée qu’est l’Otan? Avec la force, on peut tout détruire comme en Irak, mais ce qui est difficile, c’est trouver la Solution. L’OTAN est une organisation anachronique en ce 21ème siècle.

2-La Chine est aujourd’hui le seul pays qui possède une véritable réserve monétaire conséquente. Au niveau des dettes publiques, Les Chinois aident les USA à hauteur de 1.440 milliards de dollars en achetant vos bons de trésor et l’ Afrique seulement de 90 milliards. Si quelqu’un était colonisé, c’est bien vous et non nous. Cette différence s’explique par le fait que pendant longtemps, les Africains ont choisi le mauvais partenaire. Ils ont basé leur développement sur l’aide européenne et américaine. parce qu’ils ont cru que vous en aviez les moyens. Avant de se rendre compte au final que vous clamiez le jour d’être « pays riches » capables d’aider l’univers et la nuit vous alliez demander l’aide à la Chine pour payer vos fonctionnaires, pour financer vos guerres. Encore aujourd’hui, vous-même vous comportez comme si vous aviez le moindre dollar pour aider qui que 10625 Lettre Ouverte à Monsieur Barack Obamace soit en Afrique. Ce qui n’est pas vrai. Selon les informations fournies par la FED le 13/6/2011, sur la dette privée américaine, aux dettes publiques de 14.000 milliards de dollars, il faut ajouter les 14.000 milliards de dollars de dettes des ménages américains, mais aussi les 11.000 milliards de dollars de dettes des entreprises non financières et les 14.000 milliards de dollars de dettes des instituts financiers de votre pays. Son total de 53 trillions de dollars de dettes américaines donne la sueur dans le dos, parce que c’est l’autopsie d’un pays qui va droit dans le mur et même pas la Chine ne pourra vous sauver et le pire est que vous semblez ne pas vous en rendre compte, au point de déclencher les guerres avec tant de légèreté. Nous sommes dans un système dit de « développement à somme zéro » c’est-à-dire quand l’économie de vos pays allait bien, les autres devaient crever de faim. Et maintenant que nous nous sommes réveillés et que nos économies vont bien, les vôtres ne peuvent que s’effondre. Et ce ne seront pas vos guerres à changer la donne.

3-Plutôt, discutons du débat que la Chine nous offre : le développement de l’Afrique sera une  conséquence de la démocratisation de la société, comme l’a toujours prôné l’Occident ou bien c’est le développement qui doit précéder la démocratisation de la société comme nous le suggère la Chine avec un certain succès qui nous flatte ? Votre système ne marche plus même chez vous ou tout au moins pas chez nous, après les maigres résultats de 50 ans de pseudo-indépendance, parce que votre idée de démocratie africaine est celle d’une Afrique où le vote serait valable uniquement s’il vous plait et lorsqu’il ne vous plait pas, on connait la suite, vos bombes arrivent pour rectifier le vote populaire, notamment en Côte d’Ivoire. 500 ans de votre démocratie en Afrique, cela nous suffit. Nous avons envie d’essayer autre chose. Et avec seulement 10 ans de relation avec un pays que vous décrivez comme dictatorial, la Chine, l’Afrique ne s’est jamais si bien portée.

4-Depuis 7 mois, la Chine est en train de se débarrasser de vos bons de trésor qu’elle considère désormais, comme des produits financiers toxiques parce qu’elle est convaincue qu’elle n’aura pas la totalité de ses investissements un jour, et ce à hauteur de 9,2 milliards de Dollars par mois. Ces chiffres sont fournis par votre Département aux Finances. Bien évidemment, Monsieur le Président, quand il s’agit de vous et de l’occident, on parle de business, une fois qu’on quitte l’hémisphère Nord pour se rendre dans l’hémisphère sud, on crie au loup, attention le méchant Chinois arrive, il va vous avaler d’un coup. NON ! Monsieur le Président, les Africains ont ouvert les yeux et    commencent à regarder autour d’eux, surement pas totalement, sinon vous n’aurez jamais eu les trois votes africains qui vous ont autorisé à aller agresser un des leurs, mais une chose est sure, ils ont entrouvert les yeux et commencent à distinguer les formes, ils peuvent aujourd’hui décrire la différence entre un Chinois et un Occidental. Et pour cause, l’Afrique pour vous n’a jamais été qu’une terre de domination, de possession, et de soumission. Nous ne connaitrons jamais pire.

5-Dans tous les discours dans les capitales occidentales, on ne cesse de rappeler explicitement et implicitement aux Africains, la méfiance qu’ils doivent montrer face aux Chinois, c’est devenu presqu’une obsession pour vous ; entendre cela aujourd’hui de la part des Occidentaux est suspect, pour une simple raison : nos ancêtres vous ont fait confiance et ils se sont retrouvés déportés. Nos grands-parents vous ont fait confiance et ils se sont retrouvés sous le coup de la colonisation. Nos parents vous ont fait confiance et vous nous avez installé la famine. Plus récemment, 3 pays africains le Nigéria, le Gabon et l’Afrique du Sud vous ont encore fait confiance pour voter avec vous la résolution 1973, que vous alliez protéger Bengazi et vous êtes allés bombarder Tripoli. Et aujourd’hui vous nous indiquez un ennemi ? Dans votre discours d’Accra, vous vous demandez s’il faut imputer aux Blancs la situation du Zimbabwe. Ce faisant, vous faites semblant d’ignorer qu’en 1980 à l’indépendance le Zimbabwe pour sa reforme agraire a demandé votre soutien pour corriger la grande injustice coloniale qui fait que les Blancs qui sont 2% de la population sont propriétaires de 90% des terres arables. Accord contresigné par la Grande Bretagne qui prévoyait que cette dernière se chargerait de l’indemnisation des fermiers Blancs qui étaient tous ses ressortissants. 20 ans après, rien. Pire, les victimes de vos promesses non tenues deviennent vite les diables du moment. Et c’est parti avec vos chantages: embargo, visas, comptes saisis etc. Et pour faire diversion, comme d’habitude, vous avez entonné le refrain du méchant loup Mugabe et comme un seul homme, tout l’occident a chanté, faisant croire que sa longévité au pouvoir était plus grave que l’injustice que vous y avez créée.  En Cote d’Ivoire, le Président Gbagbo vous a écouté et a pris ses distances des Chinois en reprenant des contrats auparavant gagnés par les entreprises chinoises pour les redonner aux entreprises françaises sans appel d’offre, la suite on la connait.

Que vaut la parole d’un haut dirigeant Américain aujourd’hui ? RIEN. Rien du tout

Le 6 septembre 2008 l’ancienne Secrétaire d’Etat Condoleezza Rice lors de sa visite qu’elle même a défini d’historique après 55 ans de son prédécesseur et après 51 ans d’une haute autorité américaine en Libye (Nixon en 1957 alors vice-président) déclare à la presse : « Je pense que cette visite démontre que les États-Unis n’ont pas d’ennemis permanents et que lorsque des pays sont prêts à faire des changements stratégiques d’orientation, les États-Unis sont prêts à répondre« , Et le porte-parole du département d’Etat, Sean McCormack d’ajouter à l’attention de l’Iran et de la Corée du Nord : « La Libye est un exemple qui montre que, si certains pays font un choix différent de celui qu’ils font actuellement, ils peuvent avoir des relations différentes avec les Etats-Unis et le reste du monde, et que nous tiendrons nos promesses« .

Votre prédécesseur Georges BUSH et Mme C.RICE ont-ils à votre avis commis une erreur de jugement en convainquant pendant 6 ans (de 2001 à 2006) la Libye à se défaire de toute une série d’armes dangereuses en échange de la promesse que ce pays ne serait jamais attaqué ? Ou alors c’est vous qui êtes peu regardant sur le respect des engagements de vos prédécesseurs ? Non Monsieur le Président ! ils ont juste appliqué le principe républicain tant cher à Abraham Lincoln : « Ce que je veux savoir avant tout, ce n’est pas si vous avez échoué, mais si vous avez su accepter votre échec». Le Président Bush avait tout simplement accepté l’échec de la politique américaine d’isolement de la Libye depuis 1981 et avait décidé de changer de cap, avec beaucoup de difficultés, mais le succès de l’initiative est toute à son honneur avec le rétablissement des relations diplomatiques dès 2004. Ainsi, même si la culpabilité de la Libye n’a jamais été établie, votre prédécesseur a réussi à la faire accepter d’indemniser toutes les familles les victimes de Lockerbie et du café de Berlin; mais aussi, elle a accepté de se défaire de ses armes de destruction massive, elle a ouvert les dossiers de ses services secrets pour aider les USA dans la lutte contre le terrorisme mettant à risque son propre territoire et son propre peuple contre les possibles représailles. Dans tout pays, Monsieur le Président, même le plus primitif qui soit, quand vous avez payé votre dette envers la société, ce chapitre est clos. C’est ce que le Président Bush a voulu démontrer en fermant ce chapitre sombre avec la Lybie avec cette visite officielle. Puis-je savoir de quoi de nouveau est exactement accusée la Lybie depuis ce nouveau départ du 6 septembre 2008 ? Après plus de 3 mois d’agression inutile contre le peuple Libyen, je vous prie Monsieur le Président Obama de SAVOIR ACCEPTER VOTRE DEFAITE. Vos compagnons de route ne peuvent que vous enfoncer: par exemple, la France en un mois a fait atterrir urgemment 6 chasseurs bombardiers Mirage sur l’Ile de Malte pour panne sèche, pour manque de carburant les 20/04, 23/04 et 02/05(source AFP). Car Monsieur le Président comme vous l’a dit la Chine à travers son quotidien China Daily, vous êtes des pays encore convalescents sortant d’une crise financière qui n’est pas terminée et n’avez aucun moyen financier pour supporter une guerre longue. En témoignent les nombreuses défections de vos alliés : la Norvège vous a informé depuis le 9 Mai qu’elle n’aurait pas d’argent pour continuer une guerre au delà du 24 Juin, l’Italie vient de demander la fin des bombardements parce qu’elle ne sait pas où trouver 40 milliards d’Euros dans l’immédiat pour ne pas sombrer dans la crise de type grecque etc… Savoir accepter cette défaite sera à votre honneur plutôt que de continuer cette fuite en avant pour vous venger sur des civiles inoffensifs en larguant vos bombes à l’aveuglette tous les jours, sans qu’on sache bien où vous croyez arriver ainsi.

 

Monsieur le Président Obama,  Est-ce trop vous demander que de vous prier d’écouter au moins la voix des élus Américains qui hier 24/6/2011 avec les voix de 70 de vos propres élus Démocrates, vous ont demandé d’arrêter  votre guerre en Libye ? Est-ce trop vous demander que de vous prier de vous occuper des Américains qui vous ont voté pour leur trouver du boulot et de nous laisser en paix en Afrique choisir nous-mêmes notre destin, même en nous trompant et d’apprendre de nos erreurs ? Est-ce trop vous demander que de vous prier de libérer le président Laurent Gbagbo de Côte d’Ivoire qui n’a commis qu’une seule faute, son manque de docilité au système qui nous opprime depuis 500 ans ?

Monsieur le Président, le monde a changé. On est passé au tout numérique mais vous semblez regarder l’Afrique encore sur une pellicule en Noir et Blanc. En dépit de tous les freins que votre système de règles du jeu truquées, lui a imposés, L’Afrique, a un taux de croissance moyen de 6% par an. Nous ne sommes qu’au début de notre propre révolution industrielle et les matières premières qui vous attirent tant sont destinées à satisfaire nos propres besoins de consommation, car contrairement à nos parents et nous-mêmes, nos enfants ne veulent plus vivre de privation et qu’ils soient à Niamey ou a Pretoria, ils veulent aussi vivre dans le même confort qu’à Los-Angeles ou à Paris, ils veulent aussi s’éclater et pour satisfaire toute cette consommation qui est en train d’exploser en devenant exponentielle, nous avons besoin de nos propres matières premières. Nous nous posons déjà le problème de comment faire pour repérer les ressources, les matières premières  pour satisfaire les besoins toujours raffinés de cette nouvelle population africaine. Je vous conseille donc, de changer de politique afin d’amener vos concitoyens à réduire leurs consommations et les adapter à la disponibilité des ressources en votre possession et pour lesquelles vous n’aurez plus besoin de vivre dans une guerre permanente avec l’humanité.

Il me plait de conclure avec ces mots que je fais miens : « La pauvreté n’est pas une honte, mais c’est l’exploitation des peuples qui l’est. Nous reprendrons tous nos droits, car toutes ces ressources sont les nôtres » Président Egyptien Nasser dans son discours radiodiffusé à Alexandrie le 26 juillet 1956, marquant la nationalisation du canal de Suez et le début de la guerre d’agression de la France et du Royaume Uni pour annuler sa décision.

Dans l’espoir de lire votre réponse bientôt, je vous adresse Monsieur le Président des Etats-Unis d’Amérique, l’expression de ma très haute considération et je profite de cette occasion pour vous souhaiter une bonne chance pour votre prochaine ré-élection en 2012.

Genève le 25 Juin 2011

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com      www.pougala.org     Facebook

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse. 

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LIBYE: Le président Camerounais Paul BIYA contre les bombardements de l’OTAN

Posté par badjheca le 1 juillet 2011

LIBYE: Le président Camerounais Paul BIYA contre les bombardements de l'OTAN  safe_image.php?d=AQDK_ThKstt_LhRi&w=90&h=90&url=http%3A%2F%2Fwww.prc.cm%2Fimage_mag%2Fadce_american_m

187125_100001187250479_1486129_q dans Par Youssouf Bamen Calixte

En Afrique, concernant la tragédie des pluies de bombardements sur la Libye largués par « l’organisation de la terreur nord atlantique »-OTAN, bombardements des innocents, des enfants, des malades, des orphelins et orphelines, les adultes et vieillards, ajouté aux destructions des infrastructures, des écoles et des structures sanitaires… actes barbares et odieux à condamnés avec la dernière énergie, à eu la désapprobation ferme du Cameroun par la voix de son président Paul BIYA, contrairement à l’approbation du du Sénégal, du Gabon, de la Mauritanie et de la Gambie qui ont reconnu officiellement la légitimité des rebelles qui pactisent avec l’extérieur pour la déstabilisation de leur pays, me renvoie au texte de  Marcus Garvey sur les traitres et je cite: Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.

Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde. Chez les autres races, le rôle du traitre se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable. Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».

Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Monsieur Untel, nous racontes combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.

Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes, et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine. Fin de citation.

L’Union Africaine, dérivée du nationalisme, du patriotisme et le panafricanisme ne se cri pas sur les toitures ou des bouts des lèvres mais par les actes. Et Paul BIYA, le président du Cameroun l’a posé devant la super puissance mondiale, les États-Unis en disant non aux bombardements en Libye lors d’une audience au palais de l’unité accordé tour à tour le  lundi, 27 juin 2011, à Messieurs  Johnnie CARSON, Sous-secrétaire d’État américain aux Affaires africaines, et JOMA IBRAHIM AMER, Ministre libyen des Affaires de l’Union Africaine, envoyé spécial du Guide libyen, Mouammar Kadhafi. L’histoire consignera cet acte de bravoure de Paul BIYA pour la postérité des grands hommes d’États Africains.

youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain

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LETTRE OUVERTE D’UN JEUNE KAMER À LA DIASPORA AFRICAINE EN GÉNÉRALE ET CAMEROUNAISE EN PARTICULIER.

Posté par badjheca le 7 juillet 2011

LETTRE OUVERTE D’UN JEUNE KAMER À LA DIASPORA AFRICAINE EN GÉNÉRALE ET CAMEROUNAISE EN PARTICULIER. 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte

Je m’adresse spécialement à mes frères et sœurs de la diaspora Africaine. Vous, comme le colonisateur, donneur de leçons devant l’éternel et qui pour certains dans la plus part, diplômé sans performance professionnelle d’être utilisé dans la société blanche qui vous accueille la bas, n’est pas la faute de vos pays qui ne souhaitent que en bénéficier de vos prestations bien que vous soyez  inutile aux autres. Avec vos parchemins qui vous donnent droit au boulot de manœuvre aux yeux des blancs, ne vous autorisent non plus à verser vos frustrations et les échecs sur nous autres jeunes Africains dans nos pays respectifs qui ont choisi de retrousser nos manches sur place pour faire avec.

Tans pis vous qui avez choisi la posture la  plus facile, le travail de manœuvre aux pays des blancs qui est votre paradis. Nos  parents comme le pays ne peut pas débourser autant d’argent de nos impôts pour vous former et par après, votre choix est de rester faire le manœuvre et maudire le même pays. C’est inacceptable. Pour moi jeune Africain, mon paradis est au Cameroun. Nous tous, enfants issus pour la pus part de parents paysans, devrait nous inciter avec tout le savoir acquis à la valorisation  de nos terres. Venez la mettre en valeur mes chers jeunes frères et sœurs car c’est le chemin du salut.

En lisant la plus part d’entre vous sur la toile, je conclu tout simplement que la politique n’est pas votre affaire. Laissez- ça aux professionnels de la chose au risque d’être assimilé à mes yeux comme du bétail électoral au profit des manipulateurs Occidentaux au gré de leurs intérêts, des leaders politiques Africain souvent complices et véreux qui savent si bien vous séduire à déstabiliser nos pays. Car à travers les masses média de part votre position de  diasporiens, vous influencer incontestablement sur le continent les non avertis ou non initiés à la chose politique. Le Cameroun qui n’en n’est pas épargné comme tout autres pays Africains ne sont pas à bruler, à casser et à laisser les morts sur le carreau. La Côte d’ivoire est tombée dans ce gros piège et c’est malheureux. Le Cameroun comme les autres pays Africains sont à construire chers frères et sœurs.

En exemple pour le pays que je connais le mieux, si l’émergence socio-économique du Cameroun horizon 2035 est un vain projet politique pour l’initiateur, alors vous les diasporiens Camerounais, proposez-en à vos compatriotes la contre expertise séduisante du programme alternatif à celui de Paul BIYA en lequel aucun intellectuel sérieux ne saurait contester et donc beaucoup d’entre nous souscrivons. Qui vous a dit en ce qui concerne le Cameroun que c’est l’initiateur du projet qui conduira l’émergence à son terme ? La terre promise conduit par son leader, à été atteint par ses compagnons de foi nous enseigne l’un des Livres Saint qu’est la Bible. La preuve de naïveté de certains d’entre vous, votre agitation extravagante, faute d’ignorance à cette chose politique. Je ne vous parle pas là comme un charlatan, mais comme consultant politique-stratège de terrain de plus de 20 ans d’observation et de sollicitation. La mise en œuvre de la science politique et géostratégique se vie sur le terrain et non dans la théorie des amphithéâtres. Mais c’est toujours bien de rêver car sait-on jamais. Ce n’est pas du pédantisme. Loin de là. Car nul n’est mon intention. Demander aux puissances de venir s’ingérer politiquent dans les affaires intérieur de vos pays est inacceptable et même de l’insulte à la mémoire de tous les panafricanistes Thomas Sankara, Patrice Lumumba, Kwame Nkrumah, Ruben Um Nyobe… qui ont donné leur vie pour défendre l’aliénation et  la souveraineté de nos États. Seul le business gagnant-gagnant est possible avec nos partenaires et c’est cela que vous devriez  encourager dans les pays qui vous hébergent à titre de double nationalité où pas. En 50 ans d’indépendance de nos jeunes États, on n’est majeur et j’espère que tous les agités diasporiens ne sont pas issus de la semence des traitres Africains qui ont trahi dans l’histoire le continent pour une bouché de pain.

J’ai  écrit sur le mur de 2011 raison de voter pour Paul Biya il n’y a pas longtemps en ces termes-ci : « je partage toute vos vues aériennes du forum numérique avec délectation entre les lignes mais au 1er degré. Parce que c’est louable et à encourager car la fonction principale de l’acteur politique qui gère les personnes, c’est la rechercher du bonheur de ses sujets. Mais je ne blâme pas votre naïveté ainsi que tous ceux qui partage vos opinions car c’est sincère. Quand je vous lis, cela part de votre cœur. Votre doute et votre peur au régime de Yaoundé vous a créé une psychose. Mais loin de là, il sera intéressant pour nous et cela est valable pour les autres compatriote du Camer et même Africain de creuser dans ce qu’on appelle la géostratégie politique pour suivre notre démarche que nous essayons autant que se peu de vous inculquer la métaphysique ésotérique de cette science invisible qui se sent par ceux qui ont l’odorat du flair pour comprendre tout ce que votre adversaire fabrique dans son laboratoire à partir des maux sociaux de votre société.

Cas pratique: je suis une puissance, j’ai besoin des matières premières et cela existe dans votre village. Contrôlant les masses médias, à partir des maux sociaux de votre village, je manipule des personnes sincères comme Emmanuel et compagnie élites de leur village à qui je faits tendre le micro et ils pètent les plombs et bonjour les mouvements sociaux au village. Il s’en suit alors des nombreux morts des deux camps. Les exactions commises sont passible de crime contre l’humanité et des personnes doivent être traduites devant le TPI. Pour éteindre ce genre de dossier, moi la puissance manipulatrice qui est entrée en scène pendant votre lutte avec les armes que moi la puissance vous a vendu, je signe le contrat des matières premières avec soit le chef du village, soit avec le chef de la rébellion armée, en tout cas avec le camp docile et pompe les richesses du village contre une supposé immunité de poursuite devant le TPI que je contrôle et tour est joué. Cela s’est vu au Congo-Zaïre avec Jean Pierre Bemba et Laurent Désiré Kabila pour renverser le régime du président Mobutu Séssé Seko, très adulé des conseillers Américains, Français et Belge en son temps.

Notez que la longévité de nos chefs d’États au pouvoir leur a permis de comprendre le fonctionnement de cette mafia de la géostratégie politique du monde des puissances. N’ayant plus rien à prouver sauf à être des patriotes pour leur pays, nos dirigeants sont devenus difficilement manipulable par les puissances. A cause de l’exploitation des ressources naturelles du continent Africain par la France depuis plus d’un demi-siècle sans contre partie véritable de transfert de technologie dans nos États, et de récupérer de la main gauche tous les financements de prêts par leurs entreprises qui ont toujours raflés la plus part de tous les marchés de grands chantiers de construction des grands ouvrages sur le continent avec l’argent prêté de la main droite, la personne de Paul BIYA, de part son expérience professionnelle de 40 ans acquise par sa longévité au pouvoir, l’a permis de comprendre et de maîtriser la géostratégie politique du monde. En patriote, pilote par la ruse et en bon diplomate invisible à l’insu de tous les agités politiques qui aiment la sensation des actes posés, engage le processus d’indépendance économique du Cameroun vis-à-vis de la France en tournant résolument le dos à cette métropole tutélaire au détriment d’autres partenaires du vrai business gagnant-gagnant avec les partenaires tels les USA, la Chine, les Israéliens, les Iraniens, les Turques, le Japon, les Allemands, les Brésiliens, les Coréens…, pour la construction d’un Cameroun émergent horizon 2035 et le transfert de technologie contre l’exploitation mesurée de nos ressources naturelles et non anarchiques.

Non content de cette prise de liberté du Président Camerounais pour les intérêts de son peuple dont-il sait pertinemment qu’en diplomatie politique géostratégique, entre les États, il n’y a pas d’ami mais que des intérêts, sa tête est mise à prix aux enchères à Paris ou à Washington en échange d’un Camerounais traitre qui voudrait bien la prendre pour servir leur intérêt (nos matières premières en dessous de leurs valeurs vénales).

L’opposition patriotique et le peuple avec, ont plutôt intérêt à jouer le jeu du Président BIYA en le soutenant dans la lutte sans merci de la préservations des intérêts du Cameroun contre la France avant tout autres chose en mettant hors d’état de nuire la pieuvre de la nébuleuse du G11 (qui perturbe la marche du pays en sous main avec la complicité des hommes d’affaires véreux qui gèrent l’argent de ces personnes piqué dans les caisses de l’État) ; purifiant de ce fait la sérénité du jeu politique après la sorti honorable du Prince des affaires publics et ainsi la compétition politique se jouera avec plénitude, dans la paix sociale et la stabilité politique du Cameroun si chère aux bâtisseurs.

Le patriotisme en politique d’un leader se concrétise par les actes et la vision qu’on se donne et non dans l’agitation des discours oisives sans plus-values politique et des jacasseries stériles qui vous rabaisse plutôt en sifflant des mots du genre : Paul BIYA Most go, Ibeck BIYA MoufDé, 30 ans ça suffit, trop c’est trop, Obama help us, patati patata !

Est-ce vrai comme disait Marcus Garvey que, «chez l’homme blanc, le rôle du traitre se limite en général à un piètre individu irresponsable alors que les traîtres de la race noire, malheureusement, sont pour la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders. Et de continuer, si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose». Dans la même suite, Garvey dit que «dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères. De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes». Fin de citation.

Les traitres Camerounais de tous les bords politiques à la solde de la France et de ses alliés, sont interpelés à propos de la déstabilisation du Cameroun dans la guerre qui les opposera au Cameroun aux patriotes qui seront débout comme un seul homme pour défendre l’héritage à la dimension de la lutte de combat de libération du Cameroun donc nos parents ont payés le prix fort. Pour fini mon analyse, je tiens à dire à l’opposition patriotique Camerounaise ceci, si les malfrats de grand chemin en col blanc ne s’effacent pas de la scène politique, sauf à pactiser avec ces traites ennemi de la nation à la solde de l’étranger qui détient leur fortune spolié au peuple, elle n’y arrivera pas au pouvoir. (…). Questions à méditer de tous : sans stabilité politique, il n’existe pas de développement viable. Car couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long. Incontestable !

En éclaireur, ma lettre ouverte au peuple Camerounais de complot de déstabilisation du Cameroun, publiée sur cette plateforme et sur le blog du site web: http://badjheca.unblog.fr/ et sur mon mur facebook de site web: https://www.Facebook.com/ybamen et reprise par les hebdomadaires tels que Le Jeune Observateur de Jules Koum Koum, n°1133 du mardi 19 avril 2011 et L@ Détente libre de Levis Médjo, n°360 du 03 mai 2011 resteront d’actualité en tout point de vue dans la guerre invisible de la conquête des matières au Cameroun.

Dans cette plateforme où vous m’avez invité, je m’en voudrais de ne pas présenter ces choses qui nous échappent.»

Youssouf BAMEN Calixte

Consultant politique de terrain/stratège

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CAMEROUN:Nomination des membres du Conseil électoral

Posté par badjheca le 9 juillet 2011

CAMEROUN:Nomination des membres du Conseil électoral 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous  par Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain/stratège

06 nouveaux membres nommés au Conseil national électoral de ELECAM issus du milieu réligieux, de la société civile et politique

Décret présidentiel N° 2011/204 du 07 juillet 2011,

Art. 1er : En application de la loi 2011/001 du 06 mai 2011 susvisée, sont, à compter de la date de signature du présent décret, nommées membres du Conseil électoral d’« Elections Cameroon » (ELECAM), les personnalités ci-après désignées :

Monseigneur Watio Dieudonné ;

Mesdames :

- Tsanga Delphine

- Biyong Pauline

Messieurs :

- Titi Nwel Pierre ;

- Tiku Tambe Christopher ;

- Nsangou Issofa.

Art. 2. Les intéressés auront droit aux avantages de toute nature prévus par la réglementation en vigueur.

Art. 3. Les membres du Conseil Electoral d’« Elections Cameroon » (ELECAM) nommés par décret N° 2008/463 du 30 décembre 2008 susvisé restent en fonction et conservent leur mandat.

Art. 4. Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d’urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 07 juillet 2011

Le président de la République

(é) Paul BIYA

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Message du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, Président de l’African Libyan Action Committee-ALAC à l’Union Africaine-UA.

Posté par badjheca le 9 juillet 2011

Message du Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum, Président de l'African Libyan Action Committee-ALAC à l'Union Africaine-UA.  187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous  par Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain/stratège

À l’attention de Monsieur Teodoro OBIANG NGUEMA, Président en Exercice de l’Union Africaine- Mesdames, Messieurs les Chefs d’états et Chefs de Gouvernements, Monsieur Jean PING Président de la Commission de l’Union Africaine

Excellences,

À l’occasion de la tenue du 17ème sommet de l’Union africaine (UA) du 30 juin au 1er juillet 2011 à Malabo, l’African-Libyan Action Committees (ALAC), vient par la présente interpeler votre conscience, votre dignité et votre honneur de dirigeants africains, lesquels sont constamment bafoués par les puissances impérialistes occidentales.

Votre manque de réactivité énergique collective face aux agressions des puissances occidentales en Côte d’Ivoire (par la France) et en Libye (par l’Otan), feraient de vous de facto les responsables de ces humiliations, de cette domination et exploitationdont l’Afrique et les générations futures subiraient les gravissimes préjudices et conséquences.

Excellences, quelle Afrique auriez-vous souhaité léguer aux générations futures ?

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Celle tenue en esclavage par les puissances occidentales ou un continent prospère, véritablement indépendant, où les peuples seraient maîtres de leur destin ? Le mépris dont le seul continent, l’Afrique et ses populations sont victimes, l’inexistence de votre voix dans les décisions internationales y compris celles concernant les peuples, n’heurteraient-ils pas votre conscience et celle des victimes?

Continuerez-vous à ignorer l’opinion des masses populaires africaines remontées en bloc contre ces expéditions coloniales punitives, préludes à une recolonisation en règle de notre continent ?

Quand oseriez-vous prendre vos responsabilités historiques face à ces vagues déferlantes d’expéditions coloniales punitives et d’occupation?

En ce début du 21ème siècle, notre continent mère, l’Afrique est victime d’une croisade sans précédent des puissances impérialistes occidentales. De la Côte d’Ivoire à la Libye, nous assistons impuissants à la volonté de la prétendue « Communauté internationale » laquelle est constituée notamment du trio France-Usa-Royaume uni.

Cette minorité belliqueuse et agressive par ailleurs membre du Conseil de sécurité de l’Onu, impose son diktat par le truchement des résolutions rédigées par ses bons soins pour cette institution.

Excellences, l’Otan fait fi des appels réitérés de l’Union africaine (UA) demandant l’arrêt immédiat et inconditionnel de la campagne de bombardement de la Libye. Une organisation panafricaine qui regroupe 53 états mais qui se fait mépriser par une poignée de puissances occidentales impérialistes, cela est inadmissible et insupportable pour la dignité et l’honneur des Africains. C’est un blasphème à la mémoire des milliers d’héros tombés sur le champ de bataille contre les colonisateurs et pour la libération du Continent.

Le comportement de la « Communauté internationale » démontre si besoin en est, son manque profond voire congénital de considération à l’égard de l’Afrique. Excellences, cela devrait heurter votre conscience de dirigeants.

Ce mépris de l’Afrique par les puissances occidentales, est d’autant plus révoltant que les membres du Comité des médiateurs de l’Union africaine(UA), composé de cinq chefs d’Etat (Afrique du Sud, Congo, Mali, Ouganda, Mauritanie), étaient contraints de demander expressément l’autorisation une sorte de « visa » à l’Otan avant d’effectuer un voyage en Libye. Quelle humiliation ! Ce fait gravissime jette incontestablement de l’opprobre sur vous-mêmes et consacrerait de facto votre reconnaissance de la mise sous tutelle de l’Afrique par l’Occident.

Excellences, en votre qualité de Chefs d’états africains, seriez-vous devenus étrangers sur le sol de vos ancêtres ?

Au nom de la solidarité africaine avec le peuple libyen et son Guide Kadhafi, victimes d’agression militaire impérialiste, pourquoi aviez-vous accepté de demander un « visa collectif » de voyage et de séjour dans une région du continent qui  est la vôtre? Aux yeux des peuples africains, aucun dirigeant d’autres continents, n’aurait accepté ou subi un tel affront, ni un traitement dégradant et humiliant comme vous l’êtes en permanence de la part des puissances occidentales.

Cette spécificité africaine instituée par les impérialistes, ne serait-elle pas assimilée à cette vision d’un continent et ses populations qui seraient maintenus dans une « réserve de sauvages et de matières premières» grâce aux bombardements ?

Excellences, nous souhaiterions que accordiez plus d’écoute aux cris de colère et de désespoir des peuples africains, ces citoyens d’en bas pour qui les bombardements de la Libye est une guerre coloniale d’occupation et de rapine.

Nous osons encore espérer que vous ayez encore le sens du nationalisme, de l’honneur et de dignité, qui avait caractérisé les Grands Hommes africains (Patrice Lumumba, Houari Boumediene, Sékou Touré, Kouamé Nkrumah, Nelson Mandela , Thomas Sankara, Amilcar Cabral Gamal Abdel Nasser, Agostino Neto, Samora Machel, Marien Ngouabi, Robert Mugabé, Mouammar Kadhafi, Laurent Gbagbo, Laurent Kabila, Sylvanus Olympio, Ruben Um Nyombé, Félix Moumié, Barthélemy Boganda, Chizano, Sam Nujoma, …) qui ont lutté ou qui continuent le combat pour l’indépendance totale, le respect , la dignité , l’honneur et la prospérité de l’Afrique et de ses populations.

Ces Grands Hommes ont été ou sont des insoumis aux diktats des puissances impérialistes.

Excellences, nous osons encore espérer que vous feriez preuve d’un sursaut panafricaniste anti impérialiste qui vous conduirait à vous opposer collectivement, concomitamment et avec fermeté à ces bombardements de la Libye.

De quel droit et de quelle légitimité les puissances occidentales devraient-elles tuer les peuples africains afin d’imposer par la force militaire leur modèle politique et les dirigeants à leur dévotion ?

Quels mandats du Conseil de sécurité autoriseraient l’assassinat politique en cours du Colonel Kadhafi par l’Otan ou le kidnapping par les troupes françaises du président Laurent Gbagbo, dirigeant d’un état africain souverain après bombardement du palais présidentiel?

Les Africains seraient-ils immatures, handicapés ou sauvages, qu’il faille les civiliser, leur dénier le droit de choisir librement leurs dirigeants, leurs systèmes politiques et économiques ?

Excellences, vous avez le devoir et le droit de vous opposez comme un seul homme contre l’asservissement total du continent. Dans le cas échéant, vous prépariez consciemment ou inconsciemment à léguer aux générations futures un continent où elles seraient étrangères et esclaves à l’instar de nos aïeux déportés pendant cinq siècles qu’a duré la traite négrière.

Excellences, nous osons encore espérer que vous n’accepteriez pas de porter cette lourde et criminelle responsabilité en hypothéquant l’avenir du continent et celui des générations futures. Nous refusons la primauté du droit de la force brutale des puissants contre la force du droit international.
La faiblesse militaire de l’Afrique face à l’armada des puissances impérialistes, ne justifierait nullement l’inaction de l’Union africaine et de vous-mêmes, en assistant en qualité de spectateurs médusés au déluge infernal de feu de l’Otan contre la Libye, un pays africain et un peuple frère.

Le Colonel Kadhafi a toujours été la bête noire des puissances impérialistes qui voudraient le liquider physiquement.

En effet, la résolution 1973 du conseil de sécurité de l’Onu a été un excellent prétexte pour ces dernières de procéder à son assassinat politique. Au demeurant, rappelons que le héros africain Patrice Lumumba, a subi le même cheminement tragique en 1961 via la résolution de l’Onu.

Excellences, nous vous conjurons de ne pas laisser se banaliser les assassinats politiques « certifiés » par les résolutions du Conseil de sécurité. En effet, à qui demain le tour de l’un d’entre vous, qui prendrait des mesures nationalistes en faveur de son peuple, portant ainsi préjudices aux intérêts de la puissante « Communauté internationale » ou contre les mesures criminelles du FMI à l’encontre des masses populaires?

S’opposant au referendum de la France qui maintiendrait sa domination coloniale sur les pays africains au sein de la « Communauté française », le premier président de Guinée, Ahmed Sékou Touré avait eu le courage politique de prononcer ce discours historique du 26 août 1958 : « Nous préférons la pauvreté dans la liberté à l’opulence dans l’esclavage ».

Cinquante ans après les indépendances nominales, Excellences, pourquoi ne seriez-vous pas capables d’avoir cette volonté audacieuse, ce courage politique qui a caractérisé le président Sékou Touré, en vous vous opposant efficacement aux bombardements de la Libye ?

En remontant plus loin dans l’histoire africaine, les exemples de courage et de volonté politique abondent : des peuples dominés par l’impérialisme se sont révoltés. Ce fut le cas de l’esclave Toussaint Louverture qui dirigea l’insurrection en Haïti. N’a-t-il pas réussi à vaincre la grande armée de l’Empereur Napoléon Bonaparte le 8 juillet 1801, qui voulait rétablir l’esclavage?

Le combat de cet ancien esclave a conduit à l’indépendance d’Haïti, premier état noir indépendant au monde. Le peuple Algérien, sous la direction du Front de Libération Nationale (FNL) n’a-t-il pas arraché l’indépendance du pays le 19 mars 1962 et ce malgré la férocité et l’armada des troupes coloniales françaises d’occupation? Le peuple vietnamien n’était-il pas sorti victorieux le 7 mai 1954 à Diên Biên Phu face à l’armée française,  puis le 30 avril 1975 n’avait-il pas défait la superpuissante armée étatsunienne avec la chute de Saigon?

Les peuples d’Angola, de Mozambique, de Guinée Bisao sous les directions des Mouvements de libération nationale (Mpla, Frelimo, Paigc, Swapo…) n’ont-ils pas respectivement arraché leurs indépendances après avoir vaincu l’armée coloniale portugaise soutenue alors par l’Otan ?

L’acharnement de l’Otan contre le Colonel Kadhafi, résulte de son insoumission aux diktats des puissances occidentales, mais aussi à sa farouche volonté pour son projet de création des Etats-Unis d’Afrique (EUA), de son initiative de créer le Fond Monétaire africain (FMA), de créer une monnaie africaine, de réaliser d’importants investissements dans les projets de développement en cours dans une vingtaine de pays africains , de l’importante aide qu’il a octroyée aux mouvements africains de libération (Anc, Mpla, Frelimo, Paigc, Swapo…) pendant leurs luttes contre les colonialistes.

Au demeurant, rappelons qu’en signe de gratitude de l’Anc, le président sud africain Nelson Mandela lui a consacré sa première visite à l’étranger après sa sortie de prison le 11 février 1990, après de 27 ans dans le cachot de l’apartheid. Il est une certitude indéniable que la personne du guide présente un danger pour les puissances impérialistes qui voient d’un mauvais œil toute velléité de rompre le pacte colonial de la servitude imposée à l’Afrique.

Excellences, l’Afrique est un continent qui dispose de toutes les conditions susceptibles de la propulser au rang des grandes puissances à partir de la seconde moitié su 21ème. Vaste continent varié, disposant d’immenses ressources humaines (60% de sa population a moins de 30 ans) et minières, le continent africain se doit d’avoir une ambition d’être un acteur majeur dans les relations internationales où il est inexistant car banni. L’Afrique doit cesser de subir la volonté des puissances occidentales.

Ce rêve cher au Guide Kadhafi et à la jeunesse africaine, est possible à condition que vous, excellences, Chefs d’états, présents à ce 17ème sommet de l’UA , ayez collectivement la ferme volonté politique de briser la chaîne de la domination impérialiste afin de gérer nos économies et de mener des politiques nationales et internationales, conformes aux intérêts des masses populaires africaines présentes et futures.

A cet effet, la création des Etats-Unis d’Afrique(EUA) est une nécessité historique qui devrait transcender vos clivages politiques,confessionnels, régionaux… Face à la montée en puissance des pays émergeants comme la République populaire de Chine (RPC), les puissances impérialistes occidentales risqueraient de perdre la bataille économique sur notre continent. Le paradoxe est que ceux là même, qui prônent la loi du capitalisme (la libre concurrence du marché), dénient ce droit aux pays africains de faire jouer la compétitivité commerciale en faveur de la RPC. Si sur le terrain économique la bataille est en voie d’être remportée par le pays de Mao en Afrique, les puissances occidentales voudraient par contre reconquérir notre riche continent par tous les moyens. En effet, elles ont toujours considéré l’Afrique comme étant leur arrière cour voire leur colonie.

Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs d’états et Monsieur les Présidents en exercice et de la Commission de l’UA, est-il besoin de rappeler que les puissances occidentales n’interviennent pas militairement sur notre sol pour protéger les populations ou pour défendre une quelconque et hypothétique démocratie? La récolonisation rampante du continent est même légitimée « certifiée » par les résolutions initiées par cette même « Communauté internationale » puis imposée par le conseil de sécurité de l’Onu aux faibles.La résolution 1973 du 17 mars 2011, qui, sous prétexte de  protéger les populations civiles du génocide qu’aurait perpétré le Colonel Kadhafi, se traduit depuis trois mois par des bombardements intensifs des populations civiles par l’aviation de l’Otan.

On dénombre des milliers de victimes bébés, enfants, hommes, femmes blessés et morts. Ceux qui sont sensés protéger les populations sont devenus des criminels de guerre. La zone d’exclusion aérienne définie par ladite résolution, n’est plus respectée car les avions de l’Otan qui déversent de tonnes de bombes sur tout le territoire libyen.

Les infrastructures et équipements du pays, construits par le Guide depuis plusieurs décennies et qui font la fierté des peuples africains, sont systématiquement détruits par l’aviation de l’Otan Ramener la Jamahiriya, un pays riche à un niveau arriéré semblable celui de la période du roi Idriss dont se réclament aujourd’hui les rebelles de Benghazi, soutenus par les puissances occidentales, ne fait plus de doute.Le précédent irakien est édifiant à plus d’un titre.

La ruée des entreprises des pays agresseurs vers le marché de la reconstruction, la mainmise sur le pétrole, sur les revenus du pétrole de l’Etat libyen, placés dans les banques occidentales, la position géostratégique de la Jamahiriya…sont autant les objectifs poursuivis par les puissances impérialistes. Ce qui les permettrait d’atténuer les effets de la crise économique issue de la crise financière de 2008 et les colossaux déficits de leurs budgets. Selon le quotidien français Le Monde du 16 juin 2011, les revenus du pétrole de l’état libyen, placés dans les banques occidentales sont estimés à 100 milliards d’euros de quoi à faire pâlir de jalousie nombre de pays mêmes puissants en ces temps de crise économique.

Excellences, la dernière humiliation et le mépris du Comité des médiateurs de l’Union africaine (UA) par conséquent de toute l’Afrique et des peuples, ont été infligés au cours du dernier voyage du président Sud africain, Jacob Zuma à Tripoli le 30 mai 2011. Malgré sa déclaration réitérée, préconisé par l’UA pour l’arrêt immédiat des bombardements, nous avons assisté au contraire à un pied de nez de l’Otan qui a répondu quelques heures seulement après son départ, par des bombardements de Tripoli avec une rare intensité.

En présence de tels actes de terrorisme et de guerre contre un état souverain africain par des puissances étrangères, ne serait-il pas idoine d’opposer une résistance collective de l’UA ? Pourquoi s’étonner que les agresseurs, ne se voyant pas opposer la riposte adéquate, puisse se moquer impunément de l’Afrique en écoutant vos pieuses lamentations et appels verbaux, voire la litanie sur l’arrêt de bombardements ?

Accepter de voir sans réagir un pays africain, la Libye et son peuple se faire assassiner sous les bombes par les agresseurs impérialistes, ne serait pas une est une lâcheté ? Assister en spectateur aux bombardements de l’Otan des résidences et bureaux du Colonel Kadhafi  dans l’intention de l’assassiner, ne serait-il pas une haute trahison de l’UA ?

Pourquoi refuser de voler au secours de ce digne fils d’Afrique, qui a apporté une aide importante aux mouvements africains de libération pendant leurs luttes de libération? Pourquoi l’abandonner en ce moment crucial, seul, face aux impérialistes et colonisateurs? Cette inaction ne serait-elle pas une complicité insidieuse d’assassinat du Guide ? L’histoire jugera ces africains collabos des agresseurs impérialistes contre un de leurs frères et contre l’indépendance d’un état africain.Cette ingratitude manifestée face à l’agression de la Libye par les puissances occidentales, laisserait incontestablement des profondes cicatrices sur le continent.

Le plan de l’UA du 10 mars 2011 pour une résolution pacifique de la crise libyenne, est rejeté à maintes reprises par les puissances occidentales, leurs alliés et collabos rebelles du CNT de Benghazi. En revanche le Guide Kadhafi et le gouvernement légal et légitime libyen ont toujours accepté cette proposition. L’Otan est déterminée à torpiller le plan de paix de l’UA.

Une coïncidence troublante qui corrobore un autre exemple de la provocation et sabotage de l’Otan, est la publication le lundi 27 juin, la décision de la Cour pénale internationale(CPI), lançant un mandat d’arrêt contre le Colonel Kadhafi et ses proches. Curieusement, en l’espace d’une semaine, les vraies-fausses enquêtes des crimes du colonel Kadhafi sont terminées et la décision prise. Alors que les enquêtes de la CPI sur les responsabilités des dirigeants israéliens dans le blocus de Gaza pourrait durer encore des années et probablement resteraient sans suites. La CPI gagnerait en crédibilité si elle enquête sur les crimes contre l’humanité et crimes de guerre commis par le président Georges Bush en Irak en 2003, ceux des présidents Sarkozy, Obama, du premier ministre Cameron et de l’Otan en Libye en cours 2011 et enfin ceux commis par le président Sarkozy en Côte d’Ivoire cette même année.

La partialité de la CPI, plutôt spécialisée dans le jugement des dirigeants africains, n’est plus à démontrer car elle absout de la justice les dirigeants des puissances occidentales malgré les crimes contre l’humanité qu’i ls commettent contre dans les pays du sud. L’acharnement de l’Otan contre le Guide Kadhafi et le peuple libyen ne connaît pas de répit. Ce qui correspond à sa volonté manifeste d’humilier davantage l’Afrique.

En effet, le 1er juin 2011, l’Otan a prolongé unilatéralement son mandat de trois mois sans que le conseil de sécurité ne soit saisi. Il conviendrait de souligner qu’à peine la résolution 1973 adoptée, les bombardements intensifs de l’Otan du peuple libyen, ont commencé par les airs et mer.

Dans les deux cas cités, l’UA n’a jamais été consultée car les puissances impérialistes n’ont aucune considération pour l’institution africaine et les africains. Comment accepter que des décisions qui concernent au premier chef un pays africain, soient traitées sans tenir compte de l’avis de l’organisation panafricaine ?

Drôle de «protection» des populations civiles, invoquée par les puissances impérialistes pour justifier cette lâche agression caractérisée. Les bombes otaniennes auraient-elles l’intelligence sélective d’identifier biologiquement les libyens pro Kadhafi et pro rebelles du CNT? Dans l’affirmatif, nous serions en présence d’une innovation dangereuse,une sophistication criminelle des armes de guerre capables de chercher, de débusquer et enfin de tuer tous ceux qui s’opposeraient en Afrique et ailleurs à la recolonisation de notre continent.

La volonté manifeste des puissances occidentales de commettre l’assassinat politique du Colonel Kadhafi, ne fait aucun doute comme en témoignent leurs actes criminels perpétrés en Jamahiriya depuis trois mois. Cependant, contrairement à leur désir, le Guide a bien le soutien de la majorité de son peuple pour qui, il a utilisé judicieusement les revenus du pétrole pour élever son bien-être social et construire des lourdes infrastructures d’un état moderne.

Selon le rapport 2010 de l’Indice ded éveloppement Humain(IDH), la Libye a un IDH le plus élevé d’Afrique 0,84, rivalisant ceux de certains pays du nord. Si le colonel Kadhafi ne vit pas en parfaite osmose avec la majorité de son peuple, il serait déjà évincé du pays dès les premières heures de bombardements de l’Otan, lesquels seraient appuyés par des soulèvements hostiles dans tout le pays. Nous assistons plutôt au contraire car il ne se passe pas un seul jour où des manifestations de soutien au Guide ne se déroulent dans les villes libyennes. Selon le journaliste Lizzie Phelan à la presse TV, le 24 juin 2011, une marche de soutien au Colonel Kadhafi a rassemblé un million de libyen sur une population de 6 millions d’habitants. Si on ramenait cette proportion au niveau de la France et des Usa, ce qui donnerait respectivement 10 millions et 50 millions de manifestants.

La majorité du peuple libyen soutient incontestablement le Colonel Kadhafi mais l’Otan n’entend pas de cette oreille en outrepassant la résolution 1973 du conseil de sécurité. Cette gigantesque marche est occultée par la majorité de la grande presse occidentale qui suit la ligne officielle des dirigeants bellicistes.

La question fondamentale qui hante les esprits des populations africaines, est celle de savoir pourquoi l’UA est elle incapable de défendre un des états membres, agressé par les puissances étrangères? L’organisation panafricaine est-elle souveraine? Mesure t-elle les conséquences dramatiques de son inaction sur le comportement agressif et de relation de maître à esclave que les puissances occidentales voudraient pérenniser?
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Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs d’états, Présidents en exercice et de la Commission de l’UA, la situation est gravissime car l’avenir radieux de notre continent et des peuples africains risquerait d’être dangereusement compromis par la volonté des puissances occidentales de recoloniser l’Afrique. Cette situation exceptionnelle mérite par conséquent une réponse exceptionnelle, forte et collective de l’UA.

L’African-Libyan Action Committee (ALAC), constitué des citoyens et patriotes africains vous conjure de prendre toutes vos responsabilités historiques face la domination coloniale, l’humiliation, l’infantilisation, la marginalisation, les pillages des ressources de l’Afrique par les puissances impérialistes occidentales.

À cet effet, nous soumettons à l’appréciation du 17ème sommet de l’UA les propositions ci-dessous :

1- D’exiger l’arrêt immédiat et inconditionnel des bombardements de la Libye par l’Otan.

2- Dans le cas échéant, l’Union Africaine se réserve le droit de prendre des mesures adéquates de réciprocité et e rompre les relations diplomatiques, économiques, militaires avec tous pays dont les avions bombardent laLibye, un état africain souverain.

3- Conformément à la résolution de l’UA d’Alger sur l’ordre constitutionnel, l’organisation continentale ne doit pas réconnaitre les rebelles du CNT de Benghazi, alliés et collabos des puissances impérialistes occidentales quicherchent à prendre le pouvoir par un coup d’état militaire.

4- Rétablissement de la Jamahiriya Arabe libyenne populaire et Socialiste dans ses frontières d’avant le coup
d’état armé du CNT soutenu par l’agression militaire de l’Otan.

5- Réaffirmation de la Reconnaissance du gouvernement légitime de Libye et de son Guide Kadhafi, comme
uniques et légitimes représentants du peuple libyen.

6- Ouverture des négociations politiques entre le gouvernement jamahirien et le CNT sous l’égide de l’Union fricaine.

7- Solidarité et soutien de l’UA au Colonel Kadhafi et au peuple libyen suite à l’agression impérialiste de l’Otan.

8- Ferme condamnation des crimes contre l’humanité commis par l’Otan en Libye.

9- Exiger réparations de guerre pour les victimes libyennes, l’état libyen et les travailleurs africains et étrangers.

10- Saisine des instances judiciaires compétentes contre l’Otan et les principaux dirigeants occidentaux (Sarkozy, Obama et Cameron) pour crimes contre l’humanité.

11- Exiger la restitution intégrale des avoirs de l’état libyen, bloqués dans les comptes bancaires occidentaux.

12- Accélérer la création des Etats-Unis d’Afrique (EUA), du Fond Monétaire Africain (FMA), de la Monnaie fricaine unique, d’une Banque centrale africaine(BCA), et d’un organisme africain commun de recherchesscientifiques et techniques.

13- Création d’une politique de Défense Africaine commune (DAC) avec une Armée africaine, dotée d’armes ucléaires, afin de garantir la souveraineté et l’intégrité du continent. L’Afrique doit combattre fermement lavolonté des puissances impérialistes d’agresser les pays, suivant leurs humeurs et leurs états d’âmes. Ces armes nucléaires seront uniquement défensives. Elles permettraient d’empêcher tout potentiel agresseur de s’y aventurer aux risques de recevoir la foudroyante riposte. L’Afrique doit tirer les leçons de l’Iran et de la Corée du nord. En effet, ces deux états du sud imposent le respect et la crainte aux puissances impérialistes nucléaires. Le continent africain doit sa domination au poids de la pression et des menaces militaires des puissances impérialistes qui utilisent la détention d’armes nucléaires pour imposer leur volonté dans les relations internationales.

14- Création d’un système de santé et d’éducatif africain intégré commun répondant aux besoins du continent.

15- Création d’une Cour Pénale Africaine(CPA) qui sera chargée de juger les crimes commis contre l’Afrique et les peuples africains par les individus et/ou institutions d’origine africaine et étrangère.

16- L’Afrique, un continent injustement banni des rangs des décideurs dans les relations internationales, se doit

d’exiger une réforme du conseil de sécurité et réclamer deux sièges permanents au Conseil de sécurité de l’Onu. Dans le contexte présent de sa structure et de son fonctionnement, l’Onu ne sert pas les intérêts de l’Afrique. Les états membres de l’Union Africaine ne devraient-ils pas revoir leur participation aux nations unies ? Pourquoi les états africains devraient-ils continuer d’être membres d’une institution internationale, en l’occurrence l’Onu, dont la spécialité dûment prouvée serait d’humilier et d’adopter des scélérates résolutions pour agresser militairement et « certifier » la récolonisation du continent par les impérialistes occidentaux ?

Excellences Mesdames, Messieurs les Chefs d’états, Présidents en exercice et de la Commission de l’UA, dans l’espoir que nos inquiétudes, notre interpellation et nos propositions puissent attirer votre bienveillance, nous souhaitons plein succès aux travaux du 17ème sommet de l’UA, et vous prions de recevoir l’expression de notre considération distinguée.

Le 28 Juin 2011

Pour l’African-Libyan Action Committee (ALAC)
Le Secrétaire Général
Dr LEY-NGARDIGAL Djimadoum

ALAC ( African-Libyan Action Committee )
E-mail: alac.africa@hotmail.com

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LA JUSTICE AU CAMEROUN EST-ELLE À DEUX VITESSES SELON LE STATUT DE LA PERSONNE ?

Posté par badjheca le 15 juillet 2011

LA JUSTICE AU CAMEROUN EST-ELLE À DEUX VITESSES SELON LE STATUT DE LA PERSONNE ? 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte(*)

Pathétique! Un Camerounais ou une Camerounaise qui n’a pas la sécurité morale de la justice de son pays ne fait pas bon signe de la cohésion sociale, ciment de la société. En ce qui me concerne, j’ai le droit de savoir la part de vérité sur les déclarations du ministre Urbain Olanguena Awono ex-ministre de la santé publique livré au média de son pays, parlant de la privation de sa liberté dans une société Camerounaise de droit dont je la revendique et dont-il se dit être  blanc comme neige contre les accusations de gangstérisme de haut vol d’atteinte à la fortune du peuple Camerounais portées contre sa personne.

Vivement que la justice se prononce pour ça. Car lesdites déclarations sont si poignantes qu’elles devraient porter un sacré coup sur l’image de la justice de mon pays auquel je suis profondément attaché. Les Camerounais seront-ils d’accord avec moi  maintenant que la maison est sale et qu’elle devait être balayée par le légitime propriétaire à qui le peuple lui a confié les clefs? A cette allure,  » le coup d’État permanent » dont vit le peuple Camerounais vient de se préciser à mes yeux par les gens qui seront tapis dans l’ombre pour broyer des compatriotes pour des raisons ésotérique de pouvoir que le commun des Camerounais ignore en livrant des gens à la vindicte de la guillotine du peuple. Dans les calculs de pouvoir, la projection de la sortie probable du prince de l’arène du pouvoir dans une mandature proche et certaine serait-elle la conséquence des luttes de succession ? Au lieu que les personnes nommés dans système travaillent pour élever le standard de vie des Camerounais selon la prescription de celui qui les a nommés, ils se livrent plutôt sans merci à la lutte à mort aux couteaux contre eux-mêmes pour le siège du prince.

Le Ministre Urbain Olanguena Awono en serait-il la parfaite illustration et en paie-t-il les frais de ce système là ? A mes yeux, de ces déclarations, que je ne prends pas pour monnaie comptant ou de parole des Livres Saintes, il vient de me confirmer le pourquoi de l’inertie de la marche des affaires de l’État au Cameroun et le pourquoi des actes  de sabotage de toutes les actions et mesures salutaires de Paul BIYA en faveur de son peuple. La bataille de la course au pouvoir en est la cause des multiples maux sociaux à juguler à cause des blocages de toute part venant de ceux-ci. Ceci dans la mesure où les réseaux intérieur et extérieur de l’ombre travaillent à fond pour descendre l’image de Paul BIYA dans la population afin que  la même population lui rejette pour des raisons d’insatisfaction à trouver des solutions à ses problèmes en tant que premier des Camerounais.

La preuve, tout nos malheurs sont versés sur celui à qui le peuple a confié son destin et dont une franche minorité des Camerounais aujourd’hui et farouchement contestataire qui a même connu la mort à Puis Njawé aux États-Unis dans sa quête de stratégie avec une certaine Diaspora nommé CAMDIAC au sujet du départ du prince du pouvoir au motif que la maison Cameroun est sale parce que pense-t-elle avoir les moyens de la nettoyée. Que non !

De part ma petite posture de consultant politique de terrain/stratège, j’ose dire que les choses sont beaucoup plus compliquées dans le contexte actuel qu’on ne le pense facile à résoudre, car seul celui qui connait ou maitrise l’architecture de la maison Cameroun à les moyens de la rendre propre pour asseoir la stabilité politique de la course de relais des futurs acteurs de l’arène du pouvoir dans la mise en œuvre du rêve de la terre promise du Cameroun émergent horizon 2035 que tous les experts Camerounais de bonne foi s’accorde là-dessus.

(é) Youssouf BAMEN Calixte.
Consultant politique de terrain/stratège

 

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UN CAMEROUNAIS ÉCRIT AU PRÉSIDENT MILA ASSOUTÉ

Posté par badjheca le 17 juillet 2011

UN CAMEROUNAIS ÉCRIT AU PRÉSIDENT MILA ASSOUTÉ 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte(*)

Mr Mila Assouté président du RDMC,

Enfin un discours responsable politique qui vous démarque des autres candidat-e-s. Je ne suis pas d’accord avec vous quand vous solliciter le concours des puissances étrangères pour ce qui concerne le destin du  peuple Camerounais.  Car nous connaissons comment ces choses finissent.  A vous lire, je conviens avec vous que, vous ne partager pas l’option  du camp des Camerounais du CNTC  qui opte pour le pouvoir gratuit sur tapis vert par la démission de l’homme de 29 ans de pouvoir quand vous, en votre qualité de challenger du candidat Paul BIYA, choisissez la voie royale  démocratique en vous lançant dans la course de la présidentielle. Bravo ! Ceci étant, je voudrais vous faire observer que  le jeu politique des batailles électorales pour remporter l’élection présidentielle se joue d’abord sur le terrain de jeux avant que l’arbitre Elecam ne trouve les fautes de surface de réparation de coup franc ou de pénalty qui n’est pas obligatoirement un but pour le tireur. Et même, un match de parti pris à l’avance comme vous le broder, se joue en évitant de tomber dans le piège de l’arbitrage à l’exemple du forfait.

La démagogie fabriquée par les acteurs de la scène politique Camerounaise se retournera contre leurs auteurs.  Car je ne cesserais de le dire assez que la seule arme de guerre violente et démocratique qui permet de dégainer à bout portant sur des candidats qui concourent à un suffrage universelle directe du peuple est la carte de vote. Le contraire de l’élection s’appelle insurrection. Or le principal parti de l’opposition le SDF a passé tout son temps de campagne à travers le pays à inviter les Camerounais à ne pas s’inscrire sur les listes électorales parce qu’Elecam n’épouse pas ses désirâtes, ne devrait s’en prendre qu’à lui même parce que moi je me suis inscrit comme les autres Camerounais pour participer au vote libre et transparent et non au boycotte ou d’être diriger par une structure de raccourci dont ma voix n’à pas participer telle le CNTC avec le soutient des puissances extérieures comme cela se passe sous d’autre cieux. Pour moi, seule les urnes parleront.

Mais seulement, beaucoup reste à faire dans l’éducation de la citoyenneté politique des compatriotes d’une certaine Diaspora proche du CNTC pour ne pas la nommée, déconnecté de nos véritables réalités et enjeux. Pourquoi je le dis, parce que pendant des longs mois, je n’ai que eu à entendre et à lire sur la toile que des approches violente de la politique et stérile qui s’est répercuté au pays en emballant les esprits naïfs et non avisés car à beau mentir dira-t-on viendrai de loin selon un enseignement de chez nous les Bantous. Voici le programme de cette Diaspora rabâché tout le long de l’année  sous votre nez sur la toile sans que vous ne modifiez la piètre démarche c’est : BIYA doit tirer les leçons et laissez le Cameroun en paix avant de partir, car il est le problème de notre pays; Paul BIYA dégage; Paul BIYA Most go; 30 ans ça suffit; trop c’est trop; Obama help us; patati patata, confirme à mes yeux que ce sont des aventuriers qui n’ont rien à me proposer comme électeur. Non soyez sérieux. Pour moi c’est de l’infantilisation. Sauf si c’est aux gamins que s’adressent de tels messages. Le pouvoir ne se ramasse pas par terre. La preuve de cette légèreté, mes compatriotes ne rêve que de ramasser le pouvoir sur tapis vert par la démission du président  Paul BIYA  au lieu qu’ils s’inscrivent et d’aller voter le jour « J » et défendre leur vote.

Aussi, le peuple Camerounais attend en vain que les challengers à la course de la présidentielle  lui propose plus que celui qu’on veut remplacer où du moins une contre expertise de la terre promise du Cameroun émergent horizon 2035 que plusieurs  experts Camerounais de bonne foi ont validé sa faisabilité et qui me chante comme beaucoup d’autres Camerounais. La balle de séduction est maintenant dans votre camp.

Pour finir, sachez que je ne partage pas le raccourci du copié collé des insurgés Libyen en dehors des élections libres et transparentes que je souhaite en Libye pour faire parlé le peuple et non la guerre.

(é)Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

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JE N’AI PAS DE GOÛT POUR L’AVENTURE. ET VOUS, QUELLE EST VOTRE POSITION? LE DEBAT EST OUVERT.

Posté par badjheca le 21 juillet 2011

JE N'AI PAS DE GOÛT POUR L'AVENTURE. ET VOUS, QUELLE EST VOTRE POSITION? LE DEBAT EST OUVERT. 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte(*)

Je n’ai  pas de goût pour l’aventure. Je suis un électeur éveillé et non endormis. Je me suis inscris comme d’autres Camerounais pour voter et défendre mon vote le moment venu pour celui qui m’a convaincue et m’enchante pour le moment de la terre promise du Cameroun émergent horizon 2035 dont tous les experts Camerounais de bonne foi ont agrées comme faisable en ‘attente des  propositions des challengers de Paul BIYA. J’appartiens à la cuvé des années 90. Donc vacciné.

Si le programmes des challengers tourne autour de l’infantilisation, il n’est que normal qu’on n’aura pas mon soutient pour les mots du genre Paul BIYA dégage! Paul BIYA Most go! Ibeck BIYA MoufDé! 30 ans ça suffit! Trop c’est trop! Obama help us, patati patata ! Non soyez sérieux. ! La démagogie fabriquée par les acteurs politiques de la scène politique Camerounaise se retournera contre ceux-là même et non contre le peuple qui n’aspire qu’à vivre dans un pays en paix et stable. Seul le programme des candidats départagera les Camerounais.

Le biscuit sucré Occidental-USA de la longévité au pouvoir de nos hommes et femmes aux fonctions politiques issue du suffrage direct du peuple, taxé d’anti-démocratique est sans fondement. C’est bel et  bien démocratique et voici les exemples qui foisonnent venant de là-bas chez les donneurs de leçons : I- États-Unis, Robert Byrd, a fait 63 ans au total de fonction politique ; II- France, Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008. Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans. C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour. Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977). Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme ; III- Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est dire depuis 65 ans. IV-Royaume Uni, la  longévité d’Elizabeth 2 qui est reine de 16 pays indépendants y compris le Canada dure depuis 1952. En Afrique ce record de longévité à une fonction politique de nos leaders à quelque poste que ce soit issue du suffrage direct du peuple n’est encore battu.

La seule arme démocratique qui permet de tirer à bout portant sur des hommes et femmes politiques qui concourent à un suffrage est la carte de vote. Une certaine opposition qui a passé son temps de campagne à inviter les Camerounais à ne pas s’inscrire sur la liste électorale parce qu’Elecam n’épouse pas ses désidératas,  devrait s’en prendre à lui même parce que les Camerounais se sont inscrit pour participer au vote et non au boycotte. Et vous, quelle est votre position? Le débat est ouvert.

(é) Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/startège

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Visite de Paul BIYA en Chine : Diplomatie gagnante-gagnante

Posté par badjheca le 22 juillet 2011

Visite de Paul BIYA en Chine : Diplomatie gagnante-gagnante 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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21/07/2011

C’est avec tous les honneurs dus à son rang que Paul BIYA, entouré de la Première Dame, Chantal BIYA, et des membres de sa suite officielle, a été accueilli au Grand Palais du Peuple à Beijing par le Président HU JINTAO, qu’accompagnait son épouse Madame LIU YONGQING,  mercredi, 20 juillet 2011.

Après son arrivée à Beijing dans la mi-journée du mercredi, 20 juillet 2011, le Chef de l’Etat, entouré de la Première Dame, Chantal BIYA et des membres de sa suite officielle, a été accueilli avec les honneurs dus à son rang au Grand Palais du Peuple par le Président de la République Populaire de Chine, M. HU JINTAO en fin d’après-midi.

Fait important à signaler, la Première Dame de Chine, Madame LIU YONGQING, dont les apparitions publiques sont rares ces derniers temps, a participé à cette cérémonie d’accueil qui s’est déroulée dans la Salle Xianjing sous les ors de la République Populaire de Chine. Une belle façon pour le Couple présidentiel chinois d’honorer ses hôtes.

Le Président de la République et Madame Chantal BIYA ont été accueillis à leur arrivée dans l’allée centrale du Grand Palais du Peuple par le Président HU JINTAO et Madame LIU YONGQING. Puis, les deux hommes d’Etat et leurs épouses ont fait leur entrée dans la Salle Xinjiang où le décor militaire était déjà planté. Ils ont été salués par des personnalités chinoises et camerounaises sous la présentation des deux protocoles.

Ensuite, le Chef de l’Etat et le Président HU JINTAO sont montés sur l’estrade pour le début des honneurs militaires. Les deux Premières Dames se sont placées en tête du rang des principaux membres de la suite officielle du Chef de l’Etat. Les hymnes nationaux du Cameroun et de la Chine ont été exécutés par la fanfare militaire chinoise. Après les hymnes, le Commandant de la Garde d’honneur chinoise s’est avancé vers le Président Paul BIYA pour le saluer et l’inviter à passer en revue les éléments de cette Garde, composée de trois Armées.

Après les honneurs, les Présidents Paul BIYA et HU JINTAO ont pris momentanément congé de leurs épouses pour se rendre dans la Grande salle Est du Grand Palais du Peuple pour le début de la séance de travail élargie aux membres de leurs délégations respectives. Tandis que la Première Dame de Chine fera découvrir le Grand Palais du Peuple à Madame Chantal BIYA dans une grande complicité.

Source : PRC.

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CHINE-CAMEROUN : Coopération économique renforcée.

Posté par badjheca le 22 juillet 2011

CHINE-CAMEROUN : Coopération économique renforcée. 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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21/07/2011

La coopération Sino-camerounaise, qui s’appui sur un partenariat gagnant-gagnant, s’est enrichie de plusieurs accords passés mercredi 20 juillet 2011 entre le Chef de l’Etat camerounais et son homologue chinois. Vieille de quarante ans, cette coopération, c’est davantage une économie forte de la Chine, 2ème puissance mondiale, et du Cameroun véritable locomotive de la Sous-région Afrique Centrale et décidé à être un pays émergent d’ici à l’horizon 2035.

La coopération entre les deux pays a été fructueuse dès le début du séjour du chef de l’Etat camerounais Paul BIYA en Chine. Une séance de travail élargie, tenue la Grande salle Est du Grand Palais du Peuple, a débouché sur la signature de sept Accords HU JINTAO :

- L’Accord de coopération économique et technique pour un don sans contrepartie de 50 millions de yuans ;

- L’Accord de coopération économique d’un montant de 100 millions de yuans; un prêt sans intérêt destiné à la réalisation des projets de coopération économique et technique convenus entre les deux pays;

- L’Accord cadre relatif à l’octroi d’un crédit préférentiel de 433 millions de yuans destinés à la réalisation du projet e-post ;

- L’échange de deux lettres portant respectivement sur la fourniture d’un lot d’équipements médicaux en faveur de l’Hôpital gynéco-obstétrique et pédiatrique de Douala et sur la fourniture d’un lot d’équipements médicaux pour le Centre anti paludisme sino-camerounais d’un montant de 1,5 million de yuans ;

- Le mémorandum d’entente sur le tourisme organisé en vue de faciliter l’organisation des voyages de groupes chinois au Cameroun ;

- Le protocole d’exécution 2011-2014 de l’Accord culturel entre le Cameroun et la Chine.

Ces appuis multiformes de la Chine au Cameroun vont certainement de manière considérable booster l’économie camerounaise et de renforcer davantage sa marche dans la réalisation des grandes ambitions que portent le Chef de l’Etat. Paul BIYA n’est pas resté insensible à ces actes forts de la Chine en faveur du Cameroun. Face à son homologue Chinois Hu JINTAO.

Au cours de la séance de travail élargie, le Chef de l’Etat, a souligné que depuis 40 ans, les relations d’amitié et de coopération entre la Chine et le Cameroun n’ont cessé de se développer pour « devenir des relations étroites ». Le Président Paul BIYA a qualifié la coopération avec la Chine d’« exemplaire » et de « modèle » à l’échelle du Continent africain.

Il a remercié la Chine pour les soutiens multiformes qu’elle apporte au développement du Cameroun et exprimé sa gratitude aux Autorités chinoises pour leurs efforts au service du développement de l’Afrique dans le cadre du Forum sino-africain de coopération. Le Chef de l’Etat a également félicité la Chine pour les progrès prodigieux accomplis dans le domaine du développement économique au point de devenir aujourd’hui la 2ème puissance économique du monde.

Source: Pierre EVEMBE-CRTV

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CAMEROUN: L’Eglise catholique Romaine contre les ingérences des puissances extérieures dans le jeu électorale.

Posté par badjheca le 26 juillet 2011

CAMEROUN: L'Eglise catholique Romaine contre les ingérences des puissances extérieures dans le jeu électorale. 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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Le président de la Conférence épiscopale invite la communauté internationale à respecter la souveraineté du Cameroun. L’Église camerounaise semble avoir trouvé la recette miracle pour assurer des élections justes et transparentes en octobre prochain. «Pour que la prochaine élection soit bien menée, nous devons tous savoir et admettre que l’avenir du Cameroun est entre nos mains. Le Cameroun sera ce que nous en aurons fait». Tels sont les propos tenus par le président de la Conférence épiscopale nationale du Cameroun (Cenc), Mgr Joseph Atanga, vendredi 22 juillet dernier lors de la présentation officielle de la «Lettre pastorale des évêques du Cameroun à l’occasion de l’élection présidentielle de 2011». Selon l’archevêque de Bertoua, «nous ne devons pas céder à la mode extérieure en exposant notre pays aux ingérences étrangères». Autrement dit, renchérit Mgr Joseph Befe Ateba, président nouvellement en exercice du Conseil national de la communication (Cnc), il n’est pas question que l’orientation politique nationale soit dictée par «les étrangers» comme cela a été le cas dans «certains pays africains».

Si Mgr Atanga affirme que l’Église catholique a «des préjugés favorables» vis-à-vis des observateurs internationaux, elle leur demande de ne pas «manipuler l’opinion», de ne pas «prendre position pour les uns» et de «ne pas donner l’impression qu’ils ont déjà fait leur jeu». En outre, «la communauté internationale est invitée à respecter la souveraineté de l’État du Cameroun et une neutralité dans son processus électoral». «Ce ne sont pas les étrangers qui vont décider à notre place», renchérit Mgr Befe Ateba. Par conséquent, l’Église catholique lance «un vibrant appel» pour que tous les citoyens en âge de voter s’inscrivent sur les listes électorales afin de participer à «l’édification de notre nation».

«La prochaine élection présidentielle interpelle plus que d’habitude la maturité civique de tous les Camerounais et la conscience nationale. (…) Les évêques invitent les Camerounais à ne pas penser que les jeux sont faits et qu’il ne sert à rien de s’inscrire sur les listes électorales pour le vote», déclare Mgr Atanga, soulignant qu’il ne s’agit pas là d’une «consigne de vote». D’après l’archevêque de Bertoua, les autorités politiques, les chefs traditionnels et les forces de l’ordre doivent également œuvrer pour le bon déroulement des élections. Par ailleurs, «les mêmes moyens doivent être donnés aux partis politiques pour battre campagne». Pour les prélats cependant, le système électoral camerounais actuel est propice aux fraudes. Raison pour laquelle ils estiment que «le bulletin unique pourrait mieux protéger la validité du scrutin».

Concernant Elections Cameroon (Elecam) dont les six nouveaux membres, nommés le 7 juillet, ont été installés jeudi dernier, Mgr Atanga dira simplement : «Il ne m’appartient pas de critiquer la forme actuelle de Elecam». Si le président de la Cenc se réjouit de la nomination des membres de la société civile au sein du conseil électoral d’Elecam (dont un prélat en la personne de Mgr Watio), reste que l’on est loin du vœu exprimé par l’Église catholique qui souhaite que la moitié des membres soit issue de la société civile. La “Lettre pastorale des évêques du Cameroun à l’occasion de l’élection présidentielle de 2011” présentée vendredi dernier à Yaoundé est un document de 10 pages, en français et en anglais signé le 30 mai dernier à Bamenda par le président de la Cenc. Ce document, selon Mgr Joseph Atanga, «fait des recommandations (car) le rôle des évêques est de rappeler aux uns et aux autres ce qu’ils ont à faire».

Source:PNN-Le Quotidien Mutation en ligne

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CAMEROUN: Pour en finir avec le débat sur l’éligibilité de Paul Biya à la prochaine élection présidentielle

Posté par badjheca le 26 juillet 2011

CAMEROUN: Pour en finir avec le débat sur l’éligibilité de Paul Biya à la prochaine élection présidentielle 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

Patrick et Thibault ouvrent la boîte de pandore du débat actuel sur l’élection présidentielle. Ils apprécient dans une démarche constructive et un dialogue dynamique l’itinéraire de cette question qui a engendré Pro Biya, anti Biya, et les neutres.

Philippe RIFOE : Un débat lancé par une chronique d’Alain Didier Olinga dans les colonnes du Quotidien Mutations agite l’espace public. Il s’agit du débat sur l’éligibilité de l’actuel président de la république à savoir Paul Biya. On peut raisonnablement penser que la question a été débattue sous les chaumières, et qu’elle n’est pas restée l’apanage de quelques intellectuels qui rivalisent d’argumentations et de grandiloquences pour soutenir qui l’éligibilité de Biya, qui son inéligibilité. Si on sait gré au professeur Alain Didier Olinga d’avoir lancé ce débat en pointant une possible faille dans l’architecture constitutionnelle du Cameroun, on peut s’interroger sur l’hypertrophie de ce débat qui tend à occulter toute autre question.

Thibault Marcel TSIMI : L’opportunité de ce débat reste encore à prouver d’ailleurs, car on se souvient que la modification constitutionnelle inspirée par le chef de l’Etat soit passée comme une lettre à la poste. Les députés, les intellectuels avaient été comme émasculés et personne n’avait insisté sur la question. Et maintenant, alors que le peuple croit avoir tourné la page de l’éligibilité ou non du « héros national », voici que l’oiseau de minerve prend son envol…

Patrick Philippe RIFOE : Bon !on peut nuancer cela en affirmant qu’Alain Didier Olinga-encore se lui était déjà dans les colonnes du Quotidien Mutations ému du choix de modifier la constitution. Notons également que Pauline Biyong s’était agitée en menant l’initiative « touche pas à ma constitution ».Mais, pour moi le débat est ailleurs.

En effet, tout se passe comme si le maintien ou non de Paul Biya à la tête de l’Etat est à lui seul la variable qui conditionnera le devenir de notre nation et de ses fils et filles. Au-delà de ce débat, la question de l’horizon de la nation-Cameroun est posée. Paul Biya parti, une aube nouvelle se lèvera-t-elle ? Paul Biya est-il le responsable de toutes les gangrènes minant la société ? Si tel est le cas, son départ sonnerait-il le glas de ces pratiques qu’il aurait contribué à instituer ?

Thibault Marcel TSIMI : Les américains disent qu’il n’y a pas de mauvaise campagne. L’essentiel est de faire parler de soi. La bataille de la communication est déjà donc gagnée avant que d’avoir commencé !

Patrick Philippe RIFOE : Je pense que sous les oripeaux de la scientificité, le débat sur l’in-éligibilité de Paul Biya masque un débat largement plus trivial opposant pour aller vite les pro-Biya aux anti-Biya. Ce débat est un paravent commode pour éluder des questions beaucoup plus fondamentales comme celle de la corruption et du clientélisme septicémiques dans nos administrations ou encore les choix en matière de santé publique et la possibilité d’offrir aux camerounais un système de sécurité sociale qui rendrait la médecine préventive commune. Nos intellectuels en prêtant le flanc à ce débat se muent alors en ouvrier de la dernière heure. D’autre part, ils faillissent largement à leur mission de lanterne de la société, étant eux-mêmes appâtés par une vessie.

Thibault Marcel TSIMI : les jeunes bacheliers représentent 30% de la population camerounaise. Selon les dernières statistiques, on a 64% de la population camerounaise âgée de moins de 25ans. Il ya là : des illettrés, des villageois, des enfants dont à peine 5% capable de décrypter ces hiéroglyphes de l’intelligentsia camerounaise. On se demande comment un débat si mystifié par des théories pétaradantes aux formules magiques, peut être audible à défaut d’être crédible.

Patrick Philippe RIFOE : Petit florilège de cette grandiloquence avec des termes comme : « théoréticité, véridictuelle, épistémologie, conatus, herméneutique, téléologie, dolosive, aléthique, déontique, habitus, animus présidentialiste, compradorisation juridique, paralogistique, chétivité, pétition de principe, glose. »Plus loin,c’est du latin qui est servi au lecteur : « ratio légis,ex cathedra,lex posterior priori derogat,interpretatio cessat in claris,lex lata,obiter dictum,ultra petita,pars pro toto. »

A la lumière de quoi on se demande s’il était nécessaire de s’adresser au peuple dans ce style abstrus et abscons pour exposer des positions aussi vieilles que le retour du pluralisme au Cameroun et qu’il convient de mettre à égale distance. En effet, la position des anti-biyaistes est autant critiquable que celle des pro-biyaistes au-delà des  habillages juridiques qu’elles revêtent aujourd’hui. Cette double position se fonde sur une cécité volontaire ou non dont certains intellectuels font le jeu. Cette attitude paresseuse caractérise la faible historicité d’une société incapable de se penser par ses élites et par sa base. La reproduction des pratiques normées devient un horizon indépassable au-delà du débat éculé sur le départ de Biya à l’occasion des prochaines élections présidentielles ou plus tard.

Thibault Marcel TSIMI : On retrouve là, nos intellectuels camerounais dans leur sport favori : la pédanterie et le psittacisme intempérant simulant et dissimulant la vacuité de leurs théories même quand elles sont applicables.

Patrick Philippe RIFOE : Derrière les arguments pour ou contre l’inéligibilité de Paul Biya, il y a un positionnement plus prosaïque et moins juridique. Il s’agit d’un débat opposant ceux pour lesquels il faut que Biya quitte le pouvoir, demain si cela était possible, et ceux pour lesquels il est impensable que Biya s’en aille. Pour les uns, le départ de Biya serait le signe d’une aube nouvelle tandis que pour les autres, il n’y a point de salut sans Biya, et peut être même l’apocalypse. Sur quels éléments se fonde ce positionnement antithétique ? Doit-on accorder foi à des positions aussi radicales ?

Thibault Marcel TSIMI : Il ne faut surtout pas suivre ces « scribes et pharisiens » qui distillent de l’opium dans les médias, pour endormir les questions essentielles qui pourraient ravager les intérêts de ceux qui ont la parole aujourd’hui c’est-à-dire : les pro et les anti !

Patrick Philippe RIFOE : Nombreux parmi les « leaders » de l’opposition sont adeptes de cette thèse du départ de Biya. Dépourvus du moindre projet, mal pourvu en vision pour le Cameroun qu’ils proposent aux citoyens, ils prévoient « une période » de transition  qu’eux-mêmes seraient en peine de justifier.

Il faut que Biya parte, là est leur unique argument. Biya est alors perçu comme le père de tous les maux qui affectent la société dans son ensemble. Si le Cameroun a décliné, Biya est seul responsable de cet état de fait. Son départ ouvrirait moyennant la période de transition sur un âge d’or. Il faut donc que Biya parte, non pas parce que de véritables leaders porteurs d’un projet de société l’opposent au non-projet présent, mais simplement parce qu’il faut sortir de ce non-projet, quitte à se retrouver à nouveau avec un non-projet comme horizon. L’urgence ici posée sur la base d’un diagnostic sommaire consiste à proposer un changement sans contenu et sans essence. Il faut que Biya parte est un crédo sans programme et sans projet. La banalité des constats dont il se nourrit cache mal la pauvreté des propositions qui le supportent. Cette thèse ne saurait satisfaire quiconque considère que l’essence du politique est de fédérer autour d’une vision.

Thibault Marcel TSIMI : On se demande si c’est de la naïveté, de l’inconscience ou simplement de la méchanceté. La plupart des anti, en ne proposant rien d’alternatif et de crédible, au lieu de nous vendre une utopie pour la nation, achèvent de nous convaincre que BIYA, avec ses défauts, doit rester notre président par défaut !

Patrick Philippe RIFOE : Avoir le Biya must go comme crédo ne peut suffire à convaincre le citoyen à porter son choix pour un candidat ou un parti. En effet, un vote de défiance n’est pas un vote d’adhésion. Les camerounais pour une large part sont convaincus des échecs du régime Biya. Mais, cette conviction qu’il a échoué ne conduit pas ces derniers à donner foi aux promesses d’un nouveau Pérou que font les individus pressés de virer Biya, mais moins enclins à dire ce qu’ils feront une fois arrivés au pouvoir. On pourrait même considérer qu’une suspicion saine incline le citoyen à penser désabusé que ces individus feraient « difficilement mieux » lorsqu’on voit l’inconstance de certains opposants historiques.

Pour toutes ces raisons et bien d’autres, il faut se défier de toute rhétorique de l’éviction de Biya qui confine à « l’indignation » sans montrer « la voie ».

Le travers antéposé au Biya must go est celui qui consiste à poser Biya en grand timonier de la nation camerounaise. Pour les tenants de cette thèse, il faut que Biya reste au pouvoir. A l’appui de cette thèse, on excipe « la paix » que connait le Cameroun dans cet océan d’instabilité qu’est l’Afrique. Le bilan se résume alors dans les nombreuses victoires des Lions indomptables dans les compétitions sportives.

Thibault Marcel TSIMI : Sans blague. Question topique : BIYA a-t-il hérité d’un Cameroun en guerre ? Quels actes symboliques et historiques le renouveau a-t-il posés en faveur de la paix : L’albatros ? Le bilan peut-il se résumer à ce que le Cameroun n’a pas connu (la guerre) durant tout le règne de BIYA ?

Patrick Philippe RIFOE : Biya pour les tenants de cette thèse doit rester au pouvoir. Il aurait fait la preuve en 29 ans de règne de sa capacité à se poser en catalyseur des forces centrifuges qui menaceraient l’unité nationale et la paix civile. Un homme de cette qualité qui a défaut d’avoir apporté la paix, l’a consolidée est assurément l’homme de la situation. Son départ ouvrirait sur une ère d’incertitude dont personne ne peut présager de l’issu. De plus, ceux qui dans l’opposition prétendent remplacer Biya sont moins aptes que lui à garantir la paix et la stabilité comme lui a si bien su le faire.

Thibault Marcel TSIMI : c’est vrai qu’en observant les opposants on est tenté de le penser…mais qu’adviendrait-il si jamais – ce que je ne souhaite pas- notre président venait à casser la pipe subitement ? Serait-ce le chaos ?

Patrick Philippe RIFOE : Il y a un minimalisme qui confine à la mauvaise foi dans le fait de considérer la paix qui n’est qu’un préalable comme le bien dont on doit se gausser. La paix ne vaut en réalité que pour ce à quoi elle permet d’aspirer. Sous entendre comme le font certains qu’il faut savoir gré à Biya d’avoir su préserver la paix c’est d’une part dénier au peuple le droit d’aspirer à une vie meilleure, mais d’autre part mettre au crédit d’un individu fut-il chef de l’Etat ce qui est produit par l’effort de toute la nation. Si la paix est restée une donnée permanente au Cameroun, c’est le fait de toutes les forces vives de la nation et certainement pas d’un individu quelque soit sa position dans la société.

Pour ce qui est du bilan sportif, il serait plaisant de se demander si à l’heure du bilan un homme d’Etat brésilien à mis à son compte les victoires de la Séléçao, ou alors si c’est grâce au football que le brésil fait partie des pays émergents aujourd’hui.

Voilà de manière synoptique les thèses qui s’affrontent derrière le désormais institué débat sur l’inéligibilité de Biya. Débat opposant de manière plus savante ceux qui souhaite un départ immédiat de Biya à ceux pour lesquels son maintien au pouvoir est une évidence. Il n’y a là rien de nouveau sous le soleil de Yaoundé. On peut cependant s’interroger sur l’opportunité de la résurgence de ce débat à l’approche de la présidentielle d’octobre.Autrement dit :de quoi le débat sur l’inéligibilité de Paul Biya n’est pas le nom ?

Ce débat est le lieu d’un affrontement, celui de deux postures. Il s’agit d’une opposition entre des individus animés par le désir de s’inscrire dans l’agenda nominatif de Biya dans le cas ou ce dernier viendrait à rester au pouvoir Mouelle Kombi qui a reçu l’RIC en récompense de son appel de 2004 fait ici tâche entrainant dans son sillage d’autres universitaires. De l’autre côté nous avons des individus à l’instar d’Owona Nguini qui jouent ouvertement la carte de l’après Biya. Au final il s’agit d’un exercice de positionnement d’individus loin des préoccupations des citoyens. On comprend alors le mutisme qui s’empare de ces pseudo intellectuels qui pour certains se piquent de droit international sur les questions majeures touchant au devenir de la nation Cameroun.

Thibault Marcel TSIMI : Ces deux figurent se ressemblent sur bien de choses. Il est très difficile de croire que quelqu’un qui a été nourri et blanchi avec l’argent du système soit en dehors de ce système là. Même en le contrariant, Monsieur OWONA NGUNI contribue à la prospérité du système actuel, il  est le pôle négatif nécessaire au bon équilibre du système. Un peu comme de l’air pollué conditionné. Il est donc membre à part entière, même avec un discours entièrement à part, du régime dont il est le produit. Et il joue bien son rôle !

Patrick Philippe RIFOE : Il ne s’agit pas ici de prétendre que tous ceux qui ont pris part à ce débat sur l’inéligibilité de Paul Biya soient des opportunistes. On serait alors conduit à mettre à l’index autant les médias qui ont contribué à alimenter cette polémique que les camerounais qui dans leurs chaumières en ont discuté. Il s’agit principalement ici des intellectuels dont le langage pompeux utilisé dans ce débat dénote avec le caractère grand public du média requis comme support. Certes, certains analystes médias diront qu’au Cameroun la presse a cessé d’être  un média de masse, mais dans cette hypothèse encore, la nature du média alliée au langage employé conduit à penser qu’il ne s’est à aucun moment agi d’instruire le citoyen lambda. Nous ne relayerons pas ici cette latinisation obscurcissante qui avait un destinataire caché dont nous esquissons ci après les traits.

Thibault Marcel TSIMI : Pourquoi le cacher ? Quand on écrit dans un style aussi ampoulé, ce n’est sûrement pas au peuple qu’on s’adresse. C’est à ceux qui dirigent ou éclairent. C’est pour se faire voir et se faire entendre auprès d’une certaine catégorie de décideurs.

Patrick Philippe RIFOE : Selon toute vraisemblance, le recours à un média captif conjugué au langage utilisé donnent à penser que nos intellectuels rivalisaient d’arguties juridiques pour plaire à celui dont ils annoncent pour certains l’inéligibilité et pour d’autre l’éligibilité. En effet, il s’agit d’une posture d’intellectuels insatisfaits de leur situation sociale et qui manifestement souhaitent inscrire leur évolution sociale dans la situation  administrative du Cameroun. Cela est connu de tous, les enseignants du supérieur ont une aversion pour les amphis qu’ils désertent pour le moindre poste de chef de service dans un ministère qui viendrait même à disparaitre au prochain remaniement. De quelque bord qu’ils soient dans ce débat, ils sont animés par le même souci de distinction qui leur permettrait de quitter enfin les amphis. Car, qu’on se le dise qu’ils se nomment Owona Nguini, Messanga Nyamding, Mouangue Kobila, leur désir secret est celui là ; quitter les amphis pour rejoindre l’administration. De même, ils partagent la conviction que Biya en tant que maitre du jeu politique est à même de leur permettre de concrétiser leurs aspirations. La différence d’analyse réside sur la projection dans la réalisation de ce désir. Pour certains, défendre le maintien au pouvoir de Biya permettrait à l’instar de Mouelle Kombi en 2004 de recevoir un strapontin qui récompenserait le soutien. Pour d’autre, il s’agit de s’inscrire dans un après Biya qui devient aujourd’hui inéluctable. Son départ est devenu un horizon indépassable dont il faut s’accommoder. Il parait dès lors inutile de se projeter dans un présent avec Biya aux commandes.

Thibault Marcel TSIMI : Ayons quand même un peu de nuance, Monsieur OWONA NGUINI serait dépaysé dans une administration. Il n’aurait plus la jouissance d’avoir un troupeau d’étudiants époustouflés par l’éclat de son savoir profond et complexe. Son positionnement est juste de l’exhibitionnisme intellectuel. Une sorte de m’as-tu-vu dans ma belle épistémologie ? Il éblouit le peuple par sa lumière foudroyante, et ce peuple, n’ayant rien compris se dit quand même que sûrement, il s’agit d’une vérité divine parce que difficile à déchiffrer. Une sorte d’intellectuel de la rue. Le peuple se fie donc à l’intelligence de ce monsieur et se laisse mener comme un agneau qu’on mène à l’abattoir.

Nous sommes donc en présence d’un calcul rationnel d’intellectuels opportunistes. Ces intellectuels qui par l’empressement qu’ils ont à s’emparer pour exprimer leur désaccord de ce sujet signifient leur incapacité à se penser comme des lanternes pour le peuple. Il faut avant cet âge d’or que certains nous promettent, revenir à celui dans lequel l’intellectuel, quelque soit le caractère polémique de ses prises de positions est animé par la volonté de tenir devant le peuple de flambeau de ses convictions. Les occasions et les sujets de débat sont à ce titre si nombreux qu’une recension exhaustive nous paraît impossible

Thibault Marcel TSIMI : le mot est lâché, il s’agit bien de calcul froid. On se demande si les noms comme Jean Jacques ROUSSEAU le monsieur du Contrat social, ou Montesquieu de l’Esprit des lois, si ces noms auront un jour des équivalents dans notre république entrain de se faire. Pourtant c’est le moment de sortir de cette personnalisation outrageuse du débat politique pour proposer de véritables modèles à l’usage du plus grand nombre. Le Cameroun est à faire, que diront les générations futures à propos de ce moment historique ? Quels sont les ouvrages de vulgarisation qui ont été produits ? Un intellectuel n’est ni un avocat, ni un détracteur. C’est un éclaireur. Toujours au dessus de la mêlée, mais aussi, toujours au niveau du plus grand nombre.

Patrick Philippe RIFOE : Nous ne prétendons pas que le débat sur l’inéligibilité de Biya ne soit pas fondamental. Nous pensons cependant et nous l’avons à suffisance souligné, qu’il s’est agi d’un cache–sexe recouvrant les ambitions voilées de certains intellectuels dont le désir de quitter les amphis est patent. Il permettait dans le même mouvement de distraire les citoyens des questions plus essentielles. Car si en effet la question de la succession de Biya se pose, il est illusoire de penser que son remplacement à la tête de l’Etat par un autre individu soit seulement l’aube de l’émergence annoncée. Il y a en effet des questions liées à la vision qu’il faut mettre sur pied, à la jugulation de certaines tares qu’il faut résorber qui ne sont portées par aucun de ces intellectuels qui se piquent de savoir si oui ou non Biya pourrait se présenter en octobre prochain.

Thibault Marcel TSIMI : A titre d’illustration cette litanie de question: « Qu’est ce que diriger sinon détenir la clé de répartitions des ressources ? Comment peuvent-ils prétendre vouloir nous diriger si eux-mêmes n’ont pas une visibilité claire sur les ressources à affecter.

Combien y-a-t-il de chômeurs ? Comment va-ton créer de l’emploi ? Comment va-t-on créer de la valeur ? Combien d’enfants naissent sans famille ? Comment la nation peut leur garantir une éducation qui ne fera pas d’eux les délinquants de demain ? Il y a des femmes qui ont des diplômes mais qui restent à la maison pour se consacrer à l’éducation des enfants, comment l’Etat peut les soutenir ? Combien d’argent a-t-on détourné et se trouve hors de nos frontières ? Quel usage pouvons-nous en faire, pour que la justice sociale soit rétablie ? Quelles sont les mesures incitatives à l’attraction des capitaux étrangers dans notre pays ? Combien ça peut ramener comme bénéfice à l’Etat ? L’espérance de vie est de combien d’années ? Cette espérance de vie nous permet-elle de planifier sur le long terme ? 

Combien y-a-t-il de bacheliers chaque année ? Combien voyagent ? comment fait-on pour les suivre hors du pays et profiter des compétences qu’ils auront acquises ? Combien vont dans les universités d’Etat ? Que prévoit-on dans 3, 5 ou 8ans quand ils sortiront ? Combien vont dans les universités privées ? que fait-on pour accroitre la collaboration avec les entreprises privées ? La recherche, quelles sont les questions prioritaires qu’il faudra résoudre dans 5, 10 ou 15ans ? comment assure-t-on un avenir tranquille à nos enfants ? Combien de touristes voyagent chaque année ? Combien le Cameroun en accueille ? À combien évalue-t-on les recettes touristiques ? que fait-on pour accroitre la rentabilité de ce secteur ?

C’est quoi le Cameroun aujourd’hui ? Quel Cameroun voulons-nous pour demain ? Comment accroitre la fierté d’être camerounais ? Qu’est ce qui nous rassemble ? Et pourquoi ça nous rassemble ? Qu’est ce qui nous divise et pourquoi ça nous divise ? Quelles sont les problèmes prioritaires ? Sur quelle base établissons-nous la priorité des problèmes ? »On pourrait y ajouter d’autres questions comme celles de l’équilibre régional comme principe de discrimination de l’accès à l’administration camerounaise.

Patrick Philippe RIFOE : Comme on peut le voir, les questions existent, et nous attendons de nos intellectuels qu’ils cessent d’être l’otage d’ambitions personnelles pour se projeter sur le Cameroun comme nation en devenir.

Marcel TSIMI, citoyen lambda &

Patrick Rifoé, camerounais loin de la mère patrie

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COOPERATION CHINE-CAMEROUN: ALLOCUTION DU CHEF DE L’ETAT PAUL BIYA A LA RENCONTRE AVEC LE CORPS DIPLOMATIQUE AFRICAIN BEIJING, LE 21 JUILLET 2011

Posté par badjheca le 28 juillet 2011

COOPERATION CHINE-CAMEROUN: ALLOCUTION DU CHEF DE L’ETAT PAUL BIYA A LA RENCONTRE AVEC LE CORPS DIPLOMATIQUE AFRICAIN BEIJING, LE 21 JUILLET 2011 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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VISITE D’ETAT DE S.E. PAUL BIYA, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN EN REPUBLIQUE POPULAIRE DE CHINE(20 – 22 /07/ 2011)

Monsieur le Doyen du Corps Diplomatique Africain à Beijing,

Laissez-moi vous remercier pour les paroles aimables que vous avez eues pour me souhaiter la bienvenue.

 Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

La rencontre avec les Ambassadeurs Africains, dignes représentants des peuples d’Afrique, cette terre qui nous est commune et qui demeure confrontée à tant de défis partagés, revêt un intérêt certain.

A l’occasion de ma présente visite, comme lors de mes séjours précédents dans ce grand et beau pays, j’éprouve un réel plaisir à passer ces brefs moments avec vous pour évoquer, aussi bien nos relations avec ce partenaire majeur qu’est la Chine, que d’autres questions de l’heure qui nous intéressent tous.

J’aimerais d’abord vous adresser à tous mes salutations les plus cordiales et vous demander de bien vouloir transmettre à mes homologues, vos chefs d’Etat respectifs, mes fraternelles amitiés.

Je suis ici, bien entendu, à l’invitation du Président Hu Jintao. Il a bien voulu me faire l’honneur d’effectuer une visite d’état dans ce grand pays, qui a non seulement gagné l’estime et le respect de tous par les merveilles de sa civilisation millénaire, mais a su forcer l’admiration de tous en se hissant, en un temps record, grâce au génie et à l’ardeur au travail du peuple chinois, au rang des premières puissances économiques mondiales.

La Chine a sans doute ainsi, par ses progrès fulgurants et son développement prodigieux, fait naître l’espoir là où l’afro-pessimisme semblait prévaloir. La Chine nous donne certainement à tous l’exemple éclatant et édifiant de ce que nos pays et nos peuples peuvent accomplir s’ils en ont la volonté, la foi et la détermination.

La République Populaire de Chine est ainsi devenue, au fil des ans, le point de convergence de toutes les attentions.

Le Cameroun, bien sûr, comme la plupart de vos pays, entretient avec la Chine d’excellentes relations d’amitié et de coopération qui portent leurs fruits, à la satisfaction de nos peuples respectifs.

Jadis confinée à la construction d’ouvrages à vocation sociale et culturelle et à l’assistance technique, la coopération avec la Chine s’est diversifiée et s’est intensifiée. La Chine est aujourd’hui présente dans des secteurs aussi importants que ceux de l’énergie, des infrastructures et du développement agricole.

Ce partenariat de type nouveau constitue une belle illustration de la coopération sud-sud que nous avons toujours appelée de nos vœux. Elle est bénéfique par ce que adaptée à nos besoins, à nos attentes, à nos moyens. Mais, de notre point de vue, elle n’est qu’un jalon dans l’espace de coopération et de solidarité entre le nord et le sud qu’il faut encore développer et consolider, pour remédier au déséquilibre et à l’iniquité des relations internationales.

Ce sont là Mesdames, Messieurs, autant de sujets d’intérêt commun que j’ai évoqués avec le Président Hu Jintao et mes interlocuteurs chinois.

Face à la mondialisation qui a bouleversé les données anciennes des relations entre les nations, remettant en cause, par le fait même, certains de nos acquis, la question de la place et du rôle de l’Afrique dans le monde doit demeurer pour tous une source de préoccupations permanentes. A cet égard, nous pouvons compter sur le soutien de pays amis d’Europe ou ceux d’Asie, tels que la Chine, mais il est évident que l’Afrique ne conquerra véritablement sa place dans le monde qu’à travers l’union et la solidarité renforcées de ses états. C’est, à mon sens, la voie obligée pour faire entendre sa voix ou ses vues, et pour faire valoir ses intérêts bien compris.

La problématique que je viens d’évoquer, celle de la place et du rôle de l’Afrique dans le monde, ne se pose pas seulement en termes économiques. Elle est aussi d’essence politique. Car, vous le savez, la revendication de l’Afrique pour une représentation juste et adéquate de notre continent au sein du Conseil de Sécurité n’a toujours pas trouvé de solution. Là aussi, pour faire aboutir cette revendication légitime, il nous faut parler d’une seule voix et persévérer.

Mais, les vrais défis qu’il nous faut relever, ce sont ceux contre la pauvreté et le sous développement, les vrais combats qu’il nous faut privilégier et mener avec plus d’ardeur, ce sont ceux pour la croissance économique, le développement et le progrès.

Les prouesses de la Chine montrent bien que la pauvreté et le sous développement ne sont pas une fatalité, et donc, que l’Afrique, elle aussi, peut un jour se réveiller. Ce n’est pas une vue de l’esprit. A condition bien sûr que, comme la Chine, nous en payions le prix par l’effort, le travail et la détermination.

 Messieurs les Ambassadeurs,

Mesdames, Messieurs,

Je vous remercie de votre bienveillante attention./-

(é) Paul BIYA

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AFRIQUE-LIBYE: LE TESTAMENT DU GUIDE MOUAMMAR KADHAFI A L’AFRIQUE ET AU MONDE!

Posté par badjheca le 29 juillet 2011

AFRIQUE-LIBYE: LE TESTAMENT DU GUIDE MOUAMMAR KADHAFI A L'AFRIQUE ET AU MONDE! 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

Le Guide Mouammar Kadhafi

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux…

Depuis 40 ans, à moins que ce ne soit plus, je ne me souviens pas, j’ai fait tout mon possible pour donner aux gens des maisons, des hôpitaux, des écoles, et, quand ils avaient faim, je leur ai donné à manger. À Benghazi, j’ai même transformé le désert en terres arables, j’ai tenu tête aux attaques de ce cow-boy, Reagan, quand il a tué ma fille adoptive orpheline. Essayant de me tuer, il a tué à la place cette pauvre enfant innocente. Ensuite, j’ai épaulé mes frères et sœurs d’Afrique avec de l’argent pour l’Union africaine.

J’ai fait tout mon possible pour aider les gens à comprendre le vrai concept de démocratie, qui consiste en des comités populaires dirigeant leur pays. Mais ce n’était jamais assez, comme me l’ont dit certains. Même ceux qui possédaient une maison de 10 chambres, des costumes et du mobilier neufs, n’étaient jamais satisfaits. Ils étaient si égoïstes qu’ils en voulaient toujours plus. Ils ont dit aux Zuniens et aux autres visiteurs qu’ils avaient besoin de « liberté » de « démocratie » et n’ont jamais réalisé qu’il s’agit d’un système de panier de crabes, où le plus gros bouffe les autres. Ils étaient seulement ensorcelés par ces mots, sans réaliser jamais qu’en Zunie, il n’y a pas de médicaments gratuits, ni d’hôpitaux gratuits, ni de ogement gratuit, ni d’enseignement gratuit, ni non plus de nourriture gratuite, sauf quand les gens sont obligés de mendier ou de faire longtemps la queue pour avoir de la soupe.

Non, peu importe ce que j’ai réalisé ! Pour certains ce n’était jamais assez. Mais les autres savaient que j’étais le fils de Gamal Abdel Nasser, le seul vrai leader musulman arabe que nous avons eu depuis Salah-al-Din. Nasser était sur ses traces quand il a exigé le canal de Suez pour son peuple, tout comme j’ai réclamé la Libye pour mon peuple. J’ai essayé de l’imiter pour garder mon peuple libre de la domination coloniale, des voleurs qui nous détroussent.

Maintenant, je suis attaqué par la plus grande force de l’histoire militaire. Obama, mon petit-fils africain, veut me tuer, priver notre pays de liberté, nous priver de la gratuité de nos biens : logements, médecine, éducation, nourriture, et remplacer tout ça par la grivèlerie à la zunienne appelée « capitalisme. » Or, nous tous, dans le tiers monde, savons ce que cela veut dire. Cela signifie que les multinationales dirigeront le pays, dirigeront le monde, et le peuple souffrira. Voilà pourquoi il n’y a pas d’autre solution pour moi, je dois prendre mes dispositions.

Et si Allah le veut, je mourrai en suivant Sa Voie, la voie qui a rendu notre pays riche en terres arables, avec de quoi manger et la santé, et nous a même permis d’aider nos frères et sœurs africains et arabes en les faisant travailler ici avec nous, dans le Jamahiriya libyen.

Je ne désire pas mourir, mais si cela devait advenir, pour sauver cette terre, mon peuple, tous ces milliers de gens qui sont tous mes enfants, alors qu’il en soit ainsi.

Que ce testament soit ma voix dans le monde. J’ai tenu tête à l’agression des croisés de l’OTAN, résisté à la cruauté, contrecarré la trahison ; je me suis élevé contre l’Occident et ses ambitions colonialistes, et, avec mes frères africains, mes vrais frères arabes et musulmans, je suis dressé comme un phare de lumière. Quand d’autres construisaient des châteaux, je vivais dans une maison modeste et dans une tente. Je n’ai jamais oublié ma jeunesse à Syrte, je n’ai pas stupidement dépensé notre trésor national, et comme Salah-al-Din, notre grand leader musulman qui sauva Jérusalem pour l’Islam, je n’ai guère pris pour moi-même…

En Occident, sachant pourtant la vérité, certains me qualifient de «fou» de «bizarre», ils continuent de mentir, ils savent que notre pays est indépendant et libre, et non pas sous emprise coloniale, que ma vision, ma conduite, est et a été sincère et pour mon peuple, et que je me battrai jusqu’à mon dernier souffle pour garder notre liberté. Puisse Allah Tout-Puissant nous aider à rester fidèles et libres.

(é) MOUAMMAR KADHAFI

 

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L’ÉGYPTOCRATIE A LA MOUBARAK SE PRÉSAGE-T-ELLE AU CAMEROUN ?

Posté par badjheca le 4 août 2011

L’ÉGYPTOCRATIE  A LA MOUBARAK SE PRÉSAGE-T-ELLE AU CAMEROUN ? 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte(*)

 dans VOICI POURQUOI BALAYÉ LA MAISON MAINTENANT ET NON DEMAIN.

Le schéma de fin de parcours de trois décennies de pouvoir du raïs Égyptien adulé virtuellement pendant son règne par le passé par un peuple silencieux et désabusé par les membres du système en place, s’est traduit réellement par une révolution spontanée dudit peuple pour s’en défaire de la cause de ses misères et souffrances. Les membres du système pour pérenniser les acquis de pouvoir ont fait porter le chapeau à celui qui les fabriqués tous afin de ne pas plier devant les revendications du peuple sans mandataire ou porte parole en qui ledit peuple se reconnaît.

Le raïs Moubarak est tombé mais le système est encore debout et incarné par les membres influents qui ont choisi délibérément de liquidés certains des plus en vus d’entre eux pour sauver la face et continuer de régner. Le peuple insatisfait du pourquoi de la révolution, continu les mouvements de pression sur le système qui à son tour choisi de livrer en pâture à la justice au nom du peuple qui a faim du changement et d’espérance du bonheur, les bons biscuits fourrés de résonance de l’équipe du système pour avoir gain de cause.

Mais malheureusement à l’observation des faits, tout porte à croire que toute révolution non préméditée par le sommet à toujours un goût d’inachevée car le peuple se fait piégé par les membres du système qui sont prêt à tout pour sauver la face et préserver les privilèges acquis en saupoudrant du semblant de changement au yeux du peuple pour ne pas porter un coup au système préétabli.      

Cette lecture du terrain Égyptien de longévité de 30 ans de pouvoir ne pourra-t-elle pas être prémonitoire de ce que la maison non balayée au nom des intérêts supérieurs du peuple par le premier des Camerounais peu produire envers celui-ci détenteur des clés de la maison dont-il maîtrise l’architecture générale, la trahison lui aussi demain par des  gens qu’il a fabriqué ? Tous les maux et faits de société décriés tant par les médias nationaux confondus, la société civile que par le citoyen ou la citoyenne ordinaire ne sont-ils pas renvoyés sur la seule personne de Paul BIYA alors que les membres successifs de son système ont toujours été nommés pour servir le peuple et rien que le peuple seulement  avec des feuilles de route rendu publique ces dernières années? Le président Paul BIYA portera-t-il demain le chapeau du brigandage et abus des biens sociaux de certains membres de son système ? Tous les bandits en col blanc et des actes de forfaitures des uns et des autres de son système seront-ils pénalement imputés à celui qui les a nommés ?

Le jeu à la course de la présidentielle au Cameroun de certains challengers contre le système dont certains membres n’entendent pas perdre les privilèges d’hier, d’aujourd’hui et de demain pourrait trouver une combinaison des acteurs pour atteindre l’objectif tant recherché à savoir la prise en main du pouvoir suprême en jetant l’opprobre sur prince livrer en pâture au peuple pour se refaire une image de virginité dans  une campagne médiatique dense sur tous les front par le mensonge et la désinformation en le présentant comme le souffre douleur de tous les maux sociaux du pays, récupérant ainsi le véritable enjeu qui est celui de la terre promise du Cameroun émergent horizon d’ici 2035 que les experts Camerounais sérieux  et de bonne foi accorde du crédit.

Cet enjeu du Cameroun de demain riche en matière première dans ses différentes phases d’exploitations et en business est couru par les puissances extérieures qui suivent cela de très prêts avec beaucoup d’attention. Les équipes politiques de demain, qui seront acteur du processus du Cameroun émergent horizon d’ici 2035 devront jouer l’intérêt général de la redistribution des fruits et de la construction équitable du pays. Privilégié à cet effet le casting des compétences nationales de terrain pour la construction du pays et se défaire totalement du tribalisme, fléau de non adhésion sociale, afin que tous les compatriotes se soudent entre eux derrière l’ambitieux rêve avec le cœur à l’ouvrage pour diligenter la feuille de route du projet de la terre promise pour atteindre l’horizon avec optimisme.

La construction du Cameroun émergent horizon d’ici 2035, devra éviter l’expérience du casting de la médiocrité de nomination du village  issu du tribalisme qui a mis le pays ou tous les maux sociaux sont renvoyés sur la personne de Paul BIYA pour le faire porter seule le chapeau. Chacune des personnes qui à eu une parcelle de délégation de pouvoir et a abusé le peuple dans la gestion de ce qui lui a été confié devra en rendre compte devant la personne à qui le peuple lui a confié son destin. D’où continuer de balayer la maison par le premier Camerounais maintenant pour la rendre propre et non demain au risque de porter seule le chapeau de tous, au grand dam des manipulateurs acteurs politique du système, tel le président Moubarak en Égypte, liquider par le système et qui en paie le prix.

(é)Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/stratège

 

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CAMEROUN-ÉLECTIONS : Le Président PAUL BIYA tiens à sa parole d’honneur envers ses compatriotes établis où résidant à l’étranger en rendant effectif l’arsenal juridique législatif et réglementaire relative au vote.

Posté par badjheca le 9 août 2011

CAMEROUN-ÉLECTIONS : Le Président PAUL BIYA tiens à sa parole d’honneur envers ses compatriotes établis où résidant à l’étranger en rendant effectif l’arsenal juridique législatif et réglementaire relative au vote. 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

vote du citoyen Paul BIYA

Décret n°2011/237 du 8 août 2011 portant sur les modalités d’application de la loi n°2011/013 du 13 juillet 2011 relative au vote des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger.

Le Président de la République, décrète:

Chapitre I : Dispositions Générales

Article 1er : Le présent décret fixe les modalités d’application de la loi n°2011/013 du 13 juillet 2011 susvisée.

Article 2 : (1) En vue de la participation des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger à l’élection du Président de la République ou au référendum, le Ministre chargé des Relations extérieures fixe par arrêté, après concertation avec le Ministre chargé de l’Administration territoriale et Elections Cameroon, la liste des représentations diplomatiques et des postes consulaires dans lesquels sont organisées les opérations électorales ou référendaires.

(2) L’arrêté visé à l’alinéa (1) ci-dessus précise, le cas échéant, les pays rattachés à la représentation diplomatique ou au poste consulaire dans lesquels sont organisées les opérations électorales et référendaires. Il fait l’objet d’une large diffusion, par les soins des chefs de représentation diplomatique et de poste consulaire.

(3) Notification en est faite aux autorités compétentes des pays d’accréditation.

(4) Copie en est tenue au Conseil Electoral et à la Direction Générale des Elections d’Elections Cameroon.

Chapitre II : Des opérations préparatoires à l’élection du Président de la République et au referendum.

Section I : De la commission chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales.

Article 3 : (1) Les listes électorales sont établies et révisées par la commission chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales.

(2) Les périodes de révision et de refonte des listes électorales sont les mêmes que celles applicables sur le territoire national.

Article 4 : (1) La commission chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales comprend un Président et trois (03) membres, choisis parmi les citoyens camerounais établis ou résidant dans le pays concerné ou dans le ou les Etats rattaché(s) à la représentation diplomatique où sont organisées les opérations électorales ou référendaires. Un (01) des membres représente le chef de la représentation diplomatique ou du poste consulaire.

(2) La composition de la commission chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales est constatée par le directeur général des Elections, à l’issue des consultations prévues à l’article 3 alinéa (2) de la loi n° 2011/013 du 13 juillet 2011 susvisée.

Article 5 : La commission chargée de l’établissement et de la révision des listes électorales tient ses travaux à l’ambassade, au consulat ou dans les locaux aménagés à cet effet à l’initiative du chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire.

Article 6 : (1) Pour s’inscrire sur une liste électorale, le citoyen camerounais établi ou résidant à l’étranger doit présenter une carte consulaire en cours de validité.

(2) Il est délivré à chaque électeur nouvellement inscrit un récépissé portant la date, le lieu et le numéro d’inscription.

(3) Le récépissé visé à l’alinéa (2) ci-dessus sert exclusivement aux réclamations relatives aux opérations d’inscription sur les listes électorales. Il ne peut en aucun cas
remplacer la carte d’électeur.

Article 7 : (1) Les travaux de la commission peuvent être valablement conduits par un de ses membres.

(2) Toutefois, avant leur clôture, les travaux visés à l’alinéa (1) ci-dessus sont validés par la commission.

Article 8 : (1) Au terme de la période d’établissement ou de révision des listes électorales, la commission dresse une liste électorale provisoire ‘ainsi qu’un procès-verbal signé des membres présents.

(2) La liste électorale provisoire de la représentation diplomatique ou du poste consulaire et le procès-verbal de la commission sont adressés au Ministre en charge des relations extérieures par le chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire, pour transmission à la Direction Générale des Elections, par tout moyen laissant trace écrite.

(3) La liste électorale provisoire est affichée à la représentation diplomatique ou au poste consulaire, à la diligence du chef de la représentation diplomatique ou du poste consulaire.

Article 9 : (1) Le Conseil Electoral d’Elections Cameroon connaît des réclamations ou contestations sur les listes électorales provisoires établies dans les représentations diplomatiques ou postes consulaires.

(2) Il peut être saisi à cet effet par tout parti politique, toute autorité publique ou tout citoyen camerounais résidant ou établi dans la juridiction de la représentation diplomatique ou du poste consulaire concerné.

(3) Il opère les vérifications et contrôles jugés opportuns, et ordonne toutes rectifications rendues nécessaires à la suite des réclamations ou contestations.

Article 10 : (1) La liste électorale définitive, arrêtée par le Directeur Général des Elections, est adressée, par tout moyen laissant trace écrite au Ministre en charge des relations extérieures aux fins de transmission à la représentation diplomatique ou au poste consulaire.

(2) Elle y est affichée au plus tard quinze (15) jours avant la date du scrutin à la diligence du chef de représentation diplomatique ou de poste consulaire.

Section II : De la commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales

Article 11
: (1) Les cartes électorales sont établies par Elections Cameroon.

(2) Elles sont du même modèle que celles destinées aux électeurs résidant sur le territoire national.

(3) Avant la distribution des cartes électorales, la commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales s’assure de leur conformité au modèle visé à l’alinéa (2) ci-dessus.

Article 12 : La distribution des cartes électorales se fait dans les quinze (15) jours précédant le scrutin.

Article 13 : (1) La distribution des cartes électorales est faite par la commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales.

(2) La composition de la commission chargée de l’établissement et de la distribution des cartes électorales est constatée par décision du Directeur Général des Elections qui, au moins quinze (15) jours avant le début des opérations de distribution des cartes électorales, transforme les commissions chargées de l’établissement et de la révision des listes électorales en commissions chargées de l’établissement et de la distribution des cartes électorales.

Article 14 : (1) La carte électorale est remise à son titulaire au vu de la carte consulaire ou du récépissé visé à l’article 6 (2) ci-dessus.

(2) Les cartes électorales non distribuées sont déposées aux bureaux de vote où leurs titulaires sont inscrits. Elles y restent à la disposition des intéressés jusqu’à la clôture du scrutin.

(3) Dans chaque bureau de vote, lors de la clôture du scrutin, les cartes électorales non retirées sont comptées, mises sous plis cachetés et transmises au chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire, avec le procès-verbal des opérations qui en mentionne le nombre.

Chapitre III : Des opérations électorales et référendaires

Section I : Des bureaux de vote

Article 15
: (1) Sur proposition des chefs de représentation diplomatique ou de poste consulaire, le Directeur Général des Elections fixe la liste des bureaux de vote ouverts aux citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger.

(2) La liste indique le ressort de chaque bureau de vote sa localisation, ainsi que les nom et prénoms de tous les électeurs qui y sont inscrits.

(3) Les bureaux de vote sont situés dans des locaux aménagés par les représentations diplomatiques et les postes consulaires.

Article 16 : La liste des bureaux de vote est transmise aux représentations diplomatiques et aux postes consulaires pour affichage à la diligence des chefs de représentation diplomatique ou de poste consulaire, au moins huit (08) jours avant la date du scrutin.

Section II : Des commissions locales de vote

Article 17 : (1) Il est créé, pour chaque bureau de vote, une commission locale de vote composée d’un Président, de deux (02) membres et d’un secrétaire, choisis parmi les électeurs inscrits sur la liste électorale correspondant au bureau de vote concerné. Un des membres représente le chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire.

(2) La composition de la commission locale de vote est constatée par le Directeur Général des Elections, à l’issue des consultations prévues à l’article 3 alinéa (2) de la loi n°2011/013 du 13 juillet 2011 susvisée.

Article 18 : (1) Des représentants des candidats à l’élection du Président de la République ou des partis autorisés à participer à la campagne référendaire, dûment désignés, peuvent assister, à leurs frais, au déroulement des opérations de vote.

(2) Leur désignation est notifiée à Elections Cameroon, au Ministre chargé de l’Administration territoriale et au Ministre chargé des Relations extérieures qui en informe les chefs de représentation diplomatique ou de poste consulaire concernés.

Article 19 : Le Président de la commission locale de vote désigne deux (02) scrutateurs parmi’ les électeurs inscrits sur les listes électorales du bureau de vote concerné.

Article 20 : (1) La commission locale de vote dresse un procès-verbal de toutes les opérations du scrutin. Ce procès-verbal est signé du Président et des membres présents.

(2) Elle relève toute difficulté et formule des observations sur le déroulement du scrutin: Mention en est faite dans le procès-verbal.

Section III : Du déroulement et du dépouillement du scrutin

Article 21 : (1) Le décret portant convocation du corps électoral précise les heures d’ouverture et de fermeture des bureaux de vote.

(2) Les chefs de représentation diplomatique ou de poste consulaire sont tenus d’en faire une large diffusion.

Article 22 : Dans chaque bureau de vote, le matériel électoral, notamment les enveloppes et les bulletins de vote, sont mis à la disposition des électeurs en quantité suffisante par Elections Cameroon.

Article 23 : (1) Le Président de la commission locale de vote assure la police du bureau de vote.

(2) Le chef de la, représentation diplomatique ou de poste consulaire assure la police générale du scrutin, en liaison avec les autorités compétentes du pays d’accréditation.

Article 24 : Tout électeur inscrit sur la liste d’un bureau de vote doit être identifié avant de prendre part au vote.

Article 25 : (1) Immédiatement après le dépouillement, le résultat acquis dans chaque bureau de vote est rendu public. Il est consigné au procès-verbal. Celui-ci, rédigé en autant d’exemplaires qu’il y a de membres plus deux (02), est clos et signé de ceux-ci.

(2) L’original ainsi que deux (02) exemplaires sont transmis par le Président de la commission locale de vote au chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire. L’original est conservé à la représentation diplomatique ou au poste consulaire pour archivage. Il fait foi en cas de contestation.

(3) Un exemplaire, accompagné des pièces annexes, est adressé sans délai par le chef de la représentation diplomatique ou de poste consulaire au Ministre chargé des relations extérieures pour transmission au Président de la Commission nationale de recensement général des votes, par tout moyen laissant trace écrite.

(4) L’autre exemplaire est transmis à la Direction Générale des Elections suivant les mêmes modalités que celles prévues à l’alinéa (3) ci-dessus.

Chapitre IV : Dispositions diverses et finales

Article 26 : La liste des candidats à l’élection du Président de la République ou celle des partis politiques autorisés à participer à la campagne référendaire est arrêtée par le Conseil Electoral d’Elections Cameroon. Elle est adressée au Ministre chargé des relations extérieures pour transmission aux chefs de représentation diplomatique ou de poste consulaire pour affichage à leur diligence.

Article 27 : (1) .La campagne électorale ou référendaire à l’étranger est faite conformément aux lois et règlements du pays d’accréditation.

(2) Des emplacements sont réservés à l’intérieur des ambassades et des consulats pour l’affichage des professions de foi des candidats et de leurs bulletins de campagne, sous la responsabilité et le contrôle des chefs de représentation diplomatique ou de poste consulaire.

Article 28 : (1) Les chefs de représentation diplomatique et de poste consulaire veillent à la bonne information, notamment par affichage à l’ambassade ou au consulat, des citoyens camerounais établis ou résidant à l’étranger désireux d’exercer leur droit de vote pour l’élection du Président de la République ou le référendum.

(2) Ils sont tenus d’apporter leur appui et leur collaboration à Elections Cameroon.

(3) Ils assurent, sous la supervision d’Elections Cameroon, la conservation du matériel électoral.

Article 29 : Les dispositions du présent décret ne s’appliquent pas aux consulats honoraires.

Article 30 : Le présent décret sera enregistré, publié suivant la procédure d’urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 8 août 2011

                                                                                Le Président de la République,

                                                                                 (é) Paul BIYA

Source: prc

 

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AFRIQUE-LIBYE:DÉFAITE DE L’OCCIDENT EN LIBYE ET SON DÉCLIN IDÉOLOGIQUE

Posté par badjheca le 10 août 2011

AFRIQUE-LIBYE:DÉFAITE DE L'OCCIDENT EN LIBYE  ET SON DÉCLIN  IDÉOLOGIQUE  187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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 Par Jean-Paul Pougala(*)

Lorsque le 19mars 2011 la France a largué sur Tripoli ses premières bombes, plusieurs éléments concordants étaient réunis pour affirmer qu’il s’agissait d’un vrai suicide politique de l’Occident. Tout d’abord parce que le mensonge derrière le prétexte de déclarer la guerre contre la Libye était gros comme un éléphant. Ensuite parce que l’Occident n’a pas les moyens financiers pour déclarer la guerre à la planète et le pires est que ses dirigeants l’ignorent encore. On passe ainsi très facilement de l’usure de la crédibilité de l’Occident au ridicule devant les nouveaux pays émergents qui ont déjà pris le flambeau du relai de leadership mondiale. Lorsqu’on accumule les mensonges à Paris, à Londres et à Washington sur la guerre en Libye, se demande-t-on un seul instant quel est l’impact dévastateur de ces contrevérités sur le plan de l’image et de la crédibilité de l’Occident à Moscou, à Pékin ou à Brasilia ? 

Lorsque le 28 juillet 2011, plus de 4 mois après le « hold-up » manqué sur la Libye, Paris et Londres répètent une opération déjà expérimentée dans la crise ivoirienne de récupérer les Ambassades de Libye pour les faire occuper par des prétendus « Représentants de la Rébellion Libyenne », n’est-ce pas là, la preuve même du désarroi d’une classe politique sans cap ? Une navigation à vue de toute une génération de leaders politiques sans idéal et sans idée novatrice, plus occupée à multiplier les manœuvres de diversion pour cacher son incapacité profonde à anticiper et apporter des éléments de réponse à l’angoisse et la détresse de toute une population qui ne sait plus à quelle sauce elle sera mangée en ce 21ème siècle avec des leaders politiques inadaptés et pratiquant des recettes dépassées, de Varsovie à Washington en passant par Londres, Rome et Paris. 

L’occupation de l’Ambassade de Libye à Paris et à Londres est un acte déraisonné de violence diplomatique qui met à nu l’affolement soudain de ceux qui portent la responsabilité de cette guerre inutile et nous amène à nous poser une question qu’en ce moment on se pose certainement à Paris et à Londres : y a-t-il un moyen de perdre une guerre sans perdre la face ? La réponse est NON. Le Dr Moussa Ibrahim, porte parole du gouvernement Libyen a une constance dans ses conférences de presses. Et sur ce point on peut lui donner raison qu’en Libye l’Occident fait la guerre selon le calendrier, selon le tempo, d’après le cahier de charges des autorités libyennes et non l’inverse. Le Dr. Moussa a toujours dit depuis sa première conférence du mois de Mars 2011 que la guerre était faite pour durer, parce que la Libye s’attendait un jour ou l’autre à être envahie et donc, avait organisé le système de défense du pays, non pas sur une armée de type classique, mais clanique. Et le moins que l’on puisse dire est que de tous les acteurs en présence dans la fameuse caverne de Platon, c’est l’Occident qui, entrée en guerre sans préparation sur la base des informations erronées a multiplié les égarements comme les massacres des enfants Libyens, en pêchant dans les eaux territoriales libyennes en pleine guerre, en piratant un bateau pétrolier libyen le 4/08/2011 en haute mer et reconduit au port de Benghazi, exactement comme les pirates Somaliens; l’Occident est ce prisonnier resté dans la caverne, qui n’a jamais vu le jour et prête à sa propre ombre projetée sur le mur grâce à la lumière d’un monde plus global, une réalité que ces ombres n’ont pas.  Et ceci n’arrive que lorsqu’à faire la politique dans un pays ou un continent, il n’y a plus de savant au vrai sens Platonicien du terme. Les Libyens au contraire, même sous les pluies de bombes de l’Occident ont réussi leur ascension dialectique pour se hisser hors de la même caverne, souffrant au passage de l’éblouissement du soleil qu’ils on eu le courage de regarder en face pour sortir de ces ténèbres. Et les résultats ne se sont pas fait attendre : pendant que dans le camp d’en face c’est le sauve qui peut à Benghazi, avec à ce 6 août 2011 la majorité des membres du CNT qui ont fui Benghazi vers la Turquie, après avoir massacré 120 civils qui voulaient juste se dissocier d’eux pour retourner avec Kadhafi, dans l’autre camp à Tripoli au contraire, on a vu par exemple 10.000 volontaires rejoindre le rang de l’armée Libyenne en 3 jours, après que l’Occident avait annoncé l’imminence de la prise de Tripoli par les rebelles, de l’intox, bien entendu, mais qui a été un boomerang  et au lieu des désertions  attendues des militaires, ce sont des civils qui se sont offerts à l’armée, comme instinct de résistance des peuples face à l’agression externe.

Vues les expériences afghanes et irakiennes et vu le contenu de la résolution 1973 de l’ONU qui interdisait l’occupation du sol et compte tenu de la situation tribale libyenne, comment l’Occident a-t-il pensé de s’en sortir sans se ridiculiser aux yeux de la planète Terre en annonçant au monde que le succès ou l’échec pour eux de cette guerre se résumait en la mort ou la vie du Guide Libyen? Et le pire dans tout cela et qui nous prouve que l’avion Occident (pris dans un tourbillon de crise financière aiguë sans véritable voie de sortie), n’a aucun pilote à bord, est cette unanimité du soutien de la classe médiatico-politique européenne de l’extrême-droite à l’extrême-gauche pour une guerre où même les enfants de maternelle sont capables de prédire qu’ils n’ont aucune chance de remporter, parce que l’homme dont on veut la mort est aimé et porté par tout son peuple. Si la démocratie avait un sens, ce n’est pas à Kadhafi et au peuple libyen que l’Occident aurait dû s’en prendre. Comme sur un jeu vidéo, un chasseur quitte l’Europe, parcourt  1.000 km pour aller larguer une bombe qui coûte 300.000 € sur une cible où des indicateurs américains croient avoir vu la silhouette qui ressemblerait à celle du Guide Libyen. Raté ! C’était un hôpital pour enfants. Et cette petite partie de jeu-vidéo vient de coûter la vie à 38 enfants Libyens. Le pilote peut retourner à sa base, fier d’avoir accompli sa mission. Bravo !  Bravo pour le parlement français qui à l’unanimité a applaudi cette forme de barbarie car lorsqu’il s’agit du gâteau Afrique, en France comme en Grande Bretagne, il n’existe plus de droite ou de gauche, il n’existe ni UMP, ni PS, il existe l’APU, l’Association des Prédateurs Unifiés; sauf qu’au 21ème siècle, on a oublié de  les réveiller de leur long sommeil colonial pour leur expliquer que le monde a changé et que la jeunesse africaine très politisée et immunisée contre le sommeil dogmatique de la religion, ne se fera pas avoir comme leurs parents. 

Dans le double attentat d’Oslo et Utoya en Norvège, avec la mort de 70 adolescents innocents qui militaient juste pour un monde meilleur, un monde de compréhension et respect mutuel, l’Euro-député Italien Mario Borghezio vient d’exprimer sa solidarité pour le tueur Anders Breivik sans que cela suscite la moindre indignation au sein de l’Union Européenne. Une union très active pour désigner les méchants africains dès lors qu’ils démontrent le refus de la soumission de leurs pays. Aujourd’hui, un Euro-député peut se réjouir de la mort de dizaines d’enfants Européens (Norvégiens) sans que cela émeuve l’Union Européenne qui officiellement tient tellement à cœur le sort des citoyens Libyens. Pour comprendre le degré de l’évolution du déclin de l’Occident, pour comparaison, en l’an 2.000, Vienne avait subi des sanctions diplomatiques, comme protestations européennes contre l’alliance entre les conservateurs Autrichiens de Wolfgang Schüssel et le FPO, parti d’extrême droite alors dirigé par le sulfureux Jörg Haider. 

En 2000, sur les 15 pays de l’Union européenne d’alors, 13 étaient gouvernés par les partis de gauches. Aujourd’hui, les 27 pays sont dirigés presque tous par des partis de droite et extrême-droite qui ont fait de la haine des Non-Blancs, le point central de leur programme politique et donc, le thème principal même de leurs campagnes électorales. Avec au final qu’aujourd’hui, l’Union européenne est la personnalisation des idées d’Anders Breivik, c’est-à-dire de la haine vers ceux qui ne sont pas Blancs, tous ceux qui ne sont pas d’origine Européenne. Le dédain et le mépris avec lequel ils se sont comportés en Côte d’Ivoire hier en humiliant un président démocratiquement élu pour le remplacer par un homme retenu docile et en Libye aujourd’hui en décrétant qu’un Président doit quitter son pays avec toute sa famille, nous démontrent combien ils nous détestent, nous Africains. Pourquoi n’ont-ils pas la même hargne contre la Syrie, contre le Myanmar où une candidate qui a gagné des élections, a été emprisonnée, où des moines ont été assassinés sans que le TPI s’en émeuve outre mesure. Comme ils nous détestent ! L’Europe toute entière est entrée en crise pour la venue de quelques centaines de réfugiés Tunisiens sur leur sol alors que la même Tunisie accueillait en silence 1 million de réfugiés venus de Libye à cause de la guerre créée par ces  mêmes Européens contre la Libye.

Encore plus surprenant dans tout cela: Comment expliquer que des leaders politiques Européens que j’appelle SUPER-MENTEURS décident impunément de venir nous bombarder, de faire des rencontres hors d’Afrique pour décider de notre avenir, pour décider  de notre destin sans qu’il y ait une vague de protestation de la part des chefs d’États Africains qui eux-mêmes ne comprennent toujours pas qu’ils n’ont plus à avoir peur, parce que l’occident fou furieux n’a plus les moyens de mener la moindre pression sur qui que ce soit en Afrique. Parce que l’emprise coloniale de l’Occident sur l’Afrique, c’est fini. Comme l’avait prédit Adam Smith, lorsque pendant trop longtemps on a été habitué aux avantages non dus, on se crée une normalité qui n’est au fait qu’artificielle. Et le jour où ceux qui par ignorance et naïveté renonçaient à leurs droits et à leurs avantages pour permettre cette situation artificielle vont sortir de leur ignorance, ce sera dur, très dur pour ces pays qui avaient construit leur normalité sur la misère des autres.  Et ce ne sera pas la guerre contre la Libye qui changera la rapidité de ce déclin, de cette douce descente vers l’enfer économique.

OU VA LE MONDE ? 

Les maîtres à penser, de la renaissance européenne à Sartre, ont disparu mais n’ont pas été remplacés. Aujourd’hui, les philosophes Européens ne sont plus des maîtres à penser, mais des maîtres à plagier, à la Botul. La pensée devant servir à gouverner le monde multipolaire du troisième millénaire est peut-être à réinventer. Mais comment y parvenir lorsque la métastase de l’argent a envahi et pollué tout l’occident ? Si l’occident qui a mis 3 siècles pour inventer et développer l’humanisme y a échoué, pourquoi la Chine ou le Brésil pourraient-il faire mieux ? L’avenir nous le dira. Mais ce que je constate et qui me rassure, c’est qu’en Chine la philosophie a encore un sens, là-bas, ce ne sont pas les politiciens au service des Multinationales comme en Occident, mais les Multinationales au service de l’Etat. Les leaders semblent avoir un minimum d’éthique en politique; c’est le Confucianisme qui y est appliqué dans la conception même de la politique à la place des bombes de l’OTAN pour soutirer quelques gouttes de pétrole en Afrique. Les autorités chinoises sont fières d’annoncer que leur politique étrangère suit les principes d’un disciple de Confucius, du nom de Mo Tseu, celui même qui a créé le concept de l’Amour Universel. Mo Tseu qui est né en 479 et mort en 381 avant l’ère chrétienne, soutient que lorsqu’on aime trop sa famille, on est porté à commettre des cambriolages contre ses voisins et lorsqu’on aime trop son pays et rien que son pays, on est porté à déclarer la guerre d’une main légère aux autres pays. Mo Tseu soutenait il y a 23 siècles que ceux qui veulent régler les problèmes humains avec la guerre sont des fous dont il faut se méfier sérieusement si on ne veut pas courir vers une véritable catastrophe de l’humanité entière.

La crise de l’occident se traduit donc par le manque de penseurs, manque de savants, manque de guides, manque d’intellectuels engagés. L’argent roi a tout ravagé sur son passage. Les Occidentaux sont devenus ce que la philosophe Jacqueline Russ a désigné avec le terme de « Nomades Culturels », car ils ne savent plus où ils vont, encore moins où ils vont dormir demain. C’est une navigation à vue sur tous les sujets. Les décisions lourdes sont de type épidermique comme l’entrée en guerre en Libye. Dans le siècle des Lumières ce sont les philosophes Européens qui dénonçaient leurs gouvernants de banditisme d’état. Aujourd’hui, ce sont les philosophes Français, Italiens, Britanniques qui incitent à entrer en guerre en Lybie parce qu’il y a un gain matériel à y soutirer. Ces philosophes et humanistes occidentaux sont si exigeants pour le respect des droits des humains en Libye  mais ils sont complètement amnésiques sur la situation en  Syrie, au Yémen, en Birmanie, en Corée du Nord, parce qu’il n’y a rien à y retirer. Aujourd’hui, c’est la gauche politique européenne prétendument progressiste qui incite à utiliser les armes pour aller plier la volonté de résistance des plus faibles du monde pour leur imposer la pensée unique du servilisme international en vigueur.

Comment auraient réagi les intellectuels européens, les « vrais savants » il y a 150 ans face à l’agression en cours contre le peuple Libyen? La réponse nous vient de la très belle lettre que Victor Hugo écrit en 1861 pour dénoncer l’autre agression faite par les mêmes,  la France et la Grande Bretagne contre la Chine et plus exactement dans le pillage du célèbre Palais d’été de Pékin. Hugo écrit au capitaine de Napoléon responsable de cette expédition, le Capitaine Butler pour se dissocier de ce prétendu trophée de la victoire de la France de Napoléon sur la Chine sans défense. Il écrit : Hauteville House, 25 novembre 1861 (…) Imaginez on ne sait quelle construction inexprimable, quelque chose comme un édifice lunaire, et vous aurez le Palais d’été. Bâtissez un songe avec du marbre, du jade, du bronze, de la porcelaine, charpentez-le en bois de cèdre, couvrez-le de pierreries, drapez-le de soie, faites-le ici sanctuaire, là harem, là citadelle, mettez-y des dieux, mettez-y des monstres, vernissez-le, émaillez-le, dorez-le, fardez-le, faites construire par des architectes qui soient des poètes les mille et un rêves des mille et une nuits, ajoutez des jardins, des bassins, des jaillissements d’eau et d’écume, des cygnes, des ibis, des paons, supposez en un mot une sorte d’éblouissante caverne de la fantaisie humaine ayant une figure de temple et de palais, c’était là ce monument. Il avait fallu, pour le créer, le lent travail de deux générations. Cet édifice, qui avait l’énormité d’une ville, avait été bâti par les siècles, pour qui ? pour les peuples. Car ce que fait le temps appartient à l’homme. Les artistes, les poètes, les philosophes, connaissaient le Palais d’été ; Voltaire en parle. On disait : le Parthénon en Grèce, les Pyramides en Égypte, le Colisée à Rome, Notre-Dame à Paris, le Palais d’été en Orient. Si on ne le voyait pas, on le rêvait. C’était une sorte d’effrayant chef-d’œuvre inconnu entrevu au loin dans on ne sait quel crépuscule, comme une silhouette de la civilisation d’Asie sur l’horizon de la civilisation d’Europe.

Cette merveille a disparu.

Un jour, deux bandits sont entrés dans le Palais d’été. L’un a pillé, l’autre a incendié. La victoire peut être une voleuse, à ce qu’il paraît. Une dévastation en grand du Palais d’été s’est faite de compte à demi entre les deux vainqueurs. On voit mêlé à tout cela le nom d’Elgin, qui a la propriété fatale de rappeler le Parthénon. Ce qu’on avait fait au Parthénon, on l’a fait au Palais d’été, plus complètement et mieux, de manière à ne rien laisser. Tous les trésors de toutes nos cathédrales réunies n’égaleraient pas ce splendide et formidable musée de l’orient. Il n’y avait pas seulement là des chefs-d’œuvre d’art, il y avait un entassement d’orfèvreries. Grand exploit, bonne aubaine. L’un des deux vainqueurs a empli ses poches, ce que voyant, l’autre a empli ses coffres ; et l’on est revenu en Europe, bras dessus, bras dessous, en riant. Telle est l’histoire des deux bandits.

Nous, Européens, nous sommes les civilisés, et pour nous, les Chinois sont les barbares. Voila ce que la civilisation a fait à la barbarie.

Devant l’histoire, l’un des deux bandits s’appellera la France, l’autre s’appellera l’Angleterre. Mais je proteste, et je vous remercie de m’en donner l’occasion ; les crimes de ceux qui mènent ne sont pas la faute de ceux qui sont menés ; les gouvernements sont quelquefois des bandits, les peuples jamais.

L’empire français a empoché la moitié de cette victoire et il étale aujourd’hui avec une sorte de naïveté de propriétaire, le splendide bric-à-brac du Palais d’été.

J’espère qu’un jour viendra où la France, délivrée et nettoyée, renverra ce butin à la Chine spoliée.

En attendant, il y a un vol et deux voleurs, je le constate.

Telle est, monsieur, la quantité d’approbation que je donne à l’expédition de Chine.

Victor Hugo »

L’expérience dramatique de l’échec de l’Occident dans la guerre du Biafra doit lui enseigner de savoir perdre une guerre pour ne pas faire des victimes inutiles. Tuer les fils et petits-fils de Kadhafi  jusqu’à exterminer toute la famille ne fera pas perdre la face à des politiciens occidentaux incompétents et sans vision pour l’avenir qui ont démarré une sale guerre qui ne devait pas l’être. Et la complicité et le silence des intellectuels Européens devant les atrocités de leurs dirigeants politiques  en Côte d’Ivoire hier et en Libye aujourd’hui doit alerter sur ce qu’est devenue l’Europe aux yeux du monde.

Genève le 6 Août 2011

Jean-Paul Pougala  (pougala@gmail.com)

Jean-Paul Pougala est un écrivain Camerounais, Il enseigne géopolitique à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse. Cet article est le 4ème sur la Libye. Les 3 précédents sont sur le site www.pougala.org  -  pougala@gmail.com

 

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LE MAÎTRE À PENSER D’UN AFRICAIN : Giordano Bruno, brûlé vivant sur le brasier le 17 février 1600 à Turin (Italie). Exemple du rôle d’éclaireur que doit représenter l’intellectuel Africain.

Posté par badjheca le 12 août 2011

LE MAÎTRE À PENSER D’UN AFRICAIN : Giordano Bruno, brûlé vivant sur le brasier le 17 février 1600 à Turin (Italie). Exemple du rôle d'éclaireur que doit représenter l’intellectuel Africain. 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous  par Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain/stratège

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Par Jean Paul Pouala (*)

Montaigne a écrit que « la Liberté de l’homme commence le jour où il a le courage de dire NON. non au statuquo, non à la tradition, non à Dieu ». En ce dimanche, jour de prière pour les croyants, j’invite tout le monde à une pensée pour Giordano Bruno, mon maître à penser. Qui était Giordano ? Giordano Bruno est un exemple du rôle d’éclaireur que doit représenter un intellectuel, capable de bousculer le statu quo. Professeur de Philosophie, Physique, Mathématique et d’Astronomie, il a subi 7 ans de procès et condamné à mort pour avoir publié une série de livres dit interdits en ce temps là, parce que refusant de mettre Dieu au centre de ses travaux. Giordano a été brûlé vivant sur le brasier le 17 février 1600 à Turin (Italie) pour avoir soutenu que l’univers était infini et non fini, que le ciel n’existait pas, que Dieu n’existait pas et que Jésus était une imposture pour empêcher le bas-peuple de penser et de jouir de ses élémentaires droits humains et politiques. 30 minutes avant de le brûler, on lui a donné une dernière chance : une bise sur la croix comme signe de repentance, mais il a préféré cracher dessus. Tous ses livres furent brûlés. Mais un autre intellectuel prendra la relève, du nom de Galilée et partira de ses travaux pour dire que la terre était ronde et tournait autour du soleil et non le contraire, subissant la même rage des religieux. Peut-on faire l’omelette du développement de l’Afrique sans casser les œufs de la dictature obscurantiste des charlatans, marabouts, imams, curés ? Comment expliquer que les intellectuels Africains de qui on attend le courage culturel pour sortir l’Afrique de son long sommeil dogmatique primitif et colonial, contribuent plutôt à alimenter l’inculture spirituelle et créent les bases de guerres ethniques ou religieuses ? Dans la phase très complexe de transition culturelle que connait l’Afrique, un intellectuel africain peut-il être un éclaireur pour les autres tout en pratiquant les dogmes moyenâgeux de la spiritualité ? NON. Parce qu’il faudra réussir à remettre le peuple au travail en lui faisant comprendre comment il doit forger lui-même son destin et non attendre ou se remettre au bon vouloir d’un Dieu hypothétique. Comme Bruno, il faut mettre les bases d’une période des Lumières Africaines, capables de montrer la voie aux autres peuples de la planète.

Jean-Paul Pougala

pougala@gmail.com      www.pougala.org     Facebook

(*) Jean-Paul Pougala est un Ecrivain Camerounais, Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégique et Professeur de Sociologie et Géopolitique à la Geneva School of Diplomacy de Genève en Suisse. 

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LIBYE: La vidéo ThePlot911 de contre propagande des images victorieuses du CNT contre les hommes du guide Mouammar Kadhafi

Posté par badjheca le 23 août 2011

LIBYE: La vidéo ThePlot911 de contre propagande des images victorieuses du CNT contre les hommes du guide Mouammar Kadhafi 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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La vidéo you tube   de la désinformation Odieuse sur la Libye et Kadhafi.mp4 du mensonge des médias proche de l’organisation térroriste de l’atlentique nord-OTAN est une atteinte grave à la liberté d’informé. Tout mensonge fini toujours par se faire decouvrir. Tel les médias occidentaux qui sont contredits sur toute la ligne par l’agence Chine nouvelle et agence Russ d’informations sur la guerre en Libye. Regardez et partager la vidéo des liens suivant du mesonge à ciel ouvert. Les insurgés ont été piègés et massacré par les fidèles du guide Moummar Kadhafi

http://www.youtube.com/watch?v=hd6aCb7kc0g&feature=player_embedded#

http://www.youtube.com/user/ThePlot911 http://theplot911.x10.mx/Accueil.html http://www.facebook.com/ThePlot911

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CAMEROUN-ELECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE: Les 33 pays ciblés pour le suffrage de l’étranger

Posté par badjheca le 27 août 2011

CAMEROUN-ELECTION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE: Les 33 pays ciblés pour le suffrage de l'étranger  187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

photominrexeyebeayssi.jpgListe des représentations diplomatiques et des postes consulaires dans lesquels sont organisées les opérations électorales relatives à l’élection du président de la République en 2011

Arrêté n°001/DIPL/CAB du 24 août 2011

Le ministre des Relations extérieures arrête :

Article 1er : les opérations électorales relatives à l’élection du président de la République en 2011 sont organisées dans les représentations diplomatiques et les postes consulaires du Cameroun classés par zones et par pays, conformément à la liste ci-après : 

 

Zones

 

Pays

 

Représentations diplomatiques

Postes consulaires

 

 

 

 

 

 

 

 

Afrique

Afrique du Sud

Pretoria

Algérie

Alger

Congo

Brazzaville

Cote d’Ivoire

Abidjan

Ethiopie

Addis-Abeba

Egypte

Le Caire

Gabon

Libreville

Guinée équatoriale

Malabo

Bata

Libéria

Monrovia

Maroc

Rabat

Nigeria

Abuja

Lagos

Calabar

République centrafricaine

Bangui

République démocratique du Congo

Kinshasa

Sénégal

Dakar

Tchad

Djamena

Tunisie

Tunis

 

 

 

 

 

Europe

Allemagne

Berlin

Belgique

Bruxelles

Espagne

Madrid

Etat du Vatican

Rome

France

Paris

Paris

Marseille

Italie

Rome

Pays Bas

La Haye

Royaume-Uni de Grande Bretagne et d’Irlande du Nord

Londres

Fédération de Russie

Moscou

 

Etats-Unis d’Amérique

Brésil

Brasilia

Canada

Ottawa

 

Amérique

Washington

New York

 

Asie

Arabie Saoudite

Riyad

Djeddah

Chine

Beijing

Israël

Tel-Aviv

Japon

Tokyo

Article 2 : le présent arrêté sera enregistré, publié suivant la procédure d’urgence, puis inséré au Journal officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 24 août 2011

Le ministre des Relations extérieures,

(é) Henri EYEBE AYISSI

 

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CAMEROUN : convocation du corps électoral en vue de l’élection du Président de la République.

Posté par badjheca le 31 août 2011

CAMEROUN : convocation du corps électoral en vue de l'élection du Président de la République. 187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

biya41521.jpgLe Président de la République, S.E Paul BIYA a signé le mardi 30 août 2011, le décret portant convocation du corps électoral en vue de l’élection du Président de la République.

DECRET N° 2011/277 du 30 août 2011.

Le Président de la République décrète:

Art. 1er. – Les électeurs sont convoqués le dimanche 09 octobre 2011 à l’effet de procéder à l’élection du Président de la République.

Art.2.- Les bureaux de vote seront ouverts à huit (8) heures et fermés à dix-huit (18) heures.

Art.3. – Le présent décret sera enregistré et publié suivant la procédure d’urgence, puis inséré au Journal Officiel en français et en anglais.

Yaoundé, le 30 août 2011

Le Président de la République,
(é) Paul BIYA.

Source: prc

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LIBYE: Saif Al-Islam le fils du guide Mouammar Kadhafi par téléphone pour Al Rai TV resume nous sommes bien « la victoire ou le Martyre »

Posté par badjheca le 1 septembre 2011

LIBYE: Saif Al-Islam le fils du guide Mouammar Kadhafi par téléphone pour Al Rai TV resume nous sommes bien Recoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

Je vous parle aujourd’hui, à partir de la banlieue de Tripoli. Aujourd’hui, je tiens à rassurer nos frères partout dans le monde. Tout à l’heure, nous sommes passés à Al-Azizya, nous avons rencontré les jeunes là-bas, nous avons également rencontré nos frères dans Wershefana, ainsi que des gens de El Arbaa Nawahiy.

SeifGood dans Nous avons visité les zones adjacentes à Tripoli et avons vu la population avec un très bon moral ; nous avons aussi rencontré certains jeunes des régions intérieures, comme celles d’Abu Sleem et aussi ceux d’El-Hadba.

Ils m’ont rassuré concernant la situation intérieure, je tiens également à rassurer la population que nous sommes présents, tout est bon, la lutte se poursuit et  la victoire est proche.

Aujourd’hui, nos frères m’ont aussi relayé un message, selon lequel, il y avait une grande réunion tribale Werfalla & Bani Walid, dans laquelle ils ont décidé de répondre aux menaces verbales faites par les rebelles armés et les rats, qui ont affirmé, qu’ils doivent se rendre ou alors ils allaient utiliser la  force militaire et déclencher la tempête sur les Bani Walid. Ces derniers ont pris une décision à la majorité :  » Allez en enfer, et que l’OTAN aille en enfer ! C’est notre pays :  nous vivons et mourons ici”.

Les Werfalla n’ont pas peur de vous ou de vos alliés (OTAN). Nous sommes déterminés, à la lutte et à la résistance, jusqu’à la victoire ; en dépit du fait, que l’OTAN frappe des maisons dans la ville et tuent des familles entières, mais ils ont enterré leurs martyrs et cela n’a fait qu’augmenter leur détermination.

Comme pour la zone du Fezzan, qui est entièrement unie,  avec toutes ses tribus et sa loyauté envers le leader (Mouammar Al Kadhafi). Ils ont eu divers réunions aujourd’hui, avec la même conclusion : “ Que personne n’est effrayé, et que personne ne se rendra ”.

Ils ont également dit que nos grands-pères et les parents ont combattu les forces coloniales italiennes, quand ils étaient pieds-nus et démunis, ce qui n’est pas le cas aujourd’hui.

En ce qui concerne les menaces contre la ville de Syrte, ils leur ont répondu : essayez de prendre Syrte ; vous pensez que l’entrée de Syrte est une promenade dans le parc ! Syrte a plus de 20 000 jeunes armés, entièrement équipés pour la défendre et nous sommes prêts. Nous sommes passés à Syrte par plusieurs épreuves et nous sommes sur notre chemin vers les victoires, et les régions revendiquent la même chose et elles parlent de rester sur la même position que Syrte !

Il s’agit d’une campagne médiatique visant à déformer la perception du public et de créer le chaos et la confusion.

Nous voudrions aussi dire aux autres villes, que nous sommes en résistance, et que la direction est en bonne forme et que le chef lui-même se porte bien et que nous sommes heureux et que tout est normal (thé et café) et que nous sommes dans notre pays, à le défendre.

Il y a aussi un autre message pour nos frères de Tobrouk, Al Bayda, à Benghazi, El Marj, Zlitan, Tripoli. Ils doivent être prêts à agir maintenant, en tout lieu qui est infesté de rats, vous ne devriez pas rester immobile, vous devez les attaquer, les points de contrôles doivent également être attaqués et détruits, vous devez les saigner, jour et nuit jusqu’à ce que ce pays soit nettoyé de ces rebelles armés. Tous, vous êtes responsables et votre Guide est responsable de vous.

Tous les Libyens sont Muammar Al Kadhafi ; tous les Libyens sont Saif El-Islam ; tous les Libyens sont Khamis Mouammar ; partout où vous trouvez l’ennemi, vous devez frapper ! L’ennemi est faible et ils ont subi de grandes pertes et ils guérissent de leurs blessures.

Aux mensonges sur Bab Al-Azizya. C’est une base militaire qui a été rasée suite à 64 missions de sortie de l’OTAN au cours des sept derniers mois et cette base militaire était ouverte aux masses. Nous avons retiré notre personnel militaire à partir de là, en prévision des frappes aériennes de l’OTAN sur une base quotidienne, les entrées et sorties de Bab Al-Azizya ne signifient rien du tout, tous les jours, il y avait des festivités et des spectacles musicaux qui s’y passent et les gens ont monté des tentes là-bas. Elle a été rasée au sol et tous les équipements militaires ont été déplacé ailleurs.

Ces rebelles armés tentent de créer une guerre psychologique, d’effrayer et de troubler les gens. Je tiens à dire aux gens de ne pas avoir peur et que l’armée est bien, les dépôts d’armes sont en bonne condition. Toutes les tribus ont reçu des menaces; Tarhoona, Khums, Bani Walid, Syrte, Wershefana, El Arbaa Nawahiy, El Ejilat toutes les tribus que j’ai contactés personnellement et ont affirmé avoir reçu des menaces du type : « soit vous vous rendez ou alors nous vous tuons » et leur réponse a été que « c’est notre pays que nous n’abandonnerons pas et nous nous battrons jusqu’à la dernière balle».

Tout est bien Alhamdoulillah, et la victoire est à paraitre très bientôt InchaAllah. C’est notre pays ce sont eux qui seront exilés et devront partir avec leurs comparses de l’OTAN, la France etc devraient faire leurs valises et partir. La meilleure preuve de cela est que ces convois de traitres et de rebelles armés a été détruit dans la rue Al-Shaat à Tripoli, le peuple de Tripoli connais cette histoire de la présence de mercenaires étrangers et des combattants qui ne sont même pas arabes au sein de ce convoi qui a été détruits.

Ils ont fait venir les forces spéciales britanniques pour combattre à leurs côtés. Parmi eux les entités Italiennes et françaises et autres luttent avec eux pour de l’argent, contrairement à nous, nous nous battons pour le bien de la Libye et pour le peuple de la Libye et sur notre terre.

Quant à nos frères qui ont fait des aveux enregistrés, ils m’ont appelé plus tard pour dire que leurs filles et leur femme, ont été prises en otages sous la menace des armes, et que ces aveux ont été fait sous la contrainte. Il leur a été dit de dire ce qu’on leur disait de dire ou leur famille serait tuées. Cela ne veut rien dire: ils ont fait irruption au sein de quelques familles clefs du gouvernement libyen, ils se sont tout de suite jetés sur leurs fermes, lorsqu’il ont pris conscience que ces rebelles armés les avaient encerclés, ils ont été pris comme captifs et il leur a été dit «soit vous dites ce que nous voulons, ou nous tuons vos fils et filles « . C’est l’un des sales coups des rebelles armés qui n’ont pas de manières.

Quant à l’OTAN, vous êtes l’alliance la plus stupide au monde et vous êtes des gens stupides, même la personne que vous avez installé et qui se trouve sur le théâtre des opérations à Tripoli, n’était-il pas membre d’Al-Qaïda? , N’était-il pas capturé par la CIA et remis à la Libye puis on lui a pardonné alors qu’il est un terroriste que le monde entier voulait capturer. Il est là maintenant avec ses amis complices terroristes et menant les opérations, vous les gens stupides êtes désormais en train de soutenir ces serpents et j’espère qu’ils vont se retourner contre vous.

Seif%20El%20Islam%20Kadhafi%20VictoireEn conclusion, je tiens à vous rassurer, et confirmer à notre peuple que c’est vrai que lors de ma visite a Wershefana, El Arbaa Nawahiy et Al-Azizya les rats étaient nulle part, on ne pouvait les voir nul part et les checkpoints étaient vacants. Je voudrais dire à ceux de notre peuple qui ont peur et restent enfermés chez eux, de ne pas l’être et de sortir et résister et faire face à l’ennemi, nuit et jour, jour et nuit, les gens d’Abu Sleem et El-Hadba et les martyrs de Sidi Abdul Jalil et le district du 2 Mars et les autres quartiers, d’organiser et de s’armer et de continuer le combat et que nous arrivons à libérer la place verte si Dieu le veut (Inch’Allah) et que nous sommes bien et « la victoire ou le Martyre» et que Dieu est grande (Allahou Akbar).”

Source: http://news.stcom.net/modules.php?name=News&file=article&sid=6170

 

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CAMEROUN : Le peuple face à son destin le 09 octobre 2011 pour le choix décisif du rêve d’un pays émergent horizon d’ici 2035 ?

Posté par badjheca le 3 septembre 2011

CAMEROUN : Le peuple face à son destin le 09 octobre 2011 pour le choix décisif du rêve d’un pays émergent horizon d’ici 2035 ? 187125_100001187250479_1486129_qPar Youssouf Bamen Calixte(*) 

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 Le cap de la paix sociale et de la stabilité politique des institutions Camerounaises éloignera-t-il l’appétit de la déstabilisation planifiée depuis l’extérieur, qui a cours en Afrique en ce moment avec la complicité intérieure des hommes d’affaires, des hauts fonctionnaires et hommes politiques véreux comme bras séculier de suppôt de l’Occident qui accepte de jouer le jeu du maître ? Le Président Paul BIYA réussira-t-il sur son règne le pari du chemin de l’éclosion économique du Cameroun avec son peuple contre les hommes véreux du système ou sérail prêt à livrer le pays au maître pour leurs propres intérêts ? Le rêve du Cameroun émergent horizon  d’ici 2035 est-il une utopie ? Que contient les accords secrets de la métropole avec les pays du pré carré Français ? Que cache l’acharnement de la métropole suivie de ses alliés à brouiller les efforts de la construction des États-Unis d’Afrique ? Comment un continent comme l’Afrique, riche en matière première, paradis terrestre se trouve t-il être l’enfer pour sa progéniture présente et future ? Quels sont ces accords secrets qui entre autre donne le droit de mort ou de vie de nos leaders et des ressources naturelles de nos États  à la France? Je dénonce !   

La lecture politique de la géostratégie nous donne l’une des réponses à ces interrogations : la base arrière  des matières premières pour l’économie Occidentale qui se trouve en Afrique est menacée par la construction des États-Unis d’Afrique dont l’empire du milieu qu’est la Chine trouve son compte par des contrats gagnants-gagnants avec nos pays. D’où l’acharnement des puissances occidentales conduites par la France à faire prévaloir les accords secrets d’exploitations en ressources naturelles du sous-sol Africain dont-elle entend elle-même céder les parts à ses alliés. Quel sacrilège ! Mais comme ces accords secrets non seulement constituent purement et simplement du dol, il n’est que normal que nos hommes d’États trouvent des failles pour le contourner juridiquement comme  à su bien le faire le Président Paul BIYA pour le Cameroun. 

Il est clair que ce n’est pas dans l’intérêt de la France de voir le Cameroun  comme pays émergent dans le chemin de son indépendance économique qui s’inscrit à travers la réussite des États-Unis d’Afrique dont le sol Camerounais abritera dans le futur, l’institution des forces fédérales militaires Africaines et du fonds monétaire Africain–FMA avec un capital deux fois supérieur à celui du FMI. Aussi, il serait évident que la mort de la monnaie coloniale qu’est le F.CFA dont les fonds de compensation de duperie qui sont logés au trésor français mourra de sa belle mort n’est pas pour plaire à cette France qui vend à la jeunesse Africaine le bon biscuit fourré du gadget de la démocratie qui pourtant n’est pas universelle, et qualifie la longévité au pouvoir des chefs d’États Africains non dociles de dictateurs. 

Les patriotes et nationalistes des indépendances qui étaient contre les accords secrets ont donné de leur vie pour le Cameroun. Avec le Président Paul BIYA dans la continuité, sans bruit, ni trompette comme sur d’autres cieux, les accords secrets ont  connus au Cameroun des grandes fissures au plan juridique de réappropriation de notre dignité et de souveraineté du Cameroun. D’où le basculement en trois décennies de  pouvoir, de la diversité des nouveaux partenaires du business gagnant – gagnant qui entraînera résolument le Cameroun vers l’émergence certaine au détriment de la France.   

L’indépendance économique du Cameroun n’est plus un leurre, il est en marche. Il n’est plus de doute à cela car il sera effectivement émergent grâce à la diversité de ses partenaires du business. Le Cameroun de la deuxième République a eu la chance d’avoir à sa tête un homme d’État intellectuel, pondéré, calme et d’une sagesse Bantou établie. La leçon de science politique que je retiens de sa gouvernance est que, la diplomatie non seulement est du tact et non du voyeurisme, mais un jeu de damier dont-il faut savoir pousser les pions dans le jeu des intérêts de son peuple. Car la politique de la géostratégie entre les États n’est basée que sur les intérêts et le reste secondaire. 

Grâce aux accords de partenariat économique -APE que le Cameroun a signé avec l’Occident, la diversité des partenaires du business gagnant -gagnant qui seront installés  pour l’industrie lourde au pays, au motif de la transformation de la matière première issue de notre sous-sol jusqu’au produit fini des articles tels les voitures, les bateaux porte containers… qui seront estampillés fabriqué au Cameroun/Made in Cameroon, se vendront sans douane réciproque sur le marché Africain, Européen… à un coût bien inférieur que ce qui sera importé chez le concurrent exploitant des mêmes matières premières en Afrique. Sur ce jeu de damier, comme pour bien des cas, c’est le Président Paul BIYA qui à su poussé le pion des intérêts de son peuple. Bravo ! 29 ans de pouvoir diplomatique vis-à-vis de la France n’a-t-il pas servi à quelque chose pour le Cameroun ? A chacun sa réponse. Rendez-vous le 09 octobre 2011 des Camerounais et Camerounaises face à leur destin pour le choix décisif du rêve d’un pays émergent horizon d’ici 2035.

(é) Youssouf Bamen Calixte, 

Consultant politique de terrain/stratège 

 

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LIBYE- EN UN COMBAT HEROIQUE: KADDHAFI COMME HANNIBAL…

Posté par badjheca le 7 septembre 2011

LIBYE- EN UN COMBAT HEROIQUE: KADDHAFI COMME HANNIBAL...  187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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A la mémoire des centaines de Noirs Africains massacrés en Lybie par les rebelles du CNT armés par l’OTAN (France, Grande Bretagne, Etats Unis) pour la seule raison d’être Noirs.

Ecrit par Célestin Bedzigui (*)  

Nul ne saurait le nier : Voir une coalition militaire des pays les plus puissants et développés de la planète, l’OTAN, représentant un milliard et demi d’ habitants, s’ acharner à détruire un pays dit sous- développé de… 6 millions d’ individus seulement, la Libye, restera , au delà de son coté répugnant , la plus grande défaite morale de l’ Occident en ce début du 21ème siècle.

Et même si au bout des jours, les forces coalisées, les ‘’ croisés’’ –comme les a appelé Poutine, le Premier Ministre Russe- de l’Empire …(du mal ?) , remporte la bataille de Tripoli, Kadhafi, parce qu’ il leur aura héroïquement tenu tête pendant plusieurs mois, remportera le guerre des cœurs. Et la jeunesse africaine, et avec elle, tous les Africains, trouveront en lui le symbole ravivé de cette résistance jamais éteinte de l’Afrique victime de la rapine éhontée de l’Occident judéo-chrétien depuis la nuit des temps.

Le coup d’Etat le plus long

Ce qui se passe en Libye n’est pas d’une insurrection populaire. C’est un coup d’Etat, un processus de renversement par une force armée organisée, l’OTAN, d’un régime établi. Et ce qui habituellement s’effectue en une matinée dure ici depuis plus de … six mois, un record historique qui rend plus grossier encore l’ entreprise des ‘’ croisés’’. L’ intoxication et les manipulations des medias de l’ ‘’Empire’’( du mal ?), les techniques d’ agit-prop et de subversion par le recours à des excités-fantoches de souche arabe de l’Est Libyen qui se sont illustrés par la férocité de leur racisme anti-noir , égorgeant systématiquement tout combattant Noir fait prisonnier, au point de susciter une vive protestation du Président de l’ Union Africaine – la population libyenne est pourtant composée de 30% de Noirs ! – , les ‘’célébrations’’ organisées devant les ‘’ cameras de CNN et autres medias tam-tam pour des victoires offertes sur un plateau par les avions de l’ Otan et les forces spéciales françaises et britanniques s’ appuyant sur les satellites de communication et d’ observation américains, comme a l’ a vu hier a Abidjan pour la capture de Laurent GBAGBO, tout cela ne masque pas le fait que nous assistions a une action criminelle, illégale et inacceptable, violant les usages internationaux qu’ on croyait établis en ce 21eme siècle.

Nous voici plutôt ramenés au temps des ‘’ barbares’’, la destruction sauvage par l’ OTAN des infrastructures de la Libye n’ étant en rien différente des actes des Huns, Ostrogoths et autres Wisigoths qui ont plongé l’ Europe dans les affres ténébreuses de la fin du Moyen Age. Aucune loi n’était alors respectée. Nous y sommes aujourd’hui revenus, pour preuve : Les bombardements des infrastructures et le soutien stratégique et tactique aux rebelles armés hypocritement appelés ‘’ civils désarmés’’ sont –ils respectueux de l’esprit et de la lettre de la Résolution 1973 du Conseil de sécurité de l’ONU qui a instaurée une ‘’ No-Fly’’ zone en Libye pour protéger les « civils » ? La réponse est NON. Et plus fondamentalement, la’’ légalité internationale’’ autorise-t-elle de voir une coalition militaire agir sous la couverture de l’ ONU pour aider une rébellion armée sans base populaire dans la conquête du pouvoir, en perpétrant une agression d’ un pays souverain et menant une guerre dont le but est l’ élimination politique et … physique du dirigeant légitime de ce pays ? La réponse est également NON.

Delandae est … Africa

Ce que l’Occident veut abattre en Libye, ce n’est pas seulement l’individu Kadhafi, mais le symbole qu’il incarne : celui d’une Afrique qui peut produire un modèle politique générateur de bonheur pour ses populations et libéré de toute domination étrangère. Ce n’est pas pour Kadhafi seul ‘’que sonne le glas, pour paraphraser Ernest Hemingway, c’est pour tout Africain.

Le modèle de la ‘’Jamahiriya libyenne’’ était caractérisé par un alliage de relations harmonieuses entre les différentes tribus du pays, une spécificité africaine sur laquelle nos ‘’ croisés’’ auront la désagréable surprise de butter , avec des comités populaires générateurs d’une démocratie directe , une distribution directe des richesses aux populations à travers les programmes d’ accès au logement, d’ acquisition de véhicule, de gratuite de soins médicaux, de gratuite de l’ éducation, de développement des infrastructures de communication modernes et d’ aménagement d’ espaces urbains d’ une qualité égale et quelquefois supérieure ce à qu’ on voit à Paris, Londres, New York , un système où il n ‘existait aucun prisonnier politique , sinon on aurait vu son nom être affiché comme on a vu ceux de Lech Walesa, Vaclav Wavell, Aung Shang Shosha, à la une des médias de  l’‘’Empire’’- du mal ? -, un modèle où l’édification de l’Union Africaine était une priorité dans l’action et les réalisations. Les indicateurs sociaux sont aussi à son avantage, par rapport aux autres pays de la région. La Libye enregistrait ainsi en 2008 un PNB par habitant de 9500 dollars – près du double de celui de l’Egypte – Cette description ne tient pas de l’allégorie puisqu’ elle est confirmée par le fait le pays affiche un taux de pauvreté de 7,4% – contre 16,9% en Egypte et que l’indice de développement humain (IDH) en Libye est le plus élevé d’Afrique, d’après les Nations Unies, à 0,840. Tous les observateurs honnêtes conviennent donc que le modèle de la Jamahiriya Libyenne a été une réussite remarquable et incontestable.

En plus de la manœuvre politicienne du locataire de l’ Elysée pour gagner sa réélection, une diversion en politique extérieure qui masquerait son échec retentissant à résoudre le mal chronique du chômage qui taraude la France, c’est le refus de voir ce modèle se dupliquer dans d’autres pays du continent, ce qui les priverait alors de la main mise sur les richesses de l’Afrique, c’ est ce refus dis-ai je qui motive l’ agression de l’ ‘’ Empire’’- du mal ? D’autant plus que cela aurait été vécu comme la deuxième grande défaite idéologique du capitalisme occidental.

La première grande défaite idéologique est entrain de lui être infligée par le modèle communiste de la Chine dont la réussite économique incontestable contraste avec le glissement des pays de l’Ouest dans un déclin irréfrénable. Le modèle économique, social et sociétal de la Chine affiche en effet désormais des résultats que lui envie tous les pays occidentaux a savoir : cohésion du leadership, gouvernance économique et sociale de haute facture avec un chômage quasi inexistant, une protection sociale universelle, la gratuite de l’éducation, un taux d’investissement, une production industrielle et une productivité de la main d’œuvre en amélioration constante, une compétitivité inégalable. C’est la Chine communiste qui, par l’achat quotidien de Bons de Trésor, fournit à l’Etat Américain le supplément d’oxygène financier dont il a besoin pour assurer ses obligations et ses engagements. Cette réussite du modèle communiste chinois est telle que les tam tam d’Occident s’ interdisent d’ en parler, se contentant de ne plus accoler à la Chine l’étiquette communiste.

Le modèle de la Jamarhiya libyenne était sur la voie d’ une réussite comparable. Comme hier, à Rome, voyant le danger de la montée en prospérité de Carthage, CATON L’ ANCIEN en a fait une obsession tel qu’ il introduisait et clôturait toutes ses prises de paroles par la proclamation, ‘’ Delandae est Cartagio’’, – il faut détruire Carthage- , au fond de l’ esprit de l’ Occident git une idée fixe qu’ il poursuit avec acharnement : Delandae est Africa,-il faut détruire l’ Afrique- entendez, il faut y détruire tout leadership qui tenterait de l’ émanciper pour continuer à s’ en accaparer les richesses… Et dans cette ‘’Guerre Punique’’ manière troisième millénaire, les hordes des nouveaux barbares venues de l’outre-méditerranée trouvent en face d’elles pour défendre la terre et l’honneur de l’Afrique un autre Hannibal en la personne de Kadhafi, qu’auront précédé les Lumumba et autre Um Nyobe, tombés tous en martyrs…

 Voila comment peuvent se comprendre les racines séculaires de cette lutte que la convoitise de ses richesses impose à l’Afrique. Cette Afrique violée, agressée, pillée, chacun de nous en partage l’âme et la chair. Notre devoir est de nous y reconnaitre sans ambigüité, de condamner sans réserve l’action criminelle de l’ OTAN et la rapine des pays comme la France, pays en voie de sous- développement aujourd’ hui dirigée par un individu que en qui de plus en plus de personnes voient un ‘’ raciste’’ du fait qu’ il broute sans honte dans le pré des idées de Le Pen, le pape de l’ extrême droite raciste française, comme l’ Angleterre, petite ile qui a son avenir derrière elle, et les Etats Unis d’ Amérique qui sont sur la pente d’ un déclassement économique et politique inévitable.

Cinquième Colonne

Kadhafi et le peuple de Libye portent en ce début du 21eme siècle la flamme léguée deux siècles avant J.C. par Hannibal sur les cotes de Tunisie , au 19eme siècle par Chaka Zoulou dans les plaine du Natal, l’ Almamy Samory Touree en Haute Guinée, Abdel Kader dans le djebel algérien, l’ Empereur Ménélik en Ethiopie , au 20ème siècle par le Mahdi Goni Waday dans l’ Est Bénoué, Mandela à Rhobben Island, Douala Manga Bell sur les berges du Wouri, Kuva Likenye sur les contreforts du Mont Cameroun … 

L’Afrique et les Africains doivent trouver dans cette lignée de « Braves » une source  d’inspiration pour continuer à se battre pour l’ avènement des Etats Unis d’ une Afrique qui seuls peuvent faire le poids devant les prédateurs qui cachent leur visage derrière cette entité nouvelle qu’ils nomment la ‘’ communauté internationale’’.

Au lieu de céder à la rage impuissante qui tente tout homme juste et tout Africain conscient, nous devons discerner cette lumière qui apparait au loin et qui annonce le bout de la nuit. C’est l’attitude de défiance signifiée ces jours derniers et à deux reprises aux  » croisés » par les Africains et l’Union Africaine. Cette défiance dont le ton est entretenu depuis le début de cette crise par le Président de l’Union Africaine Jean Ping, marque une rupture significative par rapport au passé de soumission de l’Afrique aux diktats de l’ Occident.

Deux épisodes récents sont de nature à rassurer sur cette nouvelle conscience de l’Afrique comme entité politique à respecter. Pas de un, le refus exprimé au Conseil de Sécurité de l’ONU à New York, par l’Afrique du Sud, le 23 Aout 2011, suite à la demande américaine de débloquer 1,8 milliards de dollars des fonds souverains libyens en faveur du fameux CNT. L’Afrique du Sud conditionne en effet ce déblocage à la position de l’Union Africaine sur le conflit libyen. Et pas de deux, le refus de l’Union Africaine de reconnaitre le CNT au cours de sa réunion de Vendredi 26 Aout 2011.

Encore faudrait-il que soit révélée au grand jour l’existence de cette ‘’ cinquième colonne ‘’ qui mine l’Afrique de l’intérieur et dont les membres semblent avoir vendu leur âme aux ‘’ croisés’’. Nous l’avons vu dans ses œuvres le 17 Mars 2011, au Conseil de Sécurité de l’ ONU ici à New York, au moment du vote de la Résolution 1973 autorisant l’instauration d’ une No-Fly zone au dessus de la Lybie. Le Président du Gabon Ali Bongo et du Nigeria Jonathan ont été de ceux qui ont donné instruction à leurs ambassadeurs de voter contre un pays -frère africain, pendant que des pays étrangers au Continent en l’occurrence la Chine, le Brésil, la Russie, l’Allemagne et l’Inde s’abstenaient.

Les même têtes de pont de la cinquième colonne se sont manifestées Vendredi 26 Avril lorsque l’Union Africaine a eu à se pencher sur la reconnaissance du ‘’CNT ‘’ comme seul représentant du peuple libyen. L’Afrique du Sud corrigeant son faux pas au Conseil de Sécurité le 17 Mars 2011 a rejoint la majorité des Africains qui ont refusé cette reconnaissance. Se sont plutôt alignés sur la position des ‘’croisés’’ les désormais Proconsuls connus de l’Occident en Afrique à savoir : Ali Bongo du Gabon, Jonathan GoodLuck du Nigeria, Abdoulaye Wade du Sénégal, Blaise Compaore du Burkina Faso, Alassane Ouattara de Cote d’ Ivoire… Facile à reconnaitre, n’est ce pas ??? Même si les intimidations des croisés font pencher la balance dans les jours à venir, ce refus de l’Union Africaine de se plier à la volonté des Occidentaux est un éclair dans la nuit, qui laisse entrevoir l’avènement un jour d’une Afrique émancipée, fusse comme le mène aujourd’hui Kadhafi et la Libye, au terme d’un combat héroïque.

AFRICA WILL PREVAIL…

New York, 4 Septembre 2011

(*) Célestin Bedzigui Chairman, Global Democratic Project, USA www.globaldemocraticproject.org

Source:http://celestinbedzigui.blogs

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LE CAMEROUN EN MARCHE VERS L’ÉMERGENCE AVEC PAUL BIYA : 3ème Congrès Ordinaire du RDPC, LES « GRANDES AMBITIONS » D’HIER VONT DEVENIR LES « GRANDES RÉALISATIONS ».

Posté par badjheca le 21 septembre 2011

Recoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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« …le Congrès de la nouvelle dynamique, pour un RDPC toujours plus fort au service du peuple camerounais. »

DISCOURS D’OUVERTURE ET DE POLITIQUE GÉNÉRALE DU PRÉSIDENT NATIONAL DU RDPC, S.E. PAUL BIYA.

Excellences,
Mesdames, Messieurs,
Mes chers Camarades,

Je voudrais d’abord vous dire combien je suis heureux de vous retrouver aujourd’hui, à l’occasion des assises du troisième Congrès Ordinaire du Rassemblement Démocratique du peuple Camerounais, notre grand parti.

Vous m’avez réservé, continuez à me réserver, à mon arrivée en ces lieux, un accueil enthousiaste et chaleureux avec cette touche spéciale propre aux militants du RDPC. J’en suis profondément touché et je tiens à vous en remercier très sincèrement.

J’exprime ma satisfaction aux Camarades des sections du Mfoundi et des sections environnantes pour leur impressionnante mobilisation dont l’ampleur témoigne de la vitalité et de la force de notre grand Parti.

Je remercie tout particulièrement le Président de la section du Mfoundi II, le Camarade Luc Assamba pour ses souhaits de bienvenue et les propos aimables qu’il a tenus à mon endroit.

Je salue la présence parmi nous des Chefs des Missions Diplomatiques et des Représentants des Organisations Internationales, ainsi que celle des observateurs, de nos distingués invités et des représentants des formations politiques nationales et étrangères. Leur présence nous honore et nous réjouit ; elle témoigne des bonnes relations que nous entretenons et de l’importance que nous y attachons réciproquement.

Mesdames, Messieurs,
Avant toutes choses, permettez que je vous invite à rendre hommage à la mémoire de nos camarades qui nous ont quittés depuis notre dernière rencontre.

Je vous prie de bien vouloir vous lever et d’observer une minute de silence en leur mémoire
Je vous remercie

Chers camarades,
Le RDPC tient une place prépondérante et joue un rôle majeur dans la vie politique nationale. Nos militants et nombre de nos concitoyens nous ont accordé leur confiance et notre devoir est de leur rendre compte de l’usage que nous avons fait de cette confiance.

Dès sa naissance, le RDPC a fait le choix de la modernisation. Nos présentes retrouvailles nous donnent l’occasion de consolider notre engagement envers la modernité et le changement, dans un environnement international marqué par des bouleversements aussi fulgurants que complexes.
Deux événements majeurs ont donc ponctué notre vie politique depuis notre dernière rencontre : L’avènement d’Elecam et la modification en 2008 de certaines dispositions de notre Constitution.
La création d’Elecam est venue consacrer une étape décisive dans la modernisation de notre système électoral. Le rôle des partis politiques a été renforcé et la société civile est maintenant impliquée dans la gestion du processus électoral. Les administrations publiques peuvent prêter leur concours à Elecam dans l’exécution de ses missions, et le pouvoir judiciaire peut intervenir en amont du processus électoral avant tout contentieux éventuel.

L’indépendance et la neutralité d’Elecam sont garanties, tout comme la bonne organisation technique et matérielle des scrutins, au même titre que l’ordre et la sécurité des opérations de vote.
La révision de la Constitution intervenue à l’issue de la session ordinaire de l’Assemblée Nationale de mars 2008 a porté sur deux principaux points : D’abord la levée de la limitation des mandats présidentiels et la mise en mouvement d’une dynamique pour parachever le processus de décentralisation.

Par cette double mutation, nous avons voulu rétablir le peuple souverain dans la plénitude de ses prérogatives quant au choix de ses gouvernants et à la conduite de sa destinée.
Avec l’entrée en action effective d’Elecam, les élections de 2011 se dérouleront donc dans un contexte tout à fait nouveau.

En confiant à notre parti ainsi qu’à moi-même le pouvoir de décision et de gestion des affaires publiques, le peuple camerounais a fait du RDPC, de son Président National et du projet politique qu’ils incarnent, les principaux garants de ses espérances, de son destin et de l’avenir de notre beau pays.

Qu’avons-nous donc fait des espoirs fondés sur nous par nos compatriotes ?
Je répondrai sans ambages, en disant simplement que beaucoup a été fait, que beaucoup a été accompli, malgré les obstacles, malgré les difficultés et malgré les crises et leurs multiples conséquences.

Et j’ajoute, au risque de chagriner les champions de la critique pour la critique, au risque de peiner ceux qui ne voient que le mal partout, au risque de décevoir les ténors de la péroraison creuse, et d’affliger les bonimenteurs du chaos, j’ajoute dis-je que nous pouvons, mieux, que nous devons être fiers des résultats que nous avons obtenus dans ces conditions si difficiles, pour le bien du Cameroun et du peuple camerounais.
En effet, dans un monde de plus en plus incertain, nous avons veillé à maintenir le cap là où de nombreuses nations, y compris parmi les plus avancées, peinent à conduire leur barque.

Au plan politique,
- Nous avons poursuivi notre politique d’ouverture en direction des autres formations politiques et de la société civile. Nous avons toujours mis en avant le dialogue, la concertation, la participation à la réflexion sur les grands problèmes de la Nation.

- Nous avons amorcé la phase de mise en œuvre de la décentralisation par l’institution des Régions en lieu et place des Provinces, ainsi que le transfert des compétences de l’État vers les collectivités décentralisées plus proches des attentes des populations.

Au plan de la morale publique,
- Le dispositif institutionnel pour lutter contre la corruption a été structuré, ainsi :
- La Chambre des Comptes, qui juge de la régularité des comptes de l’administration publique et de ses démembrements, cette Chambre dis-je, est désormais fonctionnelle.

- La CONAC, ou Commission Nationale Anti-corruption est passée de la phase pédagogique et de sensibilisation à une phase véritablement opérationnelle,

- A ces deux structures, s’ajoute l’action de l’Agence Nationale d’Investigation Financière, du Contrôle Supérieur de l’État, de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, de celle des différentes commissions ministérielles de lutte contre la corruption, des commissions de passation des marchés placées auprès des institutions publiques et parapubliques, sans oublier le rôle répressif des juridictions nationales traditionnelles.

Grâce à ce dispositif, d’importants résultats ont été obtenus dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Toutefois, comme vous le savez, beaucoup reste à faire sur ce terrain très sensible.
Sachez, Mesdames, Messieurs et Chers Camarades, que ma détermination à combattre ce fléau est totale et que la lutte contre la corruption va se poursuivre en s’intensifiant, sans complaisance, sans discrimination, indépendamment du statut social ou de l’appartenance politique des personnes incriminées. Personne ne pourra se considérer comme étant au-dessus des lois.

Au plan de l’économie,
Lors de la Campagne présidentielle de 2004, j’avais annoncé une politique de « Grandes Ambitions » pour imprimer un nouvel essor à notre économie.

La première étape de ce programme fut la stabilisation des finances publiques qui avaient été mises à mal par les effets de la crise et les contraintes de l’ajustement structurel. Aujourd’hui, grâce à une rigueur budgétaire retrouvée, et aux sacrifices consentis par le peuple camerounais, nos finances publiques sont revenues à une meilleure orthodoxie.

Mais les contraintes exercées sur l’économie nationale par les impératifs de notre redressement ont sensiblement compromis notre capacité d’investissement et nous n’avons pas pu agir comme nous le souhaitions. Tirant les conséquences de cet état de fait, j’ai décidé d’engager le Cameroun dans une nouvelle stratégie pour la Croissance et l’Emploi visant à faire de notre pays, un pays émergent à l’horizon 2035.

Pour mener à bien cette politique, nous devons axer nos efforts sur l’accélération de la croissance, adossée à une bonne gouvernance et à une gestion stratégique optimale des affaires publiques.
Nous devons donc également poursuivre nos efforts de renforcement de l’État de Droit en vue d’assurer la sécurité des biens et des personnes, l’amélioration de l’environnement des affaires et l’accès du citoyen à l’information.

La décentralisation est amorcée pour un accroissement substantiel du rôle économique des régions et l’émergence d’une véritable fonction publique locale débarrassée des tares qui affectent la fonction publique nationale.

En effet, notre fonction publique doit se moderniser, elle doit tourner le dos à l’attentisme, à l’inertie, à l’immobilisme, pour devenir plus efficiente et se donner une éthique à la mesure des enjeux et résolument tournée vers la satisfaction de l’intérêt général.

Chers Camarades,
Cette vision de l’avenir, celle d’un Cameroun émergent auquel nous aspirons tous, nous l’avions baptisée en 2004 « Les Grandes Ambitions ». Cette vision est en train de devenir une réalité. En effet, toutes les études concernant notre programme de « Grandes Ambitions » sont réalisées et nous avons obtenu les financements.

Camarades, chers militants,
Les « Grandes Ambitions » d’hier vont devenir les « Grandes Réalisations ».
Et à partir de janvier 2012, le Cameroun sera transformé en un immense chantier !
Ces « grandes réalisations » vont prendre corps avec les grands projets structurants dont certains sont déjà en cours d’exécution.

Il s’agit, dans le domaine de l’énergie,
- des barrages hydroélectriques de Lom Pangar, Memve’ele, et Mekin, Nachtigal et Song Ndockayo,
- de la centrale de gaz de Kribi,
- de la centrale thermique de Yassa,
- du Yard pétrolier de Limbé.

Il s’agit, dans le domaine des transports, de l’aménagement des structures routières, tel le deuxième pont sur le Wouri, des structures portuaires, avec notamment le port en eau profonde de Kribi et celui de Limbé, et aussi des structures ferroviaires destinées à accompagner l’exécution des grands projets porteurs de croissance.
Il s’agit également de la reprise des activités d’une Compagnie Nationale de transport aérien avec le lancement de « Camair Co ».

Chers Camarades,
L’agriculture et d’une manière plus générale, tout ce qui touche au monde rural, est un aspect essentiel et vital du développement de notre pays.
L’agriculture constitue une mine de richesses énorme pour notre pays, mais son potentiel reste encore largement sous exploité.

La conséquence la plus paradoxale est que notre pays, pour nourrir ses populations, est obligé d’importer des denrées que non seulement il pourrait produire, mais aussi qu’il pourrait exporter… et ceci évidemment aggrave le déficit de notre balance commerciale au lieu de le résorber.
Une telle situation n’est pas tolérable.

La nouvelle politique annoncée au Comice Agricole d’Ebolowa vise à positionner le secteur primaire à l’avant-garde de nos exportations.

Pour ce faire, l’amélioration du cadre de vie des populations rurales est également au cœur de nos préoccupations avec l’intensification des programmes d’accès à l’eau potable et d’électrification par une utilisation optimale des sources d’énergie alternatives, notamment.
Sur le terrain social, les secteurs de l’habitat social, de la santé et de l’éducation sont l’objet de toute notre attention.

Au plan de l’habitat social, nous avons engagé un programme de construction de 10 000 logements sociaux. Au regard de l’ampleur des besoins, il me semble que ce programme n’avance pas à la cadence souhaitée. J’ai donc demandé au Premier Ministre de relancer au plus vite ce programme, en concertation avec l’ensemble des secteurs institutionnels impliqués.
Au plan de la santé, nous poursuivrons le programme d’accroissement des infrastructures hospitalières de proximité en les combinant aux établissements hospitaliers de référence.
A cet effet, je suis heureux d’annoncer la mise en service prochaine de l’hôpital de référence à vocation régionale de Sangmélima et le début des études en vue de la construction de l’hôpital général de Bamenda.

Par ailleurs, il est temps de moderniser notre système d’Assistance et de Prévoyance Sociale en vue de parvenir à la mise en place d’un dispositif de Sécurité Sociale universelle.
Au plan de l’éducation, l’accent continuera d’être mis sur l’amélioration de l’accès à l’éducation de base et aux premiers cycles des enseignements secondaires, général ou technique.
L’objectif à terme demeure celui de former des jeunes prêts à relever le défi de l’emploi ou à accéder à l’enseignement supérieur, lui-même en pleine rénovation à travers le renforcement de la professionnalisation.

Chers Camarades,
Le Cameroun que nous nous efforçons de construire, nous le bâtissons pour assurer une qualité de vie meilleure aux générations présentes, mais aussi à celles à venir, … nous bâtissons pour le présent et pour le futur.

Le présent et le futur, c’est d’abord la jeunesse.

La jeunesse camerounaise est à l’image de toutes les jeunesses dans le monde : elle est angoissée sur son présent et inquiète sur son avenir.
A l’origine de cela, les incertitudes sur l’emploi.

Nulle part dans le monde il n’existe de remède miracle au problème de l’emploi des jeunes. Faut-il pour autant baisser les bras et se soumettre à je ne sais quelle fatalité ?
Bien évidemment NON !!!

Nous avons déjà consacré à la formation de la jeunesse plus d’un cinquième du budget de l’État et nous devons imaginer tous ensemble des axes de solutions innovantes qui engagent autant la communauté nationale que les jeunes eux-mêmes.

Pour sa part, l’État continuera de jouer son rôle pour contribuer à l’épanouissement des jeunes et, le cas échéant, en prenant des mesures exceptionnelles.

C’est dans ce sens que j’ai prescrit au Premier Ministre Chef du gouvernement de faire procéder cette année à un recrutement spécial de 25 000 jeunes dans la fonction publique.

Mais il faut savoir que l’emploi des jeunes dépend avant tout de notre capacité à créer des richesses. La quête de cette prospérité ne saurait être l’affaire de l’État tout seul. Toutes les composantes de la Nation sont concernées et en particulier le secteur privé, premier créateur de richesses du pays, et qui est un partenaire incontournable dans notre lutte contre le chômage.
J’annoncerai bientôt un plan concret pour la création de plusieurs milliers d’emplois. Ce plan sera axé sur la mise en place d’incitations propices à la création d’entreprises de toutes tailles par le secteur privé et notamment par les jeunes, dans tous les secteurs de l’économie, de l’agriculture aux arts, en passant par l’industrie et les services.

Nous envisageons aussi de créer des conditions favorables à une meilleure transformation du secteur informel en un secteur formel bien structuré et plus conforme aux contraintes de la jeunesse.

La jeunesse doit s’investir davantage en milieu rural, riche de gisements d’emplois.
Le secteur de l’économie culturelle est également un secteur porteur pour l’emploi des jeunes. Grâce à notre exceptionnelle diversité le Cameroun est une « mine d’or touristique » et donc un excellent site d’investissement dans les divers domaines de la culture.

Le sport est aussi un secteur porteur de richesses.

Les technologies de l’information et de la communication ouvrent de nouvelles voies d’expression et d’épanouissement aux jeunes.

Vous le constatez, pour les jeunes les gisements d’emploi sont nombreux, à condition qu’ils envisagent la vie avec détermination, humilité et probité, endurance et abnégation, intelligence et observation pour savoir tirer profit des mutations qui s’opèrent dans le monde.

Ce n’est pas en restant en situation d’attente, ni en espérant tout de l’État qu’ils trouveront une solution, alors je leur dis : INNOVEZ, CRÉEZ, et surtout OSEZ !

Ce dont nous avons besoin aujourd’hui pour assurer le développement du Cameroun, ce sont, bien sûr d’hommes et de femmes entreprenants, dotés d’un bon bagage culturel et technique, mais ce sont également d’hommes et de femmes courageux, nantis d’un bon bagage éthique, moral, voire spirituel, profondément acquis aux idéaux d’intégrité et de justice, respectueux de la chose publique.

C’est à ces conditions que notre pays pourra parvenir à l’émergence.
C’est également dans cette optique que j’ai récemment réactivé le Service National de Participation au Développement.

La mise en place en décembre 2009 du Conseil National de la Jeunesse témoigne bien de leur souci de responsabilisation qu’il convient d’encourager et de conforter.
Nous devons redonner l’espoir à nos jeunes, c’est pourquoi, tant dans le processus de rénovation de notre parti que dans la gestion des charges publiques, nous encouragerons plus encore le rajeunissement des appareils dirigeants.

Faire une place significative à la jeunesse, c’est la préparer à prendre la relève, notre relève.
C’est pourquoi j’encourage nos jeunes à participer davantage à la vie politique, le premier symbole de cet engagement se traduisant par l’exercice responsable de leur droit de vote, lors de la prochaine élection présidentielle d’octobre.
Je voudrais maintenant m’adresser spécifiquement à la femme camerounaise pour lui dire que notre vision du développement a toujours considéré la promotion du genre féminin comme un facteur prioritaire de notre réussite collective.

Ce que nous projetons à l’horizon 2035 va plus loin.

- Nous souhaitons réduire les pesanteurs que comportent certaines coutumes et traditions.
- Nous souhaitons renforcer les mesures visant l’épanouissement de la femme, ce sur les plans intellectuel et des valeurs familiales.

Sous mon impulsion, la participation de la femme aux processus de décision s’est nettement améliorée. Nous allons la faire progresser encore aux plans politique, administratif et professionnel.

Chers Camarades,
Avec le concours de la grande majorité des Camerounais et grâce à notre parti, le Cameroun est en mouvement.

Beaucoup de choses ont été faites, beaucoup de choses sont en train de se faire, beaucoup de choses encore sont à venir. Toutes sont porteuses de bien-être et de progrès social.
Nous entendons faire davantage en imprimant une nouvelle dynamique à la vie de la Nation.
Mais pour préserver les acquis et maintenir l’espoir, nous devons toujours et toujours nous en remettre à nos valeurs fondamentales : la Paix, l’Unité, la Solidarité.

La Paix, l’unité et la solidarité sont des valeurs avec lesquelles on ne transige pas.
Nous serons toujours implacables, inflexibles et irréductibles dans le refus de la violence et de la force, préconisées par certains comme moyen d‘expression ou de revendication politique dans notre pays.

Je le répète, le Cameroun dispose d’un cadre légal d’expression des libertés fondamentales : liberté politique, liberté syndicale, liberté de culte, liberté d’opinion, liberté de circulation, liberté de la presse et bien d’autres encore.
Face aux enjeux de ce monde en mutation rapide, nous devons unir nos énergies pour qu’au-delà de nos différences, nous puissions relever tous ensemble les défis du futur.

Mes Chers Camarades,
La célébration des cinquantenaires de l’indépendance et de la réunification de notre pays nous a donné l’occasion de repenser notre présent et notre avenir à la lumière de notre passé.
Nous avons retenu de cette réflexion que le peuple camerounais est un peuple jaloux de son indépendance, et c’est en toute indépendance que le Cameroun nourrit ses relations avec les autres pays du monde.

Nous avons retenu aussi l’attachement des Camerounais aux valeurs de Paix, d’Équité et de Solidarité qui constituent le socle de notre action diplomatique. Nous les portons du mieux que nous pouvons dans un monde en proie à des bouleversements inédits qui ébranlent les équilibres et instaurent l’instabilité.

A titre d’exemple, c’est grâce à la volonté commune de nos deux pays qu’une solution pacifique a été trouvée lors du différend frontalier de Bakassi. C’est bien la preuve que la paix est possible dans le monde, à condition bien sûr que les parties aux divers conflits fassent montre de volonté politique et fassent confiance aux instruments internationaux que les États se sont librement donnés.

Nous menons la bataille de l’équité pour un juste partage des responsabilités entre tous les continents à l’échelle des relations internationales. C’est le sens du combat que nous menons en faveur d’une place pour l’Afrique au Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Enfin notre plaidoyer vise à plus de solidarité entre les peuples : solidarité dans le combat contre la pauvreté et la précarité, solidarité face aux nouvelles contraintes écologiques, solidarité face aux menaces qui pèsent sur la paix et tout particulièrement, solidarité face à la menace terroriste.

Cette solidarité nous entendons la construire d’abord au sein de la zone CEMAC dont nous devons parachever et dynamiser le processus d’intégration.
Nous entendons également la soutenir au sein de l’Union Africaine dont la voix doit résonner avec plus d’écho sur la scène mondiale.

Chers Camarades,
Je viens d’exposer dans leurs grandes lignes les enjeux majeurs de notre projet d’émergence pour notre société.

Le Parti est et doit rester un catalyseur essentiel de ce projet.

Les Camerounais nous font confiance et il nous appartient de continuer de mériter cette confiance.

Nous la mériterons par l’exemple que nous donnerons de Rigueur et de Moralisation.
La protection de la fortune publique, la lutte contre la corruption, la primauté de l’intérêt général doivent s’imposer aux militants de notre parti. Les cadres du parti, les ministres, les directeurs généraux et les députés issus des rangs du RDPC doivent montrer l’exemple.
Par ailleurs, nous devons intensifier le travail d’occupation du terrain pour dialoguer, discuter, porter le message de la paix, de l’unité et du développement, pour expliquer les objectifs de notre politique, susciter l’adhésion.

Nous devons également continuer d’encourager le débat intérieur au sein de notre famille politique.
En fait, le RDPC doit demeurer un cadre d’ouverture au sein duquel le dialogue, la tolérance, la discussion et le débat continueront d’être les moteurs de l’action.
A nos camarades qui vivent à l’extérieur de nos frontières, je tiens à rappeler qu’ils doivent se comporter en promoteurs et défenseurs de nos idéaux auprès de leurs pays d’accueil, demeurer vigilants pour contrer toute tentative de désinformation ou de diffusion d’une image négative de notre pays.

Le Cameroun attend de sa diaspora qu’elle participe aussi à l’œuvre de construction nationale ; c’est dans le souci d’associer pleinement cette diaspora à la grande dynamique républicaine, que j’ai promulgué, après approbation du Parlement, une loi leur ouvrant le droit de vote.

Mes chers Camarades,
Les convulsions qui secouent le monde, les mutations qui bouleversent les équilibres internationaux, la montée en puissance des pays émergents, les revendications populaires nombreuses sont autant de signes qui montrent à quel point le monde est en train de changer, et avec lui les problématiques qui s’imposent à nous.

Sachons-nous doter de tous les outils nécessaires pour y répondre.
- Pour cela le RDPC doit demeurer un Parti fort dans un État fort,
- Un Parti Moderne dans un monde en pleine mutation
- Un Parti ambitieux dans un pays en voie d’émergence.

C’est dans la force de nos convictions et dans la ferveur de notre militantisme que nous devons trouver l’énergie nécessaire pour demeurer mobilisés.
C’est dans ce réservoir éthique que nous devons puiser pour faire vivre ce parti par-delà les âges.

Ayons pleinement conscience de notre responsabilité historique et travaillons tous ensemble dans cet esprit pour demeurer le plus grand et le premier parti que nous sommes aujourd’hui.
C’est l’appel que je vous lance à tous en cette circonstance exceptionnelle.
C’est sur cet engagement majeur auquel je vous convie instamment, tous unis et en ordre de bataille, que je déclare ouvert le troisième Congrès ordinaire du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais, le Congrès de la nouvelle dynamique, pour un RDPC toujours plus fort au service du peuple camerounais.

Vive le RDPC, notre grand parti,
Vive le Cameroun,
Je vous remercie.

Yaoundé, le 15 septembre 2011

(é) Paul BIYA,
Président National

Source : Site Web Officiel du Congrès 2011 du RDPC / Official Web Site of CPDM 2011 Congress. congres2011.rdpcpdm.cm – congres2011@rdpcpdm.cm
B. P./Po Box : 867 – Tél. 22 21 24 17 – Fax : 22 21 25 08

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CAMEROUN : l’alternance est-elle possible au sommet de l’État en octobre 2011 après trois décennies de Paul BIYA à la magistrature suprême ?

Posté par badjheca le 21 septembre 2011

photo115.jpg Par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

Le processus de modernisation du système électoral Camerounais jusqu’à l’étape de son organe de gestion des élections nommé Election Cameroon- Elecam dont ses membres sont issus de la sphère politique, religieuse et de la société civile seront-ils à la hauteur de jouer le rôle qui est le leur dans le cadre des textes réglementaires et législatifs pour crédibiliser le scrutin du 09 octobre 2011 ?

Les décennies de pouvoir du président Paul BIYA qui est là depuis 1982 pressage-t-elle une lassitude d’affection aux yeux de l’opinion publique Camerounaise en ce septennat finissant sous la nouvelle constitution ? Mais en prélude d’alternance, qu’ont fait les hommes et femmes politiques au niveau de la stratégie idéologique et programmatique pour susciter un rêve collectif du peuple Camerounais à faire confiance au risque de l’aventure d’un nouveau prétendant à la magistrature suprême pour mettre un terme au bail du candidat du RDPC ? Rien du tout !

Pendant le septennat finissant, les slogans des programmes politiques des challengers de l’homme de 29 ans du pouvoir, n’ont-t-ils pas consisté à invectiver autour des mots du genre « Paul BIYA dégage » ; « Paul BIYA Most go » ; « Ibeck BIYA MoufDé » ; « 30 ans ça suffit » ; « Trop c’est trop » ; « Obama help us » ; « Demandé à BIYA de tirez les leçons de son échec et de laissez le Cameroun en paix…avant de partir car c’est lui le problème de notre pays »; patati patata, ne confirme-t-il pas que nos hommes et femmes politiques s’adressaient plutôt aux jeunes adolescents manipulables et non aux adultes capables du discernement ? Est-ce une injure aujourd’hui de qualifier certains d’aventuriers qui n’ont rien à proposer aux Camerounais ? Les Camerounais ne méritent-ils pas mieux que ces mots foireux ?

Aussi, le peuple Camerounais lassé d’attendre en vain que le vrai challenger à la course de la présidentielle lui proposent un rêve de rupture et d’avenir du Cameroun plus que celui qu’on veut remplacer ou du moins une contre expertise de la terre promise du Cameroun émergent à horizon 2035, la balle de séduction d’alternance est maintenant dans le camp des 21 challengers contre Paul BIYA, candidat sortant.

Et même, la critique pour la critique des hommes et des femmes politiques adversaires au pouvoir n’a pas me semble-t-il crédibilisé la posture des uns et des autres aux yeux des Camerounais avertis. Comment ne pas alors rêver de la terre promise du Cameroun émergent à l’horizon 2035 dont tous les experts Camerounais sérieux et de bonne foi sont d’accord là-dessus ? Projet politique de course de relais d’indépendance économique que d’autres Camerounais qui auront la faveur du peuple conduira à son terme après le retrait du pouvoir du promoteur de la rigueur et moralisation de la scène.

Et je cite : « Cette vision de l’avenir, celle d’un Cameroun émergent auquel nous aspirons tous, nous l’avions baptisée en 2004 « Les Grandes Ambitions ». Cette vision est en train de devenir une réalité. En effet, toutes les études concernant notre programme de « Grandes Ambitions » sont réalisées et nous avons obtenu les financements. Les « Grandes Ambitions » d’hier vont devenir les « Grandes Réalisations ». Fin de citation.

Sauf que les plus ingénieux qui visent le palais d’étoudi, regroupés au sein des groupes caricaturaux nommés « Conseil National de Transition pour la Démocratie au Cameroun-CNTCD », « Conscience du Cameroun », « Révolution Camerounaise »,… qui veulent l’accession au pouvoir sans adversaire politique comme sous d’autre cieux, qui pour moi sont des incapables et paresseux politiciens, est du copié collé déjà vu et soutenu par le G3 (France, Royaume-Unis et USA) en Afrique pour le braquage à ciel ouvert du pétrole et autres matières premières au nom d’exporté la liberté et la démocratie comme cela s’est constaté en Côte-d’Ivoire et en Libye.

Et pourtant, au Cameroun, seules les urnes parleront. Car à en croire le président Paul BIYA et je cite : « Mais pour préserver les acquis et maintenir l’espoir, nous devons toujours et toujours nous en remettre à nos valeurs fondamentales : la Paix, l’Unité, la Solidarité…

La Paix, l’unité et la solidarité sont des valeurs avec lesquelles on ne transige pas. Nous serons toujours implacables, inflexibles et irréductibles dans le refus de la violence et de la force, préconisées par certains comme moyen d‘expression ou de revendication politique dans notre pays…

Je le répète, le Cameroun dispose d’un cadre légal d’expression des libertés fondamentales : liberté politique, liberté syndicale, liberté de culte, liberté d’opinion, liberté de circulation, liberté de la presse et bien d’autres encore. » fin de citation.

A la lumière de la météo politique Camerounaise, à en croire la plupart des universitaires et analystes politiques qui ont pignon sur rue, dont le politologue, le Dr Mathias Owona Nguini, il ne faut pas s’attendre au miracle le 09 octobre 2011 car le boulevard est ouvert devant le candidat du RDPC Paul BIYA pour remporter avec brio les prochaines élections présidentielles Camerounaises dont-il a livré il y’a quelques mois à ce sujet une analyse sans concession et je cite : «L’opposition est largement fragilisée. Ses leaders sont usés et son gros handicap est qu’elle manque de propositions aux niveaux programmatique et idéologique. De plus, elle est émiettée et manque d’initiative. Ce qui évidemment profite au parti au pouvoir qui est là depuis plus longtemps et qui est plus expérimenté.» fin de citation.

De ce qui est de la longévité au pouvoir de nos leaders méprisée par le G3, le géo stratège et enseignant le Dr Jean Paul Pougala de la Geneva School of Diplomacy de dire: « L’ignorance est le vrai danger qui mine la jeunesse africaine et les empêche à une prise de conscience effective des défis qui les attendent. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose. » A titre d’info politique portant sur les élus à travers les grandes démocraties, retenez ceci : Le biscuit sucré Occidental-USA de la longévité des hommes et femmes aux fonctions politiques issue du suffrage direct du peuple à qui l’on rend compte est bel et bien démocratique et voici les exemples qui foisonnent :

1- Au États-Unis, Robert Byrd, a fait 63 ans au total de fonction politique comme sénateurs ;

2- En Italie, Giulio Andreotti a été élu député en 1946 et aujourd’hui il vote comme sénateur à vie, c’est à dire depuis 65 ans.

3- Au Royaume Uni, la longévité d’Elizabeth II qui est reine de 16 pays indépendants, compris le canada dure depuis 1952 à nos jours.

4- En France, Louis Philippon a été maire de Juvigny dans l’Aisne, pendant 69 ans (de 1929 à 1998), Philippe de La Moissonnière-Cauvin, a été maire de La Fontelaye en Seine-Maritime pendant 63 ans de 1945 à 2008. Hubert d’Andigné, a été pendant 59 ans maire du Champ-de-la-Pierre dans l’Orne de 1946 à 2005. Roger Sénié âgé de 90 ans est aujourd’hui le maire de La Bastide-de-Bousignac dans l’Ariège, poste qu’il occupe depuis octobre 1947, c’est-à-dire 64 ans. C’est le même cas que pour Monsieur Arthur Richier, âgé de 89 ans et maire de Faucon-du-Caire dans les Alpes-de-Haute-Provence, depuis 1947 à ce jour. Pierre Abelin (1909-1977), politicien français qui cumulera les fonctions de ministre dans 4 gouvernements, de Shumann en 1947 à Chirac en 1974, député de 1945 à 1974, maire de Châtellerault (de 1959 à sa mort en 1977). Et lorsqu’il meurt, il est remplacé à la mairie par sa femme.

En Afrique ce record de longévité à une fonction politique de nos leaders à quelque poste que ce soit issue du suffrage direct du peuple n’est pas encore battu.

La feymania ou démagogie politique fabriquée par les acteurs de la scène politique Camerounaise jouera-t-elle en sa faveur ? Car si la seule arme démocratique qui permet de concourir à un suffrage est la carte de vote, alors qu’elle résultat efficient attend une certaine opposition partisante du boycotte qui a passé son temps hier à inviter les Camerounais à ne pas s’inscrire sur la liste électorale parce qu’Elecam n’épousait pas ses désirâtes pour après se raviser tardivement et appeler les Camerounais à leur droit civique et politique ? Ou encore d’autres hommes et femmes politiques, Conscience du Cameroun, Révolution Camerounaise et le CNTC qui continuent à appeler les électeurs potentiels à l’incivisme de non participation au vote par le boycotte.

S’il est historiquement admis que les Camerounais sont jaloux de leur indépendance politique obtenue de haute lutte dans le sang, il est incontestable sous la deuxième République avec Paul BIYA, qu’en 29 ans de pouvoir, si son bilan est contestable en des points de la gouvernance, il sera mis sous son compte après l’indépendance politique, l’ouverture démocratique et les libertés fondamentales qui sont une réalité au Cameroun contrairement aux autres pays Africains qui ont connus le printemps arabe.

Le processus d’indépendance économique du Cameroun qui est en marche vers l’émergence avec l’arrivée des nouveaux partenaires du business qui ont des gros contrats gagnants-gagnants dont la Chine tient le pelletons de tête contre le gré de la France n’est pas une pas mince affaire au bénéfice du Cameroun.

Le 09 octobre 2011, le peuple se reconnaîtra-t-il le jour de son destin en celui qui a tracé le chemin du Cameroun en marche vers l’indépendance économique à l’horizon 2035 suivant la fable de la cigale et la fourmi ou se reconnaîtra t-il au nouveau maître chanteur qui transformera le Cameroun par une baguette magique selon la fable du corbeau et le renard ? Questions à méditer de tous : « couper un arbre c’est facile. Le faire pousser est beaucoup plus long ». N’est-ce pas ?

La feymania de certain de nos hommes et femmes politiques véreux ouvrira-t-elle la porte du Cameroun à sa déstabilisation contre la livraison au prix de rien des matières premières aux puissances extérieures pour installer au pouvoir contre la volonté du peuple Camerounais un suppôt du G3 (France, Royaume-Unis et USA) qui voit d’un mauvais œil l’avancé de la Chine en Afrique en générale, au Cameroun en particulier grâce au président Paul BIYA qui à pris fait et cause pour le colonel Kadhafi au sein de l’Union Africaine contre la rébellion du CNT soutenue par l’OTAN ?

Voici l’appel de balle du président Paul BIYA à tous les patriotes Camerounais et je cite: « Les convulsions qui secouent le monde, les mutations qui bouleversent les équilibres internationaux, la montée en puissance des pays émergents, les revendications populaires nombreuses sont autant de signes qui montrent à quel point le monde est en train de changer, et avec lui les problématiques qui s’imposent à nous. » ;… « Face aux enjeux de ce monde en mutation rapide, nous devons unir nos énergies pour qu’au-delà de nos différences, nous puissions relever tous ensemble les défis du futur. » fin de citation.

A qui profitera la déstabilisation du Cameroun ? Sûrement à ceux qui ont intérêts à pêcher les matières premières en eaux troubles et pas le peuple souverain. Seule l’après 09 octobre 2011 nous donnera la réponse à la préservation de la Paix, l’Unité, la Solidarité contre l’appel au boycotte de Conscience du Cameroun, du CNTC, Révolution Camerounaise,… à l’endroit de tous les électeurs potentiels ou de soulèvement populaire pour renverser le pouvoir de Yaoundé.

Le pouvoir politique au Cameroun est assis sur le peuple souverain et non sur les puissances extérieures qui ne fait rien pour rien. Car pas d’intérêt, pas d’action. Telle est la devise du milieu.

Et si Monsieur Garga Haman Adji, candidat issu du grand nord en course parmi les 22 en compétitions le 09 octobre 2011 était le pion de la France de Monsieur Nicolas Sarkozy et des USA de Monsieur Barack Obama suivant les révélations des câbles diplomatiques Américaine non démenti publiés par Wikileaks ? Est-ce pour les nouveaux puits de pétrole du nord Cameroun qui seront exploité par la Chine que le départ de Paul BIYA voulu par la France et les USA remettra en cause le contrat ?

A la lecture des enjeux géostratégique sur le Cameroun, quelle serait l’arrière pensée de la radio mondiale RFI de ressortir dans une de ses émissions culturelles par un commentateur français il y’a que 2 à 3 mois et je cite : que en absence des statistiques probantes, le grand nord de croyance en majorité musulmane c’est 35% de la population Camerounaise ? Fin de citation. Comme quoi, à l’analyse des événements politiques actuels, il y’a 01 candidat musulman de 35% en compétition contre 21 candidats chrétiens de 65%.

La France et les USA présagent-elles au Cameroun le même scénario qu’en Côte-d’Ivoire ou en Libye ? Comme la Chine a perdu les contrats pétroliers en Côte-d’Ivoire au profit de la France qui sous-traitera aux USA comme au Tchad, la Chine perdra-t-elle aussi au Cameroun ? Assurément non car les fruits de la Chine au Cameroun sont perceptibles.

Le malheur comme le bonheur du Cameroun après 50 ans d’indépendance politique, dépendra de ce qu’il voudra faire du Cameroun en marche vers son indépendance économique vis-à-vis de la France. A bon entendeur…salut.

L’abcès est percé et il appartient au peuple souverain d’évacué le contenu dans les urnes le 09 octobre 2011 en refusant d’être la Côte-d’Ivoire ou la Libye.

Pour terminer, en éclaireur, ma lettre ouverte au peuple Camerounais de complot de déstabilisation du Cameroun, publiée par les hebdomadaires Le Jeune Observateur de Jules Koum Koum, n°1133 du mardi 19 avril 2011 et L@ Détente libre de Levis Médjo, n°360 du 03 mai 2011 ; reprise sur Internet dans mon blog d’information du titre de publication Badjheca-info, site web: http://badjheca.unblog.fr ; le blog Netlog du site web : http://www.netlog.com/calixtebamen et enfin sur les réseaux sociaux Twitter de site web : http://twitter.com/ybamen ; Facebook de site web: https://www.Facebook.com/ybamen resteront d’actualité en tout point de vue dans la guerre invisible de la conquête des matières au Cameroun par les puissances extérieures qui recherche un suppôt à placer au pouvoir à Yaoundé pour contrer l’avancé de la Chine au Cameroun.

Cameroun, le 21 septembre 2011

« Erreur for peuple souverain, na damé for ndos du G3″.

(é) Youssouf Bamen Calixte,
Consultant politique de terrain/stratège
Directeur du cabinet BIT & CO LTD

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CAMEROUN-ELECTION PRÉSIDENTIELLE:Profession de foi du candidat Paul BIYA

Posté par badjheca le 26 septembre 2011

Recoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

photoprsidentiellepaulbiya0.jpg

PROFESSION DE FOI: Electrices, Electeurs, mes Chers Compatriotes,

Le 09 octobre 2011, vous vous rendrez aux urnes pour choisir le Président de la République.
Répondant à vos nombreux appels pressants, j’ai décidé de poser à nouveau ma candidature afin de poursuivre le contrat de confiance que j’ai scellé avec le peuple camerounais.

Je voudrais dans cette profession de foi préciser les objectifs généraux que je me propose d’atteindre, avec votre soutien, au cours du prochain mandat présidentiel.

Ce mandat, je le place sous le signe des Grandes Réalisations.

Mais, avant de passer en revue ces objectifs généraux, je crois nécessaire de vous faire part de la détermination qui devra nous guider pour arriver au but.

J’ai la conviction que pour faire face aux défis qui sont les nôtres, au plan intérieur comme au plan extérieur, nous devrons continuer à construire un Cameroun de plus en plus fort.

CONSTRUIRE UN CAMEROUN FORT EST POSSIBLE parce que notre pays dispose de ressources naturelles importantes, bénéficie de conditions climatiques favorables et surtout peut compter sur une population laborieuse, entreprenante et responsable.

CONSTRUIRE UN CAMEROUN FORT EST UN IMPERATIF, car il n’y a pas de place pour les faibles dans le monde d’aujourd’hui. Compte tenu de la mondialisation qui favorise une concurrence exacerbée, des marchés générateurs d’injustices, des convulsions internes ou des chocs exogènes que subissent les Etats, seul un Cameroun fort pourra tirer son épingle du jeu.

Cet impératif appelle la mobilisation de tous au service de cinq grandes priorités :

• Ø consolider la paix au Cameroun et notre unité nationale, condition sine qua non de notre développement ;
• Ø améliorer le fonctionnement de nos institutions pour créer une société plus juste ;
• Ø encourager l’esprit d’entreprise pour stimuler notre économie à travers la création d’emplois et de richesses, facteur de croissance ;
• Ø moderniser notre administration pour plus d’efficacité et une meilleure redistribution des ressources ;
• Ø poursuivre l’affirmation de notre action diplomatique pour renforcer notre rayonnement international.

1. UN CAMEROUN EN PAIX ET UNI POUR ETRE FORT
Il va de soi que renforcer la paix au Cameroun et l’unité nationale est la condition « sine qua non » de la construction d’une Nation rassemblée autour d’un projet d’avenir, tel que l’atteinte de l’émergence. C’est pourquoi la paix et l’unité nationale doivent être sans cesse consolidées. Elles se nourrissent de la volonté de chacun d’alimenter l’effort national qui permet de franchir collectivement les obstacles qui peuvent se dresser sur la route du développement.

La paix et l’unité nationale sont indissociables de l’idée de démocratie. Notre pays dispose déjà des attributs essentiels de celle-ci : élections libres et transparentes, séparation des pouvoirs, exercice des droits de l’homme et des libertés, etc. Avec la poursuite du processus de décentralisation, un pas supplémentaire sera franchi. Comme par le passé, nous continuerons à remédier aux éventuels dysfonctionnements qui pourraient survenir dans notre marche vers une démocratie moderne.

Sachant que la démocratie n’entraîne pas nécessairement l’unanimité, nous restons des partisans convaincus du dialogue. Ainsi, sur les sujets qui touchent à l’intérêt national, tels que la paix, le développement, la sécurité, l’accord doit pouvoir se faire avec ceux qui ne partagent pas nos positions. Pour notre part, nous ferons tout pour trouver un consensus sur ces questions qui concernent l’intérêt national.

2. UN CAMEROUN TOUJOURS PLUS JUSTE POUR ETRE FORT
Nos institutions établissent l’égalité de tous devant la loi. Il reste que leur fonctionnement doit garantir un traitement équitable à chaque citoyen, ce qui peut ne pas être encore tout à fait le cas.

Le devoir du Gouvernement est d’y veiller et de corriger d’éventuelles injustices.

Par définition, l’institution judiciaire qui a la charge d’appliquer la loi et de faire respecter les décisions qui en découlent, se doit de rendre une justice équitable dans des délais raisonnables. Nous nous assurerons qu’il en est bien ainsi.

Notre loi fondamentale affirme l’égalité en droits et en devoirs de tous les Camerounais, notamment sans distinction de sexe. Dans la réalité, cette disposition n’est pas toujours respectée, mais il convient de retenir les progrès déjà accomplis dans ce domaine. Nous poursuivrons dans cette voie avec comme objectif la parité homme-femme.

Cette recherche de l’équité est l’un des axes de ma politique. Elle trouve son champ d’action privilégié dans le domaine de l’éducation.

Des avancées considérables ont été réalisées au cours des dernières années aux différents niveaux de l’enseignement pour assurer l’égalité des chances à tous nos jeunes.

L’accès à l’enseignement primaire a été facilité à travers la gratuité, avec en point de mire l’éducation pour tous.

De plus en plus d’enfants camerounais accèdent à l’enseignement secondaire, et bon nombre d’entre eux en atteignent le second cycle, toutes filières confondues.

L’enseignement supérieur quant à lui se modernise et se diversifie, avec un accent sur la professionnalisation et l’intégration des TIC pour favoriser l’accès à l’emploi.

S’agissant des adultes, la lutte contre l’analphabétisme se poursuit.

Compte tenu de l’importance de l’éducation pour le développement de notre pays, il va de soi que les efforts déjà engagés devront être poursuivis.

L’égalité d’accès de tous aux soins de santé et aux médicaments de qualité est un objectif que nous devons constamment nous efforcer d’atteindre, car elle conditionne le bien-être d’un grand nombre de Camerounais. Pour cela nous devons, d’une part continuer à multiplier les centres de santé de proximité plus aptes à répondre aux besoins de santé de notre population tout en renforçant notre dispositif sanitaire en hôpitaux de référence, et, d’autre part finaliser la mise sur pied d’un système d’assurance maladie permettant à terme à nos concitoyens de bénéficier des soins de santé et des médicaments de qualité à moindre coût, et gratuitement dans les cas où c’est possible.

De nombreux Camerounais subissent encore l’inégalité des chances en matière d’emploi. Les jeunes en particulier éprouvent de grandes difficultés à s’insérer dans le milieu professionnel. Notre système éducatif s’efforce de s’adapter aux besoins de l’économie réelle. L’Etat pour sa part recrute essentiellement des jeunes dans les forces de sécurité et ouvre chaque année les portes de l’administration à des milliers de jeunes diplômés. En attendant que l’accélération de la croissance économique induise un accroissement de l’offre d’emploi, je continuerai mon combat contre le chômage qui demeure ma première priorité. Dans ce combat, je ferai systématiquement appel au secteur privé, partenaire incontournable pour la création d’emplois.

La corruption est aussi un facteur de discrimination sociale qui accentue les inégalités et mine la morale publique. L’enrichissement illicite de quelques-uns, notamment les atteintes à la fortune publique, appauvrit l’ensemble de la population et foule au pied les valeurs de travail et d’effort. Je poursuivrai sans relâche la lutte que nous avons engagée pour assainir la morale publique et réduire la corruption à sa plus simple expression.

3. UN CAMEROUN PLUS DYNAMIQUE POUR ETRE FORT

J’ai la ferme conviction que nous avons les moyens de conduire le Cameroun à l’émergence en 2035. Je compte pour cela sur nos ressources naturelles et sur le dynamisme des Camerounais.

L’agriculture est par excellence le champ d’expression de ce dynamisme, notamment parce qu’elle concerne la majorité de nos compatriotes.

Les cultures vivrières assurent notre sécurité alimentaire et ouvrent des débouchés chez nos voisins.

Nos cultures de rente, moyennant des efforts pour en améliorer le standard et la quantité, offrent des possibilités considérables à l’exportation.

Quant à nos cultures industrielles, les espaces qui leur sont consacrés pourraient aisément être étendus, pour en attendre des revenus plus substantiels.

On voit sans peine les avantages que la « révolution agricole » qui a été exposée au Comice agro-pastoral d’Ebolawa pourrait apporter à nos populations rurales en termes de revenu, d’emploi et de qualité de vie.

L’esprit d’entreprise des Camerounais devrait également s’exercer dans la relance de notre industrie.

D’abord, dans la transformation de nos matières premières agricoles afin de tirer bénéfice localement de la valeur qui leur serait ainsi ajoutée.

Ensuite, dans la sous-traitance et les externalités qui accompagneront nécessairement la mise en œuvre de nos grands projets miniers et énergétiques, et la construction de nos infrastructures routières, ferroviaires, portuaires et immobilières.

Il va de soi que le développement de notre industrie sera fonction de l’augmentation de notre capacité énergétique. Celle-ci fait l’objet d’une attention particulière du Gouvernement. Dans les prochaines années, plusieurs barrages et centrales électriques seront construits et règleront définitivement le problème de notre déficit d’énergie.

Nous pouvons nous réjouir de la bonne santé de notre secteur des services, signe évident de la modernisation en cours de notre économie. Je l’encouragerai autant que possible.

Pour répondre au souhait des opérateurs économiques, nous poursuivrons l’amélioration de l’environnement des affaires. Nous adapterons notre fiscalité aux besoins de notre économie afin de la rendre plus juste et plus efficace. De même, nous continuerons à favoriser la concertation et le partenariat entre le secteur public et le secteur privé.

Nous prendrons des mesures pour faciliter l’accès au crédit qui reste souvent un obstacle au développement des entreprises, à l’augmentation de la production et à l’accélération de la croissance. C’est dans cet esprit que nous avons créé une banque agricole, Cameroon Rural Financial Corporation (CARFIC), et une banque des PME,Banque Camerounaise des PME (BC PME S.A.). Je veillerai personnellement à ce que ces structures deviennent rapidement opérationnelles et continuerai d’apporter tout mon appui aux établissements de micro-crédit.

Par ailleurs, nous ferons en sorte que notre commerce extérieur ne nous rende pas trop dépendants de nos importations. Il est en effet anormal que nous importions des denrées que nous produisons ou que nous aurions un avantage comparatif à produire localement.

Nos échanges commerciaux avec nos voisins, et en particulier ceux de la CEMAC, ne sont pas à la hauteur de ce qu’ils devraient être. Nous nous efforcerons, dans le cadre de l’intégration régionale, de les porter à un niveau satisfaisant.

4. UN CAMEROUN PLUS EFFICACE POUR ETRE FORT
Le succès de notre politique de développement repose en grande partie sur la compétence et le dévouement des agents de l’Etat. Je mettrai tout en œuvre pour que notre administration devienne le catalyseur attendu de notre efficacité.

C’est pourquoi il sera nécessaire, au cours de la formation des fonctionnaires, de mettre l’accent sur l’éthique de leur métier. Dans cet esprit, un code de déontologie sera élaboré qui devra faire l’objet d’un engagement de respect lors de la prise de fonction des chefs de service.

L’évolution des missions de l’Etat et des modes de gestion de l’administration nécessitera le recyclage ou la remise à niveau au cours de la carrière des fonctionnaires. Les performances attendues des services publics sont en effet liées à leur modernisation.

Celle-ci exigera l’attribution de nouveaux moyens aux services essentiels (éducation, justice, sécurité, santé) en vue de renforcer leur efficacité. Dans toute la mesure du possible, une revalorisation des rémunérations pourra être envisagée. L’apparition de nouvelles tâches, liées à la décentralisation, rendra également indispensable l’affectation de ressources additionnelles aux collectivités locales.

5. UNE AFFIRMATION DE NOTRE ACTION DIPLOMATIQUE POUR UN CAMEROUN PLUS FORT SUR LA SCENE INTERNATIONALE
En ce début du XXIème siècle, de nouveaux acteurs de poids, en la personne des pays émergents, apparaissent sur la scène internationale. Les grands équilibres hérités de la fin de la guerre froide s’en trouvent profondément modifiés. L’exemple des pays émergents laisse entrevoir de nouvelles perspectives pour les pays africains qui aspirent à se hisser à leur niveau de développement.

C’est le cas du Cameroun qui dispose de potentialités qui lui permettent d’envisager d’accéder à l’émergence en 2035, comme le montre la vision à long terme dont le cadre stratégique a été adopté récemment.

Nous ne pourrons évidemment atteindre cet objectif qu’au prix d’efforts considérables pour stimuler notre développement tout en consolidant la paix et la stabilité dont jouit notre pays.

Cette situation enviable justifie pleinement notre politique extérieure dans ses différentes dimensions : relations de bon voisinage, entente et coopération avec nos partenaires de la sous-région, adhésion aux objectifs de l’Union Africaine, soutien aux initiatives de l’Organisation des Nations Unies, renforcement de nos relations avec nos partenaires traditionnels et les nouveaux acteurs de la vie internationale.

Il n’est pas exagéré de prétendre que le Cameroun bénéficie d’une bonne considération auprès de la communauté internationale. Il le doit à la stabilité de ses institutions et au sens des responsabilités de son peuple. Cela lui confère une certaine influence dans les grands débats concernant la représentativité des institutions des Nations Unies et l’émergence d’une société internationale plus juste et plus solidaire.

Nous continuerons bien entendu à affirmer notre action diplomatique.

Au cours des dernières années, nous avons accompli des progrès notables. Si la crise n’avait pas contrarié nos efforts, nous aurions pu probablement faire plus et mieux.

Les épreuves ont renforcé notre détermination. Au moment où la croissance reprend, où les sacrifices que nous avons consentis portent leurs fruits, où la paix et la stabilité de notre pays créent des conditions favorables à notre développement, j’ai la conviction que les objectifs que je vous propose d’atteindre sont à notre portée.

C’est ensemble que nous y parviendrons. Chacun d’entre nous est concerné et doit apporter sa pierre à l’édifice. Pour ce qui me concerne, vous pouvez compter sur ma détermination et mon engagement.

Voter Paul BIYA,
C’est voter pour continuer de vivre en paix !

Voter Paul BIYA
C‘est voter pour un Cameroun qui crée, qui innove et qui ose !

Voter Paul BIYA
C’est voter pour une nouvelle dynamique !

Paul BIYA,
Le Choix du Peuple !

Source: http://www.rdpcpdm.cm

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LA FRANCE A-T-ELLE INTÉRÊT DE PARTAGER LE RÊVE DU CAMEROUN EN MARCHE VERS LA VOIE DE L’ÉMERGENCE SANS LE FRANC CFA ?

Posté par badjheca le 11 octobre 2011

photo115.jpgPar Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

Après son indépendance politique acquise de haute lutte dans le sang par une guerre de libération il y’a de cela plus de 50 ans, le bonheur du Cameroun émergent qui se dessine dans la construction du processus des États-Unis d’Afrique, dépendra de la vision virtuelle anticipée de l’intelligence collective de ses fils et filles, de ce qu’ils voudront faire du Cameroun en marche vers l’émergence de son indépendance économique, révolution industrielle contre le gré de certaines puissances extérieures en manque de matières premières, à l’exemple de la France dont le sous-sol ne regorge d’aucune goutte de pétrole. Lequel pétrole abonde en Afrique dans le golfe de guinée qui attire les multinationales de tout bord avec la couverture de leurs états respectifs à l’exemple de la France, des USA, de l’Angleterre… dont lesdites multinationales sont le socle de financement des impôts et de leur politique.

Au vu des grands intérêts en jeu au Cameroun sur le chemin de l’émergence à l’horizon 2035, comment alors ne pas interroger la relation monétaire du franc CFA des transactions commerciales avec les partenaires de business sans que le Trésor Français ne dise mot dans la péréquation de compensation d’échange monétaire ? That is the question to resolve.

De fait, il est impératif pour les pays de la zone franc de commencer à poser les fondements du processus de la rupture monétaire avec la France pour battre leur propre monnaie au cas où la monnaie africaine issue des États-Unis d’Afrique ne prendrais pas corps dans les délais prévus d’ici 2016.

S’il est admis que la monnaie fonde l’économie d’un pays comme l’a souligné il y’a des décennies le célèbre économiste-statisticien Africain, le feu savant, Joseph TCHUNDJANG POUEMI, alors, le processus des États-Unis d’Afrique est l’évidence de la mort de la monnaie coloniale qu’est le F.CFA dont les fonds de compensation logés au Trésor français, entraîneront inéluctablement cette puissance à redéfinir une autre stratégie de conquête et d’embrigadement des pays du pré-carré (utilisateurs du F.CFA), sous de nouvelles formes économiques pour sauver ses intérêts. Pour cela, la prospective économique monétaire devrait amener le Cameroun sur la voie de son émergence.

Le Cameroun à-t-il les moyens politique de s’affranchir de la France après plus de 50 ans d’indépendance pour battre sa propre monnaie ? Bien entendu, la réponse est à l’affirmative. Au peuple Camerounais de s’unir, s’approprié des valeurs fondamentales de sa devise de Paix-Travail-Partie et ceci dans l’Unité, la Solidarité pour éloigner le parfum de la déstabilisation du pays par le lien intérieur des acteurs manipulés de la société civile, les hommes politiques véreux, des intellectuels naïfs qui projettent le spectre de la violence comme expression démocratique d’alternance au pouvoir.

La réponse à la souveraineté du Cameroun ne réside-t-elle pas dans l’appel de balle du Président Paul BIYA à tous les patriotes Camerounais dans son discours de politique générale du 3ème congrès ordinaire de son parti, le Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais qu’il préside et je cite: «… Face aux enjeux de ce monde en mutation rapide, nous devons unir nos énergies pour qu’au-delà de nos différences, nous puissions relever tous ensemble les défis du futur».

Il ne faut pas se voiler la face sur les intérêts géostratégiques de la France en Afrique. Il n’est pas de l’intérêt de celle-ci de voir un pays africain s’affranchir comme pays émergent dans les décennies à venir dans le chemin de leur indépendance économique qui s’inscrit à travers la réussite du processus des États-Unis d’Afrique dont le sol Camerounais abrite la réception de la base africaine satellitaire RASCOM, l’institution des forces fédérales militaires et le siège du fonds monétaire Africain–FMA au capital deux fois supérieur à celui du FMI.

Répondant au polytechnicien Jean Jacques EKINDI, produit de la formation des écoles Françaises, qui doute de la perspective d’émergence des pays Africains, pour s’être exprimé sur le plateau de la campagne électorale de la présidentielle Étoudi 2011 sur Équinoxe Télévision, force est de constater que la réserve mondiale des ressources naturelles qui se trouve en Afrique est le fondement de l’afro-optimisme enclenchant le processus de construction des États-Unis d’Afrique. Celui-ci débouchera inéluctablement sur le troc d’une nouvelle nomenclature de coopération diplomatique bilatérale et multilatérale avec les pays du continent Africain pour le bien de sa révolution industrielle. Cela impliquera le transfert obligatoire de technologie issu du troc de cette nouvelle nomenclature gagnante.

Cette vision de coopération est admise par l’empire du milieu (Chine), partenaire privilégié qui détient pour le moment le record des gros contrats avec les pays Africains. Contrairement aux puissances Occidentales, la Chine trouve son compte dans la nouvelle nomenclature diplomatique, fruit du troc des gros contrats gagnants-gagnants sur les décennies d’exploitation des gisements des ressources naturelles contre le transfert de technologie dans le secteur exploité et varié dans la construction des ouvrages et des infrastructures.

Pour ce qui est du troc de la nouvelle nomenclature de coopération chinoise avec le Cameroun en marche sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035, voici la liste des 10 plus importants contrats signés pour l’exploitation d’une mine de cobalt pendant 30 ans. Les Chinois vont construire au Cameroun dès Janvier 2012 ce qui suit :
1- Usine de Production de voitures à Kribi ;
2- Usine de production de camions à Bamenda :
3- Chantier Naval à Kribi pour produire des bateaux Porte-conteneurs ;
4- Autoroute triangulaire à 6 voies reliant : Douala-Yaoundé-Bamenda-Douala ;
5- Train de Kribi à Ndjamena et à Brazzaville ;
6- Train Douala à Nyala (au Soudan) en traversant 5 pays Africains ;
7- Transformation au Cameroun de la mine de Bauxite de Fongo-Tongo en Alumine ;
8- Construction des égouts dans les principales villes ;
9- Dotation d’un Hôpital Général dans chaque Chef lieu de Région ;
10- Construction de maisons populaires dans chaque grande ville.

D’autres contrats, hors mis de ceux ci-dessus cités, seront réalisés sur le compte des découvertes de 7 importants puits de pétrole au Nord Cameroun où l’exploitation se fera fifty-fifty (à parts égales) entre les 2 pays avec transfert de technologie de la partie demanderesse.
Pour comparaison avec d’autres pays, le Tchad en Afrique centrale, pays voisin du Cameroun, n’a que 8% de son propre pétrole sans transfert de technologie dans l’accord avec les sociétés multinationales occidentales. Et la Côte d’Ivoire en Afrique de l’Ouest, un pourcentage insignifiant pour des puits découverts, objet de convoitise de la France et de déstabilisation de ce pays au même titre qu’en Libye.

Voilà pourquoi le Président Paul BIYA dans son discours de politique générale du 3ème congrès ordinaire du RDPC des 15 et 16 septembre 2011, prononcé au palais des congrès à Yaoundé et je cite : … En effet, toutes les études concernant notre programme de « Grandes Ambitions » sont réalisées et nous avons obtenu les financements. Les « Grandes Ambitions » d’hier vont devenir les « Grandes Réalisations ». Fin de citation.

A la lecture de la position du Cameroun en Afrique central, qui porte sur son sol les fondements de souveraineté du processus des États-Unis d’Afrique, pays dorénavant sous le feu des projecteurs des supers puissances, exige des Camerounais de quelques bords que ce soit de ne jamais prêter le flanc à la déstabilisation des États-Unis d’Afrique à partir du Cameroun. Car toute confrontation violente de prise de pouvoir, forcement, appellera assistance d’une/des puissance (s) extérieure(s) à l’une des parties belligérantes qui cédera la souveraineté nationale dans le rallongement des accords secrets que je dénonce.

Il n’est plus de doute que l’emprise en Afrique de certaines puissances occidentales en difficultés de productions de biens économiques issues des matières premières du continent conduirons lesdites puissances à noyauter le processus de l’Unité Africaine pour la conquête des ressources naturelles au profit de leurs multinationales, socle de financement des impôts et de leurs politiques. D’où la déstabilisation de certains États Africains gouvernés par des dirigeants qui ont retourné la veste de collabo au détriment des intérêts de leur peuple en refusant de jouer le jeu du maître. Du coup, ces dirigeants taxés de dictateurs, sont menacés de renversement de pouvoir en remplacement d’un suppôt près à brader les ressources des générations présentes et futures.

Le cas de Kadhafi avec la Libye n’en traduit-il pas un exemple ? Le pays détruit par les bombardements de l’OTAN appellera les multinationales occidentales dans la reconstruction du pays ; et les gains engrangés iront financés l’économie des puissances qui livrent la guerre aux pays déstabilisés. Le Cameroun qui est dans l’œil du viseur de la déstabilisation en est-il si éloigné ? Cela se passera par le jeu d’alternance au pouvoir pour installer à la tête de l’État le suppôt de la puissance intéressée. Tel est l’enjeu caché sur le Cameroun. Le peuple doit être prêt pour dire non au traitre compatriote qui remettra en cause l’émergence du pays à l’horizon 2035 avec le soutient des puissances émergentes (la Chine en peloton de tête) grand pourvoyeur financier de l’économie occidentale et des USA.

La situation de la France qui croule sous le poids de 618 384 élus, la plus importante concentration d’élus de la planète, gouffre institutionnel et financier qui exige son entretient (maires, conseillers généraux ou régionaux, députés sénateurs, parlementaires européens…) en même temps que survenir aux autres charges régaliennes du peuple Français, devrait amener les pays Africains en générale, le Cameroun en particulier – au risque de sa déstabilisation futur – à plus de réflexion dans une nouvelle nomenclature diplomatique des intérêts partagés et non de spoliation, sous le couvert des accords secrets d’exploitation des ressources naturelles sans aucun transfert de technologie véritable comme le projette la Chine en Afrique et certains pays émergents dont les besoins en matières premières sont aussi notoires que celles de l’Hexagone ; lequel cède des parts de business aux USA et à ses alliés occidentaux qui prennent faits et causes à sa conquête sur le continent. A l’exemple du Congo Démocratique, du Tchad, de la Côte-d’Ivoire et maintenant de la Libye pour ne citer que ceux-ci, sous le fallacieux prétexte d’exporter le « biscuit sucré » de la démocratie et de la bonne gouvernance aux peuples africains ou encore, de la déchéance des dirigeants taxés de dictateurs ou au motif de longévité au pouvoir.

Bassamba, le 07 octobre 2011.

(é) Youssouf Bamen Calixte,
Consultant politique de terrain/stratège
Directeur du cabinet BIT & CO LTD
Site web : http://badjheca.unblog.fr
E-mail : bitcolt@yahoo.fr

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L’OCTROI DU PRIX NOBEL DE LA PAIX 2011 SERVAIT-IL POUR TENTER DE CHANGER LE RÉSULTAT D’UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU LIBERIA ?

Posté par badjheca le 15 octobre 2011

L’OCTROI DU PRIX NOBEL DE LA PAIX 2011 SERVAIT-IL POUR TENTER DE CHANGER LE RÉSULTAT D'UNE ÉLECTION PRÉSIDENTIELLE AU LIBERIA ?   187125_100001187250479_1486129_qRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

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                                                      de Jean-Paul Pougala(*) 

C’était connu que les Occidentaux, (récemment rebaptisés en « Communauté Internationale ») aiment installer au pouvoir en Afrique les hommes et femmes des plus médiocres. Mais qu’ils soient prêts à tout faire pour les maintenir au pouvoir jusqu’à leur octroyer un Prix Nobel, relève d’une originalité des plus macabres que mêmes le cerveau tordu des plus cyniques ne pouvait imaginer comme simple hypothèse. C’est pourtant arrivé. C’est ce que la soit disant « communauté Internationale » va inventer pour améliorer les performances de leur candidate dans les élections présidentielles au Libéria, lui offrant un Prix Nobel de la Paix à 4 jours seulement du scrutin. En Occident, le ridicule ne tue plus. 

L’histoire commence en Juin 2009, lorsque la Commission Vérité et Réconciliation (TRC) publie son rapport dans lequel elle met en cause la présidente Libérienne Ellen Johnson-Sirleaf pour crime de guerre et crime contre l’humanité pour son financement destiné aux multiples massacres de la guerre civile qui ont fait 250.000 morts entre 1998 et 2003 et intime son « éloignement de toute responsabilité officielle pendant 30 ans ». En théorie, à la fin de son mandat, pour réconcilier les Libériens entre eux, elle aurait dû prendre sa retraite et se retirer de la politique. Donc, elle n’aurait donc pas dû être candidate aux élections présidentielles du 11 Octobre 2011.  Mais c’était oublier que lorsqu’on a servi certains intérêts situés en Occident, il y a le retour de l’ascenseur au moment des difficultés. Madame

Ellen Johnson Sirleaf est alors le chouchou de Washington et de tout l’Occident. Le long marathon médiatique de propagande pour réhabiliter l’image du chouchou qui s’est terminée avec le prix Nobel de la Paix va démarrer avec un déjeuner de travail qu’Obama improvise à New York en Septembre 2009 avec quelques Chef d’États de l’Afrique Subsaharienne. En réalité c’est une occasion pour que Madame Johnson se présente en experte aux autres Chef d’États présents puisque c’est elle qui mène la discussion sur la création d’emplois. Après cette rencontre, Monsieur Obama lui envoie un courrier le 28/10/2009 et rendu publique sur le site de la Maison Blanche dans lequel il affirme : « J’apprécie l’attention que vous avez accordé à l’éducation et la formation basée sur les compétences, en particulier dans les situations post-conflit ».  Quel génie ! On a envie de se demander pourquoi n’a-t-elle pas appliqué ces recettes à son propre pays le Libéria ? Qu’importe. Elle sera de nouveau reçue par Monsieur Obama le 27 Mai 2010 cette fois-ci à la Maison Blanche où elle est présentée comme l’exemple pour tous les président Africains avec une décoration que les Libériens ont du mal à comprendre encore aujourd’hui ce que cela récompensait.

Jusqu’au Prix Nobel de la Paix vendredi le 7/10/2011 à 4 jours seulement des élections alors qu’elle accuse dans les sondages un retard de 10 à 20 points de ses principaux adversaires, à cause de sa gestion calamiteuse du pays qui a permis en 6 ans à l’ancienne étudiante de la prestigieuse université américaine de Harvard, fonctionnaire de la Banque Mondiale et de City group de battre un record mondial du plus important nombre de chômeurs durant un mandat présidentiel : 80% de la population active. Même le Zimbabwe de Mugabe sous embargo de l’UE n’a pas atteint les performances de Madame Johnson, qui ajoute à son piteux palmarès le taux de violence sexuelle sur les femmes, le plus élevé d’Afrique, dépassant de loin la République Démocratique du Congo qui est pourtant la seule qui intéresse la Secrétaire d’État Américain Hillary Clinton lorsqu’elle dénonce les viols en Afrique. Et c’est pour la battre qu’a été formé le ticket entre Tubman (fils de l’ex-président Tubman) arrivé 4ème en 2005 et l’ancien footballeur Georges Weah, arrivé second lors élections de 2005 et très populaire chez les jeunes plus touchés par le chômage à 94%, Madame Ellen Johnson Sirleaf n’avait donc aucune chance de l’emporter. Qu’importe, l’Occident adore les dirigeants africains lorsqu’ils sont serviles. Et c’est pour lui donner ce coup de main inespéré qu’on va lui décerner un Prix Nobel des plus contestables 4 jours seulement avec les élections de ce jour. 

Le Libéria est la preuve même de l’échec de la politique Américaine en Afrique. Si les USA pouvaient aider un pays africain à se développer, ce pays serait le Libéria, car c’est leur création (en 1816 pour accueillir les anciens esclaves libérés), c’est leur seule colonie en Afrique. C’est leur seul bébé, leur seul bijou sur le continent africain. C’est la vitrine même des USA en Afrique. Le Libéria dont les descendants d’anciens esclaves revenus des États-Unis d’Amérique ne représentent que 5% de la population, sont les seuls depuis l’indépendance en 1847 qui détiennent le pouvoir politique. C’est une sorte d’apartheid entre Noirs (divisés entre Américains et Africains), une division bien entretenue par Washington qui a toujours fait et défait tous les gouvernements de cette minorité américaine dans un
pays en Afrique. 

Comme tous les présidents qui l’ont précédée, Ellen Johnson Sirleaf provient de la minorité dite de « civilisés », parce qu’originaire des USA, elle a étudié aux USA, elle y a travaillé. Aujourd’hui, la présidente du Libéria tant adulée est celle-là même qui reconnait avoir financé et porté au pouvoir en 1997 Charles Taylor dont elle a été la collaboratrice intime. A Oslo étaient-ils au courant de ce rapport ? ou bien comme en Côte d’Ivoire, les décisions des instances mises sur pied pour gouverner et gérer les conflits ne comptent pas ? N’empêche la mère patrie américaine a su lui redonner sa sainteté et, alors que Taylor doit répondre de onze chefs d’inculpation de crimes de guerre et crimes contre l’humanité et est aujourd’hui sous les verrous à la Haye, aux Pays-Bas, l’autre,  Johnson bien soutenue par Washington peut tranquillement concourir pour un deuxième mandat  à la présidence de la République, et même devenir un prix Nobel de la Paix démontrant par là l’exemple emblématique de la contradiction et de l’incohérence de la politique occidentale en Afrique. Ce qui me fait dire qu’en Afrique il n’existe pas de dictateur. Il y a les Saints, parce qu’amis de l’Occident; peu importe leur bilan, peu importe leur popularité, peu importe leur rejet par la population, et les mauvais qui tentent de ne pas se mettre au pas; ceux-là sont priés de jouer le jeu de la démocratie en cédant leur place.

Ce n’est pas la première fois qu’un Prix Nobel est purement et simplement utilisé comme instrument de politique étrangère de l’Occident. Prenons l’exemple du dernier avant celui examiné plus haut, le Prix Nobel 2010, le Chinois Liu Xiaobo

EN CHINE, UN PRIX NOBEL POUR TENTER DE DÉSTABILISER LE PAYS. 

Pourquoi le dissident Chinois Liu Xiaobo a-t-il gagné le prix Nobel de la Paix 2010 ?  En quoi s’est-il particulièrement distingué des aux autres très nombreux dissidents Chinois ? Pour sa fâcheuse tendance à insulter son pays et célébrer l’asservissement de la Chine à l’Occident. Voici ce qu’il déclare:

En 1988, alors qu’il travaille comme critique littéraire à la Columbia University à New York, il déclare dans une interview : « s’il a fallu 100 ans de colonisation à Hong Kong pour être ce qu’elle est, alors il faut 300 ans de colonisation à la Chine pour devenir comme Hong Kong mais je ne suis pas sûr que 300 ans suffiraient » pour développer le pays. Comme si cela ne suffisait pas, il ajoute : « la modernisation est synonyme d’occidentalisation totale ». Et encore, notre cher génie de conclure :« choisir de vivre signifie choisir le mode de vie occidental. La différence entre le mode de gouvernement occidental et le mode de gouvernement chinois, c’est la même que celle entre l’humain et le non humain, il n’y a pas de compromis. L’occidentalisation est le choix non pas de la nation mais de la race humaine ». En d’autre terme, selon Liu, les pays qui ne choisissent  pas le mode de gouvernement occidental sont des races animales. Ce que Liu ignore alors, c’est qu’il n’existe pas de mode de gouvernement occidental, chaque pays ayant un système différent de son voisin. Pire, personne n’avait jamais expliqué à Liu les contre performance des Chicago Boys au Chili dans les années 1970. Encore moins les guerres civiles répétitives que ce modèle avait instaurées en normalité au Libéria depuis sa création en 1847 à cause d’un pouvoir entre les mains de 20.000 Noirs Américains avec des noms britanniques et la population locale avec des noms africains.

En 2004, il apporte son soutient à l’agression américaine contre l’Irak avec ces mots : « la guerre contre Saddam Hussein est juste, la décision du président Bush est la bonne (…) un Iraq libre, démocratique et paisible va naître » 

En mars 2008, il soutient la position du Dalaï-lama sur le Tibet, c’est-à-dire que la Chine devrait faire ce que lui demande l’Occident : se désengager du Tibet. Parce que pour Liu, le monde devrait être sous la conduite des États-Unis d’Amérique et la Chine son élève. Il trouve pour cela justifiable toutes les guerres que les Américains peuvent déclencher sur la planète, même contre la Chine pour asseoir sa domination. Il affirme :  » Toutes les guerres importantes menées par le gouvernement américain sont défendables sur le plan éthique » 

Voilà en clair pourquoi cet illustre Chinois a été sélectionné parmi ses 1,3 milliards de concitoyens Chinois comme le tout premier prix Nobel de la Paix de l’Empire du Milieu. 

La malchance c’est que le pays qui distribue ces bons et mauvais points a aussi besoin de la Chine pour vivre. Quelque part, à Oslo, ils ont dû imaginer qu’ils avaient à faire à un pays africain où les dirigeants finissent toujours par se mettre à genou devant l’Occident et leur donner raison parce qu’ils sont des pays autoproclamés riches, autoproclamés développés, autoproclamés démocratiques et autoproclamés généreux. Erreur ! Ils avaient à faire à la Chine qui a tout simplement coupé toute relation au haut niveau. Le jour de la remise de ce prix en décembre 2010, par exemple, la Chine importait 1.000 tonnes par mois de saumon norvégien. Deux mois plus tard en février 2011, on est passé à 75 tonnes. Comme par hasard, les contrôles vétérinaires de la douane chinoise à l’entrée du poisson norvégien en Chine ont subitement découvert que ce poisson n’était pas adapté à la consommation des Chinois. Et depuis un an, la Norvège s’est retrouvée toute seule à gérer son conflit avec le colosse chinois. La solidarité de tout l’Occident qui avait suivi la proclamation du Prix Nobel s’est faite plus discrète, personne ne voulant risquer de voir retomber sur lui la foudre chinoise. Pire, des pays comme le Royaume Uni ont plutôt cherché à tirer profit du faux-pas norvégien pour exporter vers la Chine plus de saumon écossais. La même Norvège pour contrer l’offensive britannique, a tenté de faire transiter son poisson vers d’autres pays, sans succès. Lorsque ce pays scandinave abandonné à son triste sort par toute l’Europe a écourté sa participation aux bombardements de l’Otan contre la Libye, elle a clairement expliqué qu’elle était à court d’argent par des manque à gagner de ses échanges avec la Chine qui paradoxalement a vu ses exportations vers la Norvège augmenter de 43% pendant la même période, les petits Norvégiens ne voulant pas renoncer au dernier Smartphone ou à la dernière tablette, bien évidemment made-in-China. 

QUELLES LEÇONS POUR L’AFRIQUE ? 

La démocratie est un leurre que certains pays utilisent pour s’octroyer un instrument de pouvoir sur les autres en mettant le costume de donneurs de leçons. Mais dans les faits, aucun pays n’est démocratique. Rousseau disait : « les Anglais croient qu’ils sont libres parce qu’ils élisent des représentants tous les cinq ans mais ils ne sont libres qu’un jour tous les cinq ans : le jour de l’élection ». La vérité c’est que le résultat qui sort des urnes est d’abord fonction du système électoral adopté par le petit groupe des politiciens aux affaires du moment, système méticuleusement élaboré avec le seul objectif non pas de faire parler le peuple, mais de se pérenniser au pouvoir. En voici quelques exemples : 

- aux USA Le parti Républicain créée le 28 février 1854 a gagné les premières élections de 1856 et avec un système électoral qui lui est favorable, il a remporté 23 des 39 élections présidentielles aux États-Unis d’Amérique, dont 7 sur 11 les derniers 40 ans, alors que sur le papier, les Démocrates sont plus nombreux que les Républicains. Selon le recensement de 2004, 72 millions d’Américains se sont enregistrés comme Démocrates et 55 millions comme Républicains et 42 millions comme ni à droite, ni à gauche, appelés « Indépendants ». Voilà la preuve même qu’un système électoral peut donner des résultats différents de la volonté populaire. Cherchez l’erreur. Il est dans le système électoral que les politiciens peuvent tripoter pour faire dire au peuple ce qu’ils veulent. Pour l’élection présidentielle de l’année 2000, par exemple, le candidat démocrate Al Gore avait en effet obtenu 550 000 voix de plus que son adversaire républicain George Bush, mais l’histoire retiendra que c’est ce dernier qui a été choisi par le peuple américain. - En France, sous la 5ème République, depuis la prise du pouvoir par le Général De Gaulle le 8 Janvier 1959 comme Président de la République à nos jours, hors mis la parenthèse de François Mitterrand, tous les 5 présidents français ont été de droite. De même pour le Senat qui est à droite depuis sa création en 1958. En septembre 2011, pour la première fois de son histoire, il y a une majorité de gauche. Le plus grave ici est que 53% de ses membres proviennent des communes de moins de 1.500 habitants qui ne sont que 33% de la population française. Encore une fois, la loi électorale en vigueur fait que seulement 33% s’approprie la décision de choix du peuple français.

- En Italie, le système électoral proportionnel à un tour élaboré à la sortie de la deuxième guerre mondiale privera du pouvoir pendant 46 ans les résistants contre le fascisme, le parti Communiste parce que pendant la guerre froide, pour Washington le plus puissant parti communiste de l’Occident avec 40% de l’électorat ne devait pas accéder au pouvoir. Encore une fois, le peuple n’a jamais eu son mot à dire. Même lorsqu’il a voté en masse, son vote a été orienté vers le résultat déjà voulu.

En conclusion, si la « communauté Internationale » croyait dans la démocratie qu’elle professe et cherche à exporter, elle serait la première à l’appliquer à la majorité de la population autochtone dite africaine du Libéria. Mais c’est juste une manœuvre de diversion, une propagande pour asseoir la domination économique sur les autres peuples du monde. Il s’agit de mettre les administrations publiques de la planète au service d’une poignée de multinationales très actives à financer les élections américaines et se garantir la mise au pas de toute l’administration américaine pour assurer le profit de leurs entreprises sur la planète entière. Et dans tout cela, nulle part le peuple n’a son mot à dire. C’est raté, parce que la Chine qui avance sachant que les règles de ce jeu sont truquées d’avance, a décidé d’inventer son propre jeu, sa propre danse que l’occident a un mal fou à suivre. Il serait tant qu’il change vite de logiciel pour l’adapter au nouveau monde avec les nouvelles règles de jeu dictées par la Chine.  Le plus difficile à admettre pour Washington dans la question Libérienne c’est que le seul élément positif des 6 ans de Madame Johnson à la tête du Libéria est d’avoir réussi l’exploit d’un afflux de capitaux étrangers. Malheureusement ces investissements évalués à environ 20 milliards de dollars US sont pour 75% chinois et le restant 25% partagé entre l’Inde et le Brésil. Peut-on prétendre commander l’Afrique et le monde sans en avoir les moyens ? 

Genève le 12/10/11 

(*) Jean-Paul Pougala est un universitaire et écrivain d’origine camerounaise, directeur de l’Institut d’Études Géostratégiques et professeur de sociologie à l’Université de la Diplomatie de Genève en Suisse. 

E-mail : pougala@gmail.com et site Web : www.pougala.org 

 

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APRÈS LA DÉSTABILISATION DE LA LIBYE PAR LE G3 (FRANCE, ANGLETERRE ET USA) POUR L’OR NOIR, A QUI LE TOUR EN AFRIQUE PROCHAINEMENT ?

Posté par badjheca le 21 octobre 2011

photo115.jpgPar Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain/stratège 

A la suite de ma lettre prémonitoire ouverte au Peuple Camerounais, publié au mois d’avril 2011, l’Afrique vient de perdre un de ses digne fils : le Patriote et Martyr MOUAMMAR KADHAFI, guide de la révolution Libyenne, assassiné pour la cause des États-Unis d’Afrique le jeudi 20 octobre 2011 sous la conspiration de la France de Nicolas SARKOZY et de son allié BARACK Hussein Obama, des USA;

voici quelques morceaux choisi des paragraphes de cette lettre ouverte au Peuple Camerounais relative au complot de déstabilisation du Cameroun : (…) Peuple du Cameroun, peuple de l’Ouest, peuple Bassa, peuple nationaliste, peuple du travail, peuple qui soutient l’économie de ce pays, la paix est le premier capital d’une nation. Tous ensembles bâtissons-là.  Qui mieux que vous avez souffert de la guerre de l’indépendance du Cameroun par des troubles du maquis qui a fait des ravages en pays bamiléké comme en pays bassa avec des centaines de milliers de morts et les destructions de vos biens. 

Vous avez fait le deuil et les funérailles de tous les morts et disparus. 50 ans après, vous êtes debout et le Cameroun est fier de vous. Vous avez reconstruit vos différents  villages dévastés par les troubles. Ceci n’à été possible que grâce à la paix et à la stabilité politique du Cameroun après les troubles. 

Hier comme aujourd’hui, ce sont les richesses de notre sous-sol qui attirent les convoitises des puissances chez nous en Afrique. Ces puissances n’ont pas d’amis sauf nos richesses les intéresses au prix de rien ou de la déstabilisation de nos États.

Cette exploitation de nos matières premières par les puissances devient de plus en plus difficile avec nos Chefs d’États actuel cumulant plusieurs années au pouvoir que les puissances extérieures n’arrivent plus à manipuler facilement. Ils veulent le pétrole du golfe de guinée dont-il fixe eux-mêmes le prix sur le marché international. Il en est ainsi du cacao-café, du coton, du bois, du diamant, de l’or, de l’uranium, du fer, du cobalt, du manganèse du mercure et de beaucoup d’autres richesses de notre sous-sol africain.

Ceux de nos Chefs d’États qui refusent de brader ces richesses énumérées au prix de rien en exigeant des contrats béton pour exploiter les richesses de leur pays sont menacés de renversement du pouvoir par tous les moyens. L’opposition est toujours mise à contribution dans ce jeu de la course au pouvoir contre les intérêts du peuple pour la plus part des cas. Aujourd’hui, les puissances se cachent derrière le vernis des élections dont-ils exigent le départ desdits dirigeants cumulant plusieurs années au pouvoir sous le fallacieux prétexte de leur longévité au pouvoir et de bonne gouvernance.

Les opposants véreux africain qui ont soif du pouvoir au prix de tout, signe avec les puissances extérieures des accords contre natures et contre les intérêts du peuple qu’ils appellent par après au soulèvement insurrectionnel pour accéder au pouvoir quand ils échouent aux élections. Quand la guerre éclate, les puissances prennent le camp des insurgés et bombarde les positions des forces loyalistes sur le terrain pour faire plier le pouvoir en place.

Tout homme politique africain qui signe un accord au prix de rien avec une quelconque puissance extérieur pour l’exploitation des richesses de sont pays à obligation de respecter ledit contrat. Le feu Président S.E Joseph Kabila à payer le prix du non respect du contrat signé au maquis avec ces puissances pour renverser le feu Président S.E Mobutu Séssé Seko. Le jeune Président S.E Ali Bongo du Gabon en sait quelque chose aujourd’hui avec la France qui l’a soutenu contre un adversaire qui à refuser pour le moment de jouer le jeu des hommes politiques Africain véreux.

Au Cameroun, sous la deuxième République avec le Président S.E Paul BIYA, patriote, nationaliste, sage et homme de paix, diplomate non affiché, qui se refuse de bombé le torse de l’agitation du nationalisme comme l’ont fait et continu de l’afficher certain leaders Africains, a réussi par la ruse à introduire dans son pays des nouvelles puissances partenaires avec qui le Cameroun à signé des contrats bétons gagnants-gagnants avec les autres États du monde en dehors de la puissance tutélaire qu’est la France.

 

La rechigne du Président Français S.E Nicolas SARKOZY à venir au Cameroun est en signe de protestation de la perte de tous les gros marchés sur le Cameroun avec à la clé, l’entré de ses concurrents avec qui des contrats bétons gagnants-gagnants ont été signés par le Président S.E Paul BIYA, au nom des intérêts du peuple Camerounais.

… Le Cameroun avec le Président S.E Paul BIYA, … à gagné avec le temps, le conflit de Bakassi sur le terrain du droit et non sur le terrain de la guerre comme cela se voit sur d’autres cieux. Les Camerounais de tous bords ont admirés le doigté avec lequel il a su gérer le conflit de Bakassi.

Dans notre société Bantous, il existe des médiums, voyants ou des prophètes qui lisent dans la boule de cristal d’un peuple afin de le renseigné là où l’on vient et là où l’on va. Que le complot de la déstabilisation de nos pays réussisse avec la bénédiction de nos opposants véreux qui agite la longévité au pouvoir et la dictature des Chefs d’État en fonction qui refusent de continuer à jouer le jeu des réseaux mafieux au détriment de leurs peuples devrait nous amener à réfléchir afin de nous préparer pour barrer la route à la recolonisation de nos pays à travers les matières premières. C’est ça la vérité peuple Camerounais.

Voilà la Cote d’ivoire ; Voilà la Tunisie ; Voilà l’Égypte ; Voilà la Libye ; Et demain à qui le tour ?

Le complot sur le Cameroun serait déjà planifié. Cela se passera par la contestation du faible taux d’inscription des Camerounais sur la liste électorale et du faible taux de participation des électeurs aux élections présidentielles qui seront exploités par certains opposants véreux qui ont déjà prix langue avec la France qu’ils combattaient hier. Ce n’est pas pour rien que la campagne nationale d’inscription sur la liste électorale est lancée avec la gratuité du coût d’établissement des cartes nationales d’identité et la signature gratuit de toutes les pièces y afférentes dans les mairies et dans les Tribunaux.

Peuple Camerounais, chers jeunes, je vous lance cet appel : debout comme un seul homme, inscrivez-vous massivement sur les listes électorales pour aller voter massivement le moment venu le choix de la paix et non de la guerre. La paix est le premier capital de notre nation. Tous ensembles, bâtissons-là. La stabilité politique et économique de notre pays en dépend. En qualité de citoyen,  je vous dis merci Excellence Monsieur le président. Vous avez déjà mon suffrage et j’appelle les autres compatriotes à faire de même pour barrer la route à la recolonisation de nos matières premières. C’est ça la vérité peuple Camerounais.

Les ennemis de la nation disent qu’il n’y aura pas d’élection au Cameroun et appelle les Camerounais et Camerounaise à ne pas s’inscrire sur les listes électorales parce que le complot des puissances les arrange. Pour arriver au pouvoir, la stratégie sera l’appel insurrectionnel populaire le moment venu quand ils auront échoués aux élections qu’ils auront participé malgré eux sur la pression de la puissance tutélaire et de ses alliés. C’est ça la vérité peuple Camerounais.

Que valent nos activistes nationalistes et panafricanistes auprès du guide Libyen Mouammar KADHAFI qui se bat tout seul contre les bombardements de la France et de ses alliés pour le contrôle du pétrole Libyen? Le jeu trouble de l’opposition confortera le complot sur le Cameroun à l’avantage de la puissance tutélaire et de ses alliés.

Je rends public le complot de la puissance tutélaire et de ses alliés pour préparer la jeunesse camerounaise à se mettre débout unis derrière le Président S.E Paul BIYA comme un seul homme en s’inscrivant massivement sur les listes électorales pour barrer la route à toute tentative de déstabilisation de notre pays à partir de nos compatriotes de l’opposition qui sont prêt à tout pour arriver au pouvoir au prix de leur seul intérêts au détriment du peuple Camerounais par l’appel insurrectionnel populaire le moment venu quand ils auront échoués aux élections.

Faire échec à tout mot d’ordre de soulèvement populaire est un devoir de salut national qui empêchera l’appétit des puissances à venir recoloniser nos ressources naturelles comme chez nos frères qui se sont réveillé tard et qui n’était pas préparer à temps ou pas du tout. Ne nous plaignons pas demain si nous croisons les bras pour laisser le malheur s’abattre sur notre pays. Refusons de tomber dans le piège des pays voisins.

Maintenant que le complot de la déstabilisation du Cameroun est éventré et qui passera par l’opposition sur le fallacieux prétexte d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir du Président S.E Paul BIYA, il appartient au peuple de manger l’antidote de cette longévité au pouvoir en allant s’inscrire massivement sur les listes électorales et plébiscité la paix au Cameroun en refusant de manger le biscuit sucré empoisonné de la démocratie constipé de la déstabilisation du Cameroun donc le label de vente sera la contestation du faible taux d’inscription et du faible taux d’expressions de suffrages des Camerounais. Notre malheur comme notre bonheur dépendra de ce que nous voulons faire du Cameroun émergent à l’horizon 2035. A bon entendeur…salut.

Debout la jeunesse Camerounaise, tous unis derrière le candidat de la paix S.E Paul BIYA. Fais quoi fais quoi la jeunesse vaincra. » Fin des paragraphes de la lettre ouverte.

Le Patriote et Martyr MOUAMMAR KADHAFI, assassiné sous la conspiration des bombardements de la France et des USA le jeudi 20 octobre 2011 pour le pétrole Libyen, lequel or noir finançait le projet du processus des États-Unis d’Afrique, appelle le patriotisme et la conscience de la jeunesse Africaine en générale et Camerounaise en particulier, de ne jamais donner aucun prétexte aux puissances extérieures de s’accaparer de nos richesses en suivant l’appel insurrectionnel de certains compatriotes sous le fallacieux alibi d’absence de démocratie et de longévité au pouvoir de nos dirigeants taxés de dictateurs par les puissances qui y trouvent un intérêt.

Lesquels dirigeants Africains qui ont comprit avec le temps, – à l’instar de S.E Paul BIYA, de part sa longévité de 29 ans de pouvoir – le jeu des multinationales dans nos pays, mais malheureusement semble-t-il incompris par le petit peuple, se refusent aujourd’hui au nom des intérêts du peuple entier, de continuer à jouer le jeu invisible de ces multinationales qui mènent la guerre de la conquête des matières premières dans nos pays Africains par leurs gouvernements respectifs sous le faux prétexte d’exporter la démocratie et instauré la bonne gouvernance. Le cas de la Libye avec l’assassinat du Patriote et Martyr Mouammar KADHAFI est édifiant.

logordpcnouvelledynamique.jpgPour la souveraineté de l’indépendance économique d’un Cameroun en marche vers l’émergence à l’horizon 2035 et non à l’aventure incertain des bonimenteurs du chaos de l’appel insurrectionnel de la déstabilisation du Cameroun, le peuple Camerounais mature, face à son destin le 09 octobre 2011, à plébiscité Paul BIYA le candidat de la paix, déclaré vainqueur par la Cours Suprême, siégeant en lieu et place du Conseil Constitutionnelle le vendredi 21 octobre 2011, par 3.772.527 voix (77,989%) devant Ni John Fru Ndi son challenger de toujours du Social Democratic Front (SDF)  qui obtient 578.175 voix (10,712%). Le taux de participation, seul enjeu du scrutin, était de 65,82% contre 82,83% en 2004.

Le Cameroun, vis-à-vis des puissances tutélaires ne serait-il pas proche du terme du bail cinquantenaire ou plus des accords secrets qui plombe le décollage du pays ? N’est-ce pas le terme dudit bail qui dicte la prospective du pays sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035 ? Toute entrave d’alternance non pacifique au pouvoir au Cameroun n’appellera-t-elle pas forcement une intervention desdites puissances qui rallongerait le terme du bail pour maintenir le pays sous la domination extérieure comme c’est le cas en Côte-d’Ivoire ? La mort du Patriote et Martyr Mouammar KADHAFI aura-t-elle un impact sur le processus des États-Unis d’Afrique ? Pour la réponse à ces multiples interrogations, à la jeunesse Africaine en générale et Camerounais en particulier d’ouvrir les yeux pour comprendre la marche géostratégique du monde basé que sur des intérêts.

photoduguidekadhafilafricain.jpgEn cette triste journée du jeudi 20 octobre 2011, de l’assassinat du Patriote et Martyr Mouammar KADHAFI pour la Libye et l’Afrique,

la republication du texte de feu Marcus Garvey semble plus que vivant; LES TRAITRES et je cite: Dans la lutte pour s’élever, les opprimés sont toujours handicapés par ceux d’entre eux qui trahissent leur propre race, c’est-à-dire par les hommes de peu de foi, et tous ceux qui se laissent corrompre et acceptent de vendre les droits de leurs propres frères.

Nous non plus, membres de la race noire, ne sommes pas totalement à l’abri de ce genre de fléau. Si j’exprime le fond de ma pensée, je dirai même que nous en sommes affligés plus que toute autre race, parce que nous n’avons pas la formation et la préparation nécessaires pour occuper la place qui nous revient parmi les peuples et les nations du monde.

Chez les autres races, le rôle du traitre se limite en général à l’individu médiocre et irresponsable. Les traîtres de la race noire, malheureusement, sont la plupart du temps, des gens haut placés par l’instruction et la position sociale, ceux-là même qui s’arrogent le titre de leaders.

De nos jours, en effet, tout individu, ou presque, qui tente sa chance comme leader de la race, commence par s’établir, tel un animal domestique, dans les faveurs d’un philanthrope d’une autre race : il va le voir, dénigre sa race dans les termes les plus vils, humilie sa fierté d’homme, et gagne ainsi la sympathie du «grand bienfaiteur», qui lui dicte ce qu’il doit faire dans son rôle de leader de la race noire. En général, c’est : «Va dire à tes gens d’être humbles et soumis ; dis leur d’être de bons serviteurs, obéissants et loyaux envers leur maître. Si tu leur enseignes ce genre de doctrine, tu peux toujours compter sur moi pour te donner 1000 dollars, ou 5000 dollars par an de revenus, pour ton journal et l’institution que tu représentes. Je te recommanderai à mes amis comme un brave homme sans problèmes».

Nanti de ces avis, et d’une promesse de patronage, le leader noir ordinaire s’en va guider les masses infortunées. Il nous dit tout le bien possible de Mr Untel, nous racontes combien nous avons de bons amis dans l’autre race, et assure que tout ira bien à condition qu’on s’en remette complètement à lui. Voici le genre de direction que nous subissons depuis un demi-siècle. Je ne vois là rien d’autre que perfidie et trahison de la pire espèce.

Si l’homme qui met en difficulté son pays est un traître, celui qui brade les droits de sa race n’est pas autre chose. Tant que nous ne serons pas établis en tant que nation de 400 millions d’hommes, et que nous n’aurons pas fait comprendre à ceux qui se sont placés à notre tête que nous sommes mécontents et dégoûtés ; tant que nous n’aurons pas choisi nous-mêmes un leader envers qui nous remplirons nos engagements, nous serons incapables de sortir du bourbier de la dégradation et de nous élever vers la liberté, la prospérité et l’estime humaine.

Marcus Garvey.

Douala 5ème, le 21 octobre 2011

(é) Youssouf BAMEN,

Directeur du Cabinet BIT & CO LTD.                                                  

Site Web : http://badjheca.unblog.fr E-mail : bitcoltd@yahoo.fr

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BONNE GOUVERNANCE : BARACK OBAMA PEUT-IL DONNER DE LEÇONS À L’AFRIQUE ?

Posté par badjheca le 24 octobre 2011

Recoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain

photojeanpaulpougala1.jpgde Jean-Paul Pougala*
(ou l’affaire de la faillite la plus rapide du siècle (15 mois) avec 535 millions d’argent public, 700 millions d’argent privé et 1100 chômeurs).

Paul Biya Réélu Président du Cameroun. Cette fois-ci c’est l’Agence d’information chinoise CHINE NOUVELLE, suivie par une autre Agence XINHUA qui est la toute première à publier l’information.  On peut en déduire que l’Ambassadeur Américain à Yaoundé a beau dénoncer les failles de l’organisation des élections, plus rien au Cameroun ne se fera sans l’aval des Chinois. Avec cette instantanéité, Pékin veut faire comprendre à Washington que le Cameroun n’est pas la Côte d’Ivoire, encore moins la Libye. La nouveauté est que la nouvelle a été rendue publique en Chine même avant la Cour Suprême du Cameroun. Qui vivra, verra. Voir pour plus de détail :

http://french.cri.cn/781/2011/10/21/443s258438.htm.

Avec ce genre d’analyse, beaucoup de personne m’accusent que je soutiens trop la Chine.  Le fait est que, si les pays Africains doivent avoir un Patron, il vaut mieux en avoir un avec les poches pleines plutôt que celui avec les poches trouées qui doit en plus venir nous faire la leçon de bonne gouvernance qu’il n’arrive pas lui-même à appliquer chez lui.

Aujourd’hui il y a un seul patron dans le bateau « monde » et c’est la Chine. Je soutiens juste que l’Afrique ne doit plus avoir de patron et que si vraiment elle doit en avoir un, elle ne peut pas avoir des
patrons par procuration que sont les Occidentaux. Parce que, si les Occidentaux ne peuvent pas sauver un des leurs, en l’occurrence la Grèce, ce n’est pas pour tout un continent comme l’Afrique qu’ils feront des miracles ; miracles qu’ils n’ont pas fait en 500 ans.

Par exemple, au moment où mercredi 19/10/2011, l’Ambassadeur des USA critiquait les élections Camerounaises du haut de l’habituelle position d’arrogance de donneur de leçons, le vrai patron du Monde la Chine, tapait sur les doigts de son Supérieur, Monsieur Obama pour la faillite de Solyndra, une Start-up créée en 2005 que Obama avait présentée comme la merveille américaine pour la production des panneaux solaires et y a englouti un prêt fédéral de 535 millions de dollars et 700 millions de dollars des investisseurs privés, alors que son dossier de prêt était recalé plusieurs fois par différentes bureaux, jugé non solide.

Durant sa visite dans cette entreprise de Fremont, en Californie, le Président Américain Obama l’avait vantée comme un créateur modèle d’« emplois verts » et relayé par son vice-président Biden. Mais ce qui chiffonne tant le Patron chinois dans cette affaire n’est pas tellement la faillite soudaine d’une entreprise douteuse qui a englouti autant d’argent, mais c’est parce que le Président Américain a reçu à la maison Blanche 20 fois son créateur alors que son dossier du prêt était encore en cours  d’analyse, comme nous le révèle le magazine américain le Weekly Standard du 3 Octobre 2011.

Pour des raisons de réciprocité d’immixtion des USA dans la politique intérieure des pays africains, quelle serait le regard de l’administration Obama, s’il advenait que le Cameroun par la voie de son Ambassade à Washington, questionne Monsieur Obama sur le pourquoi de ces 20 rencontres en un an, alors que la demande de prêt était encore en cours d’examen ? Comment expliquer que les dépenses de la Solyndra pour corruption de politiciens de Washington (appelée là-bas Lobbying) ait bondit de 160.000 USD en 2008 sous l’administration Bush, à 550.000 USD en 2010 sous Obama ? Peut-être qu’en tapant du poing sur la table avec son « opération épervier », l’administration Biya réussira-t-elle là où a failli même le Comité de l’Énergie et du Commerce de la Chambre des Représentants Américains, les acteurs de ce sale feuilleton d’immoralité politique se retranchant derrière le Cinquième Amendement de la Constitution américaine pour garder le silence et ne pas devoir répondre aux questions les plus embarrassantes.

Comme quoi, avant d’aller dire au monde ce qu’il doit faire, ne conviendrait-il pas à ceux qui le font de commencer à balayer devant leur porte? Ils économiseraient ce temps précieux de donneur des leçons aux autres pour se ménager eux-mêmes, pour se sauver eux-mêmes.

Jean-Paul Pougala

www.pougala.org

Email: pougala@gmail.com

Genève le 21/10/2011

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APRES LA MORT DE KADHAFI : « L’AFRIQUE PLEURE, SARKOZY RIT »

Posté par badjheca le 24 octobre 2011

Recoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte, consultant politique de terrain/stratègecalithebeyala.jpgde Calixthe Beyala

KADHAFI est mort ? Peut-être. L’Afrique est morte ? La Grande Afrique, une et indivisible ? Sûrement ! Elle s’en est allée en ce triste jour du 21 octobre 2011, avec le seul qui la portait sur son coeur, dans ses tripes ! Elle s’en est allée avec celui-là, digne fils de son peuple qui suppliait les chefs d’Etats larbins de construire une grande armée africaine, une grande industrie africaine, de s’unir pour être plus forts devant les autres grands groupes du monde. Et je pense que jamais, la tristesse ne m’avait autant habitée.

Pour moi qui l’ai connu, qui l’ai soutenu dans différents sommets où il essayait de raisonner ses pairs sur la nécessité de bâtir cette Afrique pour le bienfait des générations futures. Je me souviens des sourires hypocrites et goguenards de ces lâches, ces contremaîtres qui se disent Présidents tournant en rond, renvoyant en permanence à demain, l’urgence… Parce que leurs Maîtres leur avaient demandé de ne pas accepter l’idée cette Afrique unie et lumineuse, riche et fière, cette Afrique tout en rêve splendide kadhafiste.

« Kadhafi est mort, assassiné par Sarkozy-BHL et leur coalition de fascistes ! Oui, il est parti… L’Afrique est orpheline. L’Afrique a perdu son père. Et l’Afrique pleure cette mère Libye. Et l’Afrique pleure… Et ses tonnes de larmes déversées formeront peut-être une rivière qui reviendra peut-être reverdir les tombes, les tombes encore, des milliers de morts, des martyrs, ceux-là qui pensaient qu’il valait mieux mourir que vivre assujetti !

L’Afrique pleure ; Sarkozy lui a ôté l’essence de sa vie ! L’Afrique pleure les meurtres perpétrés par Sarkozy ; Sarkozy dorlote la nouvelle-née de sa femme Carlita… Sarkozy rit et se réjouit de la mort de l’Afrique… Sarkozy rit et se réjouit de la naissance de sa fille… Tandis que les larmes salées de l’Afrique tournoient autour des joues des femmes africaines devenues folles de douleur ; et ce chagrin coincé entre les pupilles des hommes honteux de n’avoir pas su protéger leurs terres, de n’avoir pas su se battre pour leurs familles, apeurés sans doute que Sarkozy-BHL se fâchent et distribuent d’autres bombes toutes aussi meurtrières…

Apeurés pour rien, pour tout, ignorant qu’il conviendrait de ne pas avoir peur de mourir car un homme indigne n’en est plus un, car un homme castré n’en est plus un, car vaut mieux mourir que de vivre dans l’indignité !

Et Kadhafi l’avait compris… Et Kadhafi l’avait senti, sans doute choisi par les Dieux, cet homme exceptionnel, savait qu’il valait mieux vivre auprès des Dieux dans la dignité que cette insupportable honte qui submerge l’Afrique incapable…

Et Kadhafi l’avait compris, lui si fier qu’il nous couvrait de ce trop-plein de fierté. Qu’allons donc devenir, sans sa subtilité politique, sans cette vision grandiose qui s’en allait au-delà de lui ?

L’Afrique est morte avec Kadhafi ? Peut-être pas… Peut-être prendre un thé et penser à quelque chose de beau, penser et se dire que tout n’est pas fini, que peut-être demain en s e réveillant, le monde aurait changé parce que l’homme africain aura changé…

Penser au beau à venir même s’il ne s’agit que d’un rêve… penser que réunir la diaspora Africain-française est déjà beaucoup, que cette petite touche pourrait être un peu d’espoir dans ce monde où l’homme africain n’est pas, où la femme noire n’est pas, où le racisme géopolitique sarkozyste décide que finalement la vie d’un Africain ne compte pas. Ou si peu. Qu’il peut décider de qui doit vivre. Ou mourir. »

Source: Le nouveau Courrier-Le quotidien Ivoirien

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CAMEROUN : les résultats de la présidentielle par régions.

Posté par badjheca le 24 octobre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain/stratège

Voici les résultats de l’élection présidentielle dans chacune des dix régions du pays.

1-ADAMAOUA

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

437 130

ATANGANA N.

513

0,16%

LONTOUO M.

364

0,11%

AYAH Paul

487

0,15%

MOMO Jean

644

0,20%

VOTANTS

313 922

BILE Olivier

491

0,15%

MUNA Achuo

741

0,24%

BIYA Paul

265 368

86,15%

NDAM NJOYA

2631

0,85%

Pourcentage de participation

71,81%

DANG Esther

538

0,17%

NGO Fritz

403

0,13%

DZONGANG A.

665

0,21%

FRU NDI

5811

1,88%

BULLETINS

NULS

5895

EKANE Anicet

445

0,14%

NJEUNGA Jean

492

0,15%

EKINDI Jean J

701

0,22%

NYAMNDI G.

325

0,10%

SVE*

308 027

FEUZEU Isaac

655

0,21%

SOH FONE D.

305

0,09%

GARGA Haman

24 209

7,85%

TABI OWONO

315

0,10%

ABSTENTION

123 208

Hameni Bieleu

379

0,12%

WALLA Edith

1179

0,38%

Kamgang Hubert

366

0,11%

     

2-CENTRE

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%Candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

1 227 910

ATANGANA N.

1403

0,17%

LONTOUO M

842

0,10%

AYAH Paul

1044

0,13%

MOMO Jean

3675

0,45%

VOTANTS

815 275

BILE Olvier

2038

0,25%

MUNA Achu

1753

0,21%

BIYA Paul

692 106

86,22%

NDAM Njoya

5601

0,69%

Pourcentage de participation

66,39%

DANG Olivier

4790

0,59%

NGO Fritz

573

0,07%

DZONGANG A.

3517

0,43%

FRU NDI

38 989

4,85%

BULLETINS

NULS

12 563

EKANE Anicet

2467

0,30%

NJEUNGA Jean

670

0,08%

EKINDI Jean J.

2403

0,29%

NYAMNDI G

492

0,06%

SVE

802 712

FEUZEU Isaac

976

0,21%

SOH FONE D.

621

0,07%

GARGA Haman

26 458

3,29%

TABI OWONO

760

0,09%

ABSTENTION

412 635

Hameni Bieleu

1177

0,14%

WALLA Edith

8975

1,11%

Kamgang Hubert

1382

0,17%

     

3-EST

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%Candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

379 968

ATANGANA N.

332

0,13%

LONTOUO M

262

0,10%

AYAH Paul

441

0,17%

MOMO Jean

549

0,21%

VOTANTS

256 155

BILE Olivier

5755

2,28%

MUNA Achuo

711

0,28%

BIYA Paul

226 287

89,99%

NDAM Njoya

1501

0,59%

Pourcentage de participation

67,41%

DANG Esther

484

0,19%

NGO Fritz

378

0,15%

DZONGANG A.

706

0,28%

FRU NDI

4329

1,72%

BULLETINS

NULS

4700

EKANE Anicet

420

0,16%

NJEUNGA J

428

0,17%

EKINDI Jean J

533

0,21%

NYAMNDI G

249

0,09%

SVE

251 455

FEUZEU Isaac

299

0,11%

SOH FONE D

198

0,07%

GARGA Haman

5991

2,38%

TABI OWONO

204

0,04%

ABSTENTION

123 813

Hameni Bieleu

270

0,10%

WALLA Edith

802

0,31%

Kamgang Hubert

326

0,12%

     

4-EXTREME-NORD

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

1 436 052

Atangana Nsoé

2213

0,20%

Lontouo M

2028

0,18%

Ayah Paul

3528

0,32%

Momo Jean

2579

0,23%

VOTANTS

1 125 559

Bilé Olivier

2823

0,25%

Muna Achuo

5066

0,46%

Biya Paul

990 947

90,15%

Ndam Njoya

3806

0,34%

Pourcentage de participation

78,37%

Dang Esther

3464

0,31%

Ngo Fritz P

3430

0,31%

Dzongang Albert

4536

0,41%

Ni J. Fru Ndi

11 775

1,07%

BULLETINS

NULS

26 430

Ekane Anicet

1744

0,15%

Njeunga Jean

2625

0,23%

Ekindi Jean J

3961

0,36%

Nyamndi G.

1734

0,15%

SVE

1 099 129

Feuzeu Isaac

2531

0,23%

Soh Fone D

1235

0,11%

Garga Haman

38 871

3,53%

Tabi Owono

1610

0,14%

ABSTENTION

310 493

Hameni Bieleu

1564

0,14%

Walla Edith Kù

4934

0,44%

Kamgang Hubert

2114

0,19%

     

5-LITTORAL

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%Candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

920 928

ATANGANA N.

506

0,13%

LONTOUO M

708

0,19%

AYAH Paul

1015

0,27%

MOMO Jean

5356

1,43%

VOTANTS

397 961

BILE Olivier

1056

0,28%

MUNA Achuo

1616

0,43%

BIYA Paul

226 840

60,91%

NDAM Njoya

7236

1,94%

Pourcentage de participation

43,25%

DANG Esther

2493

0,66%

NGO Fritz

1105

0,29%

DZONGANG A.

6762

1,81%

FRU NDI J.

72 269

19,40%

BULLETINS

NULS

25 583

EKANE Anicet

2586

0,69%

NJEUNGA J.

1055

0,28%

EKINDI Jean J

8298

2,22%

NYAMNDI G

481

0,12%

SVE

372 378

FEUZEU Isaac

794

0,21%

SOH FONE D

615

0,16%

GARGA Haman

20 573

5,52%

TABI OWONO

485

0,13%

ABSTENTION

522 967

Hameni Bieleu

2141

0,57%

WALLA Edith

8146

2,18%

Kamgang Hubert

943

0,25%

     

 6-NORD

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%Candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

636 326

ATANGANA N.

1561

0,37%

LONTOUO M

1392

0,33%

AYAH Paul

1699

0,40%

MOMO Jean

1848

0,44%

VOTANTS

432 795

BILE Olivier

1484

0,35%

MUNA Achuo

2385

0,56%

BIYA Paul

354 682

84,75%

NDAM Njoya

2057

0,49%

Pourcentage de participation

68,01%

DANG Esther

1909

0,45%

NGO Fritz

1867

0,44%

DZONGANG A.

2776

0,66%

FRU NDI

5811

1,38%

BULLETINS

NULS

14 308

EKANE Anicet

1301

0,31%

NJEUNGA J.

2070

0,49%

EKINDI Jean J

1979

0,47%

NYAMNDI G

1068

0,25%

SVE

418 487

FEUZEU Isaac

1832

0,43%

SOH FONE D

805

0,19%

GARGA Haman

24 841

5,93%

TABI OWONO

1063

0,25%

ABSTENTION

203 531

Hameni Bieleu

1051

0,25%

WALLA

1822

0,43%

Kamgang Hubert

1187

0,28%

     

7-NORD OUEST

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

741 132

ATANGANA N.

250

0,05%

LONTOUO M

322

0,07%

AYAH Paul

892

0,21%

MOMO Jean

493

0,11%

VOTANTS

429 953

BILE Olivier

257

0,06%

MUNA Achuo

2549

0,60%

BIYA Paul

179 575

42,60%

NDAM Njoya

476

0,11%

Pourcentage de participation

58,01%

DANG Esther

393

0,09%

NGO Fritz

273

0,06%

DZONGANG A

581

0,13%

FRU NDI

230 784

54,75%

BULLETINS

NULS

8431

EKANE Anicet

246

0,05%

NJEUNGA J

342

0,08%

EKINDI Jean J

416

0,09%

NYAMNDI G

298

0,07%

SVE

421 522

FEUZEU Isaac

391

0,09%

SOH FONE D

144

0,03%

GARGA Haman

933

0,22%

TABI OWONO

214

0,05%

ABSTENTION

311 179

HAMENI V

229

0,05%

WALLA Edith

1147

0,27%

KAMGANG H.

317

0,07%

     

8-OUEST

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%Candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

753 794

Atangana Nsoé

676

0,13%

LONTOUO M

1344

0,27%

AYAH Paul

906

0,18%

MOMO Jean

7458

1,50%

VOTANTS

505 617

BILE Olivier

753

0,15%

MUNA Achuo

2152

0,43%

BIYA Paul

329 246

66,22%

NDAM Njoya

56 807

11,42%

Pourcentage de participation

67,07%

DANG Esther

1328

0,26%

NGO Fritz

752

0,15%

DZONGANG A

5698

1,14%

FRU NDI

64 376

12,94%

BULLETINS

NULS

8420

EKANE Anicet

1133

0,22%

NJEUNGA J

971

0,19%

EKINDI Jean J.

2086

0,41%

NYAMNDI G

823

0,16%

SVE

497 197

FEUZEU Isaac

1054

0,21%

SOH FONE D

856

0,17%

GARGA Haman

10 087

2,02%

TABI OWONO

734

0,14%

ABSTENTION

248 177

Hameni Bieleu

3305

0,66%

WALLA Edith

3506

0,70%

Kamgang Hubert

1146

0,23%

     

9-SUD

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%Candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

311 878

ATANGANA N.

84

0,03%

LONTOUO M

36

0,01%

AYAH Paul

53

0,02%

MOMO Jean

140

0,05%

VOTANTS

260 927

BILE Olivier

100

0,03%

MUNA Achuo

101

0,03%

BIYA Paul

250 860

96,57%

NDAM Njoya

1952

0,75%

Pourcentage de participation

83,66%

DANG Esther

135

0,05%

NGO Fritz

40

0,01%

DZONGANG A.

156

0,06%

FRU NDI

3804

1,46%

BULLETINS

NULS

1173

EKANE Anicet

75

0,02%

NJEUNGA J.

36

0,01%

EKINDI Jean J.

197

0,07%

NYAMNDI G

41

0,01%

SVE

259 754

FEUZEU Isaac

37

0,01%

SOH FONE D

34

0,01%

GARGA Haman

1266

0,48%

TABI OWONO

51

0,01%

ABSTENTION

50 951

Hameni Bieleu

60

0,02%

WALLA Edith

447

0,17%

Kamgang Hubert

49

0,01%

     

10-SUD OUEST

INTITULE

Chiffres

Candidat

SVE

%candidat

Candidat

SVE

%Candidat

INSCRITS

652 161

ATANGANA N

484

0,12%

LONTOUO M

559

0,14%

AYAH Paul

51 011

13,04%

MOMO Jean

783

0,20%

VOTANTS

397 078

BILE Olivier

417

0,10%

MUNA Achuo

1269

0,32%

BIYA Paul

246 017

62,92%

NDAM Njoya

918

0,23%

Pourcentage de participation

60,88%

DANG Esther

857

0,21%

NGO Fritz

423

0,10%

DZONGANG A

754

0,19%

FRU NDI

78 549

20,09%

BULLETINS

NULS

6138

EKANE Anicet

578

0,14%

NJEUNGA J.

513

0,13%

EKINDI Jean J

853

0,21%

NYAMNDI G

399

0,10%

SVE

390 940

FEUZEU Isaac

617

0,15%

SOH FONE D

245

0,06%

GARGA Haman

1611

0,41%

TABI OWONO

342

0,08%

ABSTENTION

255 083

Hameni Bieleu

337

0,08%

WALLA Edith

3028

0,77%

Kamgang Hubert

376

0,09%

     

SVE : Suffrages valablement exprimés

Source : Quotidien National Cameroon Tribune- Jean Francis BELIBI

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AFRIQUE- LES JEUNES DOIVENT OSER DANS LA COURSE AU POUVOIR

Posté par badjheca le 26 octobre 2011

Recoupé par  Youssouf Bamen C.-Consultant politique de terrain/stratègepougala1.jpgTexte de Jean-Paul Pougala* 

« Plus, vous jeunes, vous entrerez en politique, et plus tôt nous pourrons réaliser le rêve d’une Afrique  débout et fière d’elle-même. »

En Afrique, il y a habituellement ce que j’appelle  la Dictature des Vieux. Qu’ils soient au pouvoir ou à l’opposition. Ici le mot vieux n’est pas seulement une question d’âge, mais surtout, dans l’incapacité à se défaire mentalement du rôle d’esclave que notre histoire commune avec l’Europe nous a conféré.  Il suffit de voir le comportement de l’Union Africaine devant les crises Ivoiriennes et Libyennes. Elle dit haut et fort ce qu’elle veut et ce qu’elle ne veut  pas. L’Europe décide de l’ignorer et de faire l’exact contraire. Et sans vergogne, ni gène, c’est toute l’Union Africaine à l’unanimité qui s’aligne sur les positions Européennes en se désavouant elle-même.

Le pire en Afrique c’est que ce genre de comportement envahit soit les hommes au pouvoir que ceux de l’opposition. Voir l’exemple de ceux qui ont fait rêver comme opposants: Wade au Sénégal, Condé en Guinnée qui, à peine élu Président à réservé sa première visite  à l’étranger pour Jacques Chirac (même à la retraite). Il fallait d’abord qu’il fasse allégeance au maître, comme rituel avant de démarrer.

Un jeune aujourd’hui qui utilise les mêmes instruments qu’un autre en Occident, connait ses forces et ses faiblesses, Mais aussi ceux des autres nations. Il est donc conscient qu’il a 10 fois plus de chance de réussir qu’un autre jeune en Occident. Et lorsque ce dernier viendra lui raconter qu’il peut l’aider, il saura non seulement qu’il ment, mais aussi que c’est une stratégie pour l’endormir afin de mieux le voler. Tout ce petit jeu, nos Vieux qu’ils soient Ministres ou de l’opposition, ne le savent pas et c’est trop tard pour le leur enseigner.

Comment changer tout cela ? Il faudrait au préalable et de façon prioritaire, conscientiser au maximum les jeunes africains, ceux-là qui ne sont pas encore inféodés dans les pratiques rentières du colonialisme. Ceux-là qui ne sont pas complexés par les Blancs comme leurs parents, ceux-là qui ne doivent pas à tout prix chercher à faire copain-copain avec les prédateurs de la « communauté internationale ». Et la deuxième étape va consister à les faire descendre dans l’arène politique. Plus vous jeunes, vous entrerez en politique, et plus tôt nous pourrons réaliser le rêve d’une Afrique débout et fière d’elle-même. Il y a déjà des partis des Jeunes qui sont en train de faire sensation en Autriche, Allemagne, Suède, Finlande, Norvège, Hollande etc…  jusqu’à  gagner  même des sièges de députés dès l’âge de 21 ans.

A Genève, lors des dernières élections municipales, la moitié des candidats avaient moins de 25 ans. Cela se passe dans des pays où la majorité des votants a dépassé les 70 ans. Alors qu’en Afrique, les jeunes de moins de 18 ans sont la majorité absolue. Il faudra en même temps mener une sacro-sainte bataille de l’abaissement de l’âge du droit au vote un peu partout en Afrique. C’est déjà le cas au Brésil où on peut voter à 16 ans (puisque là-bas aussi comme en Afrique, la majorité de la population est jeune). Mais il y a plusieurs autres pays où le droit de vote a été abaissé à 16 ans parce qu’un jeune aujourd’hui de 16 ans est plus mûr qu’un adulte de 21 ans il y a 30 ans. C’est le cas de Cuba, Nicaragua, Autriche, les Landers Allemands. En Autriche, par exemple, un mouvement du nom de Kinderwahlrecht jetzt : « droit de vote pour les enfants, tout de suite » milite pour appliquer le « droit de vote dès la naissance ». Pour eux, il s’agit d’un moyen de rééquilibrage générationnel. En Afrique, comme je l’ai dit plus haut, c’est la dictature des Vieux, vieux dans l’âge, vieux dans les idées, vieux dans la vision du monde d’aujourd’hui. On voit chez nous des vieux (avec tout le respect pour les vieux) qui n’ont de représentation du monde que le Patron Français ou Britannique et même lorsqu’ils sont Ministres, ils en sont à téléphoner à l’Ambassadeur Américain tous les matins pour demander ce qu’il doit faire, histoire de montrer qu’ils sont de bons et loyaux esclaves, très dociles (voir Wikileaks).

Pour le système de gouvernement, j’aime beaucoup le système Suisse et je crois que dans une période transitoire, cela peut être appliqué à l’Afrique : en Suisse, les Ministres gagnent en moyenne 400.000 CHF par an, n’ont pas de garde du corps, vont en bus comme tout le monde et après 4 ans de Ministre, ils doivent abandonner la politique. Cela permet d’éviter de laisser s’installer certaines mauvaises pratiques de népotisme et de corruption. Par ailleurs, après le vote, tous les partis gagnants et perdants gouvernent ensemble, le nombre de postes ministériels étant déterminé par le nombre de vote aux élections politiques nationales. Cela permet d’optimiser toutes les idées novatrices d’une nation et d’éviter que des partis soient à l’opposition à jamais, cultivant ainsi une frustration qui serait une menace pour la stabilité même de la sécurité du pays.

PS: On peut être un Jeune Vieux, lorsqu’on  est jeune dans l’âge, mais vieux dans les idées. Et malheureusement, c’est le quotidien de très nombreux jeunes africains qui sombrent dans l’ignorance la plus totale. Et c’est la mission de chacun de les aider. Et je tire un chapeau à nos Vieux-Jeunes, tous ceux qui sont avancés dans l’âge mais qu’on n’a jamais pu tromper comme la masse de nos parents et qui ont souvent risqué de leur vie, lorsque ce n’était pas leur poste qu’ils perdaient parce qu’ils expliquaient aux autres en les rendant visibles, les chaines invisibles de l’esclavage qu’ils portaient.

Jean-Paul Pougala

www.pougala.org

Email: pougala@gmail.com

Genève le 22/10/2011

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LIBYE: Après l’Assassinat du guide, voici les personnalités qui ne renient pas Kadhafi

Posté par badjheca le 29 octobre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

La jeunesse de l’ANC: «Un combattant contre la recolonisation du continent africain»; Hugo Chavez  pleure un «martyr»; Vladimir poutine: «Qui a donné la permission de tuer Kadhafi?»; Adam Thiam: «Un martyr, pas un lâche »; Calixthe Beyala: «L’afrique pleure, Sarkozy rit »

Alors que le monde occidental, les monarchies pétrolières et une partie de la «rue arabe» dansent autour du cadavre de l’ex-Guide libyen, quelques voix courageuses osent le pleurer et lui rendre hommage. Nous retranscrivons ici les propos amers de quelques-uns d’entre eux.

La jeunesse de l’ANC : «Un combattant contre la récolonisation du continent africain»

La ligue de jeunesse du Congrès national africain (ANC), au pouvoir en Afrique du Sud, a salué vendredi la mémoire de l’ex-leader libyen Mouammar Kadhafi, en qui elle voit un «martyr anti-impérialiste » et un modèle dans sa propre lutte pour la «liberté économique».

La Ligue «salue le colonel Mouammar Muhammad Abou Minyar al-Kadhafi, le martyr anti-impérialiste, un soldat courageux et combattant contre la recolonisation du continent africain», qui «a été impitoyablement tué par des rebelles armés par les forces de l’OTAN qui ont envahi la Libye à cause de ses ressources naturelles», écrit-elle dans un communiqué.

«Le «Frère leader» a résisté à la domination impérialiste sur le continent africain et n’a jamais consenti au drainage continu des ressources naturelles du sous-sol africain. Il a compris (…) que les ressources naturelles de l’Afrique doivent être utilisées au bénéfice des peuples d’Afrique», ajoute le mouvement, qui fait en Afrique du Sud campagne pour la nationalisation des mines.
LIBYE: Après l'Assassinat du guide, voici les personnalités qui ne renient pas Kadhafi Hugo-Chavez«Qu’il ait été tué au combat est une source d’inspiration pour de nombreux combattants de la liberté à travers le continent et dans le monde, et particulièrement pour la génération des combattants pour la liberté économique», souligne-t-elle. L’ANC, qui avait bénéficié du soutien de la Libye dans sa lutte contre l’apartheid, a jugé dans un  communiqué «regrettable que le conflit libyen se soit terminé par le meurtre horrible» de Kadhafi. Quant au gouvernement sud-africain, il s’est contenté jeudi de «prendre note» de la mort de l’ancien guide libyen.

Hugo Chavez  pleure un «martyr»

Le président socialiste vénézuélien Hugo Chavez, soutien sans faille de l’ancien dirigeant libyen, a condamné hier l’ »assassinat » de Mouammar Kadhafi, qu’il a qualifié de « martyr ». « Malheureusement, la mort de Kadhafi a été confirmée. Ils l’ont assassiné, (c’est) une violation supplémentaire de la vie », a commenté M. Chavez, au cours d’un déplacement dans l’Etat de Tachira (ouest).

Pour le chef de l’Etat vénézuélien, l’ancien dirigeant libyen tué jeudi près de Syrte sera désormais reconnu comme « un martyr » et « un grand combattant ». Adepte de positions iconoclastes, Hugo Chavez n’a jamais varié dans son soutien à Mouammar Kadhafi depuis le début de l’intervention étrangère en Libye.

Vladimir poutine: «Qui a donné la permission de tuer Kadhafi?»

Le Premier ministre russe a haussé le ton et violemment critiqué l’OTAN lors d’une  réunion internationale à Copenhague, au Danemark. «Qui a donné la permission de tuer Kadhafi », a-t-il demandé ? De son point de vue, Kadhafi n’était pas la meilleure personne au monde.

Il a fait beaucoup d’erreurs et de mauvaises choses mais cela ne donnait pas le droit à la coalition de bombarder aveuglément, de bombarder son Palais toutes les nuits. « Pourquoi la coalition a outrepassé son mandat en assassinant Kadhafi ? L’intérêt pour le pétrole est un élémentclé pour les forces occidentales et européennes », a-t-il dit, en substance, selon la chaîne de télévision Russia Today.

Adam Thiam: «Un martyr, pas un lâche »

L’image de Kadhafi au visage ensanglanté est dure à voir comme toutes les images où la giclée de sang est la signature de l’authenticité. Il est vrai, il faut bien plus qu’une annonce du Cnt, une photo de l’Afp ou un communiqué de l’Otan pour que Bamako, Ouaga et bien d’autres capitales africaines, acceptent la mort de leur héros.

L’efficace fabrique de légendes que sont nos chaumières avait, de toutes façons, décerné toutes les palmes au Guide. Celle de l’invincibilité, celle de l’ubiquité, celle du courage. Elle avait décrété injuste et coloniale « la campagne de Tripoli » et ce, dès février dernier quand, couvertes par la résolution 1973 de l’Onu, les superpuissances sonnèrent l’hallali contre le chef de la Jamahariya. Bien entendu, Kadhafi ne s’est jamais déclaré immortel. Ce qu’il a dit ; c’est ceci : « je ne fuirai pas, je ne quitterai pas mon pays et je me battrais jusqu’à la dernière goutte de mon sang ». Chose promise, chose faite.

KADHAFI%2002 dans Né à Syrte, Kadhafi est mort à Syrte. La propagande qui veille à ce qu’il ne soit pas un martyr prétend qu’il s’était mis à genoux pour demander pardon aux Libyens. Mais il n’a pas été capturé dans un trou de rat comme Saddam Hussein. Il n’a pas succombé à un duel d’honneur contre Jibril. Il a été pilonné par l’Otan. La frappe de trop ? Possible, car si le coup a tué un dictateur, il peut bien avoir donné naissance à un martyr. Le dictateur Kadhafi qui, du haut de son pétrole, se moquait de l’occident et de son modèle démocratique n’est plus important. Pas plus que celui qui, mettant son pays sous coupe réglée, sans opposition, sans médias libres et sans contrepouvoir, avait fait exécuter un millier de prisonniers le même jour. Place est faite au martyr Kadhafi qui, pour la rue africaine, était depuis février, l’iconique résistant aux nouveaux comptoirs coloniaux que chercherait l’occident. A cet égard, Kadhafi ne pouvait avoir une plus belle mort. Surtout qu’il s’agit de la première guerre moderne au bilan totalement occulté, pour l’instant.

La délicate opinion occidentale ne s’en remettrait pas sinon. Ensuite, l’unanimisme paraît très troublant de la presse occidentale contre la démocratie de la canonnière voulue en Libye. En contraste avec la manière dont la tragédie jumelle du peuple syrien est gérée par les mêmes maîtres du monde. Pire, la dépouille de Kadhafi ne stabilise automatiquement ni la Libye ni l’espace sahélo-saharien que la résolution 1973 poursuit de ses calamiteux effets. Plus que la mort de son père biologique, c’est le pouvoir Kadhafi qui était le plus significatif. Or, celui-ci s’est écroulé depuis plusieurs mois déjà avec l’insurrection protégée de Benghazi puis la chute de Tripoli. La tête du Guide est donc bonne pour le tableau de chasse. Mais elle ne signifie nullement la capitulation des pro-Kadhafi.

Ceux-ci devront, sans doute, vaincre l’alliance Otan-Cnt pour dérouler la botte secrète. Leur objectif, pourtant, demeure la somalisation de la Libye. Un agenda qui pourrait être celui du fils, Seif El Islam, lequel avait pris la tête de la résistance, du vivant du père. Et puis même si l’Occident arrive à assurer sa mainmise sur le pétrole libyen et à décrocher, pour le confort de ses entreprises, les contrats de reconstruction d’un pays qu’il a lui-même détruit, il reste la variable sahélo-saharienne.

Une façon de parler, car le scénario-cauchemar de nos Etats déstabilisés par l’onde de choc de Benghazi, n’est plus une variable. Il tend vers la constance. Et ce ne sont pas les déclarations faussement apaisantes et circonstancielles qui régleront le problème. Le fait est qu’après Kadhafi, les martyrs ce sont le Niger, le Tchad et le Mali.

Calixthe Beyala: «L’afrique pleure, Sarkozy rit »

Calixthe_Beyala«Kadhafi est mort ? Peut-être. L’Afrique est morte ? La Grande Afrique, une et indivisible ? Sûrement ! Elle s’en est allée en ce triste jour du 21 octobre 2011, avec le seul qui la portait sur son coeur, dans ses tripes ! Elle s’en est allée avec celui-là, digne fils de son peuple qui suppliait les chefs d’Etats larbins de construire une grande armée africaine, une grande industrie africaine, de s’unir pour être plus forts devant les autres grands groupes du monde. Et je pense que jamais, la tristesse ne m’avait autant habitée. Pour moi qui l’ai connu, qui l’ai soutenu dans différents sommets où il essayait de raisonner ses pairs sur la nécessité de bâtir cette Afrique pour le bienfait des générations futures. Je me souviens des sourires hypocrites et goguenards de ces lâches, ces contremaîtres qui se disent Présidents tournant en rond, renvoyant en permanence à demain, l’urgence… Parce que leurs Maîtres leurs avaient demandé de ne pas accepter l’idée cette Afrique unie et lumineuse, riche et fière, cette Afrique tout en rêve splendide kadhafiste.

Kadhafi est mort, assassiné par Sarkozy-BHL et leur coalition de fascistes ! Oui, il est parti… L’Afrique est orpheline. L’Afrique a perdu son père. Et l’Afrique pleure cette mère Libye. Et l’Afrique pleure… Et ses tonnes de larmes déversées formeront peut-être une rivière qui reviendra peut-être reverdir les tombes, les tombes encore, des milliers de morts, des martyrs, ceux-là qui pensaient qu’il valait mieux mourir que vivre assujetti !

L’Afrique pleure ; Sarkozy lui a ôté l’essence de sa vie ! L’Afrique pleure les meurtres perpétrés par Sarkozy ; Sarkozy dorlote la nouvelle-née de sa femme Carlita… Sarkozy rit et se réjouit de la mort de l’Afrique… Sarkozy rit et se réjouit de la naissance de sa fille… Tandis que les larmes salées de l’Afrique tournoient autour des joues des femmes africaines devenues folles de douleur ; et ce chagrin coincé entre les pupilles des hommes honteux de n’avoir pas su protéger leurs terres, de n’avoir pas su se battre pour leurs familles, apeurés sans doute que Sarkozy-BHL se fâchent et distribuent  ‘autres bombes toutes aussi meurtrières… Apeurés pour rien, pour tout, ignorant qu’il conviendrait de ne pas avoir peur de mourir car un homme indigne n’en n’est plus un, car un homme castré n’en n’est plus un, car vaut mourir que de vivre dans l’indignité !

Et Kadhafi l’avait compris… Et Kadhafi l’avait senti, sans doute choisi par les Dieux, cet homme exceptionnel, savait qu’il valait mieux vivre auprès des Dieux dans la dignité que cette insupportable honte qui submerge l’Afrique incapable… Et Kadhafi l’avait compris, lui si fier qu’il nous couvrait de ce trop-plein de fierté. Qu’allons donc devenir, sans sa subtilité politique, sans cette vision grandiose qui s’en allait au-delà de lui ?

L’Afrique est morte avec Kadhafi ? Peut-être pas… Peut-être prendre un thé et penser à quelque chose de beau, penser et se dire que tout n’est pas fini, que peut-être demain en s e réveillant, le monde aurait changé parce que l’homme africain aura changé… Penser au beau à venir même s’il ne s’agit que d’un rêve… penser que réunir la diaspora  africain-française est déjà beaucoup, que cette petite touche pourrait être un peu d’espoir dans ce monde où l’homme africain n’est pas, où la femme noire n’est pas, où le racisme géopolitique sarkozyste décide que finalement la vie d’un Africain ne compte pas.Ou si peu. Qu’il peut décider de qui doit vivre. Ou mourir».

Source: Le nouveau courrier- Le quotidien Ivoirien

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CAMEROUN-Investiture:Discours de Paul BIYA prononcé le 03 Novembre 2011 à l’Assemblée Nationale.

Posté par badjheca le 3 novembre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen calixte-Consultant politique de terrain/stratège. 

paulbiyajelejure1.jpgJe le jure:…« La République exemplaire que nous bâtissons est une République ouverte aux critiques constructives, sans revendication du monopole de la vérité. La République exemplaire est une République de liberté, de tolérance et de civisme. Et je dois dire que je compte sur la participation de tous et de chacun, notamment des jeunes et des femmes, pour impulser la Nouvelle Dynamique dans tous les secteurs d’activités, pour mener à bien la mission qui m’a été confiée.»
 

Discours de Paul BIYA:

  • Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

  • Monsieur le Président de la Cour Suprême,

  • Mesdames et Messieurs les Députés,

  • Mesdames, Messieurs,

  • Chers compatriotes,

Qu’il me soit d’abord permis de remercier Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale pour ses paroles de bienvenue et ses encouragements au début de ce nouveau mandat.

Dans ce Temple de la démocratie, je tiens également à remercier une nouvelle fois les Camerounaises et les Camerounais de m’avoir renouvelé leur confiance. Il va sans dire qu’elle sera pour moi un précieux soutien moral dans l’exercice des lourdes responsabilités qui seront les miennes au cours des prochaines années.

Le serment que je viens de prêter devant vous, c’est-à-dire « devant le peuple camerounais » selon les termes de l’article 7 de notre Constitution, revêt, à mes yeux, une haute valeur symbolique. Il exprime d’une part une fidélité absolue aux institutions de la République et a d’autre part valeur d’engagement personnel de remplir les obligations qui sont celles du Chef de l’Etat, telles que les définit notre Loi Fondamentale.

Je m’engage donc personnellement et solennellement à exercer ces hautes responsabilités pour le bien du peuple camerounais, comme je l’ai fait par le passé.

Mesdames et Messieurs les Députés,

Ainsi que j’ai eu l’occasion de le dire au lendemain de la proclamation des résultats, je ne me dissimule pas l’étendue et les difficultés de la tâche à accomplir durant ce nouveau mandat. J’en ai exposé les grandes lignes au cours de la campagne électorale. Mais, je souhaite revenir devant vous sur certains points auxquels j’attache une importance particulière.

Au fil du temps, notre système démocratique s’enracine, se consolide et se perfectionne. L’activité de l’Assemblée Nationale en est une bonne illustration. Elle est le théâtre, en commissions ou en séances plénières, dedébats sérieux – parfois très vifs – qui témoignent de la vitalité de l’institution. Loin d’être une simple « chambre d’enregistrement », elle joue un rôle essentiel dans notre vie démocratique. Elle doit continuer dans cette voie. Je suis heureux d’avoir cette occasion d’en féliciter son Président et tous ses membres.

L’Assemblée Nationale sera bientôt épaulée par le Sénat. Le pouvoir législatif sera alors exercé par un Parlement complet où les collectivités territoriales décentralisées seront, elles aussi, représentées. Par ailleurs, le processus de décentralisation, qui se poursuit de façon satisfaisante, sera mené à son terme avec un transfert complet des compétences et la mise en place des conseils régionaux prévus par notre Loi Fondamentale. Nous disposerons en conséquence d’une architecture assurant aux citoyens une meilleure participation à la vie publique, avec un bon équilibre entre l’Etat et les collectivités décentralisées. Il nous faudra également installer le Conseil Constitutionnel qui est un organe essentiel pour le fonctionnement de nos institutions.

De façon générale, nous pouvons, je crois, nous féliciter des progrès accomplis sur la voie de la démocratie. Des dispositions ont été prises pour garantir la régularité et la transparence des élections. L’exercice des libertés publiques et le respect des droits humains sont de mieux en mieux assurés. Certes, la critique systématique, par certains, de l’action gouvernementale n’a pas disparu, mais la volonté d’établir un dialogue constructif paraît gagner du terrain. C’est bon signe et j’espère que nous pourrons ainsi trouver des espaces d’entente sur les problèmes d’intérêt national.

Mais je dois dire que les comportements individuels ne sont pas toujours en harmonie avec la solidarité qui devrait être la marque d’une société démocratique. Trop souvent, l’intérêt personnel prend le pas sur l’intérêt général. Cet état d’esprit est à l’origine de ces dérives sociales que sont la fraude, la corruption, voire la délinquance.

Même si le chômage, la pauvreté et les inégalités peuvent expliquer en partie le déclin de la morale publique, nous devrons réagir avec encore plus de fermeté contre ces comportements délictueux auxquels il convient d’ajouter la conduite inadmissible de certains automobilistes irresponsables qui causent de véritables hécatombes sur nos routes.

Nous nous devons en effet de continuer à bâtir une République exemplaire en luttant contre la corruption, en consolidant la démocratie.

Dans cette perspective, je tiens à réaffirmer ma volonté de perfectionner sans répit notre système électoral. En deux décennies, beaucoup a été fait pour la tenue d’élections libres, transparentes et régulières ; nul ne peut valablement douter de ce que ceux qui exercent le pouvoir au Cameroun tiennent leur légitimité du peuple souverain. Si les progrès accomplis dans le domaine de la démocratie électorale sont indéniables, il n’en demeure pas moins que certains réglages sont à faire au niveau de notre organe électoral en vue de son meilleur fonctionnement. Aussi restons-nous, aujourd’hui comme hier, à l’écoute des suggestions et des recommandations.

La République exemplaire que nous bâtissons est une République ouverte aux critiques constructives, sans revendication du monopole de la vérité. La République exemplaire est une République de liberté, de tolérance et de civisme. Et je dois dire que je compte sur la participation de tous et de chacun, notamment des jeunes et des femmes, pour impulser la Nouvelle Dynamique dans tous les secteurs d’activités, pour mener à bien la mission qui m’a été confiée.

J’en viens maintenant à ce qui sera sans doute l’une des grandes affaires de ce septennat, c’est-à-dire l’accélération de la relance de la croissance

Mais auparavant, jetons, si vous le voulez bien, un regard en arrière. Il n’y a pas si longtemps, notre gestion budgétaire se caractérisait par de nombreux dérapages. Nous peinions à assurer le versement régulier des salaires et pensions des agents de l’Etat et le service de la dette. Les contraintes de l’ajustement structurel limitaient nos ambitions. Nous devions négocier pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative PPTE.

Aujourd’hui, nous avons remis de l’ordre dans nos finances publiques. L’allègement de notre dette nous a donné de nouvelles marges de manœuvre. Nous disposons désormais d’une vision à long terme qui fixe les étapes de notre marche vers l’émergence et de la stratégie pour la croissance et l’emploi qui nous guidera pendant les prochaines années. Bref, nous savons où nous allons et sommes libres de nos choix.

La récente crise économique et financière, même si elle n’a pas remis en cause les fondamentaux de notre économie, a freiné notre élan au moment où nous nous apprêtions à lancer nos grands projets agricoles, miniers, énergétiques et infrastructurels. Je suis heureux de pouvoir dire maintenant que, malgré un contexte mondial encore marqué par la morosité et par d’inhabituelles convulsions, la plupart de ces projets vont prochainement prendre corps et transformer radicalement l’économie de notre pays.

Je ne crois pas nécessaire de revenir en détail sur ces projets que j’ai souvent évoqués. J’estime toutefois utile d’insister sur certaines actions que nous allons entreprendre parce qu’elles conditionnent l’accélération de la relance de notre croissance :

Parlons d’abord de l’agriculture, au sens large, qui fait vivre la majeure partie de notre population. Comme je l’ai dit à Ebolowa et à Maroua, nous devons faire notre « « évolution agricole » et nous la ferons. En stimulant toutes nos productions, nous assurerons non seulement notre sécurité alimentaire mais aussi l’accroissement de nos exportations et la réduction de nos importations. Il nous faudra pour cela sortir des sentiers battus, changer de méthodes et mettre en œuvre des moyens modernes. Un seul exemple : réaliser, au Cameroun ou dans le cadre de la CEMAC, un vaste programme de production d’engrais à la mesure des besoins de notre agriculture.

Quelques mots à présent sur l’énergie. Vous savez l’intérêt que j’y attache. Vous n’ignorez pas non plus les désagréments que la pénurie d’électricité peut provoquer pour nos populations mais également pour notre industrie, qui a perdu du terrain pour cette raison.

Nos projets sont désormais en bonne voie. Les barrages de Lom Pangar, Memve’ele, Mekin et les centrales qui leur sont associées, seront une réalité dans les prochaines années. D’autres suivront avec l’aménagement du cours de la Sanaga. Le cauchemar des pénuries sera alors derrière nous. Il convient toutefois de s’interroger sur l’origine des défaillances que nous avons connues. Entre projets mal gérés et engagements non tenus, les responsabilités devront être établies.

Le problème du déficit d’énergie réglé avec le renfort de l’exploitation de nos gisements de gaz et l’apport des centrales thermiques, nous allons pouvoir relancer nos industries à partir de nos ressources minières et agricoles. Nous serons ainsi en meilleure position pour transformer nos matières premières, avec le double avantage d’obtenir un surplus de valeur ajoutée et de réduire nos importations. Nous aurons alors une industrie digne de notre pays.

L’agriculture, l’énergie et l’industrie ont pour dénominateur commun un réseau d’infrastructures adapté à une économie en expansion. Ce réseau a été amélioré de façon visible dans la période la plus récente. De nouveaux projets de routes, d’installations portuaires, de lignes de chemin de fer, de télécommunications et de liaison par fibre optique sont en cours de réalisation ou sur le point de l’être. Ils permettront non seulement de faciliter les échanges, mais aussi de rompre l’enclavement et par là même de conforter l’unité nationale.

Mais, me demanderez-vous, comment financer des investissements aussi considérables ? Il sera en priorité fait appel aux investisseurs privés nationaux et étrangers. Si les projets sont bien étudiés et rentables, l’accord pourra être trouvé. Nous nous tournerons également vers les Etats amis qui nous font confiance. Enfin, nous pourrons avoir recours à notre propre budget d’investissement et à l’épargne de nos concitoyens. Qui n’a pas été impressionné par la facilité avec laquelle notre grand emprunt a été souscrit ?

Je voudrais maintenant aborder le volet social de cette intervention.

Il faut avoir le courage de le reconnaître, les conditions de vie d’une partie de notre population sont très difficiles, particulièrement dans les zones rurales et à la périphérie des centres urbains. Ce sont pour la plupart des petits paysans, des chômeurs, des jeunes qui n’ont pu trouver d’emploi, des retraités ou des personnes âgées sans ressources. Notre pays ne fait pas exception en Afrique. Même dans les pays développés, la pauvreté s’étend.

Une création de richesses insuffisante, une forte démographie, un environnement international défavorable et un mode de développement inadapté, telles sont les raisons principales d’une situation qui rejette dans l’exclusion des centaines de millions d’individus dans le monde. Au Cameroun, qui n’est peut-être pas le plus mal loti, nous nous efforçons de trouver des solutions à la mesure de nos moyens.

Le chômage, véritable fléau social, est le mal le plus difficile à combattre. L’Etat crée des emplois publics selon ses possibilités. Au cours des dernières années, il a intégré des milliers de jeunes dans la fonction publique, notamment dans l’armée et les services de sécurité, l’enseignement et la santé. Actuellement, le recrutement de 25 000 diplômés que j’avais annoncé est effectif.

Mais, nous le savons, là n’est pas la vraie solution. C’est seulement la relance et l’accélération de la croissance qui permettront de régler progressivement le problème du chômage. Ce sont les grands projets et la révolution agricole qui ouvriront à beaucoup les portes de l’emploi. C’est la raison pour laquelle je m’engage, pour la part qui est la mienne, à les faire aboutir dans les meilleurs délais possibles.

Une autre dimension importante de la question concerne la professionnalisation de notre système éducatif. Cette mutation est en cours et l’on peut penser qu’elle donnera les résultats escomptés. Je ne m’étends pas sur l’effort particulier qui a été fait pour multiplier les établissements scolaires de divers degrés et étendre notre réseau universitaire. Vous en constatez comme moi les résultats. Je suis confiant qu’à terme nous en percevrons les dividendes au plan de l’emploi.

Faciliter l’accès aux soins de santé et aux médicaments de qualité est une autre façon d’améliorer les conditions de vie de notre population, surtout pour les plus démunis. Des progrès indéniables ont été faits à cet égard. Ils restent insuffisants. C’est pourquoi nous continuerons à ouvrir de nouveaux centres de santé et à apporter à nos formations hospitalières les équipements de pointe qui leur font défaut parfois. Dans toute la mesure du possible, nous étendrons la gratuité ou la réduction du coût des soins pour les pandémies ou les maladies infantiles. La mise en place, dans le cadre de notre système de sécurité sociale, d’un dispositif d’assurance maladie facilitera l’accès aux soins des moins favorisés.

Beaucoup reste à faire, c’est vrai, pour mettre à la disposition des Camerounais un approvisionnement suffisant en électricité et en eau potable, préalable indispensable pour assurer des conditions de vie et de santé acceptables. Je crois pouvoir dire qu’avec la réalisation des projets énergétiques que j’ai évoqués et le programme d’adduction d’eau qui a démarré, la situation, de ce point de vue, devrait s’améliorer considérablement.

L’habitat demeure la priorité de notre action. Le programme de construction de 10.000 logements sociaux sera réactivé, en concertation avec le secteur privé et les autres partenaires nationaux et internationaux.

Je serai bref s’agissant de notre politique extérieure, car vous en connaissez les grands axes : soutien aux idéaux des Nations Unies et aux objectifs de l’Union Africaine, maintien des rapports de bon voisinage avec les Etats de notre sous-région, appui à l’intégration au sein de la CEMAC, renforcement de notre coopération bilatérale avec les pays amis traditionnels. Par ailleurs, nous déploierons tous les efforts nécessaires pour obtenir une représentation équitable de l’Afrique dans les organes des Nations Unies et en particulier au Conseil de Sécurité. Nous soutiendrons également les initiatives en vue « d’humaniser » une mondialisation qui n’a pas tenu toutes ses promesses.

  • Monsieur le Président de l’Assemblée Nationale,

  • Monsieur le Président de la Cour Suprême,

  • Mesdames et Messieurs les Députés,

  • Mesdames, Messieurs,

Voici l’essentiel de ce que je voulais vous dire alors que ce septennat commence. Il y a sept ans, dans cette même enceinte, j’affirmais devant vous que deux conditions devaient être remplies pour que nous puissions avancer dans la voie du progrès économique et social :

Premièrement, il était nécessaire que notre pays continue de vivre en paix et dans la stabilité, deuxièmement, il était indispensable que nous nous rassemblions au-delà des frontières partisanes pour mener à bien le grand projet de société qui fera du Cameroun un pays où il fera bon vivre pour tous. Ces conditions demeurent d’actualité. Mais je dois ajouter que les progrès accomplis au cours des dernières années doivent nous apporter un surcroît de confiance dans notre avenir, un avenir de paix, de liberté, de prospérité et d’unité.

C’est à cet avenir que nous devons tous travailler. Ainsi, pour les nouvelles générations, nous aurons préservé nos acquis, tous nos acquis, dans la paix et la stabilité. N’ayons pas peur de l’avenir. Tout dépend de nous, de notre détermination à servir notre pays.

Mes chers compatriotes,

En plaçant mon mandat sous le signe des Grandes Réalisations, je vous invite tous à faire montre de plus d’audace, de plus de créativité, de plus d’innovation. Vous, Camerounais de la diaspora en particulier, sortis des plus grandes écoles, exerçant vos activités dans des sociétés de rang mondial, vous qui excellez dans les domaines de pointe, le moment est venu de mettre votre expertise au service de votre pays.

En prêtant serment, ce jour, devant le peuple camerounais, j’ai la conviction que TOUS ENSEMBLE, Camerounais des villes et des villages, de l’intérieur et de l’extérieur, sans discrimination de quelle que nature que ce soit, nous pouvons, mieux, nous devons résolument transformer le Cameroun en un chantier de l’émergence, c’est-à-dire :

  • en un pays qui crée des richesses et les redistribue de manière équitable,

  • en un pays qui offre à tous des opportunités égales d’épanouissement,

  • en un pays à la croissance économique forte et durable,

  • en un pays à la sécurité alimentaire renforcée,

  • bref en un pays du bonheur de tous et de chacun.

TOUS ENSEMBLE, nous pouvons, nous devons relever ce défi. Je m’y suis engagé. Vous vous y êtes engagés. Le peuple camerounais s’y est engagé. L’heure est à l’action.

Je vous remercie.

Vive la République !

Vive le Cameroun !

 

Source: CRTV

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SOCIETE- Les sectes en Afrique ou le servilisme des Africains par les Africains.

Posté par badjheca le 8 novembre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen calixte-Consultant politique de terrain/stratège.

pougala2.jpgde Jean Paul POUGALA*

« Nous ne pouvons pas vouloir libérer l’homme africain de l’esclavage invisible de l’occident pour offrir nos mères, nos femmes et nos filles en pâture à une autre forme de servilisme tout aussi humiliant et prédateur, même si cette fois-ci ce sont les Africains qui le pratiquent. » 

Durant mon dernier voyage au Cameroun, au mois d’août précisément,  j’ai eu la possibilité de suivre le prêche d’une confrérie religieuse. Tous les textes et les chants étaient plutôt des pratiques de la manipulation mentale. Comme en Amérique du Sud hier avec les sectes venues des USA, au Cameroun et dans plusieurs pays africains aujourd’hui, les gouvernements ont laissé se développer et se proliférer un groupuscule religieux qui sont un véritable  instrument de désocialisation incroyable. Ce sont les Eglises du troisième jour, église de la 7ème nuit, église de la 9ème étoile, église du Christ endormi etc… Des sectes qui enseignent toutes que nous ne sommes pas maitres de notre destin et donc, qu’il ne sert à rien de se battre dans la vie, car de toutes les façons, Dieu a déjà tout décidé pour nous et comme il est infiniment bon, il ne peut décider pour nous que ce qui est le maximum. Question : Comment un Etat peut-il abandonner ses citoyens entre les mains de ceux qui les détruisent ? Dans certains pays africains, ce sont les Ministres de la république qui sont mêmes propriétaires de certaines sectes. Les  Sectes sont un frein à notre développement, elles sont la même chose, sinon pires que la colonisation occidentale que nous combattons vigoureusement, parce qu’on a tendance à ne pas s’en méfier.

Le 07 novembre 2011, j’ai eu le plaisir de regarder la chaine de télévision publique camerounaise CRTV de 10 à 11h, une émission pour célébrer l’évolution de la femme dans la société camerounaise. Et puis arrive une interview à une enseignante d’école primaire publique au Sud-Ouest, visiblement adepte d’une secte. Cette dernière en seulement 15 minutes d’interview a cité 64 fois les mots Dieu, Seigneur et Jésus. Et cela pose quelques problèmes d’éthique et de la neutralité laïque des institutions camerounaises. Une enseignante par définition, doit transmettre à ses élèves la logique scientifique avec une certaine neutralité, mieux, distance  vis à vis de la foi, vis-à-vis de la religion.

Le plus grave est que ces sectes s’alimentent à près de 90% de la gente féminine (le pourquoi, je vous le dirai une autre fois). Il y a des passages de la bible qui ont été critiquées et mises en sourdine par les églises dites traditionnelles comme les catholiques et les évangéliques. Et ce sont ces passages que les sectes privilégient, comme par exemple pour accentuer la discrimination contre la femme. Elles incitent les femmes à rester au foyer pour disent-elles s’occuper des enfants, parce que Dieu le demande. Si rien n’est fait pour les stopper, le résultat sera dans quelques années, celui d’un taux très élevé des femmes au foyer pour s’occuper des enfants et lorsque ces derniers auront grandi, ce sera comme on l’a déjà observé aux USA, Espagne, Portugal, Grèce, Italie, la dépression garantie et très souvent, une augmentation significative du suicide de ces femmes.

Nous ne pourrons pas bâtir l’Afrique en laissant le champ libre à la prolifération des sectes qui encouragent les pratiques d’exclusion de la moitié de la population, les femmes.  Voici par exemple quelques morceaux choisis des passages de la bible les plus plébiscités par les sectes religieuses chrétiennes sur les femmes :

1- « Corinthians 11:3.3 But I want you to realize that the head of every man is Christ, and the head of the woman is man,[a] and the head of Christ is God ». Lettre de St. Paul aux Corinthiens 11:3.3 « Le Christ est le chef de tout homme, l’homme est le chef de la femme, et Dieu le chef du Christ »

2- Épître aux Éphésiens 6, 21-24 : « Dans la crainte du Christ, soyez tout dévouement les uns aux autres, les femmes pour leur mari comme au Seigneur, car leur mari est la tête de la femme comme le christ est la tête de l’église, son corps, dont il est le sauveur. L’église est tout dévouement au Christ, qu’il en soit toujours de même pour les femmes vis à vis de leur mari. »

3- Colo 3, 18  : « Femmes, soyez tout dévouement pour vos maris comme il convient à des personnes unies au Seigneur ».

4- 1 Corinthiens 14, 34-35 : « Que les femmes se taisent pendant les assemblées; il ne leur est pas permis d’y parler, elles doivent obtempérer comme le veut la loi. Si elles souhaitent une explication sur quelque point particulier, qu’elles interrogent leur mari chez elles, car il n’est pas convenable à une femme de parler dans une assemblée ».

5- Le pire dans tout cela est que cette enseignante qui prend toute son inspiration dans la bible ignore complètement que son église suit à la lettre les passages de la même bible lui interdit d’enseigner : 1 Timothée 2, 12-14 : « Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de faire la loi à l’homme, qu’elle se tienne tranquille. C’est Adam en effet qui fut formé le premier, Êve ensuite ». Car « Ce n’est pas Adam qui a été détourné de la vérité, c’est la femme, et elle a désobéi au commandement de Dieu », et selon vous, dans les sectes, quel est le métier que la femme doit exercer pour essuyer ses péchés ? « Accoucher bien sûr ». 1 Timothée 2, 15 : « Néanmoins, elle sera sauvée par la maternité ». Et vous pensez que cet accouchement suffit ? Mais non !!! Dans Genèse 3, 16 : Le Seigneur intime à la femme: « Je rendrai tes grossesses pénibles, tu souffriras pour mettre au monde tes enfants. Tu te sentiras attirée par ton mari, mais il dominera sur toi ».

Voilà le genre de terreur qu’on enseigne dans les sextes. Chacun de nous doit y aller pour se rendre compte en personne qu’il ne s’agit pas d’un risque virtuel situé sur la lune. Nous embrassons toutes les idéologies qu’on nous déverse en Afrique. Nous avons déjà à affronter la funeste tradition du veuvage dans l’animisme de nos ancêtres, un peu partout en Afrique, un vrai cauchemar pour la dignité de la femme, même si toutes sont en deçà de l’hindouisme qui veut que la veuve soit brulée sur le bûcher avec son mari décédé.

Il y a aujourd’hui dans plusieurs pays africains des mariages qui se terminent parce que la femme est devenue membre de telle secte ou telle autre. La prolifération de ces dernières doit inquiéter tous ceux qui ont à cœur le développement humain de l’Afrique, parce qu’il s’agit d’une véritable annulation de l’être humain comme individu autonome et indépendant, qu’on ne peut pas laisser s’installer impunément avec les prétextes les plus extravagants comme on m’a dit en République Démocratique du Congo que ce n’est pas grave parce que ces sectes sont dirigées par des Africains.

Nous ne pouvons pas vouloir libérer l’homme africain de l’esclavage invisible de l’occident pour offrir nos mères, nos femmes et nos filles en pâture à une autre forme de servilisme tout aussi humiliant et prédateur, même si cette fois-ci ce sont les Africains qui le pratiquent. Pour moi, c’est même un facteur aggravant, accablant. Les sectes en Afrique avec ses nombreux pasteurs africains est tout simplement à mes yeux une forme de colonisation mentale des Africains par les Africains. J’ai soigneusement évité de parler du côté économique, pour ne pas banaliser un phénomène qui est une véritable bombe qui attend sont moment pour exploser et il serait sage que les Africains, sans plus attendre s’attaquent à ce véritable fléau.

Genève, le 08/11/2011

Source: Jean-Paul Pougala

www.pougala.org

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ET SI L’AFRIQUE AVAIT BESOIN D’UNE AUTRE DIASPORA

Posté par badjheca le 11 novembre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen calixte-Consultant politique de terrain/stratège.

pougalaempoli3.jpgde Jean-Paul Pougala

« L’Afrique doit  faire la chasse à ses meilleurs talents où qu’ils se trouvent. Cela permettra d’éviter d’importer la médiocrité fut-elle de ses propres fils. C’est le prix à payer pour rivaliser avec le monde. L’Afrique doit enseigner à ses fils et filles d’Afrique et hors du continent que chacun doit exceller dans ce qu’il fait, et là où il se trouve et seulement à cette condition il pourra être utile à son pays, à son continent. »

Le mot diaspora désignait dans l’antiquité la dispersion des Juifs (sans territoire). Aujourd’hui il a évolué et élargi à d’autres peuples. Mais le mot « diaspora africaine » désigne essentiellement les populations africaines déportées comme esclaves du 16ème au 19ème siècle. Pour les populations africaines vivant hors du continent et résultant des récentes migrations, je préfère la terminologie : « Population d’origine africaine ».  » les africains de la diaspora » étant inapproprié, puisque le mot « diaspora » n’est pas synonyme de « l’étranger », encore moins « d’outre-mer ».

Selon un critère de regroupement par classe sociale, on peut diviser ces  populations en trois catégories : il y a le migrant traditionnel qui naturellement occupe le bas de l’échelle sociale dans les pays de destination. C’est  malheureusement la très grande majorité des migrants africains, environ 90%. Il y a les cadres, les entrepreneurs, les professions libérales et les politiciens qui sont environ 9% et le restant 1% composé de personnes fortunées qui vivent dans des quartiers huppés ; ils ne travaillent pas et pour la plupart, ils n’ont jamais travaillé, parce qu’ils sont les frères, sœurs, cousins, cousines, amantes, amants des politiciens et des fonctionnaires africains et vivent grâce à un système généralisé de corruption et de détournements de biens publiques qui gangrène leurs pays d’origine. Lorsque des opérations de lutte contre la corruption les privent de leurs rentes, ils se découvrent alors les plus virulents opposants au système. Dans certains pays, ils vont jusqu’à financer des rebellions armées pour reprendre le pouvoir perdu.

Toutes les trois catégories ont quelque chose en commun, ils souffrent tous de ce que j’appelle le « Syndrome du Ghetto ». Même si dans leur pays d’accueil ils n’ont jamais démontré de vanter la moindre compétence dans un domaine spécifique, pour eux, le seul fait d’habiter sans participer à la vie publique de Paris, Washington ou Londres devrait être suffisant pour être vu comme l’Expert pouvant résoudre tous les problèmes du continent africain liés à l’économie, la finance, la politique, le juridique, la technique etc… Ils savent tout, sur tous les sujets. Aux multiples rencontres hebdomadaires ils parlent de funérailles, anniversaires, mariages, remariage, baptême des enfants etc… avec des conséquents déplacements intercontinentaux,  jamais de la création de richesses, ils ne parlent jamais de ce qui sert à l’Afrique. Ils vivent en circuit fermé de la médiocrité, avec des comportements tout aussi achroniques. Aux USA, 95% des enfants asiatiques vont à l’université, contre 12% des enfants Africains qui sont pour la plupart destinés à la prison parce que l’irresponsabilité des parents aidant, ils s’installent dans une délinquance qui est tôt ou tard exportée vers les pays d’origine des parents, salissant au passage l’image de ces pays.

C’est dans ce contexte que de plus en plus en Afrique, on fait le choix de faire participer les ressortissants de chaque pays résidants à l’étranger à l’effort de développement sans au préalable se préoccuper de la qualité et de l’opportunité des contributions. C’est comme si on signifiait que l’astrophysicien Modibo Diarra ne pouvait être utile qu’à son pays d’origine le Mali.

Malheureusement, c’est la logique du laxisme qui caractérise les gouvernements nationaux et ce, jusqu’au niveau de l’Union Africaine affronter ce sujet de grande importance pour le continent. Lors du Sommet des Chefs d’Etat Africains à Lomé en 2000, la déclaration finale avait prévu d’organiser une Conférence regroupant 500 intellectuels de l’Afrique et de la diaspora pour réfléchir au  » rôle des intellectuels, artistes et hommes de culture dans la construction de l’Afrique « .  C’est quoi un intellectuel? Ce choix est sur la base des diplômes ou des publications ? Si c’est sur la base des diplômes, à partir de quel niveau  commence-t-on ? Bac +2, +4, +10 ? Et si c’est sur la base des publications, combien de livres faut-il avoir publié ?  et sur quels thèmes ?

C’est ainsi que les 7-9 Octobre 2004 sous le patronage du président de la Commission de l’Union africaine (UA), Alpha Omar Konaré et du Président Sénégalais Abdoulaye Wade, avait lieu cette première  Conférence dites « des intellectuels d’Afrique et de la diaspora«   avec pour thème : « L’Afrique au 21ème siècle : Intégration et renaissance« . Comme on pouvait le prévoir, la montagne a accouché d’une souris. Que pouvait-on attendre de 500 personnes, ne parlant pas la même langue, sous influence culturelle des plus éparpillées, sans un cahier de charge précis ? Une navigation à vue. Ne fallait-il pas d’abord organiser ces Africains? Un mois après, c’est l’Angola qui prenait le flambeau en organisant du 8 au 10 novembre 2004 à Luanda, sur l’initiative du gouvernement angolais, la première rencontre depuis l’indépendance (le 11 novembre 1975), des cadres Angolais de l’étranger, avec 263 professionnels formés et résidant à l’étranger et 253 professionnels formés en Angola et résidant à l’étranger. Dans le communiqué final, il était question de trouver comment faire participer les Angolais de l’étranger en fonction des secteurs et des domaines où leur contribution serait le plus efficace.

Deux mois plus tard, c’était au tour du Kenya de récidiver avec la « Rencontre africaine sur la fuite des cerveaux » le 19décembre 2004 à Nairobi  réunissant 250 intellectuels africains venus d’Afrique, Europe et Amérique du Nord, sous le haut patronage du ministre kenyan du Plan et du Développement national, Anyang Nyongo.

Et depuis lors, c’est chaque pays africain qui est entré dans la dance avec des petites variantes ici et là. Mais les erreurs que tous commettent sont de deux  sortes :

1- il est utopique de croire des Africains qui sont souvent victimes de racisme et d’exclusion en Occident, pourront faire des miracles en occupant des postes de responsabilité en Afrique qu’ils n’ont jamais eu la chance d’occuper auparavant dans leur pays de résidence.

 2- le taux de chômage des populations d’origine africaine dans les principaux pays occidentaux est souvent le plus élevé pouvant arriver au double de la moyenne nationale. Faire croire à ces populations qu’elles peuvent trouver du travail dans leurs pays alors que le chômage reste encore le plus grand problème non résolu du continent est une faute politique qui peut avoir des conséquences dramatiques sur la vie des personnes qui retournent dans leurs pays.

QUE FAUT-IL FAIRE ? AU NIVEAU NATIONAL DE CHAQUE PAYS :
1- Mobiliser les citoyens qui habitent à l’étranger pour qu’ils retournent au bercail mais en insistant sur le fait qu’ils doivent venir créer leur propre travail, qu’ils auront une facilité dans les démarches administratives pour créer leur propre entreprise.

2- Eduquer ses citoyens à s’impliquer d’avantage dans la vie politique, administrative et politique de leurs pays d’accueils afin qu’ils murissent de l’expérience qui pourra ensuite être utile en Afrique

3- Entraide de la communauté pour les ressortissants les plus démunis, comme éducation à l’humanisme, car il est impensable qu’un Malien vivant à Paris qui a été indifférent au sort des Maliens les plus démunis de sa ville, prétende par la suite de s’occuper du destin des Maliens du Mali

SUR LE PLAN CONTINENTAL, L’UNION AFRICAINE DEVRAIT :

Recenser toutes les populations d’origine africaine qui ont excellé dans n’importe quel domaine dans le monde et les copter pour qu’elles contribuent à la mise en œuvre d’un cahier de charge pour un vrai développement panafricain. Tous les inventeurs d’origine africaine doivent être impliqués dans les débats pour l’industrialisation. La médiocrité sert d’exemple dans beaucoup de pays africains, il faut marquer une rupture et offrir à la population des modèles d’excellence, des références incontestables.  A titre d’exemple :

1- Dans le domaine du cinéma, est-il imaginable de faire une rencontre africaine sans réussir par tous les moyens de convaincre Charlize Theron qui vit à Hollywood, de faire partie de l’équipe de réflexion ? Charlize Theron  est la première actrice africaine (Sud-Africaine) qui a remporte l’Oscar de la Meilleure Actrice pour son interprétation dans « Monster » en 2004; cette même année, elle a signé un contrat avec John Galliano pour prêter son image aux publicités du parfum J’Adore de Christian Dior. A ce jour, elle est l’ambassadrice des parfums Dior. Depuis lors, elle gagne pour chaque film comme actrice, 10.000.000 $.

2- Peut-on faire une rencontre africaine pour parler du système financier sans inviter autour de la table les Nigérians de Londres qui en 2007, grâce à leur ténacité ont permis à deux banques nigérianes de s’installer dans la capitale britannique et surtout ont permis à trois autres : Guaranty Trust Bank, Access Bank et United Bank for Africa de réussir l’exploit de mobiliser en quelques mois, 1 milliard 300 millions de dollars US à la London Stock Exchange (LSE), la Bourse des valeurs de Londres, de l’argent frais pour l’économie nigériane, sans passer par les humiliations et les tracasseries du FMI ou de la Banque Mondiale ?

Ces valeureux Africains faisaient-ils partie du casting de la dite « diaspora africaine » invitée par l’Union Africaine à Dakar ou à Durban? Voici l’exemple suivi par 2 pays l’Inde et la chine qui émergent grâce aussi à ses enfants d’ailleurs :

L’INDE
L’inde a pris son envol en s’appuyant sur ses ressortissants qui  avaient déjà réussi à émerger individuellement partout dans le monde. Elle a ainsi pu réunir ses ressortissants autour de la  GOPIO (Global Organisation of People of Indian Origin), avec ses 22 millions d’inscrits dans 125 pays. Les représentants se rencontrent une fois par an dans l’un des 125 pays et élisent leur président et le secrétaire. La rencontre a pour thème : partager les expériences positives de la communauté pour permettre une plus grande création de la richesse et comment faire profiter le pays, l’Inde de tous leurs acquis hors du pays. Elle aide les Indiens de l’étranger les plus démunis. Dans cette organisation, on trouve des illustres noms comme Lakshmi Mittal qui vit à Londres, et classé 5ème fortune du monde en 2010 avec 28,7 milliards de dollars US. L’histoire retiendra qu’en février 2006 toute l’Union Européenne s’était opposée à l’Offre Publique d’Achat (OPA) lancée par Monsieur Mittal sur la société sidérurgique française Arcelor, c’était pour l’Europe insultant qu’un fils des colonies mette la main sur un des fleurons de son industrie. Monsieur Mittal a attendu que le président Français Chirac aille en Inde pour signer pour 3 milliards de dollars US de contrats entre autre, de livraison de 43 avions Airbus à la compagnie nationale Indian Airlines et le partenariat pour la construction en Inde de satellites, pour le précéder et expliquer à la presse et sur les principales chaines de télévisions indiennes que le refus européen était motivé par du racisme parce qu’il était Indien tout en expliquant l’inutilité de collaborer avec des gens qui en eux-mêmes sont xénophobes et ne vous voient que comme de « colonisés » qui ne doivent jamais les dépasser. C’est ainsi que sous la pression populaire indienne, pour prouver le contraire, Monsieur Chirac dut céder et aujourd’hui grâce à son groupe Arcelor-Mittal, M. Mittal est devenu le premier sidérurgiste mondiale. Comme quoi il n’y a que les populations d’origine africaine que vous pouvez impunément appeler des « racailles » et avoir le mois suivant un bain de foules en Afrique, avec autant de tapis rouges que les officiels déroulent à votre passage.

CHINE

En Chine, tout le monde parle aujourd’hui du succès de la Chine dans presque tous les domaines, mais on oublie très vite qu’elle s’est appuyée sur sa population qui avait murie de l’expérience d’excellence en Occident pour démarrer son développement, de la bombe atomique chinoise aux missiles balistiques. Deng Jiaxian (1924-1986). PhD à seulement 26 ans en Physique nucléaire à l’Université de Purdue, dans l’Etat de l’Indiana aux USA est le père de la bombe atomique chinoise. Lorsqu’en 1958 les Soviétiques rompent avec la Chine, celui qu’on appelait « l’enfant-savant » prend la tête d’une équipe de 28 physiciens Chinois. Objectif : doter la Chine de la Bombe atomique. Et en 1964, il offre à la Chine sa bombe atomique et alors que les américains avaient mis sept ans, il met deux ans et six mois pour doter la Chine de sa première bombe à hydrogène. Deng Jiaxian  se sacrifie 2 fois pour son pays, la première fois c’est de s’isoler de son épouse pendant 10 ans en s’enfermant dans son laboratoire pour trouver ces 2 bombes et le deuxième sacrifice qui lui coutera la vie, c’est lorsqu’à cause d’un essai raté, les fragments radioactifs non explosés tombent sur le sol. Pour éviter la contamination des terres, il va le prendre lui-même, en sachant bien qu’il en mourra. La Chine a su tirer profit des apports de ses fils d’ailleurs dont l’Afrique pourrait s’inspirer :

- Yang Zhenning, premier Prix Nobel Chinois, il le gagne en 1957 en Physique à l’âge de 35 ans. Il le partage avec un autre Chinois-Américain comme lui, du nom de Li Zhengdao (Tsung-Dao Lee).

- Wu Rukang, PhD à la Washington University à Saint Louis en 1947, expert en Anatomie – Huang Weilu Createur de Solide Missiles Stratégiques, PhD à la Imperial College Londres 1947

- Wang Xuan, créateur de la photocomposition numérique, mort le 13/2/2006 à l’âge de 70 ans.

- Zhang Xiangtong père de la Neurophisiologie chinoise, PhD à la  Yale University en 1935

- Chen Nengkuan père de la métallurgie chinoise, PhD à la Yale University en 1950

- Qian Xuesen, père du premier Missile et de l’industrie aéronautique. Diplômé de la MIT (Massachusetts Institute of Technology), et 2 PhD en Aérospaciale et en Mathématique en 1939 à la California Institute of Technology aux USA. Il travaille ensuite aux Etats-Unis avant d’être copté par la Chine. Etc… etc…

CONCLUSION :
L’Afrique doit  faire la chasse à ses meilleurs talents où qu’ils se trouvent. Cela permettra d’éviter d’importer la médiocrité fut-elle de ses propres fils. C’est le prix à payer pour rivaliser avec le monde. L’Afrique doit enseigner à ses fils et filles d’Afrique et hors du continent que chacun doit exceller dans ce qu’il fait, et là où il se trouve et seulement à cette condition il pourra être utile à son pays, à son continent.

Genève le 11novembre 2011

Source: Jean-Paul Pougala

www.pougala.org

Email: pougala@gmail.com

 

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L’INUTILITÉ DES GUERRES DE L’OCCIDENT AVEC LA CHINE QUI SOUTIRE LE MAGOT

Posté par badjheca le 14 novembre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen calixte-Consultant politique de terrain/stratèg

photojeanpaulpougala1.jpgde Jean-Paul  Pougala*

« Le pire c’est que tout l’occident est assis sur une dette qui croit tous les jours et personne ne sait comment ils en viendront à bout. La Chine qui à ce jour, se fait toujours appeler : PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT détient pour 1.440 milliards de dollars USD de bons de trésors américains et 700 milliards d’Euros de bons de trésors de différents pays de l’Union Européenne qui eux se font appeler :  « pays riches ». » 

De 2007 à 2010, 325 banques aux USA sont tombées en faillite. Le modèle économique et financier que la Chine est en train d’imposer à la planète parle très clair : Si l’Etat n’entre pas au capital d’une banque, attendez-vous que tôt ou tard, cette banque va déposer le bilan. Ceci est valable pour les entreprises multinationales qui ne pourront pas faire le poids devant la déferlante force de frappe des colosses publiques de l’empire du milieu. Il faudra que quelqu’un explique à l’Occident que toutes les guerres en Irak, en Libye pour trouver des affaires aux entreprises privées occidentales, servent en définitive les intérêts de la Chine, parce que tôt ou tard ces entreprises reviendront à la Chine, soit parce qu’elle les aura contraintes à la faillite, soit parce qu’elle les aura achetées pour une bouchée de pain.

Lorsqu’en Octobre 2010 la France s’est félicitée d’avoir remporté le contrat de liquéfaction du gaz à Kribi au Cameroun par Gaz de France (GDF-Suez). Ce qu’elle ignorait est que si la Chine avait laissé la France libre de faire cette opération dans sa « ville-vitrine » qu’est Kribi, c’est tout simplement parce que 1 an après, jour pour jour (31/10/2011), cette Chine à travers son fond souverain dénommé CIC devait entrer à hauteur  de 30% dans le capital de Gaz de France, division Exploration-Production. C’est-à-dire que lorsque la Président Français Nicolas Sarkozy joue au VRP des entreprises françaises à l’étranger, il sera désormais probable que ce soit en définitive pour le compte d’une entreprise chinoise ou à capitaux chinois, dont le siège est resté à Paris juste pour l’honneur. Le vrai patron c’est la Chine. Encore aujourd’hui, l’entrée au capital de GDF-SUEZ est un sujet tabou en France, parce qu’il s’agit d’une véritable humiliation du pays qui pompeusement peut faire croire de commander l’Europe.

Le président Chinois du CIC vient de donner les couleurs de ce qu’il entend faire en France à travers une interview donnée à Al-jazeera, comme le rapporte le communiqué du syndicat CGT-Gdf-Suez, publié sur le quotidien français l’Humanité du 7/11/2011 : « les troubles qui se sont produits dans les pays européens résultent uniquement de problèmes accumulés par une société en fin de course, vivant d’acquis sociaux «   (..)   » Je pense que les lois sociales sont obsolètes. Elles conduisent à la paresse et à l’indolence plutôt qu’à travailler dur. Le système d’incitation est complètement détraqué. » (…)  » Pourquoi est-ce que les habitants de certains pays de l’euro-zone devraient travailler jusqu’à 65 ans ou plus alors que dans d’autres pays, ils prennent aisément leur retraite à 55 ans et se prélassent sur la plage ?  » Le vrai patron a parlé, qui dit mieux ?

En d’autre termes, toutes les guerres que l’Occident fait en Afrique sont des guerres inutiles, Obama a beau revitaliser son AFRICOM et envoyer des Marines en Ouganda ou ailleurs en Afrique dans l’espoir de contrôler les ressources, c’est peine perdue,  parce que toutes leurs entreprises qu’ils croient favoriser par ces manœuvres honteuses finiront comme la propriété de la Chine. En Irak aujourd’hui, 50% de l’argent de la reconstruction du pays va à la Chine, parce que cette dernière a tout simplement acheté les entreprises américaines chargées de cette reconstruction. Du coup l’Occident se trouve elle même prise au piège du jeu truqué auquel il nous avait convié depuis 5 siècles. Cette fois-ci, il n’est plus le « Katika » (banco), mais  il a pris la place de l’Afrique autour de la table pour continuer ce jeu que l’Afrique jouait sans avoir la moindre possibilité de gagner.

Quelqu’un veut-il expliquer qu’ils ont beau se réfugier dans une consolation jubilatoire pour une prétendue victoire en Libye, mais désormais sur cette planète, aucun peuple, aucun pays ne pourra plus déclarer la moindre guerre à un autre sans augmenter les impôts de ses citoyens ? Parce que les entreprises privées qu’on croit favoriser avec les guerres, risquent d’être déjà dans le collimateur de l’un de nombreux fonds souverains chinois comme le China Investment Corporation (CIC) qui a lui tout seul dispose d’une caisse de 410 milliards de dollars de cash, d’argent liquide avec pour objectif, de mettre un peu de justice dans le jeu truqué que l’occident avait institué depuis des siècles, avec à la clé, une arnaque dénommée DEMOCRATIE.

Le pire c’est que tout l’occident est assis sur une dette qui croit tous les jours et personne ne sait comment ils en viendront à bout. La Chine qui à ce jour, se fait toujours appeler : PAYS EN VOIE DE DEVELOPPEMENT détient pour 1.440 milliards de dollars USD de bons de trésors américains et 700 milliards d’Euros de bons de trésors de différents pays de l’Union Européene qui eux se font appeler :  « pays riches ».  Voici pour exemple l’état de ces dettes à travers  compteur numérique qui trace la situation en temps réel. http://www.usdebtclock.org/

Génève, le 14/11/2011

Souce: Jean-Paul Pougala* (écrivain Camerounais, Spécialiste et Professeur de  Géotratégie).  www.pougala.org

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CAMEROUN-L’Upc rend hommage à Kadhafi et exige des élections crédibles en 2012.

Posté par badjheca le 17 novembre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen calixte-Consultant politique de terrain/stratège.

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«  L’Upc a spécialement condamné l’assassinat d’un chef d’Etat africain par des puissances occidentales. Les  Etats-Unis, la France, le Royaume uni et les forces de l’Otan ont été condamnés pour leur volonté d’exterminer la famille de Mouammar Kadhafi. L’Upc a regretté «  l’inaction de l’Union Africaine après le déclenchement de la guerre contre la Libye et le silence après la mort de Kadhafi » et invité tous les patriotes africains à poursuivre leur quête des voies et moyens pour mettre en œuvre le panafricanisme. »

 

CAMEROUN-L’Upc rend hommage à Kadhafi et exige des élections crédibles en 2012.  UPC_%281%29C’était au terme du Bureau du Comité directeur de l’Union des Populations du Cameroun(Upc) qui a tenu une session plénière à Douala le samedi 12 novembre 2011.

Le Bureau du comité directeur de l’Union des populations du Cameroun(Upc) a d’entrée de jeu entendu samedi dernier le rapport du secrétariat du Comité directeur lu par le président de l’Upc, Alexis Ndema Same. Rapport consistant à faire le point sur la vie du Parti et sur la vie politique nationale. C’est ainsi que le président de l’Upc a rappelé la mise en route des départements de travail du Comité directeur du parti, la tournée de la Direction nationale dans les secteurs, la relance de l’école des cadres du Parti et évoqué l’élection présidentielle du 09 octobre 2011. Il s’est agi globalement de faire le point sur le travail entrepris depuis la 1ère session dudit comité pour la consolidation des structures.

Disponibilité

Au sujet du scrutin présidentiel, le Bureau du comité directeur de l’Upc a noté que «  la justesse des positions de l’Upc a été confirmée par l’élection présidentielle d’octobre 2011 ». En ce qui concerne le fait que le scrutin a été mal organisé et que l’on a dénombré de nombreuses irrégularités. Afin qu’il y ait des élections crédibles au pays en 2012, le Secrétariat du Comité directeur doit prendre contact avec les forces sociales et politiques pour intensifier le Forum national démocratique. Sauf changement de date, les élections municipales et législatives doivent théoriquement se dérouler en juillet 2012. Les précédentes élections couplées municipales et législatives s’étaient  déroulées le 22  juillet 2007.

Le Bureau du comité directeur de l’Upc a réitéré sa main tendue et sa disponibilité : « Ceux qui attendaient la levée d’une certaine hypothèque pour se déterminer franchement vis-à-vis de l’Upc peuvent, à présent, prendre leurs responsabilités. Quant aux militants de l’Upc, ils gardent le cap de l’Upc fidèle sur les orientations des pères fondateurs, notamment les propositions en 10 points, renforcées par la résolution du Congrès à cet effet, restent la base de l’engagement de l’Upc pour une dynamique unitaire », peut-on lire dans le communiqué de presse signé par Hilaire  Ngoualeu Ham Ekoué, secrétaire national à la presse et à la communication.

Mouammar Kadhafi

Le Bureau du comité directeur a salué la décision des  jeunes « upécistes » qui ont adressé une lettre de soutien au Front Populaire Ivoirien (Fpi) et à l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Une déclaration a été adoptée sur l’assassinat du Guide de la Jamahiriya libyenne, le colonel Mouammar Kadhafi par la « communauté internationale ». La deuxième session du Comité directeur a été convoquée pour la mi-décembre 2011. Une évaluation complète sera faite au cours de ladite session.

 

C’est avec tristesse et indignation que le Bureau du Comité Directeur de l’Union des Populations du Cameroun a appris l’assassinat le 20 octobre 2011 du Guide de la Jamahiriya libyenne  le Colonel Mouammar Kadhafi : « La mort du dirigeant libyen était programmée dès le début de la guerre engagée contre son pays le 15 février 2011. Cet assassinat a donc eu lieu. La coalition occidentale voulait ainsi empêcher, comme nous l’avions expliqué dans une précédente déclaration, à propos de la situation en Libye, en date du 26 mars 2011, qu’un dirigeant africain continue à poser des actes qui revendiquent la souveraineté du continent et qui concourent à l’unité de celui-ci »,souligne le communiqué de l’Upc.

Lequel communiqué précise que « Mouammar Kadhafi a indiscutablement posé de tels actes, quelles que soient par ailleurs les réserves que l’on peut émettre, au plan interne, sur l’exercice d’un pouvoir personnel. L’assassinat du Libyen s’explique aussi par le fait que celui-ci ne pouvait pas être traîné en justice dans un procès international où ses révélations auraient éclaboussé beaucoup trop de monde, et singulièrement des chefs d’Etats occidentaux qui, hier encore, lui faisaient la cour. La coalition occidentale a donc froidement supprimé un chef d’Etat africain et a donné sa mort en spectacle de la manière la plus odieuse ».

Silence de l’Union africaine

Le Bureau du Comité Directeur de l’Upc a dénoncé les massacres des milliers de civils libyens par des bombardements de la coalition occidentale et condamné fermement « les interventions impérialistes partout dans le monde et en particulier dans le continent africain, quelle que soit la forme que ces interventions prennent ».  L’Upc a spécialement condamné l’assassinat d’un chef d’Etat africain par des puissances occidentales. Les  Etats-Unis, la France, le Royaume uni et les forces de l’Otan ont été condamnés pour leur volonté d’exterminer la famille de Mouammar Kadhafi. L’Upc a regretté «  l’inaction de l’Union Africaine après le déclenchement de la guerre contre la Libye et le silence après la mort de Kadhafi » et invité tous les patriotes africains à poursuivre leur quête des voies et moyens pour mettre en œuvre le panafricanisme.

Tout en exprimant ses profondes condoléances à la famille du Guide libyen, le Bureau directeur de l’Upc  a exprimé  sa solidarité aux patriotes libyens qui refusent le coup de force perpétré dans leur pays et résistent pour rester maîtres de leur destin. L’Upc a rappelé à la réflexion de tous un important document intitulé « Pour que l’Union Africaine relance vraiment le panafricanisme, pour aller vers les Etats-Unis d’Afrique». La déclaration de l’Upc sur l’assassinat de Mouammar Kadhafi a été signé par Jean Arthur Awoumoudu Mfoundi qui était le président de séance, Kombi Baya José Blaise de Douala 1 er qui était le Secrétaire de séance, Alexis Ndema Samele  Président de l’Upc, Albert Moutoudou le Secrétaire général de l’Upc et Martin Tchuanyo le Vice-président chargé des relations panafricaines et internationales. 

Source: LNE- Edmond Kamguia K.   
Jeudi, 17 Novembre 2011

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GOUVERNANCE: QUI A PARLE DE DEMOCRATIE ?

Posté par badjheca le 22 novembre 2011

photo115.jpgRecoupé par Youssouf Bamen calixte-Consultant politique de terrain/stratège.

pougala1.jpgTexte de Jean-Paul Pougala

« A chaque pays sa propre démocratie, qui reste un simple processus et non une fin. »

Mario Monti a prêté serment hier comme Président du Conseil Italien, en remplacement de Silvio Berlusconi. En Grèce, devant la crise économique et financière du pays, là-bas aussi on a mis entre parenthèse la démocratie pour mettre comme Premier Ministre un non élu, un non-démocratique.

A un analphabète Africain comme moi à qui on a rempli la tête pendant ces 2 décennies que nous étions pauvres parce que nous étions incapables de bien gérer nos affaires et que nous gérions mal parce que nous nous n’avions pas la démocratie comme en Occident, il y a deux petites questions qui me taraudent depuis quelques semaines : Si la démocratie résolvait tous les problèmes, pourquoi chaque fois qu’en Occident il y a de sérieux problèmes que les élus n’arrivent pas à résoudre, on met toujours entre parenthèse cette démocratie pour faire appel à des personnes non élues et qu’on appelle tous des « compétents » ? est-ce une confirmation que la démocratie porte au pouvoir des incompétents ? Et si tel est le cas faut-il extrapoler et en déduire que ceux qui ont prétendu mettre la condition de cette démocratie avant notre développement savaient au départ qu’il s’agissait bel et bien d’une manœuvre pour nous plomber au sol, en écartant tous les compétents pour privilégier ces politiciens incompétents ?

En regardant la composition de ce Gouvernement non démocratique de Mario Monti en Italie, je me suis dit que tous les donneurs de leçons sur la potion magique que devrait être la démocratie pour l’Afrique doivent bien se cacher en ce moment. Et avec eux, tous les gouvernements dits démocratiques, à commencer par le déchu gouvernement de Monsieur Berlusconi. Monsieur Monti s’est excusé parce qu’à la prestation de serment, il manquait 2 Ministres, celui de la défense, un Général de l’armée qui se trouvait au milieu de ses troupes en Afghanistan, le Ministre des Affaires Etrangères, encore jusqu »à la veille Ambassadeur à l’étranger.  J’ai essayé de me mettre dans la peau de l’ancien Ministre de la Défense, Monsieur La Russa cet élu qui ne connaissait d’Afghanistan que des furtives tournées solennelles, accompagné des principales chaines de télévision italienne.

Et que dire du sentiment de l’ancien Ministre des Affaires Etrangères Franco Frattini qui ne comprenait rien de politique internationale. Je me suis senti obligé de lui adresser une lettre ouverte il y a 2 ans, pour lui donner un peu de cours sur la géopolitique africaine, tellement il brillait par son ignorance. Ce qui serait même comique s’il ne contribuait par à ternir l’image de l’Afrique, ce à quoi je tenais à mettre fin et très vite.

Le 10 Octobre 2009, je prenais donc ma plume pour écrire une lettre ouverte de protestation au Ministre des Affaires Etrangères d’Italie Franco Frattini. Il s’était trouvé une nouvelle spécialité : « Spécialiste en Afro-pessimisme », parler mal de l’Afrique, en expliquant à qui voulait l’entendre qu’avec la crise économique de 2008, l’Afrique était passée de la famine à la mort. Et Lors du Sommet du G8 de l’Aquila, il avait remis un prétendu rapport sur l’hécatombe Afrique avec une conclusion tout aussi  burlesque, proposant à la nouvelle Administration Obama de passer par les religieux italiens pour développer sa politique dite d’aide à l’Afrique, parce que selon lui, les soeurs et les prêtres catholiques Italiens étaient les seuls au monde à bien connaitre l’Afrique de la misère. Et dans cette lettre, je reprochais à M. Frattini de se tromper de siècle en parlant d’Afrique et, de se comporter en irresponsable lorsqu’il attisait la haine anti-blanc qui était en train de se propager à toute l’Afrique au fur et è mesure que le niveau de vie augmentait sur le continent. Voilà ce que produit la démocratie. Je ne crois pas que j’aurai besoin de rappeler à l’ordre l’actuel Ministre non démocratique parce que contrairement à Frattini qui était devenu expert de l’Afrique pour y avoir passé deux nuits dans des hôtels 5 étoiles et accompagné de trois gardes du corps, le nouveau Ministre a séjourné comme ambassadeur dans plusieurs pays et ne pourra se rendre coupable de diffuser n’importe quel non-sens.

A son patron, Silvio Berlusconi, j’étais allé encore plus loin, en lui expliquant dans une autre Lettre Ouverte du 8 Avril 2009 qu’il commettait une erreur en sacrifiant les étrangers Africains dits « clandestins » à la haine démocratique des sondages qui voulait que la majorité des Italiens souhaitait voir pendus les immigrés Africains sans papiers, parce que selon l’imaginaire collectifs, ces derniers devaient êtres responsables de tous les crimes et délits, même de ceux commis par la Mafia . Je lui demandais d’oublier un instant le racolage de ses électeurs pour faire l’effort de comprendre que sa loi sur le délit de clandestinité qu’il s’apprêtait à faire voter ne pouvait pas décourager un seul migrant à se mettre en marche. Et je lui conseillais de lire un auteur Italien dénommé Empédocle né en 432 avant l’ère Chrétienne qui a écrit que le monde est gouverné par deux forces antagonistes, le bien et le mal et que le Mal, la division, la discorde prend naturellement le dessus. Et qu’un politicien doit avoir le courage de se battre pour éviter que la très facile fatalité de la haine domine l’amour. A Mario Monti, non démocratique, je ne pense pas que j’aurai besoin d’une telle incitation, parce qu’ayant la compétence de s’attaquer aux vrais problèmes, la diversion de l’immigré Africain sans papier pour flatter les électeurs ne lui passe certainement pas par la tête.

Quelles leçons pour l’Afrique ?

La corruption tant décriée en Afrique est principalement due à l’incompétence. Une personne compétente qui occupe une haute fonction dans son domaine de spécialisation, le vit comme la consécration de son amour pour ce travail et lui parler de corruption ou de détournement de fonds publiques est comme n véritable sacrilège. Il faut avoir le courage de fermer les oreilles au piège tribal ou ethnique qui voudrait qu’en Afrique on nomme des responsables en fonction de leur appartenance à des groupes ethniques et non en fonction de leur connaissance approfondie de la tache qui les attend.

- Un proviseur de Lycée ou un Directeur d’Ecole est mieux placé pour être Ministre de l’Education ou de l’Instruction,

- un commissaire ou un Préfet, mieux placé pour être un Ministre de l’Intérieur,

- un général ou un colonel, mieux indiqué pour occuper le poste de Ministre de la Défense,

- un Ambassadeur, le plus à même d’être Ministre des Affaires Etrangères etc…

Il vaut mieux instituer comme règle le choix des technocrates à la gestion des affaires d’un pays et ce, avant que la crise n’arrive. Les Occidentaux sont obligés de le faire seulement en profitant du prétexte de la crise économique, par ce qu’ils ont tellement vanté les mérites de la démocratie qu’ils ne peuvent pas se démentir aussi vite. Nous qui n’avons rien vanté ne devons pas avoir honte de recourir aux services de nos très nombreuses meilleures compétences. Et pour être sûr que le haut responsable d’une administration publique, plutôt que rendre compte à son supérieur, ne passera plus son temps pour dénigrer l’équipe à laquelle il appartient, afin de mériter la sympathie de certaines ambassades occidentale (wikileaks), il faudra penser à ajouter le test de patriotisme (pas de nationalisme) pour tous les hauts fonctionnaires, comme on le fait déjà dans beaucoup de grands pays à travers le monde.

Avec les politiciens aux affaires, la supposée bonne gouvernance de l’Occident a produit un gouffre financier que même les 10 futures générations ne pourront pas assainir. Faut-il pour autant se méfier de la démocratie ? Je crois que oui; Parce que c’est la course au mensonge. Le gagnant est celui qui ment le plus aux électeurs, et qui peut être le plus crédible à formuler son mensonge. Et au final, on a des situations tout aussi grotesques que l’Afrique ne peut pas s’offrir le luxe d’avoir comme un acteur de cinéma qui est devenu gouverneur de l’Etat le plus riche des USA, la Californie et qui en est reparti en laissant le trou financier le plus profond de l’histoire de cet Etat. Ne vaut-il pas mieux un bon dictateur pour mettre l’ordre dans un état d’un aventurier qui va tout détruire ? Et c’est quoi un dictateur ? Monsieur Berlusconi qui en 17 ans a fait toutes les lois les plus impensables pour lui-même, ses entreprises et pour ses amis, était-il un dictateur ? ou quoi? A chaque pays sa propre démocratie, qui reste un simple processus et non une fin.

Jean-Paul Pougala

www.pougala.org

Email: pougala@gmail.com

Genève le 18 novembre 2011


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AFRIQUE -Diplomatie : LA TACTIQUE POLITIQUE BILATÉRALE ET MULTILATÉRALE DU CAMEROUN SOUS SON DIRIGEANT PAUL BIYA EST-ELLE INCOMPRIS PAR SON PEUPLE POURQUOI ?

Posté par badjheca le 16 avril 2012

AFRIQUE -Diplomatie : LA TACTIQUE POLITIQUE BILATÉRALE ET MULTILATÉRALE DU CAMEROUN SOUS SON DIRIGEANT PAUL BIYA EST-ELLE INCOMPRIS PAR SON PEUPLE POURQUOI ? Photo-1152-178x300Écrit par Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/stratège

«L’ignorance d’un peuple au regard des enjeux géopolitique et géostratégique du monde est le vrai danger qui le mine et l’empêche à une prise de conscience effective des défis qui l’attend. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose»

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La géopolitique diplomatique mondiale découlant des paramètres des intérêts géostratégiques des États dit puissants contre les États dit faibles, exige d’un dirigeant de l’État faible de comprendre et de maîtriser les enjeux souterrains de l’influence du poids des multinationales dans la géopolitique diplomatique et géostratégique qui gouverne les relations entre État.

De ce postulat évoqué, le dirigeant africain d’un État dit faible pour des intérêts géopolitiques diplomatiques et géostratégiques, doit-il communiquer nécessairement ou informer son peuple pour communiquer sur tous les sujets ? Tactiquement pas nécessairement pour plusieurs raisons de souveraineté nationale. Car le faire obligatoirement amène à découvrir son agenda politique caché.

popol dans A titre d’exemple pour le cas du dirigeant Camerounais Paul BIYA, suite à sa communication en visite officielle en Allemagne lors de son premier quinquennat où il disait que son pays n’irait pas au FMI et qu’il n’était pas la chasse gardé d’aucune puissance parlant de la France et des autres États, communication qui avait eu le soutient de son peuple parce que chargé de symbole nationaliste et patriotique, n’était-t-elle pas sa première erreur géopolitique diplomatique ? Pour la simple et unique raison que tout ne se communique pas en géopolitique diplomatique mais se constate dans les faits. Puisque le jargon géostratégique enseigne qu’entre les États il n’y a que d’amis stratégiques selon les intérêts. Car tout est espionnage et contre espionnage dans tous les domaines entre les États ambitieux pour la préservation de sa puissance.

A la suite de ce faux pas communicationnel de Paul BIYA dans sa jeunesse de gouvernance de son premier quinquennat, à permis qu’il se ressaisisse en changeant de stratégie géopolitique diplomatique pour adopter la communication de sagesse Bantou qui est celle du silence et de la ruse, du concret et de l’efficacité, stratégie la plus troublante en diplomatie géopolitique.

Comportement de Paul BIYA  qui est contraire à la posture de voyeurisme d’autres dirigeants des pays africains et d’ailleurs qui ont payés le prix cher qui s’est traduit dans la déstabilisation de leur pays par des rebellions armées internes ou des coups d’États à répétition sous l’instigation invisible des multinationales à la recherche des matières premières pour le fonctionnement des industries des puissances bénéficiaires.

Le nombre d’année de Paul BIYA passé au gouvernement et comme Chef d’État dans son pays, soit plus de 40 ans acquise, ne l’a-t-il pas permis de comprendre les subtilités diplomatiques de la géostratégie mondiale au bénéfice de son peuple ?

Pour preuve, l’expérience d’homme d’État s’accumulant avec lui, du fait de sa longévité au pouvoir entraînant de facto la maîtrise du fonctionnement des arcanes des affaires du monde ne justifie-t-il pas les accords privilégiés du business multilatéral avec d’autres partenaires et puissances d’aujourd’hui tels la Chine, la Russie l’Israël, l’Iran, la Turquie, le Japon, la Corée…, pour ne cité que ceux-ci dans la construction du Cameroun émergent à l’horizon 2035 ?

Tactiquement avec Paul BIYA qui aurait compris des enjeux de la véritable indépendance économique du Cameroun, les nouvelles conventions multilatérales du Cameroun ne sont-ils pas basées sur le troc des matières premières transformées sur place en échange du transfert de technologie pour le tissu industriel du pays, très avantageux, contraire à la continuité des accords bilatéral avec les occupants du Cameroun d’hier appelé poliment colonisateur dont le bilan de gestion de 77 ans est fortement négatif à savoir  32 ans d’occupation Allemande de 1884 à 1916 et 45 ans d’occupation Française et Britannique de 1916 à 1961.

Sur le bilan des occupants d’hier, le texte de l’enseignant de géostratégie africaine du Prof. Jean Paul Pougala sur la fausse comparaison entre l’Afrique et les dragons asiatiques, cas du Cameroun et Taïwan en dit long sur le bilan négatif des occupants occidentaux du Cameroun d’hier donneur de leçon aujourd’hui à toute l’Afrique entière.

En bon Bantou rusé et grand diplomate non affiché, Paul BIYA qui communique par le silence avec son peuple, préserve les intérêts de  celui-ci parce qu’il sait pertinemment qu’entre les États, avec le temps passé au pouvoir, il n’y a pas d’amis mais que seul les intérêts comptent. Raison pour laquelle il s’est tourné vers les partenaires gagnants-gagnants ci-dessus cités qui ont signés avec son pays les gros contrats d’infrastructures et des grands projets structurants, gisement des centaines de milliers d’emploi pour les jeunes camerounais et qui pour certains sont déjà entré dans la phase de sa mise en œuvres pour la construction du Cameroun émergent à l’horizon 2035.

Regardant ce qui est du cas du Cameroun dont son dirigeant Paul BIYA qui communique par la sagesse du silence, subi géopolitiquement la pression de la métropole occidentale qui contrôle pour le moment l’économie camerounaise, est menacé sur le même marché demain à cause des contrats nouveaux issus des partenaires multilatéraux du Cameroun suscités, témoigne à suffisance le courroux du Président français Nicolas Sarkozy  qui partira du pouvoir au mois de mai 2012 et qui est allé un peu de partout en Afrique, notamment en pays CEMAC à l’exemple du Gabon et du Tchad mais a expressément évité le Cameroun,  pilier de l’Afrique centrale en signe de contestation de sa perte d’influence en contrat sur le Cameroun pour n’être pas en plein dans tous les gros contrats bétons gagnants-gagnants.

Pour bien comprendre la lecture des enjeux sur le Cameroun, à l’observation de ce qui est développé, l’on peut relever que, pour le cas du Cameroun, que son dirigeant pour avoir eu le courage à tourner le dos à la métropole occidentale pour regarder ailleurs au nom des intérêts de son pays, est courageux pour un dirigeant politique africain. Cela s’appelle du patriotisme. D’où l’on pourra dire demain sans se tromper de  Paul BIYA après sa sortie du pouvoir, qu’il a été le précurseur du processus de l’indépendance économique de son pays vis-à-vis de la métropole occidentale car en politique, c’est par les actes politique d’intérêt général et non autre chose qu’on juge le leader en charge du destin de son peuple.

Le peuple camerounais se doit d’être vigilant dans le piège de la déstabilisation du  pays comme un peu partout sur le continent par les puissances occidentales qui sont à la recherche des matières premières pour leurs multinationales sous la face caché d’instaurer la démocratie dans le pays en procédant par la manipulation des populations à travers les hommes et femmes politiques naïfs ou véreux et de sa société civile organisée financé par lesdites puissances.

Pour pénétrer les pays à déstabilisés, les puissances occidentales activent à travers les intellectuels naïfs, la société civile organisée issue de leur financement et les acteurs politiques véreux ou naïfs du corps sociale de chaque pays de relayer en direction de la population par les médias achetés, les maux sociaux y afférents de chaque pays pour faire exploser les crises sociales latentes.

A titre d’illustration, les personnages sollicités pour ce sale boulot par les puissances occidentales, se recrutent parmi les modèles type candidats d’hier pour l’élection présidentielle passée du 09 octobre 2011 au Cameroun dont le programme politique et le mot d’ordre de  certains protagonistes était libellé :  coûte que coûte Paul BIYA doit partir ; Trop c’est trop ; 30 ans au pouvoir ça suffit… Cela a fait flop à cause de la maturité du peuple camerounais qui a porté son choix sur Paul BIYA pour faire échec à la déstabilisation de leur pays par l’occident comme sur d’autres cieux en Afrique.

Pour ce qui est du silence et de la ruse comme mode de gestion de l’État par Paul BIYA, cela a produit sur le plan géopolitique et géostratégique entre la Chine et le Cameroun, la projection du développement industriel du pays à l’horizon 2035 contre le troc des matières premières comme nouvelle nomenclature de la coopération entre la Chine et l’Afrique.

Cas pratique des accords non diffusés au peuple Camerounais par son gouvernement portant sur la construction du pays en marche sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035 parlant des accords Chine-Cameroun : Voici la liste de quelques plus importants contrats signés pour l’exploitation d’une mine de cobalt au Cameroun pendant 30 ans et autres ressources. La Chine doit construire au Cameroun d’ici quelques années ce qui suit :

A-   Sur le plan industriel

1- Le montage au Cameroun des avions pour le marché africain et européen ;

2- La production au Cameroun de voitures de tourisme, notamment à Kribi pour le marché             africain et européen ; 

3- La production au Cameroun de camions, notamment à Bamenda pour le marché africain et       européen ; 

4-    La fabrication au Cameroun des bateaux Porte-conteneurs, notamment à Kribi pour le marché africain et européen ;

5- Construction des égouts dans les principales villes ;

6- Transformation au Cameroun de la mine de Bauxite de Fongo-Tongo en Alumine.

 B- Sur le plan infra-structurel :

 7- Construction de maisons populaires dans chaque grande ville.

8- Construction de l’autoroute triangulaire reliant Douala-Yaoundé-Bamenda-Douala à 3 voies X 2 ;

9- Construction des rails de train de Kribi à N’Djamena et à Brazzaville ;

10- Construction panafricain des rails de train Douala au Soudan en traversant 5 pays Africains ;

11- Dotation de la construction des Hôpitaux Généraux dans chaque Chef lieu de Région ;

12- Construction des différents barrages.

D’autres contrats, hors mis ceux ci-dessus cités, seront réalisés sur le compte des découvertes des importants gisements de puits de pétrole découvert dans la partie Nord du septentrion où l’exploitation se fera à parts égales entre la partie Chinoise et Camerounaise avec comme exigence le transfert de technologie d’exploration pétrolière a la partie camerounaise. Qui dit mieux autour de ce silence communicationnel géostratégique de l’État camerounais ?

La réponse au patriotisme des camerounais ne réside-t-elle pas  dans l’appel de balle du Président Paul BIYA à son peuple prononcé au palais des congrès à Yaoundé les 15 et 16 septembre 2011 dans son discours de politique générale du 3ème congrès ordinaire de son parti le RDPC et je cite :… Face aux enjeux de ce monde en mutation rapide, nous devons unir nos énergies pour qu’au-delà de nos différences, nous puissions relever tous ensemble les défis du futur… En effet, toutes les études concernant notre programme de « Grandes Ambitions » sont réalisées et nous avons obtenu les financements. Les « Grandes Ambitions » d’hier vont devenir les « Grandes Réalisations ». Fin de citation.

Les Camerounais peuvent-ils enfin comprendre maintenant l’enjeu important des matières premières pour les industries mondiale auxquelles les puissances occidentales déstabilise les pays africains par le soutien des rébellions armées ici et là ou des multiples coups d’États sur le continent ?

Conclusion : Je conclus en paraphrasant le Prof. Jean Paul Pougala en ces termes: «L’ignorance d’un peuple au regard des enjeux géopolitique et géostratégique du monde est le vrai danger qui le mine et l’empêche à une prise de conscience effective des défis qui l’attend. Contribuer à réduire cette ignorance est déjà faire quelque chose».

Douala, le  15 Avril 2012.

 (é) Youssouf Bamen Calixte, Consultant politique de terrain/stratège

E-mail : ybamen@yahoo.fr

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CAMEROUN : LE PRÉSIDENT PAUL BIYA EN GUERRE OUVERTE CONTRE TOUS LES PRÉVARICATEURS DE LUXE A COL BLANC POUR ATTEINTE A LA FORTUNE PUBLIQUE

Posté par badjheca le 11 mai 2012

CAMEROUN : LE PRÉSIDENT PAUL BIYA EN GUERRE OUVERTE   CONTRE TOUS LES PRÉVARICATEURS DE LUXE A COL BLANC   POUR ATTEINTE A LA FORTUNE PUBLIQUE photo115.youssouf1Écrit par Youssouf Bamen Calixte(*)

« Ce fléau qu’est la corruption a placé le Cameroun par Transparency International, une ONG Occidentale, selon son indice de perception comme faisant parti du peloton de tête des pays les plus corrompu au monde. Que n’a-t-on pas dis dans l’opinion publique nationale ou du côté gouvernemental par des communications de recadrage de l’exagération de l’information qui porta un sacré coup sur l’image du pays dans ces années successives de publication de la corruption sur le Cameroun. Cela a fait honte à chaque patriote de savoir que le pays de Ruben Um Nyobe, Ernest Ouandié, Félix Roland Moumié, Osendé Afana, Roger Mila et de Samuel Eto’o Fils,… trainait une sale réputation. »

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unitypalace21-95x150 dans Il y a de cela  plus d’une décennie lors d’une interview au palais de l’unité accordé par Paul BIYA à un journaliste de la CRTV en la personne de Éric CHINJE (employé maintenant à la banque mondiale) qui posa la question de savoir : Monsieur le Président de la République, à quand la sanction contre la mauvaise pratique de la corruption qui existe au sein de la fonction publique et des entreprises étatiques ? Le Président lui rétorqua en réponse : Monsieur le journaliste où sont les preuves ? Bien évidement le journaliste CHINJE n’avait produit aucune preuve pour soutenir la vérité des faits.

À cette réponse de Paul BIYA au journaliste, des personnalités issues de la sphère religieuse, de la société civile, du milieu politique et universitaire ont compris que soit le Président était mal renseigné par son entourage parce que reconnu par son peuple comme pédagogue de la rigueur et de la moralisation des comportements, soit il esquivait à la question parce que peut-être embarrassé ?

Au sortir de cette interview inoubliable qui continu de faire date à nos jours, beaucoup de compatriotes victimes des champions de la pratique de la corruption à tous les niveaux et dans tous les secteurs d’activités, ont compris qu’ils étaient abandonnés à eux-mêmes à la merci des caprices de certains fonctionnaires véreux  jouisseurs protégés de la République du parapluie et des godasses disait-on en son temps dans ses sketchs l’humoriste d’alors le feu Dave K. Motoï.

Cependant, au fil des décennies de pouvoirs, dans la plus part des discours officiels à l’endroit de la nation, le prince n’a sans-cesse manqué aucune occasion de pédagogie de rigueur et de moralisation des comportements des camerounais vis-à-vis du bien public et du service public.

Au cours des décennies, parlant de corruption, ne voyant aucune sanction venir, la perception de bon nombre des regards dans son ensemble au pays s’est résolue à penser que le premier responsable de la douleur subit par le peuple camerounais en était son Président qui demande les preuves de corruption pour agir et pourtant, la corruption se vit au quotidien dans tous les secteurs d’activités confondus : dans les ministères publics, dans les services administratifs publics et privés, dans les mairies, dans les universités, dans les hôpitaux, dans la douane, dans la police et dans la gendarmerie,…  

À l’analyse de l’ampleur de la gangrène, la corruption dans la société camerounaise, non pardonnable, la pratique à toutes les échelles, le constat est que, c’est l’entrée de l’économie camerounaise dans sa phase de récession à cause de la crise  économique qui a entrainé le pays sur le chemin du FMI et autres bailleurs de fonds truqués du club de Paris et du club de Londres sous le regard des économistes conseillers du Président Paul BIYA qui ont faillis à leur devoir d’éclaireur  de la nation en ne faisant rien pour persuader son dirigeant comme l’avait  fait en son temps sous la première République le feu économiste-statisticien le Dr Joseph TCHUNDJANG POUEMI et à certains gouvernements des pays africains en qualifiant l’institution internationale qu’est le FMI de « fonds de misère instantané » et de ne jamais s’y rendre. Était-ce des économistes de pacotilles qui conseillaient le Président Paul BIYA ? Paradoxe des paradoxes en 2012, n’est-ce pas ce FMI qui est allé au mois d’avril emprunté de l’argent auprès de l’Algérie qui est un pays africain ?

A cause disais-je de cette misère instantanée du FMI infligé à l’État du Cameroun, le pouvoir d’achat des personnes en activité dans la fonction publique c’est considérablement rétréci suite à plusieurs baise de salaires qui en est la conséquence première de la corruption à petite échelle du fonctionnaire qui, pour joindre son budget familial de dépense mensuel ou de réalisation du projet lié à son ambition, trouve ici en partie la justification de la petite à la grande corruption suivant le poste occupé et des budgets publics à manipuler par le responsable du poste.

Soit en passant, entre parenthèse, la disparition suspecte du Dr TCHUNDJANG dans les conditions non élucidées après des décennies serait-elle un jour révélée au peuple ?  Son Professeur occidental l’appelait savant et ami bien qu’il en fût son étudiant. A la mort de ce dernier (le Dr  TCHUNDJANG), le Prof dans une interview accordé au journal Le Messager réalisé à Paris par feu Pius Njawé, déclara que, la disparition brusque de celui-ci était une perte immense pour l’Afrique toute entière et que, ce genre de cerveau unique en son genre ne se reproduisait qu’une fois tous les 100 ans.

Ce fléau qu’est la corruption a placé le Cameroun par Transparency International, une ONG Occidentale, selon son indice de perception comme faisant parti du peloton de tête des pays les plus corrompu au monde. Que n’a-t-on pas dis dans l’opinion publique nationale ou du côté gouvernemental par des communications de recadrage de l’exagération de l’information qui porta un sacré coup sur l’image du pays dans ces années successives de publication de la corruption sur le Cameroun. Cela a fait honte à chaque patriote de savoir que le pays de Ruben Um Nyobe, Ernest Ouandié, Félix Roland Moumié, Osendé Afana, Roger Mila et de Samuel Eto’o Fils,… trainait une sale réputation.

Prenant le taureau par les cornes, pour ce qui est de la lutte contre corruption à grande échelle au Cameroun, portant sur des colossales fortes sommes d’argents détournés par des fonctionnaires fabriqués par décret du Président de la République qui détient aujourd’hui grâce à ses services spécialisés d’État, les preuves macabres du gangstérisme de la fortune publique spoliée et appartenant au peuple entier sans exclusive, méritait le soutient total du peuple derrière son dirigeant dont, certaines personnalités issues de la sphère religieuse, de la société civile, du milieu politique et universitaire s’activent à la manipulation de la population de voir le geste de salut public de l’opération épervier, traque des prévaricateurs de luxe de la fortune publique en lecture d’épuration des adversaires politique et non des justiciables de droits communs.

LOGO-RDPC-NOUVELLE-DYNAMIQUE-150x150Et pourtant, tous ces voleurs et présumé bandits issus pour la plus part du même bord politique que le prince, retiennent parfaitement le message du discours d’ouverture du 3ème congrès ordinaire du RDPC des 15 et 16 septembre 2011 baptisé le Congrès de la nouvelle dynamique, pour un RDPC toujours plus fort au service du peuple camerounais et je cite le paragraphe parlant de la MORALE PUBLIQUE : « Le dispositif institutionnel pour lutter contre la corruption a été structuré, ainsi :

- La Chambre des Comptes, qui juge de la régularité des comptes de l’administration publique et de ses démembrements, cette Chambre dis-je, est désormais fonctionnelle.

- La CONAC, ou Commission Nationale Anti-corruption est passée de la phase pédagogique et de sensibilisation à une phase véritablement opérationnelle,

- A ces deux structures, s’ajoute l’action de l’Agence Nationale d’Investigation Financière, du Contrôle Supérieur de l’État, de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, de celle des différentes commissions ministérielles de lutte contre la corruption, des commissions de passation des marchés placées auprès des institutions publiques et parapubliques, sans oublier le rôle répressif des juridictions nationales traditionnelles.

Grâce à ce dispositif, d’importants résultats ont été obtenus dans la lutte contre la corruption et le détournement des deniers publics.

Toutefois, comme vous le savez, beaucoup reste à faire sur ce terrain très sensible.

Biya_31dec2011-150x88Sachez, Mesdames, Messieurs et Chers Camarades, que ma détermination à combattre ce fléau est totale et que la lutte contre la corruption va se poursuivre en S’INTENSIFIANT, sans complaisance, sans discrimination, indépendamment du statut social ou de l’appartenance politique des personnes incriminées. Personne ne pourra se considérer comme étant au-dessus des lois. …Pour ma part, j’ai la conviction qu’ensemble nous pouvons y parvenir. Si, comme je le pense, je peux compter sur vous comme vous pouvez compter sur moi, je ne doute pas que nous arrivions à nos fins.» Paul BIYA, passant du discours à l’acte et avec fermeté, les personnes incriminées, les voilà en bonne brochette soit en prison, soit en ce moment dans les griffes de la justice camerounaise.

Dans la même suite d’engagement de tordre le coup à la corruption, le Président Paul BIYA dans son message de fin d’année le 31 décembre 2011, indique dans un paragraphe : « Autre ennemi sournois et redoutable, la corruption. Elle est non seulement coupable de prélever une part importante de la fortune publique, mais également responsable du retard dans la réalisation des projets indispensables au redressement économique de notre pays. J’ai dit à plusieurs reprises que nous continuerons sans relâche le combat contre ce fléau. La création du Tribunal Criminel Spécial, dont on peut attendre une accélération des procédures en cours et, on peut l’espérer, le reversement des sommes détournées, illustre notre détermination en la matière.»...

Mon autre priorité, vous le savez, est d’améliorer les conditions de vie de notre population qui ne sont pas toujours dignes d’un pays comme le nôtre. La relance de la croissance devrait nous donner sur ce plan des marges de manœuvres plus importantes. Qu’il s’agisse de la santé, de l’éducation, du logement, de la sécurité sociale, de l’accès à l’électricité, à l’eau potable, soyez sûr que les engagements que j’ai pris seront tenus dans toute la mesure du possible. Par ailleurs, nous ne devrons pas nous dissimuler que « la nouvelle dynamique » que nous voulons impulser exigera des services de l’État, mais aussi de la société civile, des efforts et un dévouement considérables. C’est de cette forme de patriotisme dont j’ai parlé plus haut (le patriotisme économique), car il ne s’agit rien moins que de sortir le Cameroun de la catégorie des pays en développement pour le hisser au niveau des nouveaux pays émergents. Sachons que c’est là une entreprise de longue haleine qui prendra du temps et de la persévérance. Fin de citation.

Alors de ma modeste position de consultant politique de terrain/stratège, je questionne l’intention des agitateurs de la dernière heure contre les intérêts du peuple camerounais. Question : hier, très active dans l’alternance politique au Cameroun, les mêmes personnalités issues de la sphère religieuse, de la société civile, du milieu politique et universitaire ne se font pas violence dans le soutien de la lutte contre la spoliation de la fortune publique pourquoi ? Au regard de la lecture du message présidentiel ci-dessus ?

Une tentative de réponse amènerait à croire naïvement que, les bandits de grand chemin auront-ils fait profiter l’argent volé au peuple à ces personnes qui le leur rend maintenant l’ascenseur ? Malheureusement, le peuple qui sait observer où est sont intérêt par rapport à la manipulation des consciences par des intellectuels intéressés et qui voit en l’opération épervier une épuration politique de Paul BIYA contre des adversaires et non une question de justice de droit commun m’inquiète. Car sachant pertinemment que personne au Cameroun ne pourra se considérer comme étant au-dessus des lois.

Photo-ministres-en-prison1-137x150Est-ce parce que les voleurs et présumés bandits de luxe à col blanc sont des camerounais au-dessus de la loi que les médias et la presse écrites sont mis à contribution pour encenser le peuple de justice à tête chercheuse et d’acharnement,  véhiculé par lesdits intello à l’exemple de l’admirable et honorable Charly Gabriel MBOCK et de beaucoup d’autres, intéressés pour conditionner l’opinion publique dans le sens de procès politique par le renversement de la charge de la preuve du détournement des derniers publics spolier au peuple camerounais ?  Je voudrais tout simplement comprendre.

Au niveau de la justice, qu’un chef d’accusation contre un inculpé déjà condamné ou un présumé détrousseur de la fortune publique portant sur des millions ou des milliards de franc CFA se trouvent grâce aux brillantes plaidoiries de la défense, être revu à la baisse ne disculpe en rien le voleur. Car la justice est rendue au nom du peuple camerounais.

Pour ce qui est de certains agités de la diaspora qui inondent la manipulation d’épuration politique sur Internet à cause du manque de soutient matériel et financier de leurs parents traqués au pays avec fermeté par l’opération épervier dans le but de récupérer l’argent brigandé, alors, je peux comprendre l’acharnement d’exigence du départ du prince par les rejetons qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts en occident.

Pour faire le parallèle de la lecture des enjeux au Cameroun en ce moment, parlant des bandits de luxe à col blanc de grand chemin, spoliateur de la fortune publique, le journaliste Jean Baptise Sipa, Directeur de Publication du journal le quotidien Le Messager n’avait-il pas vu juste en 2011 quand il disait dans un article et je cite : (…) certaines situations cruelles ou inhumaines que subissent aujourd’hui de trop nombreux citoyens camerounais, suggèrent que le pays est paradoxalement tyrannisé par une sorte de joyeuse anarchie qui, dans son déploiement, ressemble à un coup d’État permanent, organisé par une nébuleuse politico-affairiste où commis de l’État, cadres du parti gouvernant et hommes d’affaires véreux s’entendraient pour faire échec aux discours et instructions de Paul BIYA. Un peu comme si leur objectif était, depuis 1985, de lui donner à la fois une image de chef incompétent, et un rôle d’otage-bouclier aux pouvoirs institutionnels domestiqués par des intérêts privés et mafieux. Fin de citation.

Conclusion : il appartient au peuple du Cameroun de croire à l’émergence de leur pays en jouant la même partition avec le président Paul BIYA en le soutenant dans la lutte sans merci de la préservations des intérêts du pays par la mise hors d’état de nuire, l’ennemi commun de la nation que sont tous les bandits de la nébuleuse politico-affairiste où commis de l’État dont, pour certains, l’ambition serait la tentative de la conquête possible du pouvoir avec la fortune amassé illicitement.

En cela, d’où vient-il que des voleurs et des présumés bandits en col blanc ennemi du pays pour l’avoir spolié soient soutenus par certaines personnalités issues de la sphère religieuse, de la société civile organisée, du milieu politique et universitaire si ce ne sont pas les gens du même bord sectaire ? Solidarité frater oblige. Où alors c’est un boulot payé d’avance par les mis en cause pour un marché conclu dont l’objet serait de déstabiliser l’attention de l’opinion publique très favorable à l’assainissement des finances publiques engagé par Paul BIYA. Une chose est sûre, le peuple veut son argent volé par les truands de la nébuleuse politico-affairiste où commis de l’État, cadres du parti gouvernant et hommes d’affaires véreux tombés dans les filets de la justice via l’opération épervier.

Drapeau-du-cameroun1Fais quoi, fais quoi, l’argent du peuple  sortira du trou là où les bandits en col blanc l’ont planqués. Le peuple est toujours vainqueur car la justice est rendue en son nom.

Douala, le 11 mai 2012

(*)Youssouf Bamen Calixte,

Consultant politique de terrain/ stratège

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AFRICAN GEOSTRATEGY -VITICULTURE :AFRICAN WINE AT THE CONQUEST OF EUROPE

Posté par badjheca le 9 mai 2012

AFRICAN GEOSTRATEGY -VITICULTURE :AFRICAN WINE AT THE CONQUEST OF EUROPE  photo115.youssouf1Recoupé par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

pougala112-150x138 dans Jean-Paul Pougala (*)With wine, Europeans are sitting on a gold mine that they do not want to share with anyone. To do so, they have cleverly managed to persuade Africans that grape grows only in temperate climates. Which is obviously false and that was quickly understood by the Brazilians. As the Europeans were able to adapt the cultivation techniques imported from Egypt to their climates, Africa can also adjust at all latitudes, its own techniques to optimize its wine production. Which has already been brilliantly done in Algeria, South Africa and shyly in Madagascar while the South American countries located in the same degrees of latitude with African countries are excelling in, and are competing unashamedly with the European wine; the newest being precisely Brazil.»

(The text below is a summary of the African Geostrategy course held on April 5, 2012 in the Master2 program at the Higher Institute of Management (ISMA) of Douala, Cameroon)    

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 » Brazilian wine? Are you kidding! I’m willing to take the Orange juice, but the wine … « . It is with these words that the news television Swissinfo opened its News on May 24, 2011, reporting the reactions of an Italian wine seller at the Berne Agricultural Fair (BEA) where for the first time through a well stocked booth, Brazil knocked on the door of the Swiss market with its wine. The Berne fair was the result of a glamorous operation conducted a few days earlier by the Brazilian Institute of Wine (Ibravim), by presenting to a selected audience of connoisseurs in Kaufleuten Hof, a club reputedly known as the classiest of Zurich, 5 cellars of the luxurious Brazilian wine obtained through the project « wines of Brazil ». This project was launched in 2002 by the Government of Brazil to change the myth according to which wine is European and can only be of a good quality if produced under certain climatic conditions similar to those found in Europe.

BUT CAN WINE BE PRODUCED THROUGHOUT AFRICA? YES!

There is a metropolitan legend carefully maintained by the Europeans stating that wine is European. Which is wrong? Wine is African. It originated in Africa. It is Africans who invented wine. They are those who have developed the techniques of winemaking used today by the Europeans and the rest of the world. Grape is a tropical fruit, contrary to what mainstream science says.

The Egyptians are those who invented the winemaking process which consist of transforming grapes to wine. They created the system of harvesting and pressing grapes to make wine, as evidenced by several Egyptian paintings dating from 2500 BCE showing us the place of viticulture and winemaking in ancient Egypt.

Research conducted by Maria Rosa Guasch-Jané at the University of Barcelona on residue samples taken from earthenware vases from the tomb of Tutankhamen in 2004 have proved that it was the Egyptians who first invented the white wine and then the red wine. The Romans will import the procedure and spread it throughout their empire by improving the techniques until the end of the empire in the fifth century.

Ultimately, history teaches us that it was the Egyptians who were the first to grow grapes about 3000 years BC. They will produce white and red wine for 2000 years before the Romans could import it and develop it in Italy on the island of Sicily around 1000 BC, as it was the sunniest part of the empire, thanks to its longitudinal proximity with Africa.

The first attempt to dispossess Africa of the paternity of the cultivated vine comes from the Bible where the character Noah was made the first winemaker of humanity; which is wrong because before these stories, Egypt already boasts 2,000 years of experience in wine production.

From Italy, the wine will regain all Europe with cultural improvements to adapt the vine to colder climates, which will lead to a sharp deterioration in the quality of the original wine. That’s why countries, like Italy which are sunny enough, will prohibit the use of sugar to « cut the wine » while others such as France, in order to grow grapes in cold areas such as Champagne, are forced to allow the sophistication of wine with sugar. The only real novelty that Europeans will bring to the Egyptian wine was to make is sparkling. We know that for a fact from written records in 1531 by monks of the Benedictine abbey of Saint-Hilaire that cited the Blanquette de Limoux, the sparkling Gaillac and La Clairette de Die.

THE THEORY OF DEPENDENCE

With wine, Europeans are sitting on a gold mine that they do not want to share with anyone. To do so, they have cleverly managed to persuade Africans that grape grows only in temperate climates. Which is obviously false and that was quickly understood by the Brazilians. As the Europeans were able to adapt the cultivation techniques imported from Egypt to their climates, Africa can also adjust at all latitudes, its own techniques to optimize its wine production. Which has already been brilliantly done in Algeria, South Africa and shyly in Madagascar while the South American countries located in the same degrees of latitude with African countries are excelling in, and are competing unashamedly with the European wine; the newest being precisely Brazil.

In his famous book « Dependency and Development in Latin America » published in 1969, Fernando Henrique Cardoso, a supporter of the theory called « dependency », explains how poverty in South American countries is linked to the dependency created by Europe and the United States to support their growth, and if they are rich, it is because the Southern countries are poor and that the day these countries will become rich, these Western countries will become poor as well. When he became president from 1/1/1995 to 1/1/2003, he tried to implement his ideas in order to break the dependency. The West wanted Brazil to be the largest producer of coffee but Cardoso did not want that. He wanted Brazil to actually invest in fields that the west discourages them to invest in; particularly wine grape. While all European experts consulted, predicted that Brazil cannot produce wine, Cardoso asked one question: can grape grow in Brazil? As soon as said, tests were conducted and the results were astonishing. And it was in 2002; at the end of his mandate that the initiative begun at a large-scale production of premium wine in Brazil. 10 years later, it is hard to believe. With a production of 3.2 million hectoliters of high quality wine intended to the USA, Canada, Germany, the United Kingdom, China, Switzerland, Netherlands and 20 other countries; a wine that is not sold at the supermarket, but only to specialists.

Alexander Thoele of Swissinfo noted that the Brazilian Institute of Wine (Ibravin) has not invited his Swiss tasters anywhere. The meeting was at Kaufleuten Hof, the most popular luxury Zurich club, lodged between the headquarters of the two most prestigious Swiss banks, UBS and Credit Suisse. And the guests were managers and sales managers of restaurants and the most luxurious 5 star hotels in Zurich. But the originality of the Brazilians was mainly to invite the Swiss competitors to enjoy and criticize their wines. And what was their surprise! The only real criticism was on the green side of the long distance that these wines would travel from Brazil to Switzerland. They had forgotten that this is still the same distance that European wines travel from Europe to the rest of the rest of the world.

The Brazilian example may be followed by many African countries. For example, Senegal which is at 95% a Muslim country has seen its trade balance worsen with Europe in 2010 by paying a bill of 5.5 million Euros (3.6 billion CFA francs) for the importation of wine from Spain, France and Italy while the Casamance region is conducive to the production of wine and may even within 5 years guarantee self-sufficiency.

HOW TO UNDERSTAND THE STRATEGIC CHOICES OF BRAZIL?

Everyone would have expected that from the outset, Brazil began producing low-end wines and gradually acquire the experience to ramp up. But it was not the case. They made the opposite choice because the Europeans have long ceased to produce wine, grape wine with most producers turning into real « pharmacists » as they are now called in Italian countryside. The sophistication of the wine is not even a fraud since it is governments that make laws to allow various manipulations that have the unfortunate consequence of harming human health. It is against this backdrop that Brazil has understood. The next African producers must go directly to organic wine since Africa has enough space and manual labor for the production.

THIS IS HOW THE POOR QUALITY EUROPEAN WINE IS AN INVITATION TO SELF PRODUCTION. THE EXAMPLE OF CHINA

Today, China is one of the largest wine producers in the world. But unlike computers, toys and machinery tools, what got China involved in the production what they call « grape alcohol » was not related to the revenues or the need to strategically occupy positions on this market. No, it was nothing like that. It was public health issues that motivated the Chinese authorities to start producing wine. The leaders of Beijing, to protect the health of their citizens have simply decided to boycott European wine.

In 1999, an observable fact made China distrust wines made in Europe: after a routine check on a sample of French wine in China, Chinese customs officials found an abnormally high rate of iron. After further thorough exams, the iron was reveled to be in reality that of blood hemoglobin coming from ox blood. What does ox blood have to do with wine? It is to answer this question that in the middle of the mad cow crisis, the Chinese customs officials posed as ordinary Asian tourists who love French cuisine; since there are millions per year, aiming at tracing the route to the regions these incriminated bottles originated from; that is to say, in the Dome and in the Gard. They will make an even more overwhelming discovery: French wine producers were cheating by using an odious ox blood to clarify their wine and give it a bright color. The problem is that the blood molecules decompose in this insanitary field of bacterial production and can be detrimental to human health which can potentially be fatal. It is for this same kind of wine that has been being sent to Africa for a long time, that the legend according to which red wine gives blood to who drinks it, is freshly served to Africans, while on the contrary it can actually kill them.

The story begins in 1997 when the Chinese Prime Minister Li Peng encouraged his countrymen to leave the traditional cereal-based alcohol products for grape wine. It was to leave the cereal for human consumption in order to avoid shortages and famine. The French and the Spanish rushed into the breach to fill this huge market; but since in Europe the cultivated area had not increased, they began selling any kind of rubbish to the Chinese. The only solution for the Chinese was to engage in wine production in order to preserve the health of their population.

WHY CAN THE EUROPEAN WINE BE DEADLY?

On 12/02/2003 it was the very well renowned American newspaper, the Washington Post that in a very alarming article denounced the presence of chemical fertilizers in wines coming from Europe and destined to North American market.

5 years later, the dangerousness of European wine denounced by the U.S. daily would be confirmed by a serious European study published on 26/03/2008, by the associations of Pesticides Action Network-Europe (PAN Europe), of which MDRGF France, Austria for Global 2000 and Greenpeace German. The study conducted on bottles of wine from Italy, Portugal, France, Germany and Austria, found that 100% of the classic European wine was contaminated; poisoned. And there was often up to 10 different pesticide residues, with a very serious contamination level of 5800 times the limit granted for tap water. These studies showed that the residues were mostly carcinogenic and toxic molecules that can thwart human reproduction. In other words, drinking these wines frequently could either cause cancer or make the drinker sterile. In his conclusion, PAN points to the over use of pesticides in viticulture which occupies only 3% of European farmland, but hosts 20% of pesticides used in agriculture. Because of the need to produce more while the available land regresses, the remaining option is to use chemicals to compensate and that is how Europe came to spread real poisons (cancer) and fetus killers for mass sterilization.

It’s not fraud, as only three months after the results of this study and specifically on May 29 2008, the Sarkozy government, published a 16 pages document called « Plan for the Modernization of the wine industry » –  which you can rename « License to kill » – where it is stated about the wine industry that:

« More freedom means alleviate certain administrative procedures, remove certain constraints, open a range of technical, cultivation and enological practices, and leave to the professionals a margin of appreciation and decision-making. » When you couple this freedom left to the professionals with lure of gain and scarcity of land, it is reasonable to ask every time, what wine bottles coming from Europe actually contain?

WHAT LESSONS FOR AFRICAN YOUTH?

When I was young in my country Cameroon, I had promised myself not to ever drink alcohol and never smoke because I was intrigued to find that the only companies that my country had inherited from the British, German and French occupations were breweries and cigarette companies. The Europeans built no school, no roads, hospitals or dairies, but focused only on these two areas: alcohol and cigarettes. I found that very suspicious. And after noticing that 100% of ingredients used in these industries come from Europe in order to enrich European farmers and impoverish ours, condemned to produce useless coffee, cocoa and cotton; to date, I have never taken any of these two products despite my 20 years spent in Italy which the first wine producer in the world where wine is a real tradition. My behavior over time has proven beneficial but very isolated. Around me alcohol had invaded society.  European alcohol (wine, beer) became the only true symbol of funerals in the Bamileke tribes (West Cameroon) and this is what made me realize that my statement was wrong, and pragmatism has guided me to rather ask myself another question: « how to make sure that every glass of wine, each glass of beer taken in Africa is not a piece of African sovereignty that is sold? How can the pickings of wine and beer benefit African farmers? The answer to this question is that it is not true that hops, malt and corn that go into beer production can only be produced in Europe or the USA. It is not true that viticulture can only be made in Europe and not Africa.

African youths must be able to doubt all the truths manufactured to deceive their parents and grandparents and start producing their own truth, even when mainstream science says that something is not possible. Because in reality, as Giordano Bruno said, mathematics lies and geometry tells just what you want her to say, » To this I add: science lies and tells just what the dominant system wants her to tell. There is no plant, no tree that can grow somewhere in the world and that cannot be adapted to the conditions of vegetation in Africa. According to a note made by Mrs Gihane Ramatou IDI Economic Mission called UBIFRANCE (state organization under the Consulate of France in Douala), updated on 19/04/2012 by Gerald SMALL and sent to the producers of French wine, it is said that Cameroon (like most African countries) is an Eldorado to conquer by French winemakers. Madam Idi gave evidence for the increase of imports from 2009 to 2010 at 23.7%, 10 million euros (6.6 billion CFA francs), and invited them to come to Douala in November 2012 to prospect new customers. I suggest you go see Mrs. IDI at Building Indigo Bonapriso (Douala) to get invited to the ceremony, but by telling her you are looking for partners to train you in the making of vine in Cameroon. She will certainly tell you that it is not possible, but it will be up to you to break with the « dependency theory » to start a new course in Africa-Europe relations. Many did and were very successful.

The most significant example is the Spanish company Terra i xufa Valencia which in few months passed from being a mere distributor of German beer on its circuit of specialty stores and restaurants, to a producer of organic beer, exporting to Germany and forcing its former German supplier to become its new distributor on German soil. This is the kind of reversal of the « dependency theory » that the African youths should strive to achieve. And rather than being the ridiculous European wine consumers and reciting the propaganda of the ones they are enriching as « GOOD WINE », the « GOOD BURGUNDY », the « GOOD BOJOLAIS », the African youths must learn to stay sober and abstain from alcohol in order to have a lucid head and go in Europe’s vineyards learn how to finally turn the tide in their favor and offer Europe and the rest of the world, organic wine.  As the studies of the Pesticides made by Action Network Europe (PAN- Europe) mentioned above, the only non-contaminated wines were organic wines. Africa has the space and labor to develop this field; there is a big market to win over the world. The slogan is ready and so obvious, « Stop poisoning yourself, drink organic African wine « . In comparison, a hectare of plantation produces about 185 kg of coffee, 300 kg of cocoa but 8 tons of grapes which will give about 4,500 bottles of 75 cl of wine, meaning a productivity of 40-60 hectoliters per hectare. Why Africans are confined to the production of the most menial crops like coffee or cocoa and have never thought about the vine? Is the fear of climatic conditions the only justification for this? Find the error.

Douala May 5 2012

(*) Jean-Paul Pougala : Director of the Institute of Geostrategic Studies of Douala/Cameroon, Geneva/Switzerland and Tianjin /China- Teacher of « African Geostrategy » at the Institute of Management (ISMA) in Douala/Cameroon

Translated from French to English by Farida Nabourema (Washington DC)  May 09, 2012

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GÉOSTRATÉGIE AFRICAINE- VITICULTURE:LE VIN BIO AFRICAIN A LA CONQUÊTE DE L’EUROPE

Posté par badjheca le 5 mai 2012

GÉOSTRATÉGIE AFRICAINE- VITICULTURE:LE VIN BIO AFRICAIN A LA CONQUÊTE  DE L’EUROPE photo115.youssouf1Recoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

pougalav1-112x150 dans de Jean-Paul Pougala (*)-«La jeunesse africaine doit être capable de douter de toutes les vérités fabriquées pour tromper ses parents et grands-parents et foncer produire sa propre vérité, même lorsque c’est la science officielle qui affirmera que quelque chose n’est pas possible. Parce qu’en réalité, comme disait Giordano Bruno, « la mathématique ment, la géométrie ne raconte que ce qu’on veut qu’elle dise », j’ajoute : la science ment et ne raconte que ce que le système dominant veut lui faire dire. Il n’existe aucune plante, aucun arbre qui peut pousser n’importe où dans le monde et qui ne peut pas être adapté aux conditions favorables de végétation en Afrique.»

(le texte ci-dessous est le résumé de la leçon de Géostratégie Africaine tenue le 5 Avril 2012 au cours de Master2 à l’Institut Supérieur de Management -ISMA de Douala au Cameroun)  

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 «Du vin brésilien? Vous plaisantez! Du jus d’orange, je veux bien, mais du vin…». C’est avec ces mots que la télévision d’information continue, Swissinfo, ouvre son journal du 24 Mai 2011 rapportant les propos d’un vendeur italien d’un stand de vin à la foire agricole de Berne (BEA) où pour la première fois à travers un stand bien fourni, le Brésil frappait à la porte du marché suisse avec son vin. La foire de Berne était la suite d’une opération de charme conduite quelques jours plus tôt par l’Institut Brésilien du Vin (Ibravim) en présentant à un public sélectionné de connaisseurs au Kaufleuten Hof, le club réputé le plus chic de Zurich, les bouteilles de 5 caves du vin de luxe brésilien obtenu grâce au projet «Wines of Brazil», lancé en 2002 par le Gouvernement du Brésil, pour tordre le cou à une idée reçue selon laquelle le vin est européen et ne peut être de qualité que s’il a été produit dans des conditions climatiques proches de celles qu’on retrouve en Europe.

 MAIS LE VIN PEUT-IL ÊTRE PRODUIT PARTOUT EN AFRIQUE ? OUI

 Il existe une légende métropolitaine savamment entretenue par les Européens selon laquelle le vin serait européen. Ce qui est faux. Le vin est Africain. Il est né en Afrique. Ce sont les Africains qui ont inventé le vin. Ce sont eux en effet qui ont mis au point les techniques de vinification aujourd’hui utilisées par les Européens et le reste du monde entier. Parce que le raisin est un fruit tropical, contrairement à ce que dit la science officielle.

 Ce sont les Égyptiens qui inventent le procédé de vinification pour passer des raisins au vin. Ils créent le système de vendange et de pressurage des raisins pour en faire le vin, comme l’attestent plusieurs tableaux égyptiens datant de 2500 ans avant notre ère nous montrant la place de la viticulture et de la vinification dans Égypte antique.

 Des recherches menées par Maria Rosa Guasch-Jané de l’Université de Barcelone sur des échantillons de résidus prélevés des vases en terre provenant du tombeau de Toutankhamon ont prouvé en 2004 que ce sont les Égyptiens qui ont inventé d’abord le vin blanc et ensuite le vin rouge. Les Romains vont importer le procédé et le diffuser dans tout l’empire en améliorant les techniques jusqu’à la fin de l’empire au Vème siècle.

 En définitive, l’histoire nous enseigne que ce sont les Égyptiens qui sont les premiers à cultiver la vigne à environ 3.000 ans avant notre ère. Ils vont produire le vin blanc et rouge pendant 2000 ans avant que les Romains puissent l’importer et la développer en Italie, sur l’Ile de Sicile, vers l’an 1000 avant notre ère, parce que c’est la partie de l’empire qui est la plus ensoleillée, grâce à sa proximité longitudinale avec le continent africain.

La première tentative de déposséder l’Afrique de la paternité de la vigne cultivée nous vient de la bible où on fait du personnage Noé, le premier viticulteur de l’humanité. Ce qui est arc-hi faux, parce qu’au moment de ces récits, Égypte vante déjà 2.000 ans d’expérience dans la production du vin.

 De l’Italie, le vin va regagner toute l’Europe avec des améliorations culturales pour adapter la vigne à des climats plus froids, ce qui va entraîner une forte dégradation de la qualité du vin originale. C’est ainsi que les pays comme l’Italie qui ont suffisamment de soleil, vont interdire l’utilisation du sucre pour « couper le vin », alors que d’autres comme la France, pour cultiver la vigne dans des zone froides comme la Champagne, sont contraints d’autoriser la sophistication du vin avec du sucre. La seule vraie nouveauté que les européens vont apporter au vin venu d’Égypte est de le rendre mousseux. Nous le savons grâce aux témoignages écrits en 1531 par les moines de l’abbaye bénédictine de Saint-Hilaire qui citent la Blanquette de Limoux, le Gaillac mousseux et la Clairette-de-die.

 LA THÉORIE DE LA DÉPENDANCE

Avec le vin, les Européens se sont assis sur un pactole qu’ils n’ont envie de partager avec personne. Pour le faire, ils ont intelligemment su persuader les Africains que le raisin ne pousse que dans des climats tempérés. Ce qui est évidemment faux. C’est ce qu’ont très vite compris les Brésiliens. Comme les Européens avaient su adapter à leur climat les techniques culturales importées d’Égypte, l’Afrique peut également adapter à toutes les latitudes ses propres techniques pour optimiser sa production de vin. C’est ce qui est déjà fait avec brio en Algérie, en Afrique du Sud et timidement en Madagascar, pendant que les pays sud-américains situés aux mêmes degrés de latitude que les pays africains sont en train d’exceller et concurrencer le vin européen sans complexe, le dernier arrivé étant le Brésil justement.

 Dans son très célèbre livre « Dépendance et développement en Amérique latine » publié en 1969, Fernando Henrique Cardoso, partisan de la théorie dite « de la dépendance », nous explique comment la pauvreté des pays sud-américains repose sur le lien de dépendance créé par l’Europe et les États-Unis pour soutenir leur croissance, et que s’ils sont riches, c’est parce que les pays du sud sont pauvres et le jour où ces pays du sud deviendront riches, ces pays occidentaux deviendront pauvres. Lorsqu’il devient président du 1/1/1995 à 1/1/2003, il cherche à mettre en application ses idées pour rompre la dépendance. L’Occident voulait que le Brésil soit le premier producteur mondial du café, Cardoso n’en veut pas. Il veut que le Brésil s’investisse surtout sur tous les secteurs déconseillés par ces derniers. Notamment le vin de raisin. Alors que tous les experts européens consultés prédisent que le Brésil ne peut pas produire le vin, Cardoso pose une seule question : le raisin peut-il pousser au Brésil? Aussitôt dit, aussitôt testé et les résultats sont stupéfiants. Et c’est en 2002, à la fin de son mandat que l’initiative démarre à grande échelle de la production de vin de qualité supérieure au Brésil. 10 ans après, c’est à peine croyable, avec une production de 3,2 millions d’hectolitres par an d’un vin de qualité destiné aux USA, Canada, Allemagne, Royaume Uni, Chine, Suisse, Pays-Bas et 20 autres pays; vin qui ne se vend pas au supermarché, mais exclusivement chez des spécialistes.

 Alexander Thoele de Swissinfo fait remarquer que l’Institut Brésilien du Vin (Ibravin) n’a pas convié ses dégustateurs Suisses n’importe où. La rencontre était à Kaufleuten Hof, le club de luxe le plus prisé de Zurich, coincé entre les sièges des deux plus prestigieuses banques suisses, l’UBS et Crédit Suisse. Et les invités faits des directeurs et les chefs de vente des restaurants des plus grands palaces à 5 étoiles de Zurich. Mais l’originalité des Brésiliens a surtout été d’inviter les concurrents Suisses à déguster et critiquer leurs vins. Et quelle ne fut leur surprise ! La seule vraie critique était sur le côté écologique de la longue distance que ces vins allaient parcourir du Brésil en Suisse. Ils avaient oublié que c’est la même distance encore parcourue de nos jours par les vins de l’Europe vers le monde entier.

 L’exemple Brésilien peut être suivi par bon nombre de pays africains. Par exemple, le Sénégal, pays musulman à 95% a vu sa balance commerciale s’aggraver avec l’Europe en payant en 2010 une facture de 5,5 millions d’Euros (3,6 milliards de Francs CFA) pour le vin importé d’Espagne, de France et d’Italie. Alors que la Casamance est une région propice à la production du même vin et peut en l’espace de 5 ans garantir l’autosuffisance du pays.

 COMMENT COMPRENDRE LE CHOIX STRATÉGIQUE DU BRÉSIL ?

Tout le monde se serait attendu à ce que d’entrée de jeu, le Brésil commence à produire des vins bas de gamme et petit à petit acquière l’expérience pour monter en puissance. Mais non. Ils ont fait le choix inverse, parce qu’il y a longtemps que les Européens ont cessé de produire du vin, du vin de raisin, la plupart des producteurs se transformant en véritable « pharmaciens » comme on les appelle désormais dans les campagnes italiennes. La sophistication du vin n’est même plus une fraude, puisque ce sont les gouvernements qui font des lois pour autoriser les manipulations diverses qui ont la fâcheuse conséquence de nuire à la santé. C’est dans ce contexte que le Brésil a bien compris. Les prochains producteurs africains doivent aller directement au vin bio, et puis, le continent africain a suffisamment d’espaces et de bras pour cette pratique.

VOICI COMMENT LA MAUVAISE QUALITÉ DU VIN EUROPÉEN INVITE A PRODUIRE SOI-MÊME. L’EXEMPLE DE LA CHINE

 Aujourd’hui, la Chine est un des plus gros producteurs de vins au monde. Mais contrairement aux ordinateurs, aux jouets, aux machines outillage, ce qui a poussé la Chine à se lancer dans ce qu’ils appellent « l’alcool au raisin » n’est pas lié au gain ou à la nécessité d’occuper stratégiquement des positions sur ce marché. Non, rien de tout ça. Ce qui a motivé les autorités Chinoises à se mettre à produire du vin, c’était pour une raison de santé publique. Les dirigeants de Pékin pour préserver la santé de leurs citoyens ont tout simplement décidé de bouder le vin européen.

 En 1999, un fait marquant a permis aux chinois de développer cette méfiance vis à vis du vin en provenance d’Europe : après un contrôle de routine sur un échantillon de vins français à l’entrée en Chine, les douaniers chinois avaient constaté un taux anormalement élevé en fer. Après une autre analyse, cella là plus approfondie, ce fer s’était révélé être en réalité de l’hémoglobine, autrement dit du sang, et du sang du bœuf. Qu’est-ce que le sang du bœuf peut bien avoir à faire dans le vin ? C’est pour répondre à cette question, en pleine crise de la vache folle qu’en toute discrétion,  des douaniers chinois se font passer pour des banals touristes asiatiques aimants de la gastronomie française, comme il y en a des millions par an; le but étant de remonter le parcours jusqu’à la région d’origine des bouteilles incriminées, c’est-à-dire dans le Dôme et dans le Gard. Ils feront une découverte des plus accablantes: les producteurs français de vins se servaient d’une odieuse tricherie en utilisant le sang de bœuf pour clarifier leur vin et lui donner une couleur  éclatante. Le problème, c’est que les molécules du sang se décomposent dans ce milieu de culture bactérienne hautement malsain, pouvant être mortel. C’est  pour le même genre du vin longtemps envoyé en Afrique qu’on a crée une légende fraichement servie aux Africains selon laquelle le vin rouge donne du sang à qui le boit, alors qu’il peut au contraire le tuer.

 L’histoire commence en 1997, lorsque le Premier Ministre Chinois Li Peng encourage ses compatriotes à laisser l’alcool traditionnel produit à base de céréales pour le vin de raisin. Il s’agissait de laisser la céréale pour l’alimentation humaine, afin d’éviter les pénuries et la disette. Les Français et les Espagnols se sont engouffrés dans la brèche pour combler cet énorme marché, mais puisqu’en Europe, les superficies cultivées n’avaient pas augmenté, ils ont donc commencé à vendre aux chinois n’importe quoi. La seule solution pour les chinois était de se lancer eux-mêmes dans la production viticole afin de préserver la santé de sa population.

 POURQUOI LE VIN  EUROPÉEN PEUT ÊTRE MORTEL ?

 Le 12/02/2003, c’est le très sérieux journal américain le Washington Post qui, dans un article très alarmant, dénonçait la présence des engrais chimiques dans les vins en provenance de l’Europe pour le marché nord-américain.  

 5 ans plus tard, cette dangerosité du vin européen dénoncée par le quotidien américain allait être confirmée par une sérieuse étude européenne rendue publique le 26/03/2008, par les associations du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe),  dont le MDRGF pour la France, Global 2000 pour l’Autriche et Greenpeace Allemagne, sur des bouteilles de vin venant d’Italie, Portugal, France, Allemagne et Autriche, on a constaté que 100% du vin classique européen était contaminé, empoisonné. Ceci allait souvent jusqu’à 10 résidus différents de pesticides, avec un niveau de contamination très grave de 5800 fois supérieur à la limite consentie pour l’eau du robinet. Ces analyses ont montré que ces résidus étaient pour la plupart des molécules cancérigènes et toxiques, pouvant empêcher la reproduction humaine. En d’autres termes, boire fréquemment ces vins pouvait soit entraîner le cancer ou tout simplement la stérilité du buveur.  Dans sa conclusion, le PAN pointe du doigt la sur-utilisation des pesticides dans la viticulture qui n’occupe que 3% des terres agricoles européennes, mais accueille 20% des pesticides utilisés. Car il faut produire toujours plus alors que la terre à disposition régresse; il ne reste plus que les produits chimiques pour compenser et c’est comme cela qu’on est arrivé en Europe à mettre sur le marché des véritables poisons (cancer) et un tueur de fœtus pour la stérilisation de masse.

 Il ne s’agit pas de fraude, puisque seulement 3 mois après les résultats de cette études et précisément le 29 Mai 2008, c’est le gouvernement Sarkozy qui publie un document de 16 pages dénommé « Plan de modernisation de la filière viticole » – qu’on peut renommer « Licence pour tuer »-  où il est écrit à propos de la filière viticole que:

 « Plus de liberté, c’est, à la fois, alléger certaines procédures administratives, supprimer certaines contraintes, ouvrir la panoplie des pratiques techniques, culturales et œnologiques, et laisser aux professionnels des marges d’appréciation et de décision ». Lorsqu’on couple à cette liberté désormais laissée aux professionnels du secteur l’appât du gain et la rareté des terres, on est en droit de se demander à chaque fois, ce que contiennent véritablement les bouteilles de vin en provenance de l’Europe.

 QUELLES LEÇONS POUR LA JEUNESSE AFRICAINE ?

 Lorsque j’étais tout jeune dans mon pays, le Cameroun, je m’étais promis à moi-même de ne jamais boire d’alcool et de ne jamais fumer, parce que j’avais été intrigué de constater que les seules entreprises que le pays avait hérité de la période de l’occupation britannique, allemande et française étaient justement des brasseries et des entreprises de cigarette. Les Européens n’avaient créé ni d’école, ni de routes ni d’hôpitaux, ni de laiteries, mais ils s’étaient concentrés uniquement sur ces 2 secteurs : l’alcool et la cigarette. Je trouvais cela très suspect. Et après avoir constaté que 100% des ingrédients provenaient d’Europe pour enrichir leurs agriculteurs et appauvrir les nôtres condamnés à la culture des inutiles café, cacao et coton, à ce jour, je n’ai jamais rien pris de ces deux produits malgré mes 20 années passées en Italie, le premier producteur de vin du monde, où le vin est une vraie tradition. Mon comportement avec le temps s’est révélé salutaire mais très isolé. autour de moi, l’alcool avait envahi la société, l’alcool européen (vin, bière) était devenu le seul vrai symbole des funérailles bamiléké (ouest du Cameroun) et c’est ce triste constat qui m’a fait me rendre compte que mon constat était erroné, et que le pragmatisme m’aurait orienté à me poser plutôt la question : « comment faire que chaque verre de vin, chaque verre de bière pris en Afrique ne soit pas un morceau de la souveraineté africaine qui est vendue ? Comment faire  que le pactole du vin, de la bière profite aux agriculteurs africains ? La réponse à cette question est que ce n’est pas vrai que le houblon, le malt et le maïs qui entrent dans la production de la bière ne peuvent être produits qu’en Europe ou aux USA. Ce n’est pas vrai que la viticulture ne peut être réalisée qu’en Europe et pas en Afrique.

 La jeunesse africaine doit être capable de douter de toutes les vérités fabriquées pour tromper ses parents et grands-parents et foncer produire sa propre vérité, même lorsque c’est la science officielle qui affirmera que quelque chose n’est pas possible. parce qu’en réalité, comme disait Giordano Bruno, « la mathématique ment, la géométrie ne raconte que ce qu’on veut qu’elle dise », j’ajoute : la science ment et ne raconte que ce que le système dominant veut lui faire dire. Il n’existe aucune plante, aucun arbre qui peut pousser n’importe où dans le monde et qui ne peut pas être adapté aux conditions favorables de végétation en Afrique. D’après une note réalisée par Madame Gihane RAMATOU IDI de la Mission Economique dit UBIFRANCE (organisme d’état sous le Consulat de France à Douala), mise à jour le 19/4/2012 par Gerald PETIT et envoyée aux producteurs français de vins, il est écrit que le Cameroun (comme la plupart des pays africain) est un Eldorado à conquérir par les producteurs français de vins. Madame Idi donne pour preuve la croissance des importation de 2009 à 2010 de 23,7% à 10 millions d’Euros (6,6 milliards de Fcfa), et les invite à venir à Douala en Novembre 2012 pour prospecter une nouvelle clientèle. Je vous conseille d’aller voir Madame IDI à l’Immeuble Indigo à Bonapriso (Douala) pour vous faire inviter à cette cérémonie, mais en lui disant que vous cherchez des partenaires pour vous former à la création de la vigne au Cameroun. Il est certain qu’elle vous répondra que ce n’est pas possible, mais ce sera à vous de savoir rompre avec la « théorie de la dépendance » pour démarrer un nouveau parcours dans les relations Afrique-Europe. Beaucoup l’ont fait et ont bien réussi. 

 L’exemple le plus significatif est celui de la société espagnole Terra i Xufa, de Valencia, passée, en quelques mois, d’un simple distributeur de bière allemande sur son circuit de magasins spécialisés et de restaurants, à producteur d’une bière bio et exportateur vers l’Allemagne et a réussi à forcer son ancien fournisseur allemand à devenir son nouveau distributeur en terre allemande. C’est à ce genre de renversement de cette « théorie de la dépendance » que la jeunesse africaine doit s’évertuer. Et plutôt que de rester des ridicules consommateurs de vins européens à réciter la propagande de celui qui lui fait les poches, comme le « BON VIN », le « BON BORDEAUX », le « BON BEAUJOLAIS », la jeunesse africaine doit savoir rester abstinent en alcool pour avoir la tête très lucide et aller dans les vignes européennes comprendre le fonctionnement, pour enfin retourner la situation en sa faveur et proposer à l’Europe et au monde du vin bio; car dans les études du Pesticides Action Network Europe (PAN-Europe) citées plus haut, les seuls vins non contaminés étaient les vins bio. L’Afrique a l’espace et les personnes pour développer cette filière, il y a un gros marché à conquérir partout dans le monde. Le slogan est déjà prêt et si évident : « Arrêtez de vous empoisonner, buvez le vin bio africain ». En comparaison, sur un hectare de plantation, on produit environ 185 kg de café, 300 kg de cacao, 8 tonnes de raisin qui donneront environ 4500 bouteilles de 75 cl de vin soit 40-60 hectolitres de rentabilité à l’hectare. Pourquoi les Africains se sont confinés à des cultures les plus ingrates comme le café ou le cacao et n’ont jamais pensé à la vigne? La seule peur du climat justifie-t-elle tout? Cherchez l’erreur.

 Douala le 5 Mai 2012

 (*)Jean-Paul Pougala- Directeur de l’Institut d’Etudes Géostratégiques de Douala au Cameroun, Genève en Suisse et Tianjin en Chine. Et Enseignant de « Géostratégie Africaine » à l’Institut Supérieur de Management ISMA de Douala (Cameroun).


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CAMEROUN-Lettre de Marafa Hamidou Yaya à Paul BIYA: Points de vue de jean claude TCHUILEN

Posté par badjheca le 4 mai 2012

CAMEROUN-Lettre de Marafa Hamidou Yaya à Paul BIYA: Points de vue de jean claude TCHUILEN photo115.youssoufRecoupé pour vous par Youssouf Bamen Calixte- Consultant politique de terrain/stratège

PHOTO-JCT-131x150 dans Jean Claude TCHUILEN-«En réalité monsieur le Ministre, vous ne devriez pas vous croire obligé de vous excuser d’avoir des ambitions politiques ou une destinée présidentielle. A mon corps défendant ; permettez moi de vous dire que la vérité dépend de l’endroit où on se tient ; vous devriez donc par conséquent revenir en arrière et regarder d’où vous venez. Monsieur le Ministre il semblerait que vous auriez manqué à l’obligation de probité imposée aux gestionnaires de l’argent public, de ce fait, votre désarroi personnel ne saurait être celui d’un peuple ou une partie du peuple.IL n’est pas communicatif.»

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A la faveur de l’élection présidentielle d’octobre 1992, j’avais eu l’avantage et le privilège d’être désigné par le président de la République, membre de la Commission de la Communication et de la Propagande du candidat du RDPC, le Président Paul BIYA. C’est à ce titre que j’avais eu  la lourde responsabilité au sein de la dite commission de conduire la campagne audio-visuelle, en ce sens que j’étais chargé de la conception, de la mise en image et de la réalisation des 8 (huit) minutes de la propagande électorale officielle attribuée au candidat du RDPC à la CRTV –Télévision par le Conseil National de la Communication conformément à la loi.

C’est à cette occasion que la commission recherchait un ressortissant du grand nord sympathisant du candidat Paul BIYA à l’effet de rendre la politesse politique sur l’argumentaire médiatique aux opposants d’alors : Messieurs ISSA TCHIROMA, ANTAR GASSA GAYE, BELLO BOUBA MAIGARI, MOUSTAPHA, DAKOLE, GARGA HARMAN  ADJI, SEIDOU MADADI …

Et l’histoire retiendra que c’est par l’intermédiaire de Mme la vice-présidente de la croix rouge Camerounaise, vice- présidente nationale de l’OFRDPC  aujourd’hui présidente du conseil d’administration d’AD-LUCEM que j’ai eu votre numéro de téléphone. Vous jeune cadre à la SNH, vous fûtes invité à la primature où siégeait la commission. Vous aviez été briefé pendant des heures sur la profession de foi du candidat Paul BIYA, et  rendez –vous fut pris  le lendemain pour l’enregistrement à 15 heures précise à la CRTV Mballa 2. Il faut saluer votre courage d’avoir accepté d’intervenir à la télévision pour soutenir le candidat du RDPC, car notre jeune et balbutiante apprentissage de la démocratie et le multipartisme commençait à peine  et par conséquent  elle trainait un lot de brûlots (actes de vandalismes de tout genre, révoltes populaires et spontanées, règlement de compte…).

Mon  intime conviction est que c’est après votre brillante intervention à la télévision en faveur du candidat du RDPC, que votre destin croise celui du Président Paul BIYA. Le chargé de la Communication du Président de la République à la Présidence  me transmit un billet dans lequel votre intervention à la télévision semblait avoir été appréciée à sa juste valeur politiquement sur le plan de l’équilibre régional par le candidat du RDPC.

Sans être devin, il me souvient modestement vous avoir appelé au téléphone pour vous signifier que si nous gagnons les élections présidentielles vous serez ministre. Bien évidemment au sortir de cette élection présidentielle, vous fûtes nommé Secrétaire d’Etat N°2  au Ministère des Finances. Et au congrès du RDPC en 1996 vous devîntes membre du comité central et membre du bureau politique du parti au pouvoir. Il s’en suivi une progression vertigineuse de votre carrière politique et dans la haute administration.

En réalité monsieur le Ministre, vous ne devriez pas vous croire obligé de vous excuser d’avoir des ambitions politiques ou une destinée présidentielle. A mon corps défendant ; permettez moi de vous dire que la vérité dépend de l’endroit où on se tient ; vous devriez donc par conséquent revenir en arrière et regarder d’où vous venez. Monsieur le Ministre il semblerait que vous auriez manqué à l’obligation de probité imposée aux gestionnaires de l’argent public, de ce fait, votre désarroi personnel ne saurait être celui d’un peuple ou une partie du peuple.IL n’est pas communicatif.

Monsieur le Ministre l’amour de la patrie et la paix à laquelle vous semblez si attachée devrait dicter votre conduite et votre comportement en tant que responsable politique et homme d’état. De ce fait, vous devriez être au dessus de toutes les considérations partisanes et idéologiques.

Vous dites que le 6 novembre 1982, vous aviez couru derrière le cortège du carrefour warda jusqu’au rond point de l’école de bastos. Rassurez-vous vous n’étiez pas seul. Nous aussi en France  avions suivi le mouvement. Le tourbillon pour ne pas dire le tsunami de la RIGUEUR, de la MORALISATION et de la DEMOCRATIE  nous avaient tous emportés.

Après l’élection présidentielle de 2004 vous auriez eu l’outrecuidance d’affirmer avoir dit au président que ce septennat devrait être le dernier. Je vous dénie ici et maintenant la responsabilité de vous autoproclamer son ancien compagnon de lutte et de combat politique. Votre carrière politique commence en 1992 à la faveur d’un décret présidentiel. Il n’y a donc pas et il n’y aura jamais une querelle de leadership entre vous et le président  Paul BIYA, classe d’âge politique oblige.

Votre lettre adressée au Président de la République ressemble à s’y méprendre à un choix que vous avez fait par dépit personnel. Vous dites « comme nous allons le voir, le harcèlement et la vindicte à mon égard datent de ce temps là ; aujourd’hui ; je paye peut être pour cette lucide franchise » . A cela je vous réponds comme la majorité des camerounais qui ne sont l’otage ni d’un groupe, d’un clan, d’une secte, d’un groupuscule, d’une tribu, d’une région que le Président Paul BIYA n’a plus l’âge où l’on s’interroge sur son existence.

 Au demeurant, la courtoisie et la politesse dicterait que l’on n ‘adresse  pas de demande de démission à son supérieur  mais plutôt  que l’on démissionne sous silence et avec dignité, c’est conforme à nos mœurs et coutumes.

LE 04 MAI 2012

Jean Claude TCHUILEN

CINEASTE 

CONSEIL EN COMMUNICATION

ADJOINT AU  MAIRE DLA5

E-MAIL: jctchuilen@yahoo.fr

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GÉOSTRATÉGIE AFRICAINE-NÉGRITUDE, ÉGYPTE : LES ERREURS DE NOS PRÉDÉCESSEURS

Posté par badjheca le 28 avril 2012

  GÉOSTRATÉGIE AFRICAINE-NÉGRITUDE, ÉGYPTE : LES ERREURS DE NOS PRÉDÉCESSEURS photo115.youssouf3Recoupé pour vous par  Youssouf Bamen Calixte-Consultant politique de terrain/stratége

pougala112-150x138 dans de Jean-Paul Pougala (*)- « A chaque époque de la vie d’un village, d’une nation ou d’un continent, correspond la contribution sociétale de ses sages, de ses penseurs, de ses intellectuels… l’histoire ne nous aide pas à comprendre le présent, c’est en maitrisant le présent, en domestiquant le présent que nous aurons les moyens financiers et humains pour étudier le passé, pour comprendre notre propre passé. (…) C’est pour cela que je pense que la priorité reste à comprendre le présent, à décrypter les pièges du présent et chercher comment en sortir. Le jour où nous aurons la tête hors de l’eau, nous pourrons sereinement réécrire notre histoire avec beaucoup de recul, parce qu’il n’y a pas à mon avis la souveraineté de la pensée sans la souveraineté des moyens pour construire cette pensée.  Et l’intellectuel africain est même plutôt dangereux dès lors qu’il n’est pas conscient de la capacité du système à le manipuler. »

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Négritude, Égypte Pharaonique Noire etc. Pendant plusieurs décennies, des  intellectuels africains ont été très actifs pour relancer une conscience africaine plus optimiste, plus positive et tenter de donner au continent sa dignité, sa respectabilité. Mais sans la prise de conscience de la nécessité des connaissances géostratégiques, ils ont pour la plupart été plus un problème pour l’Afrique qu’une solution, relayant, souvent en bonne foi des théories et des pseudo-solutions préparées par le système dominant pour asservir tout un continent. 

 L’EXEMPLE DE L’ÉGYPTOLOGIE

Les Africains qui vivent en Afrique ou en Occident sont pris dans le tourbillon de la pensée unique occidentale et dès lors, ils sont formatés à prier, à aimer, à haïr, à réfléchir, à s’énerver, à protester, à se rebeller selon les critères bien définis par le système dominant et duquel il est difficile de s’échapper. C’est dans ce cadre que l’Égypte s’est naturellement présentée comme échappatoire virtuel, offert par le système pour donner l’illusion aux Africains de compter ou tout simplement d’avoir eux aussi compté 3000 ans auparavant. Ce qui était bien entendu ingénu et naïf de la part de ceux qui sont tombés dans le piège. 

Pourquoi ce sont les intellectuels Africains dits « francophones » qui sont les plus impliqués dans l’égyptologie ? Ce n’est surement pas pour leur proximité géographique avec l’Égypte. Mais tout simplement parce qu’en Europe c’est en France qu’on parle le plus de l’Égypte antique. Notamment dès 1799 grâce à la formalisation de l’ouvrage monumentale en 37 volumes dénommé « Description de l’Égypte », du chef de l’expédition militaire de Napoléon Bonaparte, le général français Jean-Baptiste Kleber, cet ouvrage sera publié en 19 ans, c’est-à-dire entre 1809 et 1828 couvrant 4 thèmes : l’Antiquité égyptienne, l’état moderne, l’histoire naturelle et l’atlas géographique de l’Égypte.

L’histoire démarre le 19 Mai 1798, lorsque pour contester l’Égypte au Royaume Uni, Napoléon Bonaparte lance 400 navires de guerre avec 50.000 personnes à bord pour contrôler le port de Suez, point stratégique de la route des Indes orientales, mais aussi tout le patrimoine laissé par les antiques Égyptiens. Avec les militaires, sont embarqués les scientifiques, les ethnologues, les historiens qui seront à l’origine de l’ouvrage cité plus haut. Les missionnaires chrétiens vont s’en servir pour développer les théories les plus invraisemblables pour justifier l’expédition coloniale sur tout le continent africain, en ramenant le tout à une division biblique des races comme décrit dans le chapitre de la Genèse. La technique de manipulation de certains d’entre eux est celle de magnifier le géni des africains dans l’antiquité égyptienne et constater leur nullité du présent pour en expliquer la décadence et donc l’urgence de les sauver par une nouvelle civilisation. Puisque de toutes les façons les africains ne sont que des maudits soit parce qu’ils descendent du méchant Caïn qui tue son frère Abel, soit parce qu’ils viennent de Canaan l’un des 3 enfants de Noé, maudit par le père pour s’être moqué de lui parce que sourd et dénudé. 

L’administration coloniale va y fonder son principal espoir pour diviser les Africains afin de mieux régner entre ceux prétendument venus d’Égypte nécessairement plus intelligents, plus entreprenants, plus beaux et les autres, plus laids, plus fainéants. Alors que les premiers sont des dépravés, des immoraux par nature, les autres sont des pacifiques et des abrutis parce que primitifs et peuvent être plus malléables pour servir les intérêts de l’Europe, voilà pourquoi ils pourront facilement être associés au pouvoir, alors que les premiers en seront exclus.  

Ainsi, ce sont les prêtres français pour la plupart qui parleront de l’Égypte pharaonique noire. le prêtre F. Coulbois écrit en 1901 :   »Ne serait-ce pas l’indice que ce peuple de l’Ouzighé (au Burundi), voisin d’ailleurs des sources du Nil, a la même origine que les anciens habitants du pays des Pharaons? » L’un des initiateurs de la Négritude (dite Koutchiste), l‘Abbé Léonard Dessailly écrit en 1898 dans :  Le Paradis terrestre et la race nègre devant la science » : « Les Kouchites sont venus de Susiane, où ils avaient construit la première civilisation avant de se disperser et ils n’en étaient pas moins des Nègres, voire des Négrilles. Ensuite chaque recul de la civilisation égyptienne est liée à la poussée de ces « kouchites » nubiens sur les descendants Miçraïm  moins dégradés ». 

Certains intellectuels africains et d’origine africaine vont relayer les insultes de L. Dessailly en reproposant à leur manière la même Négritude. D’autres vont offrir de nouveau quant à eux l’Égypte pharaonique noire sans au préalable apporter les éléments contredisant les insultes du père Coulbois et les autres. Pire, ils n’ont nullement cherché de couper ce cordon biblique de la prétendue déchéance de la Genèse et la dégradation de la civilisation triomphante de l’Égypte antique vers les « Nègres Abrutis » modernes dont parlent ces prêtres. 

L’historien français Jean-Pierre Chrétien (né en 1937) dans son livre très documenté intitulé « L’invention de l’Afrique des Grands Lacs » publié aux éditions Karthala en 2010 nous dévoile ce côté obscur des relations Europe-Afrique en nous expliquant comment les missionnaires français ont réussi à imposer la France même dans les régions d’Afrique où elle n’était pas présente en orientant la pensée des chercheurs et des observateurs en leur faisant partager leur propre regard culturel sur ces pays. Il met le doigt sur la complicité des Africains qui ont développé l’égyptologie vue sous l’angle de la hiérarchisation des valeurs civilisationnelles, sans comprendre qu’en le faisant, ils contribuaient tout simplement à alimenter et valider  une partie de l’histoire africaine construite dans le but de déstabiliser les sociétés africaines et non pour les glorifier. 

 QUELLES LEÇONS POUR LA JEUNESSE AFRICAINE ?

A chaque époque de la vie d’un village, d’une nation ou d’un continent, correspond la contribution sociétale de ses sages, de ses penseurs, de ses intellectuels. Lorsqu’on se penche sur l’Afrique, et pose une question des plus anodines, à savoir : en quoi les sages africains ont-ils influencé la pensée politique ou le modèle économique du continent africain depuis la fin de l’occupation européenne de l’Afrique à ce jour? La réponse est connue et malheureusement pas des plus glorieuses, c’est-à-dire, peu ou quasi nulle. La plupart ont renoncé à chercher les solutions aux problèmes d’un présent peu glorieux, pour se réfugier dans la contemplation d’un passé victorieux.

On dit que c’est le passé qui nous permettra de comprendre le présent et mieux préparer l’avenir. C’est dans cette logique que des intellectuels africains ont approfondie l’étude de l’Égypte antique avec brio. Mais je crois que cela a été une erreur qui a fait perdre à l’Afrique un temps précieux dans la bataille pour sa liberté mentale.  Je suis convaincu au contraire que c’est en maitrisant le présent que nous serons en mesure de comprendre le passé ou tout au moins d’interpréter le passé avec moins de subjectivité servile. Le passé ne nous renseigne pas sur ce que nous voulons savoir. Le passé est une construction subjective des histoires glorieuses des plus aisés, de la minorité des plus riches. L’histoire est biaisée par sa conception. 

J’ai parcouru pendant plus de 20 ans les routes des musés d’Europe pour comprendre le passé des Européens. Et au bout du compte, je me suis rendu compte que je n’avais rien compris du tout, car tous les objets présentés dans ces musés ne retraçaient que le quotidien des riches, tous les témoignages n’étaient en dernier ressort que l’expression écrite de la minorité aristocratique, bourgeoise et cléricale, jamais l’expression du peuple, le plus souvent analphabète.  Ces musées racontaient tous une partie de l’histoire du passé européen. Et non l’histoire. 

C’est pour cette raison que j’ai toujours eu du mal à m’approprier de l’histoire de l’Égypte antique comme africain, parce qu’aussi glorieuse soit-elle, elle n’est pas mon histoire, elle est une partie de mon histoire, elle est une infime partie de l’histoire africaine, celle des nantis, celle des plus riches, celle des puissants même dans l’Égypte antique.  S’il est prouvé que je viens de cette frange de population africaine en provenance d’Égypte pharaonique, à 99%, il est de loin plus probable que mes ancêtres dans cette Égypte antique fassent plutôt partie du peuple, fasse partie de la masse des pauvres, souvent même esclaves et dont j’ignore complètement l’histoire.  Et cela n’a donc pas de sens que je me mente à moi même me revigorant en m’identifiant à l’histoire sélective de la vie des dominants du passé, dans l’espoir de m’en servir pour sortir de ma peu envieuse position du dominé d’aujourd’hui.  C’est un comportement qui trahit la naïveté intellectuelle de ses auteurs, car se faisant, ils ont indirectement validé le sort d’humiliation que le dominant d’aujourd’hui inflige aux Africains, oubliant systématiquement toutes nos aspirations, nos frustrations, nos revendications, nos angoisses, nos peurs, notre spiritualité, oubliant nous-mêmes, comme être humains.

Cela a-t-il un sens pour la Grèce d’aujourd’hui de passer son temps à revendiquer la paternité de la démocratie si elle croule sous les dettes et ce sont les financiers des marchés boursiers à gérer de fait le pays? De même, quel sens cela a-t-il pour les intellectuels africains de magnifier les pyramides de l’Égypte antique pour ensuite aller mendier la construction d’une minable salle de classe dans le Sahel ?

En validant la thèse des dominants dans l’Égypte antique, et en nous l’appropriant comme notre unique histoire dans cette Égypte certainement complexe, ils ont accepté et validé le statu quo actuel imposé à l’Afrique par le dominant, de la fragmentation du continent africain en micro états à la disparition progressive et inexorables des langues africaines toujours de moins en moins parlées au profit des langues du dominant. Car ils ont fait comme si rien n’était plus important de l’Égypte.

Voilà pourquoi l’histoire ne nous aide pas à comprendre le présent, mais c’est en maitrisant le présent, en domestiquant le présent que nous aurons les moyens financiers et humains pour étudier le passé, pour comprendre notre propre passé. C’est en nous concentrant à comprendre les pièges que le dominant nous a mis dans le présent pour nous empêcher de nous réveiller que nous réussirons à acquérir notre indépendance mentale, sans laquelle notre appréciation du passé ne pourra être que biaisé et déformé sous la lentille grossissante du dominant du présent (Occident). Et nous ne pourrons nous réfugier que dans la consolation et la fascination de la gloire du dominant du passé (Égypte Pharaonique). Pour moi, cela n’a aucun sens de tout miser sur l’Égypte antique pour notre renaissance s’il faut attendre que ce soit les archéologues européens à nous fournir les détails de ce qu’ils ont trouvé, s’il faut aller dans les musées européens pour voir les objets africains, parce que les pays africains n’ont pas l’argent pour entretenir des musées.

Lorsque le général Kleber crée la première section africaine de la Franc-maçonnerie à Alexandrie en 1800, dénommée Loge Isis, l’idée est celle de façonner une classe dirigeante servile africaine qui pourra prendre le pouvoir dans ce qu’on a appelé l’Administration Indirecte, c’est-à-dire, des laqués, des prête-noms, des sous-préfets. C’est cette administration indirecte qui prendra ensuite dans les années 1960, le nom de « Indépendance ». Aujourd’hui, les intellectuels africains (politiciens, économistes, juristes, médecins) qui y sont affiliés ont-ils compris le sens 212 ans après ?

Les Africains ont presque tous une seule façon de raisonner, de réfléchir et c’était le format européen. Ils ont été tous façonnés au mode de pensée européenne, à l’approche européenne, à la corruption européenne, à la violence européenne, à la politique européenne, à la division sociale européenne, à l’organisation étatique européenne, à la diplomatie européenne. C’est dans le prisme européen que vivent les africains. Et mêmes les contestations, les rebellions, les guerres civiles sont prévisibles et sont menées dans ce format européen. Les programmes scolaires sont européens, les vacances scolaires tiennent compte des saisons en Europe et non des saisons en Afrique. Les journées de travail, de repos hebdomadaire judéo-chrétiens sont européens. Cela a-t-il un sens pour des intellectuels africains noyés à l’idéologie de la supériorité européenne de revisiter objectivement le passé africain jusqu’à nous servir une référence comme celle égyptienne? Je ne crois pas.  C’est pour cela que je pense que la priorité reste à comprendre le présent, à décrypter les pièges du présent et chercher comment en sortir. Le jour où nous aurons la tête hors de l’eau, nous pourrons sereinement réécrire notre histoire avec beaucoup de recul, parce qu’il n’y a pas à mon avis la souveraineté de la pensée sans la souveraineté des moyens pour construire cette pensée.  Et l’intellectuel africain est même plutôt dangereux dès lors qu’il n’est pas conscient de la capacité du système à le manipuler.

 Douala le 27/4/2012

 Jean-Paul Pougala

 (*) Jean-Paul Pougala enseigne « Géostratégie Africaine » à l’Institut Supérieur de Management (ISMA) Douala-Cameroun

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